François Delpla a écrit:on aimerait le récit et, surtout, les noms ! et accessoirement, s'il y a des noms, quand et comment les confidences ont été recueillies.
Vous vous adressez à moi en me considérant comme quelqu'un qui s'est documenté sur le "Haltbefehl" par la lecture de quelques bouquins et qui pourrait éprouver une fierté de "Savant" en étalant les noms des auteurs.
Je me suis intéressé de près à l'histoire de Dunkerque, au cours du début de 1945.
Pour vous éviter de vous lancer dans un zapping afin de retrouver ce que j'ai déjà écrit (et que vous connaissez), voici le contenu:
..........................................
<< J'ai été persuadé pendant longtemps, que l'arrêt des blindés devant Dunkerque était lié à un problème de ravitaillement en carburant.... pourquoi...
Au début de l'année 1945, j'étais au 1er RIC à Toulouse et peu de temps avant que mes copains rejoignent le bataillon "Armagnac" à la Pointe de Grave, j'ai été le témoin d'un exposé sur les moyens de protection contre les engins blindés.
Assistaient à l'évènement, des témoins, pour la plupart gradés, qui ont vécu les combats dans la région de Dunkerque et bien évidemment il fût question de la situation de l'époque...
Une phrase est restée gravée dans ma mémoire << ils ont eu du pot que les chars manquent de carburant >> une fois... bon !... un autre témoignage dans le même sens... tiens,tiens ! et puis plus tard dans d'autres circonstances... comment ne pas être amené à réfléchir... c'est ce que j'ai fait et qui m'a permis, à la lumière d'autres témoignages, de faire la relation avec entre autres situations, les difficultés que présentait le terrain...
Pour la petite histoire, j'ajoute qu'à mon grand désarroi, j'ai dû me contenter d'assister au départ de mes copains, restant tristement sur le quai de la gare.... je n'avais pas 17 ans... récusé! >>
................................................
En 1940, j'avais douze ans et j'avais dans mon entourage entendu parler de Dunkerque comme étant un lieu de trahison anglaise, ce qui en rajoutait à l'anglophobie séculaire d'une grande partie des Français. Anglophobie confortée plus tard par le drame de Mers-El-Kébir.
Voilà la raison pour laquelle j'étais avide d'en savoir davantage. Et si j'ai écrit plus haut << J'ai été persuadé pendant longtemps... >> c'est que par la suite j'ai modifié ma position.
A cet effet j'ai consulté un nombre incalculable de docs, accordant la primeur aux témoignages. J'ai dû procéder à un tri sélectif et procéder à des recoupements avec un souci de logique. Soixante-huit ans que le "bébé" m'intéresse !
Alors, les noms dans tout ça ??? Ils m'inportent peu... seuls les détails des évènements ont pris le pas, quels que soient les auteurs de leurs récits. Qui sait... peut-être ai-je lu Costello ?
François Delpla a écrit:Quoi qu'il en soit, plus important encore est le constat que l'ordre de regroupement du 23 diffère radicalement du Haltbefehl de Hitler : limité à la journée du 24, il ne fixe aucune limite précise aux mouvements de l'avant-garde. Il en faut plus, comme chacun sait, pour freiner Guderian... lequel marche résolument vers Dunkerque dès l'aube du 24 et jusqu'à ce que le Haltbefehl, le vrai, le bloque sans rémission.
Inutile de vous exprimer encore une fois mon désaccord, ce serait peine perdue !
Je ne sais où vous avez appris une désobéissance de Guderian à ce moment là ?
Tiens !... justement, précisez-nous donc votre doc...
Redocumentez-vous donc sur ce 24 mai au matin, où aprés que plusieurs têtes de pont furent réalisées sur l'Aa, eut lieu l'attaque sur Gravelines et Fort-Philippe. Attaque qui échoua.