Connexion  •  M’enregistrer

Cuirassé le Bismarck

Histoire et recherches portant sur les Marines de guerre de tous les belligérants, incluant les grandes batailles comme celles de l'Atlantique, de la mer corail, Mers el Kébir, la destruction du Bismark etc.
MODÉRATEUR:NIALA

Nouveau message Post Numéro: 61  Nouveau message de JFK  Nouveau message 25 Aoû 2005, 20:10

A propos de l'affaire du Laconia, ou l'U-156 fut endommagé, Dönitz a ordonné a ses commandants de U-Bootes de ne plus recueillir de naufragés. Malgré tout, les commandants des sous-marins ont continués a donné des vivres et de l'eau au naufragés qui étaient dans un canot de sauvetage.


Voilà, merci pour ta réponse.

Sinon pas la peine de se crier dessus.


 

Nouveau message Post Numéro: 62  Nouveau message de Zgorzelsky  Nouveau message 25 Aoû 2005, 21:55

Oulah, ce n'est pas la peine de s'énerver, restons zen !! :wink:

JU a écrit:reconnait au minimum qu ils n ont rien fait!!


Comment veux-tu que je te dise le contraire :? ? J'affirme seulement (autant prêcher dans le désert, vu les réponses que je reçois...) que si les anglais n'ont pas bougé, c'est qu'ils avaient de fortes raisons de le faire, particulièrement la menace des u-boots. Maintenant, pour ce qui est des histoires de croix-rouge et de conventions diplomatiques, c'est encore autre chose !

Zgorzelsky.


 

Nouveau message Post Numéro: 63  Nouveau message de Audie Murphy  Nouveau message 25 Aoû 2005, 22:54

Je vois mal un croiseur lourd ou un destroyer essayer de se déguiser en bâtiment de la croix rouge. Pour ce qui est d'essayer d'appeler du renfort, les marins avaient le temps de mourir dix fois. Il ne reste donc que l'argument de Zgorzelsky, soit la peur d'être attaqués par les U-bootes qui semble logique. Je tenterai quelques recherches pour savoir si un témoin du drame a quelques autres informations qui pourraient nous éclairer là-dessus.

JFK, je ne voulais pas parler de vengeance, mais si l'ennemi ne respecte pas la convention de Genève, va-t-il respecter une trève pour le repêchage des naufragés alors qu'il a une chance de couler de gros navires de guerre ennemis ?? Il n'y a peut-être pas de place pour des centaines de marins dans un U-boote, mais on avait l'ordre de les laisser tous derrière.
Dernière édition par Audie Murphy le 26 Aoû 2005, 13:55, édité 1 fois.


 

Nouveau message Post Numéro: 64  Nouveau message de JFK  Nouveau message 25 Aoû 2005, 23:29

C'est selon. Un message précédent parle de marins allemands qui jetaient des vivres contre les ordres, ce qui était également risqué.

Il est difficile d'évaluer la situation sans témoignages.


 

Nouveau message Post Numéro: 65  Nouveau message de JU  Nouveau message 26 Aoû 2005, 09:13

il y avait aussi des destroyers qui pouvaient sans risquer de se faire attaquer d arborer le pavillon de la croix rouge,pour repondre audie Murphy oui les allemands auraient respecté une treve pour sauver leurs marins, ils l ont fait une fois pour les anglais plus tard, alors ils l auraient fait pour eux,zgorzelsky les histoires de croix rouge et de neutralisation n dans ce cas ne sont pas hors rapports comme tu le pretends


 

Nouveau message Post Numéro: 66  Nouveau message de Zgorzelsky  Nouveau message 26 Aoû 2005, 11:29

JU a écrit:zgorzelsky les histoires de croix rouge et de neutralisation n dans ce cas ne sont pas hors rapports comme tu le pretends


Et voilà, encore une mauvaise interprétation de mes messages... Je ne prétends rien du tout, c'est simplement qu'à l'heure où j'ai écrit mon post précédent, il se faisait tard, je bossais tôt ce matin, donc je n'avais pas envie de m'étendre ! :wink:

Zgorzelsky.


 

Nouveau message Post Numéro: 67  Nouveau message de Jules Lafontaine  Nouveau message 26 Aoû 2005, 14:34

Pour ce qui concerne l'abandon des naufragés du "Bismarck", n'oublions pas que les anglais etaient sous le choc de l'explosion du "Hood" !
Ils pensaient qu'un sous-marin pouvait avoir été a l'origine de sa destruction et non pas simplement un coup au but du "Bismarck" ! Toute cette confusion et incertitude, dans le feu de l'action, a donné des résultats lamentables en ce qui concerne le sort des naufragés !
La peur et la panique sont mauvaises conseillères.....


 

Nouveau message Post Numéro: 68  Nouveau message de Audie Murphy  Nouveau message 26 Aoû 2005, 21:08

Rien ne vaut quelques bonnes lectures pour se remémorer les faits.

1° La mer était mauvaise, presque déchaînée.

2° Il faisait noir comme dans le c... d'une panthère.

3° Il y avait possibilité d'attaque de U-boote.

4° La zone de protection de la Luftwaffe était à proximité.


Connaissant la réputation des Anglais à se faire un devoir de bien traiter leurs POW, j'étais sceptique sur l'abandon des marins allemands en pleine mer. Alors voici un récit qui semble mettre un terme à la polémique:

À une distance de plus en plus courte, les deux cuirassés britanniques pilonnaient le Bismarck et de leur armement principal et de leurs pièces secondaires À bord du cuirassé ennemi, une violente explosion se produisit à l'arrière de la tourelle 2 dont le dos jaillit par-dessus la passerelle. Un autre coup au but projeta en l'air, puis par-dessus bord, la tourelle de télépointage de l'artillerie principale.

La vitesse du Bismarck était maintenant presque réduite à zéro. Il se traînait, et les deux navires de ligne anglais devaient zigzaguer pour conserver leurs canons pointés vers lui. Il eût, sans doute, été plus simple de demeurer par le travers, au gisement constant, mais cela n'eût été possible qu'en réduisant à la même allure que l'adversaire. La présence possible de sous-marins allemands l'interdisait.

Vers 10 heures, le Bismarck n'était plus qu'une épave désemparée et silencieuse, dont les mâts et la cheminée avaient disparu. Ses canons pointaient dans toutes les directions. Un nuage noir s'élevait au centre du navire. Visiblement, l'intérieur n'était plus qu'une fournaise, et, par les nombreux trous d'obus et les brèches de la coque, on apercevait le rougeoiement des flammes. Les servants abandonnaient les pièces, on pouvait voir des grappes humaines errer ça et là sur le pont supérieur, essayant d'échapper à la pluie d'obus. D'aucuns sautaient par-dessus bord, préférant la noyade à l'enfer qui régnait à bord. Et pourtant, le Bismarck n'amenait toujours pas son pavillon. En apparence, tout au moins, il ne s'avouait pas vaincu: réduit à l'impuissance, entouré d'ennemis, il refusait de se rendre.

Les Anglais étaient décidés à le couler aussi vite que possible. À chaque instant, des avions allemands à grand rayon d'action pouvaient intervenir. Il était surprenant que des sous-marins n'aient pas déjà manifesté leur présence.

Le Rodney tirait maintenant par bordées de neuf pièces, et les énormes projectiles de 406 frappaient le Bismarck par trois ou quatre à la fois. Une torpille du Rodney l'atteignit également par le travers; le Norfolk croyait, lui aussi, avoir mis au moins une torpille au but. Le Bismarck, cependant, flottait toujours.

Il était évident que cette coque en feu, presque inerte et déjà à moitié engloutie, ne regagnerait jamais un port, même si elle ne devait couler que plus tard. À 10h15, Sir John Tovey signala au Rodney de prendre la ligne de file derrière le King George V; il avait attendu à la limite du possible, il lui fallait rallier sa base. Comme il s'éloignait, le Dorsetshire lança deux torpilles à tribord et par le travers du Bismarck. L'une d'elles fit explosion à la hauteur de la passerelle. Le croiseur passa ensuite sur l'autre bord pour lancer une autre torpille, qui fit également mouche. Silencieusement, la monstrueuse épave, dont les couleurs flottaient toujours, chavira sur bâbord et disparut dans les flots.

Le puissant Bismarck avait enfin été mis à mort, après une admirable résistance contre des forces supérieures. Quelques centaines de têtes émergeant de la mer houleuse, voilà tout ce qu'il en restait. Le croiseur Dorsetshire et le destroyer Maori réussirent à sauver 110 hommes. On signala alors un périscope, les bâtiments anglais durent se retirer.


Mémorial de la Seconde Guerre mondiale du Sélection du Reader's Digest avec un copyright:

1949 Russell Grenfell.
Traduit de l'anglais et condensé du livre Le drame du Bismarck, publié par les Éditions René Julliard.

En prime, une photographie des survivants en train d'être recueillis.

Pourquoi plusieurs navires britanniques avaient-ils retraité vers les ports les plus près ? Je réponds par une autre question, avez-vous déjà essayé de naviguer avec un énorme bâtiment sans essence sur une mer houleuse ?


 

Nouveau message Post Numéro: 69  Nouveau message de Chindit  Nouveau message 26 Aoû 2005, 21:27

Extraits totaux de Le drame du Bismarck, de Russel Grenfell.

La grande chasse était finie. Après un vaillant combat, le Bismarck avait été battu par des forces supérieures. Il ne restait plus de lui maintenant que plusieurs centaines de points noirs : les têtes des nageurs que l'on voyait au-dessus des vagues déferlantes. Le Dorsetshire enjoignit au Maori qui se trouvait là de l'aider à ramasser les survivants. Il faisait trop mauvais pour mettre les embarcations à l'eau-même si cela avait été permis.
On lança des filins et l'on disposa le long du bord des échelles de pilote. Bien des nageurs étaient trop épuisés pour y grimper . Le Dorsetshire réussit pourtant à en recueillir 80, le Maori 30. Un veilleur aperçut alors un périscope. Le Cdt Martin décida qu'il était grand temps pour lui de se retirer.


Juste à ce moment (un peu plus tard) on aperçut un Heinkel 111. Il sortait des nuages puis lâchait son chapelet de bombes le long du bord.


Sur les bâtiments anglais victorieux, on ne pouvait que s'attendre à des attaques aériennes; les Allemands allaient faire les plus grands efforts pour venger la perte du Bismarck. En réalité le poids de l'attaque principale ne porta pas sur les grands bâtiments.


Un groupe de bombardiers allemands qui cherchaient sans doute à attaquer les cuirassés, les (Mashona et Tartar, contre torpilleurs) découvrit une ou deux heures plus tard. [...] Le Mashona fut touché et coula vers midi.


Cordialement.
Dernière édition par Chindit le 26 Aoû 2005, 23:28, édité 1 fois.


 

Nouveau message Post Numéro: 70  Nouveau message de Chindit  Nouveau message 26 Aoû 2005, 21:30

Audie, j'ai l'édition de 1952, j'ai complété tes dires. :wink:
Cordialement.


 

PrécédenteSuivante

Connexion  •  M’enregistrer

Retourner vers LA MARINE DE GUERRE




  • SUR LE MEME THEME DANS LE FORUM ...
    Réponses
    Vus
    Dernier message
 
  ► Les 10 Derniers Posts du jour Date Auteur
    dans:  Quiz suite -13 
il y a 6 minutes
par: PICARD77 
    dans:  Mourir au maquis - Mourir pour le maquis 
il y a 14 minutes
par: Loïc 
    dans:  Les Feux de la rampe 2.0 : Parachutes, parachutisme, parachutistes 1934-1945 
Aujourd’hui, 16:48
par: Prosper Vandenbroucke 
    dans:  Feux de la rampe 2.0 : « Vichy » 
Aujourd’hui, 15:48
par: brehon 
    dans:  Le premier combat entre porte-avions de l'Histoire 
Aujourd’hui, 14:57
par: coyote 
    dans:  La bataille de Gaulle 
Aujourd’hui, 14:04
par: fanacyr 
    dans:  Uniformes de la Bulgarie 
Aujourd’hui, 09:56
par: iffig 
    dans:  Connaissez vous cette marque de bâches militaire ? 
Hier, 16:31
par: Fred-info 
    dans:  Corpi d'elite delle Forze Armate Italiane dal 1935 al 1945 
Hier, 16:16
par: iffig 
    dans:  7ème Compagnie - Conférence 2026 - La Belgique en Guerre - Hugues Wenkin 
Hier, 15:48
par: Prosper Vandenbroucke 

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 142 invités


Scroll