De manière générale, l'US Army, l'US Navy (et son "avatar" l'USMC) avaient, certes, normalisé des tenues dites "estivales", généralement fabriquées en toile de coton, mais rien qui, de près ou de loin, correspondait à une tenue de "travail" (sans même parler de "tenue de combat"! ), adaptée à situation "tropicale particulièrement hostile", où, dans une forte chaleur générale, même limitée à +28°/+ 30°, le taux d'humidité était tel qu'on se
retrouvait "trempé de sueur" des pieds à la tête (réaction physique logique... mais aussi épuisante!) dès qu'on effectuait le moindre effort un peu conséquent! - là, j'oublie les moustiques et autres "cochonneries"! -.
Historiquement, la règle pour toute armée est de vêtir ses troupes d'uniformes "distinctifs", sans même parler de leurs équipements "offensifs" (flingue, arme de poing, munitions, etc.). Dans un tel contexte "d'ambiance tropicale très difficile" régnante, l'idéal "théorique" aurait été de les vêtir d'un simple short, voire d'un "pagne" (les c... à l'air!

), et chaussé de sandalettes légères. Sauf que, un, ces tenues légères ne correspondaient pas à l'éthique militaire, deux, exposés au soleil tropical, les mêmes "pinpins" inaccoutumés à de telles conditions se prenaient des coups de soleil magistraux, qui pouvaient très vite virer à l'insolation lourde et à l’hospitalisation!
L'armée britannique avait ainsi mené, à la fin du XIXème siècle, toutes ses opérations successives au Soudan, entre février et mars, sachant que, au tournant des années 1890, elle s'était (enfin) décidée à concevoir une uniformologie +/- adaptée, certes, toujours réalisée en épaisse toile de coton, complétée par l'attribution de l'inconfortable "casque en liège"!
Au tout début du siècle dernier, seule, l'armée française coloniale avait pu mettre en place ses toutes premières formations "méharistes" - en réalité, elles avaient déjà été constituées durant l'occupation française de l’Égypte, entre 1798 et 1801! Vue l'époque, au début du siècle dernier, les clichés sont rares, mais l'encadrement "européen" - sous-officiers supérieurs et officiers - de ces formations méharistes, avait, lui-même, adopté, pour de très bonnes raisons, en opérations, les règles vestimentaires issues de l'expérience et la tradition locale (djellabas, chèches, sandales)