Aldebert a écrit:C'était en 2002...
Comme par hasard, c'était l'époque des "pêches miraculeuses", notamment, dans les tourbières russes et ukrainiennes. En cette période "faste", la moindre carcasse de Panzer, de StuG ou de Beute, comme ici, se négociait entre 100 000 & 150 000 US $!
En réalité, ces pêches n'avaient rien de miraculeuses, car la plupart de ces engins avaient été localisés depuis un bail, mais leur récupération impliquant de gros frais, des petits malins avaient attendu l'opportunité d'un éventuel marché fructueux; or, ledit marché avait fait son apparition en 1999-2000, notamment avec une clientèle de riches collectionneurs privés occidentaux. Les prix n'avaient, alors, cessé de grimper... jusqu'à la crise financière internationale de 2008, où ledit "marché" s'était très vite cassé la gueule.
A noter que, par exemple, en France, ce genre de commerce n'en vaut pas la chandelle, car tout ce qui est "enterré" appartient à l'Etat! Il y a, ainsi, pas très loin de chez moi, dans le secteur Egenay-Morsbronn, un Jagdtiger de la s.Jg.Pz.Abt. 653, mis hors de combat, le 16 mars 1945, lors des ultimes combats de l'opération Nordwind.
Avec ses 72 tonnes, le véhicule étant trop lourd à évacuer, à la fin de la guerre, il avait été enterré sur place. A la fin des années 2000, le propriétaire de l'actuel musée MMPark, à la Wantzenau, et son équipe "louchaient" sur le bestiau - une vraie rareté, avec 80 exemplaires construits - ; ils pensaient, d'ailleurs, qu'il s'agissait d'un char Tiger, jusqu'à ce que nous leur expliquions, un ami et moi, qu'il n'y avait pas la queue d'un Tiger dans le coin, mais, uniquement, des Ja-Ti, trois d'entre eux ayant été mis hors de combat, le même jour, dans le même secteur, suite à l'imbécilité d'un gégène ou d'un Oberst qui avait exigé qu'ils soient engagés comme des chars d'assaut - çà avait, d'ailleurs, sur ordre de Dodolf, coûté ses galons, au Major Grillinberger qui commandait l'Abteilung, pour ne pas avoir "su", lui ou l'un de ses subalternes, s'opposer à la décision malheureuse ... la vieille histoire de la fonction qui prime le grade! -.
Bref, 13 ou 14 ans plus tard, la carcasse du Ja-Ti roupille, toujours , au même endroit, car, vu les frais inhérents à son déterrage, son transport, etc. et le casse-tête administratif avec l'Etat "propriétaire, sans sérieusement connaitre l'état de la carcasse restante - il n'y a, hélas, pas de tourbe, dans le coin!

-, le projet est resté lettre morte.