Post Numéro: 423
de brest1945
29 Juil 2009, 13:17
Voici un témoignage ecrit par mon arrière gand père:
Et voici la lettre écrit sur Mers el Kébir
Alger le 28 juillet (1940)
Ma chère Nono,
J’ai reçu ta lettre du 15 juin et celle du 18 juillet, je garde celle du 15 juin comme souvenir, car c’est celle ou tu parles le plus de la guerre car à cette époque je ne savais rien de la guerre, mais depuis j’ai compris que tous ce que l’on peut raconter n’est rien avec la réalité . j’ai aussi reçu la lettre double adressé à Toulon car il y avait le cachet du Georges Leygues.
Moi je me porte bien moral et physique a part quelque colique dues à boire de l’eau glacée car il fait bien chaud ici.
Ne trouves pas drôle de ne pas avoir eu de nouvelles plutôt car je n’écrivais pas car il n’y avait pas de communication avec la France, maintenant que ces repris je t’acherai de t’écrire presque tous les jours ou bien la veille du départ des paquebots. As tu reçu ma photo du début de juillet . Fais prier pour moi c’est extraordinaire le nombre de gens qui l’on fait jusqu’à une dame d’Oran qui a fait le vœu pour les maîtres du Mogador d’aller à Santa Cruz. Tous ensemble Lilas un de maîtres mécaniciens est mort et moi je ne suis plus à Oran.. Alors tu as fait une véritable course à pied pour aller à la chapelle de Bodonou, moi je savais que la guere finissait le 24 juin car la source de la chapelle de Ste Odile en alsace avait commencé à couler le 24 mars et la légende veut que cette source coule 3 mois avant la fin de la guerre , çà été vérifié en …14
Je suis content de savoir que le jardin rapporte, mets de côté des fèves sèches ainsi que les petis pois, çà servira à faire la soupe, cet hiver.
Tu dois remarquer que je t’écris des longues lettres maintenant que je sais que je n’écris pas inutilement, j’ai davantage de goût, je suis dans la caserne Pélissier artillerie de côte à Alger, c’est une caserne qui se trouve en pleine ville, mais au bord de l’eau , mais par moment il fait bien chaud aussi tu parles si je sue, mais j’ai trouvé à faire laver mon linge , c’est la moitié des misères qui s’en vont comme cela , il y a un premier maître fusilier comme capitaine d’Armes , mais c’est un réserviste qui habite Brest, il vat quitter dès qu’il pourra , ca fait que je peux être nommé ici pendant trois ans.
Maintenant je vais tacher de te décrire ce qui s’est passé à Mers–el--Kébir bien que le temps efface les impressions.
Depuis le matin du 3 juillet le anglais se promenaient devant Oran, il y avait trois gros cuirassés et des contr-torpilleurs à 10h30 on rappelle aux postes de combat, mais rien. les avions anglais pendant ce temps jettaient des mines magnétiques devant les soties d’Oran et de Mers –el-Kébir. Vers 17h00 une vedette anglaise est venue avec des parlementaires pour discuter à bord du Dunkerque, nous nous étions déjà dans les passes , paré à sortir .J’ai commencé à manger et soudain un coup de klaxon , rappel immédiat au poste de combat , j’avais à peine commencé à manger, il y a même qui n’avais pas voulu manger de peur d’avoir une congestion, en allant à l’eau car on savait qu’on allait à la boucherie . Arrivé aux mitrailleuses j’ai vu la vedette anglaise qui repartait mais aucun avion en l’air j’ai redescendu boire le reste de ma carafe pour me donner davantage de cran, le verre du condamné on aurait pu dire. Vers 17h55 je vois les obus anglais qui tombaient près de la digne de Kébir , j’ai compris que c’était un duel à mort , car le Dunkerque et Strasbourg étaie,nt amarrés à la digue mais l’avant tournés à l’envers du large c’est ç dire que les canons ne pouvaient pas tirer. .la deuxième salve à toucher la Bretagne tu parles d’un volcan de feu que cela a fait car les soutes à munitions étaient touchées, après une salve à tomber près de nous , l’amiral disait « trop court, mais la prochaine est pour nous « le commandant a demandé à tirer sur le H 69 le bateau anglais chargé de recueillir les parlementaires et aussitôt que l’on commence a tirer , les éclats d’obus et esl morceaux du Bretagne tombaient autour de nous, tu parles ce n’étaient pas beau et l’on reçoit un obus de gros calibre sur l’arrière , la tourelle 4 est en morceaux les 3 tonnes de grenades sous-marines qui se trouvaient là, explosent à leur tour . le pont se soulève et se rabat sur l’avant bref le bateau immobilisé, je regarde le long du bord et je vois la majorité de l’équipage à l’eau , je prend ma bouée de sauvetage et je vais sur le pont jetter des gros morceaux de bois à l’eau , pour ceux qui n’aurais pas pu nager étant blessés, car j’avais appris à nager a tout l’équipage, il n’y a eu aucun noyé à bord, c’est un record
Ensuite le sous chef d’éétat major m’a dit d’essayer de mettre la vedette à l’eau, j’ai commencé à larguer la vedette , mais aucun mécanicien pour faire manœuvrer la grue, pendant ce temps le capitaine canonnier demandait un torpilleur pour enlever les pountes des torpilles et Serret l’officier à la fois électricien et torpilleur quand il a entendu cela , il a enlevé son pantalon et il a sauter à l’eau , c’était bien ce que je pouvais compter d’un salaud comme lui, alors j’ai ramassé les blessés avec le second maître secrétaire j’ai tout mis la baleinière, blessés et ceux qui étaient avec moi , j’ai mis la baleinière à l’eau et j’ai descendu dedans , ca fait que je n’ai même pas mouiller mes pieds pour partir du bateau, j’ai envoyé les blessés à terre et j’ai découpé le veston et la chemise de l’officier fusilier car il avait le haut de l’épaule droite enlevé, , le maître mécanicien qui était brûlé , devait mourir 36 heures après, ensuite j’ai rassemblé l’équipage à la marine à Oran, j’ai fait manger et dormir tous ces pauvres types car plusieurs étaient à poil , car une jeune fille a même enlevé sa culotte pour donner à un marin qui était tout nu. J’ai resté 48 heures sans voir un officier du bord et pour un peu on m’aurait traiter de fainéant car ceux qui avaient sauté à l’eau dans les premiers, comme ils étaient fatigués dans l’eau, ils ont retourné à bord et sont considérés comme des braves, c’est toujours la même chose . je termine car le papier est plus petit que mes idées. à bientôt je vous embrasse François