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La dernière mission du croiseur INDIANAPOLIS

Moins connue que les batailles du front Européen, la guerre du Pacifique n'en reste pas moins tout autant meurtrière et décisive dans la fin de la seconde guerre mondiale.
MODERATEUR ; alfa1965

Re: La dernière mission du croiseur INDIANAPOLIS

Nouveau message Post Numéro: 11  Nouveau message de NIALA  Nouveau message 27 Avr 2018, 07:39

Vous avez en partie raison foxbat, l'Indianapolis avait effectivement 8 pièces de 127mm, toutefois les affuts de 127 mm à l'époque étaient simples; les premières tourelles doubles ont été installées sur les croiseurs Helena et Saint Louis lancés en 1938.

Alain

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Re: La dernière mission du croiseur INDIANAPOLIS

Nouveau message Post Numéro: 12  Nouveau message de kfranc01  Nouveau message 27 Avr 2018, 08:22

Bonjour ! ::chapeau - salut::

Pour me faire pardonner d'avoir publié un "fake", en complément de l'excellent papier d'Alain, un témoignage d'un survivant, véridique celui-ci !

USS Indianapolis - Woody Eugene James.JPG
USS Indianapolis - Woody Eugene James.JPG (157.38 Kio) Vu 136 fois


Bernard
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Re: La dernière mission du croiseur INDIANAPOLIS

Nouveau message Post Numéro: 13  Nouveau message de Tarpan  Nouveau message 27 Avr 2018, 09:09

Oups, messieurs n'oublions pas la suite :

Controverses
Lorsque le croiseur quitte Tinian pour Guam, ses ordres de mission et son itinéraire jusqu'à Leyte sont transmis à diverses bases. À bord de l'USS Idaho, à Leyte, un des opérateurs radio décrypte mal l'en-tête du message et ne voit donc pas qu'il est destiné au contre-amiral Lynde D. McCormick. Ce dernier ne sait donc pas que l'Indianapolis est en route pour sa zone et ne peut alors s'inquiéter du retard de celui-ci. Les autres destinataires du message ne s'inquiètent pas outre mesure, la date d'arrivée du croiseur n'étant pas précisée. L'arrivée des bateaux sur l'île est gérée à Tolosa. Sur les tableaux de positions des navires, ceux-ci sont marqués comme « arrivés » si aucune indication ne vient prouver le contraire. L'Indianapolis reste marqué ainsi plusieurs jours après son naufrage. À Tacloban, qui tient sa propre liste, le croiseur est marqué comme « en retard », le rapport quotidien ne mentionnant pas sa présence dans le port comme prévu.

L'Indianapolis ne dispose pas de sonar lui permettant de détecter les sous-marins ennemis ; ce n'est en effet pas le rôle d'un croiseur. Malgré les demandes d'escorte du commandant McVay, aucune ne lui est fournie. De plus, il ne peut se joindre à un convoi, car aucun ne suit sa route et les destroyers en état de servir sont au front. Le navire est ainsi seul lors du trajet vers Guam.

De plus, la Navy, informée de la présence de sous-marins dans la région, a omis de le signaler au commandant. En effet, dans le rapport de renseignements demandé par McVay, sont omises deux informations qui lui auraient mis la puce à l'oreille. La première est que quelques jours avant, le 24 juillet, le destroyer USS Underhill s'est fait couler par un kaiten alors qu'il participait à l'escorte d'un convoi de 15 navires. La seconde est que le « groupe Tamon », une escadre de sous-marins japonais équipée de kaitens, est supposée opérer dans la zone que l'Indianapolis s'apprête à traverser. Or, cette dernière information a été obtenue grâce à Ultra, qui a permis de décoder les échanges japonais. Pour l'officier chargé de distiller ces informations, le commandant Oliver F. Naquin, révéler cette information laisserait ainsi entendre à l'ennemi que les Américains sont capables de décrypter leurs communications et il n'y fait donc pas mention dans le rapport donné à McVay.

Malgré le poste radio principal hors d'usage, l'équipage tente de lancer plusieurs SOS annonçant que le navire avait été torpillé et donnant ses coordonnées ; au vu des circonstances, il est difficile de savoir combien de messages ont été réellement transmis. Un de ces messages est capté par la station de Tacloban et le marin en service le rapporte à son supérieur ; celui-ci, réveillé en sursaut, demande à n'être prévenu que si de nouveaux messages arrivent, ce qui ne sera pas le cas. À Tolosa, un peu plus au sud, un autre poste capte un message. L'officier de service dépêche alors deux remorqueurs rapides aux coordonnées reçues. L'officier commandant la base, apprenant que ces remorqueurs ont été envoyés sans son accord, les fait rappeler immédiatement sans chercher à éclaircir la provenance du message. Un marin de service, dans le port de Leyte, capte lui aussi un message. Aucune suite n'est donnée par sa hiérarchie car aucune confirmation du naufrage n'est reçue. En effet, les Japonais ayant pour habitude de diffuser de faux messages de détresse afin d'attirer les navires américains dans des guets-apens, il est fort probable que celui-ci ait été considéré comme tel.

Vraiment pas de bol, d'accord mais comme un relent de n'importe quoi aussi !

Procès et réhabilitation
Charles B. McVay III.
Charles B. McVay III lors de son audition après le naufrage, août 1945.
Le 29 novembre 1945, le capitaine de vaisseau McVay, qui fait partie des survivants, se voit notifier son passage en cour martiale. Le procès débute le 3 décembre sous l'impulsion de l'amiral de la flotte Ernest King, malgré les réticences des amiraux Raymond Spruance et Chester Nimitz qui recommandaient une simple lettre de réprimande. Le peu de temps entre la notification et le moment du procès font que McVay ne bénéficie que de quelques jours pour préparer sa défense. L'avocat qu'il choisit en premier lieu n'étant pas disponible en un laps de temps si court, et King ayant refusé de repousser la date, le capitaine est défendu par un avocat inexpérimenté. Deux charges sont retenues contre McVay : « mise en danger de son navire en omettant de zigzaguern » et « échec à donner l'ordre d'abandonner le navire dans un temps approprién ». Aucune mention n'est faite de l'absence de signal de détresse envoyé ou du temps mis par les secours pour se rendre compte de la disparition du navire : il est ainsi impossible à McVay de mettre en cause la Navy durant le procès.

Le 3 décembre, le procès débute dans une salle d'audience remplie de journalistes avides de photographier le premier capitaine de l'US Navy à être traduit en cour martiale pour avoir perdu son navire sous le feu de l'ennemi. Le procès commence mal pour McVay, les différents témoignages et la visibilité cette nuit-là n'excusant pas l'absence de la manœuvre réglementaire d'évitement. De plus, son avocat ne dispose pas de l'unique preuve qui aurait pu disculper son client : le rapport Ultra que le commandant Naquin a omis de transmettre à McVay. Entretemps, l'inspecteur général de la Navy avait transmis à King un mémo condamnant cette rétention d'information et demandant une enquête à Guam ; King choisit de ne pas en tenir compte car ce rapport est, comme son nom l'indique, « secret » et ne peut donc être dévoilé.

La seconde semaine du procès débute avec l'appel à la barre par la cour d'un témoin surprenant : le capitaine de corvette Hashimoto, commandant du sous-marin I-58 lorsque celui-ci a coulé l'Indianapolis. Cela provoque un tollé dans la presse de l'époque qui dénonce ce témoignage, un membre du Congrès allant jusqu'à le qualifier d'« outrage à la justice ». Mal à l'aise, l'officier japonais témoigne avec l'assentiment des amiraux présents. Son témoignage se révèle embarrassant pour la Navy : il affirme qu'il aurait coulé le croiseur de toute manière, quelle que soit la route qu'il aurait suivie et ses évolutions. De même, le témoignage du très décoré commandant de sous-marin Glynn R. Donaho vient ébranler l'accusation : il affirme que la manœuvre de zigzag n'aurait rien changé à la situation. Malgré cela, le 19 décembre, le commandant McVay est reconnu coupable du naufrage de son navire, ayant omis de zigzaguer ; il est acquitté de la seconde charge. Ce verdict le rongera pour le reste de sa vie, et il finira par se suicider en 1968. Les survivants, indignés par le traitement réservé à leur ancien commandant, se lancent alors dans une campagne de réhabilitation qui aboutira à une résolution du Congrès des États-Unis en octobre 2000, selon laquelle le capitaine de vaisseau McVay est lavé de tous soupçons concernant le naufrage de l'Indianapolis. Hunter Scott, un élève américain résidant à Pensacola, y joue un rôle prépondérant en recueillant des témoignages de survivants dans le cadre d'un projet pour le National History Day. Le président Bill Clinton signe cette résolution le 30 octobre de la même année. En juillet 2001, le secrétaire à la Marine des États-Unis, Gordon R. England, annonce que McVay est réhabilité et que toute mention de sa responsabilité dans le naufrage est retirée de son dossier militaire.

Condoléances aux familles des marins abandonnés !

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Re: La dernière mission du croiseur INDIANAPOLIS

Nouveau message Post Numéro: 14  Nouveau message de Tarpan  Nouveau message 27 Avr 2018, 09:15

Le naufrage de l'Indianapolis reste encore aujoutd'hui un sujet plus que délicat pour l'US Navy, car certaines responsabilités furent délibérement occultées et passées sous silence au mépris de la justice qu'il fallait rendre aux disparus !

J'en avais déjà fait mention sur ce forum, mais ze sais pu ou :oops:

Ps : concernant mon avis, juste au sujet du commandant, je ne comprend pas (que cela ait géné ou nom un sous-marin) qu'un commandant fasse naviguer un bâtiment (de plus un croiseur cible facile) en ligne droite, alors qu'il est sans escorte dans une zone de guerre en temps de guerre :?:

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Re: La dernière mission du croiseur INDIANAPOLIS

Nouveau message Post Numéro: 15  Nouveau message de NIALA  Nouveau message 27 Avr 2018, 10:44

Merci Tarpan, pour cette suite fort intéressante. ::Merci::

Alain

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