Post Numéro: 14
de laverdure
02 Mar 2007, 16:13
Ne t'énerve pas Daniel. Ta révolte est effectivement bien compréhensible.
Mais la violence ne sert à rien.
"Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage" comme disait La Fontaine et donc il faut continuer à "pilonner" avec des mots pour expliquer que des nazis, comme Von Braun, furent "recyclés" par les USA, ce qui leur donnait un atout déterminant dans la conquête spatiale.
Pour quoi ?
Mais parce qu'une fois le nazisme détruit, le nouvel ennemi était, pour changer, le communisme. Et donc, il fallait être les premiers à être dans l'espace (y'a pas que la lune, y'a les satellites aussi)
Et les USA ne sont pas les seuls à avoir appliqué ce théorème qui reste à démontrer "la fin justifie les moyens".
Quant à tous ceux qui sont venus du monde entier pour défendre notre liberté, non seulement nous leur en serons éternellement reconnaissants mais lorsque des manoeuvres politiciennes de leur pays respectifs sont vraiment trop évidemment intéressées, ils font partie des premiers à contester et à dénoncer ces pratiques.
Ce sont ces vétérans de la Seconde guerre qui ont transmis aux jeunes GI's partis au Vietnam certaines valeurs incompatibles avec les visées politiques de leur pays. En 91, lors de la première guerre du Golfe, j'ai vu aux USA ces vétérans de la 2° guerre mondiale et du Vietnam être les premiers à manifester contre un conflit "pour le pétrole". Et aujourd'hui, même si le contexte est différent, ces soldats sont aussi devenus des vétérans, de moins en moins dupes de leurs dirigeants. Ceux qui reviennent d'Irak actuellement sont les héritiers des premiers.
Il y a, fort heureusement, au pays même de "l'Oncle Sam" des écrivains, des cinéastes (et même des journalistes !) qui témoignent régulièrement de ces dérives et de ces pratiques de "recel de malfaiteurs".
A nous de faire l'écho de ce qu'ils disent et d'ajouter notre petit grain de sable de façon à ce que "la raison d'état" ne soit pas un vaste fourre-tout puant. Et chez nous aussi, de ne pas tolérer que n'importe quel moyen justifie la fin. (bon, y'a du boulot, je le reconnais)