C'est, je pense, très proche de la réalité et pour vous donner un exemple, je citerai le passage où les matelots voient la vedette des parlementaires venus voir Gensoul et la réflexion qu'ils en font, au fur et à mesure qu'ils prennent connaissance des termes de la négociation, les doutes, les inquiétudes, et...l'anglophobie qui se réveille par exemple : "Il dit les Anglais, il devrait dire les Britanniques mais les méchants sont toujours Anglais, chez les Britanniques nous avons des amis, les Ecossais par exemple et tous ceux qui jouent du biniou comme les Bretons et parlent une langue celtique."Quand il y a ultimatum, le temps accordé doit être très court surtout s'il y a éventualité de résistance. (...) D'après le texte des propositions, l'amiral Gensoul avait six heures pour se préparer à combattre (...) Si le délai imparti avait été trop court pour permettre la mise sous pression des chaudières et le retour à bord des équipages, l'amiral français aurait probablement cédé.
(...)
Il eût été bien préférable de rédiger les dernières lignes de l'ultimatum de la façon suivante :
"Si vous refusez ces offres, je dois à mon profond regret vous demander de couler vos navires immédiatement. Vous comprendrez que, dans les circonstances où nous sommes, la rapidité de l'action et la rapidité de la décision sont impératives; En conséquence, l'amiral Somerville a l'oirdre d'ouvrir le feu avec toute sa flotte une heure après que vous aurez reçu ce message (...)."
On ne peut évidemment pas affirmer qu'en agissant plus rapidement on aurait évité l'effusion de sang, mais c'est assez probable.
François Delpla a écrit:Je viens de tomber, dans le livre du commandant Vulliez intitulé MeK, p. 230-31, sur un texte anglais d'après guerre qui va dans le sens de mes remarques de l'autre jour sur le caractère funeste du "gain de temps" par le couple Somerville-Gensoul :Quand il y a ultimatum, le temps accordé doit être très court surtout s'il y a éventualité de résistance. (...) D'après le texte des propositions, l'amiral Gensoul avait six heures pour se préparer à combattre (...) Si le délai imparti avait été trop court pour permettre la mise sous pression des chaudières et le retour à bord des équipages, l'amiral français aurait probablement cédé.
(...)
Il eût été bien préférable de rédiger les dernières lignes de l'ultimatum de la façon suivante :
"Si vous refusez ces offres, je dois à mon profond regret vous demander de couler vos navires immédiatement. Vous comprendrez que, dans les circonstances où nous sommes, la rapidité de l'action et la rapidité de la décision sont impératives; En conséquence, l'amiral Somerville a l'oirdre d'ouvrir le feu avec toute sa flotte une heure après que vous aurez reçu ce message (...)."
On ne peut évidemment pas affirmer qu'en agissant plus rapidement on aurait évité l'effusion de sang, mais c'est assez probable.
Ce texte est signé : vice-amiral Ernle Erle Dax. Google incite à lire plutôt : Drax. Il semble qu'il s'agisse de l'amiral qui commandait la délégation britannique à Moscou en 1939.
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