Post Numéro: 31
de michelthouin
17 Jan 2008, 09:43
Bonjour à toutes et à tous,
Avec tout ce que je viens de lire, je me demande si ce "bon vieux Bismarck" ne va pas refaire surface l'un de ces jours!
Plus sérieusement, voici un petit rappel de quelques faits historiques incontournables.
Lorsque les Britanniques lancent le Hood, la propagande le décrit comme le plus puissant bâtiment de la Royal Navy. Voire!
Croiseur de bataille, on a sacrifié sa protection à sa vitesse et les premières salves tirées sur lui par le Prinz Eugen et par le Bismarck vont lui être fatales.
Certains ont même évoqué un coup au but venant du Prinz Eugen qui tirait des obus perforants. Mais cela n'a pas été prouvé.
L'orgueil britannique en a pris un coup et tout sera mis en oeuvre pour détruire les bâtiments allemands.
Repéré par un avion de reconnaissance britannique, le Birmarck est attaqué à la torpille par des Fairey Sworfish dont l'un parvient à mettre un coup au but, bloquant le gouvernail du géant et ouvrant une brèche dans sa coque qui laisse désormais échapper du mazout.
L'amiral Lutjens envoie le Prinz Eugen vers le centre Atlantique et attend, seul, l'attaque qui lui sera fatale.
L'amiral allemand expédie alors un long message de près d'une demi-heure, par l'intermédiaire de la machine à crypter Enigma, à son Etat-Major, pour rendre compte des dégats et de la situation.
Les Britanniques ne déchiffrent pas encore, à l'époque, le code de la Kriegsmarine. Mais un officier de la Lufwaffe, basé en Grèce, ayant appris la situation, demande à Berlin des nouvelles de son fils, embarqué à bord du Bismarck. La réponse qui lui est transmise reprend mot à mot le message de Lutjens, mais transcrite dans le code de la Luftwaffe, code que les Britanniques viennent de percer...
C'est ainsi qu'ils apprennent que le bâtiment blessé fait route sur Brest...
A l'issue du combat, avec la fin que l'on sait, le Dorsetshire achève le cuirassé allemand en lançant plusieur torpilles.
Puis, le commandant anglais fait stopper son bâtiment et commence alors une opération de sauvetage, car près de 800 marins allemands barbotent dans l'Atlantique.
Puis, soudainement, il fait remettre en route et abandonne les malheureux à leur sort. 150 hommes seront sauvés, et on se demande encore aujourd'hui, quelle idée étrange a pu traverser la tête de l'Anglais pour qu'il agisse de la sorte...
Bien cordialement.
Michel