Le généralissime Delpla vient de donner l’instruction de remettre ça.
Je vous invite à ne pas trop mélanger Haltbefhl, Dunkerque et opération Dynamo.
Le Haltbefehl est l’ordre aux unités du groupe A de ne pas franchir une ligne générale (du sud au nord) LENS-BETHUNE-AIRE-SAINT OMER-GRAVELINES
A la date du haltbefhel le 24 mai les grandes unités françaises et anglaises sont entre 100 et 70 km de Dunkerque.
Ce qui veut dire que le 23 mai la Leibstandarte qui a déjà franchit l’Aa à Watten (entre Gravelines et St Omer) possède une tète de pont et peut faire les 20 km la séparant de Dunkerque et prendre le port et la ville sans grande opposition.
Ca veut aussi dire que les Pz.d pouvaient attaquer plein Est sur une ligne Cassel Ypres et fermer le Kessel avec les unités du groupe B déjà à cette date dans la région de Courtrai.
Dans les 2 cas précités, c’est F.I.N.I , game over, c’est la capture en rase campagne de la BEF, du G.A.1 et de l’armée belge.
Les conséquences tactiques du haltbefehl sont essentiellement favorables aux alliés et finalement aux britanniques.
Dunkerque (la défense du périmètre) et Dynamo (opération de rembarquement) sont des conséquences du haltbefehl.
Sans haltbefehl et les 3 jours de répit, impossibilité de mettre le périmètre en état de résister et sans défense du camp retranché, pas d’opération Dynamo.
Le redémarrage mou est une des conséquences du renforcement du périmètre par des unités qui se mettent en situation défensive sur un terrain propice. Plaine plate en nature de polder coupée de canaux et de fossés profonds, habitat diffus , fermes isolées formant avec leurs haies autant de « forteresses » à éliminer dans un combat d’infanterie lent et meurtrier (on avance de quelques m et on recule d’autant)
Ceux qui sont venus aux journées du forum de novembre ont pu voir le terrain et notamment le secteur où les Allemands percent et investissent le premier périmètre.
Le 31 mai au soir, il n’y a plus de Pz.d sur le front.
Quant à la Luftwaffe (c’est mon opinion) elle joue parfaitement son rôle.
Le port est inutilisable, les navires ne peuvent y rentrer et le rembarquement devient en principe impossible, ainsi que le ravitaillement des troupes en munitions et en vivres.
Les Allemands(A.H) n’imaginent pas que grâce à un extraordinaire pouvoir d’improvisation et un admirable sang froid les marines alliées viendront chercher les hommes devant leur nez.

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