iffig a écrit:Même source : les servants d'un mortier. Apparemment, ils sont équipé de carabines, pas de fusils, contrairemnt
aux fantassins du post 112.
D'où l'attribution de Garands à ces "pinpins" pourvoyeurs de BAR, ne serait-ce que par leur proximité immédiate de la ligne de front!

... Argh, les subtilités de "l'organisation militaire" au combat!
Un mortier d'infanterie opérait, grosso modo, entre 1000 et 3500 m; un FM BAR, lui, avait, au mieux, moins de 400 m (sur bipied) de portée efficace! Dès lors, même affectés au rôle de pourvoyeur, les "pinpins" "confinés à cette fonction" devaient, même chargés de leurs chargeurs de rechange, pouvoir se déplacer "sans trop de difficultés" et, au besoin, répliquer avec leur "puissante" arme d'épaule.
Côté allemand, il n'y avait quasiment pas de "chargeurs", uniquement, des "tambours" à poste, pour MG 34 ou MG 42, de 50 cartouches et, dans certains cas, un double tambour de "100 cartouches", qui alourdissait nécessairement la "bestiole". Sur le terrain, çà se résumait, le plus souvent, à une bande de "250 cartouches", plus ou moins incomplète, portée "autour du cou" par le "mitrailleur" et deux casiers, contenant, chacun, 250 cartouches, trimbalés par les deux pourvoyeurs, affecté à la section le.MG, en version "bipied".
Cà devait suffire dans le cadre d'un engagement "rapide" - c'est tout aussi valable pour l'emploi du FM BAR -, qui se déroulait à "courte distance", à la louche, 300/400 m. Au-delà, il fallait avoir recours aux mitrailleuses, dites "lourdes" chez les Allemands, sur trépied, qui étaient "efficaces", grâce à leur dispositif de viseur et leur "stabilité" au-delà de 500 m, jusqu'à 2000 m, selon le terrain.
De manière générale, la portée de combat des armes personnelles (Kar 98, Garand, etc.) et collectives (BAR, BREN, mitrailleuses de.30 ou de 7,92 mm) était directement liée aux effets du "stress" légitime subi par le combattant de "1
ère Ligne". Le même tireur, capable à l'exercice, de loger ses pélots, à l'exercice, avec une grande précision, dans sa cible, pouvait parfaitement paniquer "au combat" et disperser inutilement ses tirs, même, en servant un FM ou une mitrailleuse "légère"!
Au sein d'une structure militaire "réglementairement organisée", ce n'était pas aussi simple que çà de devoir, dès lors, le relever!
