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Le Grand capital américain responsable de la guerre ?

Le traité de Versailles donne lieu à l'instauration de la République de Weimar puis à la montée du National Socialisme. Quelques années plus tard, l'annexion des Sudètes et de l'Autriche annonce les prémices de la seconde guerre mondiale.
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Nouveau message Post Numéro: 91  Nouveau message de romualdtaillon  Nouveau message 14 Mai 2008, 16:22

tietie007 a écrit:
romualdtaillon a écrit:
Mmmmm...désolé, je n'y vois aucune contradiction. L'état-major identifie à froid en 1939 ses prévisions géostratégiques. L'opinion publique est, comme je l'ai écrit plus haut, quant à elle indifférente à la guerre en Asie comme en Europe. Le gouvernement s'abstient donc d'intervenir militairement sur les deux fronts car il n'a pas l'appui de la populace. Il impose plutôt un embargo économique au Japon pour protéger ses intérêts en Extrême-Orient.

Or, en 1941, le Japon attaque sans avertissement la flotte américaine d'une façon qu'on ne pouvait prévoir. Cela amène un facteur d'émotivité populaire presqu'impossible à gérer qui fait du Japon l'ennemi numéro 1 jusqu'à la reddition en 1945. De 1941 à 1945, il est désormais facile de ramasser des fonds pour le front en placardant le faciès d'un jaune fourbe et cruel.

En conclusion, comme je l'ai déjà écrit ailleurs, je rejoins Pauwels sur le seul fait que les financiers américains étaient effondrés de voir leur pays faire la guerre au Japon et à l'Allemagne et de s'être ainsi trompé d'ennemis

L'attaque du Japon ne pouvait être effacée alors que les motifs d'attaquer l'Allemagne étaient moins importants au niveau populaire et négligeables àa ce point de vue dans les années trente, donc on ne peut en conséquence reprocher aux É-U d'avoir agi trop tard en Europe.


Aucune contradiction alors que vous parlez du suivisme des stratèges américains sur leur opinion publique ...Alors que vous affirmez que l'opinion américaine est germanophile et que dans les faits, les militaires américains désignent l'ennemi principal comme le Reich ...

En conclusion, comme je l'ai déjà écrit ailleurs, je rejoins Pauwels sur le seul fait que les financiers américains étaient effondrés de voir leur pays faire la guerre au Japon et à l'Allemagne et de s'être ainsi trompé d'ennemis

Que voulez-vous dire dans cette conclusion ? Les financiers américains voulaient faire la guerre à qui ? Quels étaient les ennemis des financiers américains ? Les financiers américains contrôlaient-ils Roosevelt ?


Je ne réexpliquerai pas ma position une troisième fois car vous persistez à ne pas lire les lignes de mes interventions et à décrypter entre ces lignes des extrapolations que je ne fais pas.

De plus je n'apprécie guère ce ton inquisiteur à la kempeitai. En conséquence, je me retirerai de cette amorce de débat avant qu'il ne s'envenime davantage.


 

Nouveau message Post Numéro: 92  Nouveau message de tietie007  Nouveau message 14 Mai 2008, 18:05

romualdtaillon a écrit:
tietie007 a écrit:
romualdtaillon a écrit:
Mmmmm...désolé, je n'y vois aucune contradiction. L'état-major identifie à froid en 1939 ses prévisions géostratégiques. L'opinion publique est, comme je l'ai écrit plus haut, quant à elle indifférente à la guerre en Asie comme en Europe. Le gouvernement s'abstient donc d'intervenir militairement sur les deux fronts car il n'a pas l'appui de la populace. Il impose plutôt un embargo économique au Japon pour protéger ses intérêts en Extrême-Orient.

Or, en 1941, le Japon attaque sans avertissement la flotte américaine d'une façon qu'on ne pouvait prévoir. Cela amène un facteur d'émotivité populaire presqu'impossible à gérer qui fait du Japon l'ennemi numéro 1 jusqu'à la reddition en 1945. De 1941 à 1945, il est désormais facile de ramasser des fonds pour le front en placardant le faciès d'un jaune fourbe et cruel.

En conclusion, comme je l'ai déjà écrit ailleurs, je rejoins Pauwels sur le seul fait que les financiers américains étaient effondrés de voir leur pays faire la guerre au Japon et à l'Allemagne et de s'être ainsi trompé d'ennemis

L'attaque du Japon ne pouvait être effacée alors que les motifs d'attaquer l'Allemagne étaient moins importants au niveau populaire et négligeables àa ce point de vue dans les années trente, donc on ne peut en conséquence reprocher aux É-U d'avoir agi trop tard en Europe.


Aucune contradiction alors que vous parlez du suivisme des stratèges américains sur leur opinion publique ...Alors que vous affirmez que l'opinion américaine est germanophile et que dans les faits, les militaires américains désignent l'ennemi principal comme le Reich ...

En conclusion, comme je l'ai déjà écrit ailleurs, je rejoins Pauwels sur le seul fait que les financiers américains étaient effondrés de voir leur pays faire la guerre au Japon et à l'Allemagne et de s'être ainsi trompé d'ennemis

Que voulez-vous dire dans cette conclusion ? Les financiers américains voulaient faire la guerre à qui ? Quels étaient les ennemis des financiers américains ? Les financiers américains contrôlaient-ils Roosevelt ?


Je ne réexpliquerai pas ma position une troisième fois car vous persistez à ne pas lire les lignes de mes interventions et à décrypter entre ces lignes des extrapolations que je ne fais pas.

De plus je n'apprécie guère ce ton inquisiteur à la kempeitai. En conséquence, je me retirerai de cette amorce de débat avant qu'il ne s'envenime davantage.


Il n'y a aucun ton inquisiteur, à la Kempetai, il y a tout simplement, la volonté, chez moi, de confronter des arguments. Je trouve que les internautes sont très susceptibles, en ce moment ! Il me semble que je respecte mon contradicteur, sans l'insulter ou le mépriser !

Excusez-moi mais vous affirmez être d'accord avec Pauwels et vous dites que les financiers américains étaient effondrés par la guerre contre le Japon et l'Allemagne, mais je n'ai jamais lu aucune argumentation, de votre part, pour prouver votre assertion ! Ou alors, si je l'ai manqué, mettez-moi un lien vers votre explication.

On peut se demander en quoi les financiers étaient effondrés par la guerre contre le Reich et le Japon, dans la mesure, où ces deux marchés étaient quasiment fermés aux USA, à cette époque ...Un exemple incontestable puisqu'il est prit, dans le livre de Pauwels lui-même, p.68 :

Or, il devenait de plus en plus évident que dans leurs préparatifs guerriers, les nazis cherchaient à atteindre l'autarcie, à réduire les importations, et à transformer l'allemagne en une de ces économies fermées si décriées par les hommes d'affaires américains. Leurs exportations vers l'allemagne diminuèrent durant les années 30, d'abord lentement, puis plus rapidement, au fur et à mesure que l'organisation autarcique de l'allemagne se concrétisait. Entre 1933 et 1938, le volume des exportations américaines vers l'allemagne plongea de 8,4 % à 3,4%. En 1938, leur valeur était estimée à seulement 406 millions de $ contre 2 milliards de $, 10 ans auparavant.

Si le Reich se fermait aux produits étrangers, je ne vois pas très bien en quoi les financiers de Wall Street pouvait être effondrés ...


 

Nouveau message Post Numéro: 93  Nouveau message de François Delpla  Nouveau message 15 Mai 2008, 05:12

Pour ma part, si je hais, pour parodier Pétain, les désertions qui nous ont fait tant de mal, presque autant que les verrouillages ou bannissements de précaution sans transgression préalable, je ne trouve pas toujours vos réponses ni complètes, ni logiques.

Pour tout dire, je vous trouve attaché bien religieusement à la théorie des Etats-Unis sauveurs magnanimes d'une Europe qui s'était mise dans le caca sans qu'ils y soient pour rien, doublée de celle, parfaitement contradictoire avec la précédente, d'un Roosevelt qui aurait bien voulu intervenir plus tôt mais se trouvait corseté par son opinion publique. Comme je l'écrivais dès 1993 dans mon deuxième livre : "cette opinion publique a l'un des dos les plus larges dans la luxuriante histoire des dos larges".

Par ailleurs vous manquez du sens le plus élémentaire de la nuance, du moins quand vous n'envisagez aucune position intermédiaire entre l'intervention massive et l'abstinence complète. Ils n'étaient pas les gendarmes du monde, encore heureux et plût au Ciel qu'ils ne le fussent pas devenus !

Au demeurant j'admire votre courage, car il devient aujourd'hui bien difficile de ne pas ranger Roosevelt parmi les dupes de Hitler, en compagnie de Chamberlain, Daladier, Pie XII, Staline et bien d'autres, seuls faisant exception un Churchill, un Mandel et le quasi-inconnu colonel de Gaulle. Ecrivant ceci, je m'inscris en faux contre les courants qui moralisent à propos de ces gens, en fonction de leurs propres obédiences (pour les curetons, Staline diabolique, pour les stals, Pie XII crypto-nazi). Le problème n'est pas d'abord celui de leur moralité, mais de leur vision du tableau.

Enfin, oui ou non, le défi hitlérien s'adresse-t-il à l'humanité tout entière ? Oui ou non, Churchill l'a-t-il dit de discours en discours, jusqu'à celui, magnifique, du 18 juin 40, où il prédit un nouveau moyen âge que les States, esseulés, n'auront pas été en position d'éviter ? Et oui ou non, voyez-vous à cette tardive date un Roosevelt capable d'en écrire le dixième ? d'en penser le centième ? Alors, plutôt que d'en revenir inlassablement au punching ball commode de Pauwels, répondez précisément à une objection précise : pourquoi à cette époque ne soutient-il le jusqu'auboutisme churchilllien ni en public, ni en privé ?

Une délibération de généraux en avril 39 sur l'ennemi principal d'une guerre éventuelle ne répond en rien à cette question.

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Nouveau message Post Numéro: 94  Nouveau message de tietie007  Nouveau message 15 Mai 2008, 07:07

François Delpla a écrit:Pour ma part, si je hais, pour parodier Pétain, les désertions qui nous ont fait tant de mal, presque autant que les verrouillages ou bannissements de précaution sans transgression préalable, je ne trouve pas toujours vos réponses ni complètes, ni logiques.

Pour tout dire, je vous trouve attaché bien religieusement à la théorie des Etats-Unis sauveurs magnanimes d'une Europe qui s'était mise dans le caca sans qu'ils y soient pour rien, doublée de celle, parfaitement contradictoire avec la précédente, d'un Roosevelt qui aurait bien voulu intervenir plus tôt mais se trouvait corseté par son opinion publique. Comme je l'écrivais dès 1993 dans mon deuxième livre : "cette opinion publique a l'un des dos les plus larges dans la luxuriante histoire des dos larges".

Par ailleurs vous manquez du sens le plus élémentaire de la nuance, du moins quand vous n'envisagez aucune position intermédiaire entre l'intervention massive et l'abstinence complète. Ils n'étaient pas les gendarmes du monde, encore heureux et plût au Ciel qu'ils ne le fussent pas devenus !

Au demeurant j'admire votre courage, car il devient aujourd'hui bien difficile de ne pas ranger Roosevelt parmi les dupes de Hitler, en compagnie de Chamberlain, Daladier, Pie XII, Staline et bien d'autres, seuls faisant exception un Churchill, un Mandel et le quasi-inconnu colonel de Gaulle. Ecrivant ceci, je m'inscris en faux contre les courants qui moralisent à propos de ces gens, en fonction de leurs propres obédiences (pour les curetons, Staline diabolique, pour les stals, Pie XII crypto-nazi). Le problème n'est pas d'abord celui de leur moralité, mais de leur vision du tableau.

Enfin, oui ou non, le défi hitlérien s'adresse-t-il à l'humanité tout entière ? Oui ou non, Churchill l'a-t-il dit de discours en discours, jusqu'à celui, magnifique, du 18 juin 40, où il prédit un nouveau moyen âge que les States, esseulés, n'auront pas été en position d'éviter ? Et oui ou non, voyez-vous à cette tardive date un Roosevelt capable d'en écrire le dixième ? d'en penser le centième ? Alors, plutôt que d'en revenir inlassablement au punching ball commode de Pauwels, répondez précisément à une objection précise : pourquoi à cette époque ne soutient-il le jusqu'auboutisme churchilllien ni en public, ni en privé ?

Une délibération de généraux en avril 39 sur l'ennemi principal d'une guerre éventuelle ne répond en rien à cette question.


Je suis religieusement attaché aux faits ! J'ai l'impression, comme je l'ai dit un peu plus haut, que vous faites une analyse influencée par la politique actuelle des USA, et que vous voyez l'Amérique de l'époque avec les yeux d'aujourd'hui.
Il ne soutient pas le jusqu'au boutisme churchillien ?
Quels pays pourront-ils profiter de la clause "cash and carry" à la discrétion du Président ?
Pourquoi, les militaires américains désignent-ils l'Allemagne comme ennemi numéro 1, et cela, dès avril 1939 ?
Jusqu'à la Charte de l'Atlantique, en août 1941, je ne vais pas vous faire la liste exhaustive de toutes les mesures prises par le Congrès pour renforcer le potentiel militaire US et pour aider les anglais dans leur lutte contre le Reich, elles sont innombrables.
Par contre, mais je ne vais pas vous l'apprendre, Roosevelt, jusqu'à sa réélection, en novembre 1940, se montre très prudent dans ses discours. Mais son engagement au côté des démocraties ne fait aucun doute, il a d'ailleurs était critiqué pour ce choix lors du vote le la clause "Cash and Carry", en 1937, qui favorisaient ouvertement les franco-britanniques.
Par contre, je n'arrive pas à trouver des mesures américaines en faveur de l'Axe, j'ai beau cherché, je n'y arrive pas ...


 

Nouveau message Post Numéro: 95  Nouveau message de François Delpla  Nouveau message 15 Mai 2008, 08:00

tietie007 a écrit:Je suis religieusement attaché aux faits ! J'ai l'impression, comme je l'ai dit un peu plus haut, que vous faites une analyse influencée par la politique actuelle des USA, et que vous voyez l'Amérique de l'époque avec les yeux d'aujourd'hui.


Superbe contradiction ! Pour respecter la religion que vous confessez, laissez là vos impressions et déchiffrez-les, les faits, dans les contributions de vos contradicteurs.

Je vous rappelle que Roosevelt n'accorde aucun soutien public ou privé à la décision de Churchill de continuer la guerre après la défection française, et ce jusqu'au 3 août... et vous me répondez qu'il est limité dans son expression publique !!

Surtout j'affirme qu'il fait partie des dupes de Hitler. Cela, vous l'admettez, ou non ?

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Nouveau message Post Numéro: 96  Nouveau message de tietie007  Nouveau message 15 Mai 2008, 11:55

François Delpla a écrit:
tietie007 a écrit:Je suis religieusement attaché aux faits ! J'ai l'impression, comme je l'ai dit un peu plus haut, que vous faites une analyse influencée par la politique actuelle des USA, et que vous voyez l'Amérique de l'époque avec les yeux d'aujourd'hui.


Superbe contradiction ! Pour respecter la religion que vous confessez, laissez là vos impressions et déchiffrez-les, les faits, dans les contributions de vos contradicteurs.

Je vous rappelle que Roosevelt n'accorde aucun soutien public ou privé à la décision de Churchill de continuer la guerre après la défection française, et ce jusqu'au 3 août... et vous me répondez qu'il est limité dans son expression publique !!

Surtout j'affirme qu'il fait partie des dupes de Hitler. Cela, vous l'admettez, ou non ?


Si Roosevelt n'accorde aucun soutien public à Churchill, c'est qu'il est en pleine campagne électorale pour la Présidence et qu'il est confronté à un fort courant isolationniste. Dans son Histoire de la Seconde Guerre Mondiale, Editions Complexe, 1997, p 436, dans le chapitre : Rapports entre Etats : Politique et Diplomatie, Yves Durand précise :

"Les sondages d'opinion montrent qu'une majorité d'Américains croient bien, désormais, l'entrée en guerre des Etats-Unis inévitable; mais moins de 20% seulement voteraient en faveur de celle-ci, s'ils étaient consultés. Et Roosevelt lui-même doit mener sa campagne pour sa troisième réélection de novembre 1940, sur le thème du refus d'entrer en guerre."

On peut comprendre pourquoi Roosevelt, publiquement, n'apportera aucun soutien à Churchill, après l'armistice française. Par contre, dès sa réélection, le président américain infléchira tout de suite la politique américaine en faveur de l'Angleterre, notamment avec la loi Prêt-Bail, succédant à la clause Cash and Carry.

Quant à ce concept de duperie, je ne comprends pas très bien ... Voulez-vous signifier qu'Hitler à tromper tout son monde ? Alors oui, Hitler a trompé tout son monde, mais il a surtout profité d'un contexte international favorable, entre l'épouvantail bolchevique qui effrayait les classes dominantes anglaises et une France très affaiblie ! Lorsque Daladier revient de Munich, en septembre 1939, je n'ai pas l'impression, en écoutant son incise en descendant de son avion au Bourget, devant la foule en délire, qu'il n'ait pas compris qu'Hitler l'avait roulé dans la farine ...Le Taureau du Vaucluse le savait bien, mais la IIIeme République agonisante n'avait pas les forces nécessaires pour s'opposer à l'Aigle nazi !


 

Nouveau message Post Numéro: 97  Nouveau message de Bruno Roy-Henry  Nouveau message 15 Mai 2008, 13:14

tietie007 a écrit:Quant à ce concept de duperie, je ne comprends pas très bien ... Voulez-vous signifier qu'Hitler à tromper tout son monde ? Alors oui, Hitler a trompé tout son monde, mais il a surtout profité d'un contexte international favorable, entre l'épouvantail bolchevique qui effrayait les classes dominantes anglaises et une France très affaiblie ! Lorsque Daladier revient de Munich, en septembre 1939, je n'ai pas l'impression, en écoutant son incise en descendant de son avion au Bourget, devant la foule en délire, qu'il n'ait pas compris qu'Hitler l'avait roulé dans la farine ...Le Taureau du Vaucluse le savait bien, mais la IIIeme République agonisante n'avait pas les forces nécessaires pour s'opposer à l'Aigle nazi !


Septembre 38 ! Munich, c'est en 38... ;)

Vous parlez de la France affaiblie... Mais affaiblie PAR QUI ? qui a concocté les plans Dawes et Young (pour renégocier et étaler la dette allemande) ? Tout en exigeant d'être payé en OR ?

Sinon les USA... Finalement, ils n'ont pas été payé totalement en or, mais en grande partie quand même (dette française auprès des USA).

Sur le plan diplomatique, rappelons la politique désastreuse des APPEASERS anglais qui ont fait pression sur la France pour qu'elle se modère et renonce à une politique belliciste, de la crise de la Rhénanie (mars 36) à la crise de Munich (août/septembre 38 !)


 

Nouveau message Post Numéro: 98  Nouveau message de François Delpla  Nouveau message 15 Mai 2008, 13:58

Bizarre, je croyais avoir posté une réponse...

Ne soyons pas parano, d'autant que le site a l'air de dysfonctionner allègrement, mais je n'ai palsu le temps et me contenterai de vous rappeler qu'il était question du manque de soutien privé, secret, intime, dans leur correspondance ultra-protégée et intégralement publiée (dans les années 70), de Roosevelt à la décision churchillienne de poursuivre le combat, et que vous vous obstinez à ressasser les raisons de l'absence d'un soutien public.

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Nouveau message Post Numéro: 99  Nouveau message de tietie007  Nouveau message 15 Mai 2008, 14:49

Bruno Roy-Henry a écrit:
tietie007 a écrit:Quant à ce concept de duperie, je ne comprends pas très bien ... Voulez-vous signifier qu'Hitler à tromper tout son monde ? Alors oui, Hitler a trompé tout son monde, mais il a surtout profité d'un contexte international favorable, entre l'épouvantail bolchevique qui effrayait les classes dominantes anglaises et une France très affaiblie ! Lorsque Daladier revient de Munich, en septembre 1939, je n'ai pas l'impression, en écoutant son incise en descendant de son avion au Bourget, devant la foule en délire, qu'il n'ait pas compris qu'Hitler l'avait roulé dans la farine ...Le Taureau du Vaucluse le savait bien, mais la IIIeme République agonisante n'avait pas les forces nécessaires pour s'opposer à l'Aigle nazi !


Septembre 38 ! Munich, c'est en 38... ;)

Vous parlez de la France affaiblie... Mais affaiblie PAR QUI ? qui a concocté les plans Dawes et Young (pour renégocier et étaler la dette allemande) ? Tout en exigeant d'être payé en OR ?

Sinon les USA... Finalement, ils n'ont pas été payé totalement en or, mais en grande partie quand même (dette française auprès des USA).

Sur le plan diplomatique, rappelons la politique désastreuse des APPEASERS anglais qui ont fait pression sur la France pour qu'elle se modère et renonce à une politique belliciste, de la crise de la Rhénanie (mars 36) à la crise de Munich (août/septembre 38 !)


1) Affaiblie par la 1ere guerre mondiale ...et il me semble que les USA ne sont en rien dans le déclenchement de cette guerre ! Affaiblissement démographique, économique, politique.
Au niveau institutionnel, la 3e République sera minée par les scandales, attaquées par la droite nationale et le parti communiste, conférant une durée de vie très limitée à tous les gouvernements !
La France est frileuse diplomatiquement, incapable de faire des choix clairs, et se contentant de faire du suivisme sur la politique anglaise.
Sarraut ne bougera pas lors de la crise rhénane, en mars 36, car son état-major est pusillanime, Daladier ira à Canossa, à Munich, en septembre 38, tout en sachant que Munich n'est qu'un emplâtre sur une jambe de bois.


2) Le non-paiement des dettes de guerre fut une des causes de l'isolationnisme américain.

3) C'est ce que je dis depuis le début. L'Angleterre avait plus peur de l'URSS que de l'Allemagne nazie. Elle voit dans le Reich un rempart à la propagation du bolchevisme et un contre-poids à l'influence française sur le Continent. Elle suit donc sa politique d'équilibre continental.


 

Nouveau message Post Numéro: 100  Nouveau message de tietie007  Nouveau message 15 Mai 2008, 14:58

François Delpla a écrit:Bizarre, je croyais avoir posté une réponse...

Ne soyons pas parano, d'autant que le site a l'air de dysfonctionner allègrement, mais je n'ai palsu le temps et me contenterai de vous rappeler qu'il était question du manque de soutien privé, secret, intime, dans leur correspondance ultra-protégée et intégralement publiée (dans les années 70), de Roosevelt à la décision churchillienne de poursuivre le combat, et que vous vous obstinez à ressasser les raisons de l'absence d'un soutien public.


Je m'obstine car les faits sont têtus ! Je n'y peux rien si un des thèmes de campagne de Roosevelt fut la non-participation à la guerre en Europe ! Dans ce cadre-là, je vois mal pourquoi il aurait soutenu publiquement Churchill ! Curieusement, dès qu'il est réélu, la loi Prêt-Bail est votée ...une coïncidence ?
Manque de soutien privé ? Intime ? Il me semblait que vous parliez de soutien public ...
Mais si la campagne présidentielle n'a pas été une raison du silence de Roosevelt, pour quelles raisons, le président américain, n'aurait pas soutenu Churchill ?


 

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