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Mouvements de résistance contre les japonais

Moins connue que les batailles du front Européen, la guerre du Pacifique n'en reste pas moins tout autant meurtrière et décisive dans la fin de la seconde guerre mondiale.
MODERATEUR ; alfa1965

Mouvements de résistance contre les japonais

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de Tomcat  Nouveau message 19 Mar 2018, 16:43

J'ouvre ce fil consacré à tous les mouvements de résistance dans les pays occupés par les japonais.

Pour commencer, voilà ce que j'ai trouvé sur la résistance française en Indochine:

Source : http://www.france-libre.net/repression- ... indochine/

Après la signature de l’armistice franco-allemand de juin 1940, le Japon profite de la défaite de la France en Europe pour attaquer l’Indochine française le 22 septembre. Au terme de quatre jours de combats, Langson tombe et l’armée japonaise occupe le Tonkin. Puis, suite à la signature des « accords de défense commune franco-japonaise de l’Indochine » entre Vichy et le Japon, c’est l’ensemble de l’Indochine qui passe sous occupation nipponne, à partir de juillet 1941, en échange de la reconnaissance de la souveraineté française sur ce territoire.
Nommé gouverneur général par le gouvernement de Vichy par décret du 25 juin 1940, en remplacement du général Catroux, rallié peu après à la France libre, l’amiral Decoux applique la législation vichyste en Indochine (1), développe le culte du maréchal Pétain et organise la chasse contre les « dissidents » suspects de sympathies gaullistes, par la circulaire n° 57 CAB du 31 octobre 1940, durcie par la circulaire n° 49/S CAB du 17 avril 1943.
Cette « dissidence » peut prendre des formes diverses. Ainsi, Henri Clerge, caporal au 11e RIC, est chassé de son régiment pour avoir refusé de signer un acte d’allégeance à la personne du Maréchal – il sera finalement « récupéré par la Sûreté à Saigon, où il y avait un noyau de gaullistes ».
Toutefois, dès 1940 se développe une résistance clandestine – huit réseaux ont été homologués après la guerre – au sein des bureaux du Service de Renseignement Inter-colonial (réseaux « Giraud-Lan », « Graille », « Maupin-Levain » et « Mingant ») ou parmi les civils (« Nicolau-Bocquet », « Plasson » – du nom d’un commerçant de Phnom Penh – et « Tricoire »). Multiforme, elle fait essentiellement du renseignement au service des Alliés et de la France libre, « Bjerring » étant le seul réseau action. Un neuvième réseau, créé par Camille Huchet à Saïgon et qui travaillait pour l’Intelligence Service ; son chef étant décédé lors de son retour en France avant d’avoir déposé son dossier au Service d’homologation du général Dejussieu Pontcarral – ses membres ont, pour l’essentiel, été pris en charge par des réseaux avec lesquels ils avaient travaillé après l’arrestation de Huchet par les autorités vichystes (2).
La répression vichyste
Les autorités d’Indochine s’opposent à cette « dissidence » jusqu’à la fin 1944, quand elles se rallient au Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) et constituent une « Résistance officielle ». Alors, à leur tour, les états-majors et les services de l’armée et de la Marine se mettent à transmettre des informations sur les Japonais.

En Corée (source: http://www.clio.fr/CHRONOLOGIE/chronolo ... onaise.asp):

1938 : Le durcissement de la domination japonaise fait que la Corée compte alors près de quarante mille détenus politiques. De nombreux opposants se recrutent parmi les deux cent mille chrétiens que compte alors le pays.

1938 : Les divers groupes de partisans coréens qui ont lutté depuis une vingtaine d’années contre le Japon se rassemblent en une « armée de la restauration » qui se met au service du gouvernement provisoire coréen établi en Chine. Cette force se battra aux côtés des Chinois et certaines unités seront engagées aux côtés des Britanniques en Birmanie.

1939 : Les autorités japonaises imposent aux Coréens un Service du travail obligatoire qui concernera plus de quatre millions de personnes en 1945, dont 1 260 000 employées au Japon comme main-d’œuvre non qualifiée.

1941 : L’occupation japonaise s’appuie à cette date sur 60 000 policiers appuyés par 180 000 auxiliaires qui assurent l’encadrement et le contrôle de la population. La situation des Coréens empire, notamment celle des paysans (70 % de la population) qui voient désormais les deux tiers de leurs récoltes de riz exportés vers le Japon. Des emprunts forcés et la collecte des métaux précieux sont opérés sous le couvert de campagnes patriotiques de contributions volontaires à l’effort de guerre en faveur de la Grande Asie orientale.

1943 : Dissolution de la Société pour l’étude de la langue coréenne. L’usage de la langue coréenne est interdit dans la rue et les Coréens sont invités à japoniser leurs noms de famille. Dès 1941, les programmes d’enseignement japonais ont été imposés en Corée. Une Société d’amitié coréo-japonaise apparaît cependant favorable à l’intégration à l’Empire japonais et compte de nombreux adhérents, sincèrement convaincus de la communauté de destin entre les deux pays ou simples opportunistes. De manière générale, la politique d’assimilation forcée mise en œuvre par le Japon se heurte à la résistance passive de la majeure partie de la population.

1943 : Mobilisation des Coréens dans l’armée japonaise. Dans le même temps, des dizaines de milliers de jeunes Coréennes sont arrachées à leurs familles pour servir de « filles de réconfort » dans les maisons de plaisir réservées, dans toute l’Asie occupée, aux militaires japonais.


et sur la résistance dans les Philippines (source: https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9si ... _japonaise) :

La résistance à l’occupation japonaise a existé aux Philippines de 1942 à 1945 durant la Seconde Guerre mondiale. Cette résistance composée de réseaux clandestins et de mouvements de guérilla a agi contre l’armée et la police militaire (Kempeitai) japonaises, ainsi que les collaborateurs philippins (Makapili). Les historiens estiment qu’environ 260 000 personnes ont rejoint la guérilla, et que les autres organisations de résistance clandestines comptaient probablement encore plus de membres. Leur efficacité a été reconnue depuis, car l’armée japonaise n’avait le contrôle effectif que de douze des quarante-huit provinces de l’archipel vers la fin de la guerre.

Après les défaites de Bataan et Corregidor à Luzon, la plus grande île du pays située au nord, de nombreux éléments toujours fidèles à l’USAFFE qui ont pu s’échapper s’organisent en mouvements de guérillas dans les montagnes. Parmi les principaux groupes figure l’unité de Ramon Magsaysay à Zambales, à l’origine chargée du ravitaillement et du renseignement dans l’USAFFE. Après la reddition, Magsaysay forme un groupe clandestin qui compte jusqu’à dix milles guérilleros7. Un autre exemple réside dans le groupe Hunters ROTC qui sévit dans le sud de Luzon et autour de Manille. Ce groupe est créé après la dissolution de l’académie militaire des Philippines au début de la guerre, le cadet Terry Adivoso décidant alors de recruter des combattants pour mener des actions de guérilla contre l’occupant8,9. Cette unité a pu, lors de la reconquête en 1944, fournir des renseignements aux forces de libérations alliées et prendre part à de nombreuses batailles, comme le raid à Los Baños. Le groupe est aussi connu pour l’attaque menée par Miguel Ver contre l’Union College de Manille afin de se saisir d’armes (des fusils Lee–Enfield). Au début, les Hunters œuvrent aussi à éliminer les espions japonais avec l’aide d’un autre groupe de résistants, Marking’s Guerrillas.

D’autres groupes s’illustrent durant la guerre. Parmi eux figurent les Wa Chi, un groupe composé spécifiquement de Philippino-Chinois et d’immigrés chinois. Ce groupe qui compte dans les 700 membres vise à contrer les exactions japonaises commises contre la communauté chinoise sur l’Archipel. Les Wa Chi sont aidés par les Américains ainsi que les populations locales11. À Nueva Ecija, les guérilleros menés par Juan Pajota et Eduardo Joson participent au raid de Cabanatuan aux côtés de soldats des U.S. Rangers et des Alamo Scouts12. Pajota et ses hommes ont reçu la Bronze Star pour leur aide13. Les Blue Eagles se sont spécialisés dans le contrespionnage, le déminage et le repérage de snipers ennemis.

En juillet 1942, le commandement militaire suprême Alliés pour la zone du Pacifique Sud-OuestNote 1 apprend l’existence de ces mouvements de résistance via des contacts radio. Avant fin 1942, des messages sont envoyés jusqu’en Australie, confirmant l’existence de la résistance15. En décembre 1942, le commandement de la zone Pacifique Sud-Ouest envoie le capitaine Jesús A. Villamor aux Philippines pour entrer en contact avec les guérilleros15,16. Villamor développe un réseau de renseignement clandestin qui possède de nombreux contacts, jusque parmi le gouvernement collaborateur. En parallèle, l'Allied Intelligence Bureau est chargée de l’envoi de personnels et de moyens aux Philippines pour soutenir la résistance.

Résistance communiste
Constitué en mars 1942, le Hukbalahap regroupe les partisans communistes des Philippines18 qui rejoignent le mouvement de résistance19. Hukbalahap est la contraction de Hukbo ng Bayan Laban sa mga Hapon, soit, en tagalog, Armée populaire contre les Japonais. Leur slogan est alors « Antijaponais avant tout »20. Le groupe est dirigé par un comité militaire dont la fonction est de planifier les opérations de guérilla, mais aussi la révolution communiste après la guerre20. Luis Taruc, paysan de Pampanga et meneur communiste, est élu à la tête du comité, ce qui lui a valu son surnom d’« El Supremo »20. Au début, le Hukbalahap, constitué de cinq cent hommes répartis en cinq unités, échange des armes avec les militaires philippins en fuite contre des vêtements civils. Le recrutement de partisans est initialement plus lent qu’escompté, en raison de l’attractivité avec les groupes affiliés à l’USAFFE qui bénéficient de meilleures armes, de chefs formés à la guerre et d’une plus large reconnaissance20. Malgré le manque de soutien et d’armement, le Hukbalahap participe avec efficacité à la guérilla et recrute progressivement jusqu’à 15 000 hommes bien entraînés20. Outre les Japonais, les partisans attaquent aussi d’autres groupes non-communistes.

Représailles
Les représailles japonaises contre la guérilla à Luzon sont intensives et brutales. L’armée, le Kempeitai et la collaboration chassent sans relâche les guérilleros et leurs soutiens civils20. À titre d’exemple, Wenceslao Vinzons, qui commande une unité de guérilla du côté de Bicol, est torturé après avoir été trahi. Il ne cède cependant pas sous la torture, refusant de livrer des informations sur son groupe, si bien que les Japonais assassinent son père, sa sœur, sa femme et ses deux enfants22,23.

Résistance dans les Visayas

Nieves Fernandez (à droite), ancienne institutrice et seule femme à la tête d’un groupe un groupe de guérilla, opérant à Tacloban24.
Divers groupes de guérillas opèrent dans les Visayas, les îles centrales des Philippines. Tout comme à Luzon, nombre de ces groupes sont entraînés au tout début de la guerre par les Américains pour résister à l’invasion japonaise. Après la reddition de l’USAFFE, ces groupes continuent à résister25.

Le principal commandant à Leyte est Ruperto Kangleon, un ancien soldat. Il parvient à s’échapper lors de la défaite de 1942 pour créer un front de guérilla uni à Leyte. Ses hommes, appelés l’Armée noire, repoussent avec succès les forces japonaises du centre de Leyte, puis des côtes sud. Kangleon récolte aussi du renseignement pour les groupes de résistance américains comme celui de Wendell Fertig, et aide lors du débarquement et de la bataille de Leyte26. La guérilla à Leyte aide aussi beaucoup les populations civiles. Remedios Felias rapporte dans son périodique que les guérilleros ont sauvé de nombreuses jeunes filles destinées à être violées par les soldats japonais. Felias raconte aussi la victoire de la résistance lors de la bataille de Burauen qui permet de sauver de nombreuses vies27.

Ancienne institutrice, Nieves Fernandez constitue un groupe de guérilleros Waray qui combat les Japonais vers Tacloban sur l’île de Leyte24. Réputée pour son talent au tir, elle forme intensivement ses hommes au combat. Son groupe de seulement 110 hommes parvient à abattre quelque 200 Japonais, si bien que sa tête fut mise à prix par l’armée japonaise à 1 000 000 pesos.

Une des réussites les plus remarquées de la guérilla dans les Visayas est l’interception des plans japonais de l’opération Z par des guérilléros de Cebu menés par le lieutenant-colonel James M. Cushing en mars 194428,29. Ces plans contenaient des informations vitales sur les plans et les forces de la Marine impériale. Ils sont interceptés à la suite du crash de l’avion de l’amiral Mineichi Koga à San Fernando. Koga est tué dans le crash, mais douze militaires japonais de haut rang survivent et sont capturés par les guérilleros, dont le vice-amiral Shigeru Fukudome28,29. Les Japonais recherchent impitoyablement ces plans et les prisonniers, brulants villages et brutalisant la population civile. Les guérilleros sont forcés de relâcher leurs captifs pour faire cesser les exactions, mais Cushing parvient à livrer les plans secrets à un sous-marin allié. Ces plans permirent à MacArthur d’adapter ses projets pour la campagne des Philippines et la bataille de la mer des Philippines.

Outre les activités de guérillas, la résistance participe activement à la libération des îles en 1944. En particulier, les hommes de Cushing et de Basilio J. Valdes participent à la bataille de Cebu, puis capturent le major-général Takeo Manjome et ses 2 000 soldats30. Macario Peralta et ses hommes aident à la reprise de la piste de décollage de Tiring et de l’aérodrome du district de Mandurriao à Iloilo durant la bataille des Visayas31. Le major Ismael Ingeniero, qui commande la guérilla à Bohol, est crédité de la libération de l’île au prix de seulement sept de ses hommes.

Résistance Moro à Mindanao

Guérilleros accueillant les Américains à Mindanao en 1945.
Pour les Moros établis principalement à Mindanao au sud du pays, qui luttaient contre la domination américaine d’avant-guerre, le Japon constitue une nouvelle menace pour leur religion et leur culture33. Plusieurs chefs locaux se rebellent donc contre l’occupation, sans pour autant renoncer au nationalisme Moro, dont le sultan Jainal Abirin de Sulu, le sultan du peuple Tausūg, ou encore Salipada Pendatun qui dirige la confédération des sultanats de Lanao. En outre, le chef Gumbay Piang mène un bataillon de rebelles nommés Moro-Bolo, composé d’environ 20 000 hommes, tant musulmans que chrétiens. Comme le nom du bataillon le suggère, ces hommes sont reconnaissables par leur long couteau appelé bolo ainsi que leur kriss.

Le chef Busran Kalaw est approché par le major Hiramatsu qui l’incite à collaborer. Son refus pique tant Hiramatsu qu’il dépêche un détachement militaire sur place. Peine perdue, Kalaw et ses troupes massacrent les Japonais jusqu’au dernier.

Il faut aussi compter avec les Juramentado, des rebelles qui ont lutté contre toutes les forces étrangères à Mindanao, qu’elles soient espagnoles, américaines ou philippines. Ils mettent leur expérience en matière de guérilla au service de la résistance, tant par des escarmouches que par des attaques-suicides37. Les Japonais répliquent en assassinant des civiles et en détruisant leurs biens.

Les Moros n’étaient affiliés ni aux Américains, ni aux Philippins, et refusent largement leur aide. Souvent, ils attaquent même sans discernement tout étranger, d’où qu’ils viennent. Le chef Kalaw clamait d’ailleurs haut et fort combattre tant Japonais qu’Américains et Philippins39. Les Moros ont été tenus responsables de divers crimes durant la guerre, comme des exactions commises contre des immigrants civils japonais établis de longue date dans le pays40. Les Américains saluaient cependant l’efficacité des Moros. Un prisonnier de guerre américain, Herbert Zincke, rapporte notamment dans son périodique que les soldats japonais étaient effrayés par les Moros et évitaient tout contact avec eux41. Lors de la reconquête, le capitaine Edward Kraus s’appuie sur les Moros en leur suggérant un plan pour capturer une base aérienne à Lanao. Le chef Pino coupe les oreilles de tous les Japonais, car le colonel Fertig lui avait promis une balle et 20 centavos pour chaque paire d’oreilles.

Les historiens estiment que résistance philippine a été particulièrement efficace. En effet, les Japonais ne contrôlent effectivement que douze des quarante-huit provinces du pays vers la fin de la guerre45. La plupart des provinces de Mindanao avaient déjà été libérées bien avant la reconquête américaine, ainsi que plusieurs îles majeures des Visayas comme Cebu, Panay et Negros. Ailleurs, les guérilleros conservent l’espoir que les Américains reviendraient les aider, et se battent tant pour résister aux Japonais que pour préparer leur retour. Ils furent ainsi d’une grande aide lors de la reconquête du pays.

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Re: Mouvements de résistance contre les japonais

Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 19 Mar 2018, 18:30

Bonjour et merci Olivier,
Sujet très intéressant. Voici une petite contribution de ma part concernant les Indes néerlandaises:

Le 8 mars 1942, le gouvernement néerlandais des Indes orientales doit se rendre au conquérant japonais.
Après l'occupation par le Japon
En Avril 1942, une grande majorité de soldats indigènes de la KNIL(Koninglijk Nederlands Indisch Leger) furent libérés par les Japonais mais avec la ferme intention de les incorporés dans leur corps de secours (HEIKO). Ni le gouvernement néerlandais en exil à Londres ni le gouvernement des Indes néerlandaises en Australie ne savit au début qu'un certain nombre de militaires avaient réussi à se soustraire de la captivité japonaise après la capitulation.
Ils ne savaient pas non plus qu'ils avaient continué la lutte clandestine en collaboration avec des citoyens partageant les mêmes idées. Ces militaires ont donc résistés en attaquant les Japonais dans la mesure de leurs possibilités tout en recueillant des renseignements au profit des Alliés.
À l'époque, les gens étaient convaincus que les alliés viendraient bientôt chasser l'occupant. Les efforts des alliés étaient, cependant, initialement concentrés sur les puissances de l'Axe en Europe et une libération rapide de l'archipel des Indes néerlandaises n'était pas possible.
L'organisation clandestine dans les Indes néerlandaises n'eu que peu ou pas le temps pour élaborer des plans et l'organisation devait encore se constituer après la capitulation.
Contrairement à l'Europe, les combattants de la résistance, à quelques exceptions près, ne pouvaient compter sur aucun soutien des Alliés. Ils dépendaient d'eux-mêmes pour l’approvisionnement en armes, en nourriture, en habillement, en médicaments, en transport et en relations. De la population, qui avait été intimidée par les Japonais, aucune aide ou assistance n'était à prévoir sous quelque forme que ce soit.
Pratiquement toute les européens des Indes Néerlandaises ont été emprisonnés par les Japonais dans des camps ou dans des quartiers urbains fermés.
La propagande japonaise préconisa la mort pour tous les Occidentaux et laissa entendre à la population indigène qu'ils étaient venus pour les libérer de la domination blanche sous la devise: l'Asie pour les Asiatiques.
Presque toutes les personnes des groupes de Résistance furent finalement faits prisonniers et exécutés après de misérables interrogatoires, c'est-à-dire décapités, fusillés ou torturés à mort.
Comparaison avec la résistance néerlandaise
Le motif à la fois de la résistance dans les Indes néerlandaises et aux Pays-Bas était de retrouver la liberté et les valeurs connues et de continuer ainsi la lutte sous forme de guérilla. La résistance des Indes néerlandaises ne diffère guère des Hollandais à cet égard, mais pour le reste, toute comparaison entre la résistance des Indes néerlandaises et la résistance hollandaise est impossible.
La résistance des Indes néerlandaises doit être vue différemment car il y avait de grandes différences.
La société des Indes néerlandaises, et en particulier les liens avec les européens et surtout familiaux ont été d’étruit pendant l'occupation japonaise car tous les hommes ont été internés immédiatement et les femmes et les enfants ont été emprisonnés séparément dans des camps à partir d'août 1942.
La population indigène (également la partie qui n'était ni pro-hollandaise ni anti-japonaise) fut confrontée dès le début à la répression et à la terreur japonaises et bientôt à cette cible de propagande anti-blanche et anti-alliée.
La partie de la population indigène qui a coopéré avec les Japonais (la police notamment) ont également été très mal traités. A cause de tout cela, la situation fut telle qu’à la fin de 1942 et au début de 1943 qu'aucun étranger ne pouvait vivre décemment dans la communauté sans être remarqué.
Le soutien initial de la population à la résistance, lorsque ce soutien existait, a cessé et les groupements de résistance ont été déciminés l’un après l'autre; seuls quelques groupes ont réussi à se maintenir à Java Est dans des conditions de plus en plus mauvaises. En fin de compte, environ 15 000 personnes soupçonnées d'activités clandestines ont été tuées lors de leur détention.
Le nombre de combattants de la résistance était environ dix fois plus important qu’aux Pays-Bas, de sorte que la résistance aux Indes néerlandaises quand même assez importante; en particulier en 1942, parce qu'elle eu lieu à un moment où les Alliés devaient déployer leurs forces et leurs ressources pour continuer la lutte, et la conclure en Europe et en Afrique du Nord en leur faveur.
La résistance a coûté la vie à plus de 15.000 personnes , dont 5 000 ont été exécutés (sans compter les victimes de la captivité japonaise et les camps de concentration).
Participants et activités
Les Hollandais et les Hollandais Indonésiens en particulier ont participé le plus à la résistance, principalement en collaboration avec la population de Ambon et de Timor.
Les groupes de résistance espéraient que les forces alliées seraient bientôt en mesure de prendre le relais et, pour favoriser cela, ils collectèrent des armes et des renseignements militaires. Les activités ont été couronnées de succès, tant à Java qu'à Sumatra, en ce qui concerne la collecte d'informations au sujet de l'appareil administratif et militaire japonais. Après la guerre, il fut toutefois difficile de dénombrer le nombre de Résistants.
Pour donner une indication approximative:
le tribunal militaire japonais de Batavia a condamné à la peine de mort quatre cent trente-neuf personnes (essentiellement néerlandaises et indonésiennes). Entre mars 1942 et août 1943, plus de quarante-neuf personnes furent arrêtées par le Kempetai et, entre septembre 1943 et février 1944, huit cent trente-six Hollandais et indonésiens furent arrêtés et jugés
Pour la période allant du 1er mars 1944 jusqu'à la fin de la guerre, aucun document japonais n'est disponible
Le Kempetai ne fait aucune distinction entre le travail illégal réel et fictif, de sorte que les chiffres pourraient donner une image déformée.
Source :
https://www.nederlandsekrijgsmacht.nl/i ... #inleidign
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Re: Mouvements de résistance contre les japonais

Nouveau message Post Numéro: 3  Nouveau message de Tomcat  Nouveau message 20 Mar 2018, 10:23

Ok merci Prosper :-)

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Re: Mouvements de résistance contre les japonais

Nouveau message Post Numéro: 4  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 20 Mar 2018, 12:24

Il n'y a pas de quoi Olivier, il s'agit d'un sujet fort intéressant.
Amicalement
Prosper ::Merci:: ::Merci::
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Re: Mouvements de résistance contre les japonais

Nouveau message Post Numéro: 5  Nouveau message de Tomcat  Nouveau message 21 Mar 2018, 10:19

Encore moins connu...la résistance d'un certains nombre de japonais dans le monde contre le Japon en guerre:

Source: http://tripleaincorporated.blogspot.fr/ ... nt-la.html

Régime totalitaire dont le contrôle fut peut être encore plus fort que ses jumeaux allemand et italien, le Japon impérialiste et sa sinistre kempetai imposèrent un régime de fer qui réprima sévèrement les opposants. Ainsi dans l'écriture de la seconde guerre mondiale par les occidentaux les passages sur les actes de résistance dans l'empire japonais sont rares au point d'inculquer l'idée qu'il n'y eut pas d'opposition au militarisme. C'est méconnaître la réalité politique du Japon. S'il n'y eut pas d'actions spectaculaires comparables à l'attentat contre Hitler en 1944 en Prusse Orientale ou des groupes comme la Rose Blanche l'action contre les militaires exista et prit des formes étonnantes parfois plus efficaces.

Les ressortissants japonais aux Etats-Unis

Koji Ariyoshi
Ce fut l'une des pires craintes des services secrets américains pendant la guerre. Que la nombreuse communauté japonaise installée sur la côte Ouest abrite des centaines d'agents dormants au service de Tokyo. Cette peur teintée aussi de profond racisme conduisit à l'internement de la communauté japonaise dans des conditions dures. Dans les faits les actions d'espionnage furent rares, le sabotage inexistant. A l'inverse les nisei, ces japonais nés aux Etats-Unis s'engagèrent dans les forces américaines. Dans l'armée de terre et l'armée de l'air, ces soldats servirent en Europe. En revanche 6 000 d'entre eux oeuvrèrent dans les services de renseignement participant au décryptage des communications. C'est à eux comme le major Harold Fudenna que l'on doit le décodage du message annonçant le plan de vol de l'amiral japonais Yamamoto, décodage qui mena à l'opération Vengeance l'attaque de l'avion de l'amiral conduisant à sa mort, une perte catastrophique pour le Japon. On peut citer aussi le rôle de Koji Ariyoshi envoyé comme traducteur en Birmanie et qui participa à la mission dixie en Chine, la rencontre entre les émissaires américains et Mao Zédong.
Les Etats-Unis accueillirent également des artistes, opposants exilés hors du Japon comme Taro Yashima un peintre, Mitsu Yashima et Sigeki Oka un écrivain qui rejoignit le mouvement anarchiste américain avant de servir l'armée britannique.

les exilés en Chine

ancien prisonnier japonais de la ligue d'émancipation
Un second foyer de résistance se développa en Chine, du fait de prisonniers et de militants communistes qui rejoignirent la base de Mao. La première organisation naît en 1939 : c'est la ligue pour élever la conscience politique des troupes japonaises fondée par quelques prisonniers et qui défend un discours anti-guerre. Ce sont ensuite les cadres du Parti communiste japonais qui menèrent cette résistance comme Sanzo Nosaka fondateur du parti. Leur action fut double. Une intense propagande contre la guerre et surtout une activité pour rééduquer les soldats japonais capturés par la 8è armée de route, le tout dans le cadre de la ligue d'émancipation du peuple japonais. Leur action fut remarquée par les émissaires américains en 1945 et permit à Mao de recruter de nombreux soldats japonais et collaborateurs pendant la guerre civile.

Deux autres actions ont été aussi importantes en Chine. Celle de Teru Hasegwa une institutrice japonaise qui se maria secrètement avec Liu Ren, un chinois de Mandchourie. Considérée comme traîtresse, elle gagna la résistance en Chine et adhéra à la Ligue anti-guerre du peuple japonais. C'est dans ce cadre qu'elle rencontra une autre figure Wataru Kaiji un écrivain dont la vie est digne d'un roman. Intellectuel il fut arrêté torturé. Libéré il s'enfuit en Chine déguisé en acteur jouant les samouraïs. Il rejoint la résistance auprès de Jiang Jeshi mais ses idées de gauche le rendent suspect. Il incarne une autre voie, celle qui s'engagea comme Kazuo Aoyama avec les nationalistes. La vie de Kaiji ne s'arrête pas là puisqu'il fut enlevé en 1951 par la CIA et causa une sévère brouille entre le Japon et les Etats Unis.

Résistance au Japon
L'implacable répression dans l'archipel emprisonna de nombreux dissidents ou jugés
comme tels. Dès 1925 la loi pour la préservation de la paix conduit à l'arrestation de 70 000 personnes, loi durcie en 1936 par la loi sur la prévention et la surveillance des crimes idéologiques. En 1940 les syndicats sont interdits. Les communistes sont très vite visés. Le futur leader du parti dans les années 1960 Kenji Miyamoto passe 12 ans derrière les barreaux. Les démocrates et anti-guerre sont aussi surveillés. Néanmoins subsiste clandestinement un noyau de démocrates prêt à resurgir au moment de la défaite.

Malgré la surveillance la résistance japonaise prendra trois formes. L'une des plus importantes concernent le réseau d'espionnage Sorge dont Yotoku Miyagi et Hotsumi Oazaki furent les membres les plus célèbres et donc l'action contribua à la victoire russe de Moscou. Tout le réseau fut découvert et ses membres éliminés.
Le mouvement Soka Gakkai pacifiste s'opposa à la divinité de l'empereur et refusa de soutenir les entreprises militaires. Ses chefs furent arrêtés en 1943 et la secte périclita.


Sokoji Takagi,
Au sein de l'armée exista aussi un courant d'opposition. Sokoji Takagi, amiral est comparé à l'amiral Canaris. Opposant farouche à la guerre contre les Etats-Unis, conscient de l'inéluctabilité de la défaite il planifia en 1944 l'assassinat de Tojo seule solution pour éviter l'écrasement total du Japon. La démission de Tojo mit fin à son projet. Mais jusqu'en 1945 il travailla en secret à un projet de retrait total des forces japonais du Pacifique pour parvenir à une paix rapide avec les USA. Le cas de Tomoshige Toga, officier de l'armée de terre est plus trouble. Il planifia aussi l'élimination de Tojo dans le cadre du complot impliquant le prince Takamatsu (un authentique opposant à la guerre), le prince Asaka (qui commandait lors du sac de Nanking) le prince Higashikuni (qui autorisa l'usage de gaz en Chine) et le premier ministre Konoe. Le plan visait non seulement à éliminer Tojo mais à destituer Hiro-Hito en le remplaçant par son fils Akihito. le projet échoua à cause de la démission de Tojo. Toga fut cependant arrêté et reconnu les faits. Il entra dans le cabinet du prince Takamatsu Higashikuni en 1945. Cette action ressemble plus à l'opération Walkyrie, une opération de militaires nationalistes cherchant à préserver l'armée plutôt qu'à dénoncer le système dans son ensemble.

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Re: Mouvements de résistance contre les japonais

Nouveau message Post Numéro: 6  Nouveau message de Tomcat  Nouveau message 27 Mar 2018, 10:00

Parmi les différents mouvements de résistance et guérilla en Chine, on retrouve cette organisation:

Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9 ... u_Nord-Est

L'armée unie anti-japonaise du Nord-Est (Chinois traditionnel: 東北抗日聯軍 Coréen: 동북항일연군/동북항일련군) est la principale guérilla de résistance à l'occupant japonais après la conquête de la Mandchourie de 1931. Issue des branches mandchoues du Parti communiste chinois, elle perd cependant le contact avec le siège de Yan'an et commence à être soutenue par l'Internationale communiste. De nombreux communistes et activistes anti-japonais coréens fuient leur pays occupé par le Japon pour rejoindre les rangs de cette guérilla, le plus célèbre d'entre eux est Kim Il-sung, le premier président de la Corée du Nord.

Après la conquête japonaise de la Mandchourie en 1931, le parti communiste chinois organise des unités de guérilla et forme l'armée révolutionnaire populaire du Nord-Est. Malgré la désapprobation du parti, plusieurs membres rejoignent ou aident les armées de volontaires anti-japonaises qui combattent à la fois les forces japonaises et celles du nouveau Mandchoukouo.

En 1934, après la défaite des armées de volontaires, toutes les unités du parti communistes sont réorganisées au sein de l'armée unie anti-japonaise du Nord-Est, avec Zhao Shangzhi pour commandant-en-chef. Cette nouvelle force continue la lutte contre la pacification japonaise du Mandchoukouo. En 1935, le parti change officiellement de politique et commence la création d'un front uni en absorbant la plupart des forces anti-japonaises restantes en Mandchourie et les combattants résistants coréens comme Kim Il-sung. L'armée est organisée en trois armées : l'armée de la 1re route de Yang Jingyu, la 2e de Zhou Baozhong et la 3e de Li Zhaolin. Elle prétend alors compter 45 000 hommes.

Malgré plusieurs années de lutte, l'armée est progressivement décimée par la campagne de pacification des Japonais. Yang Jingyu meurt le 23 février 1940, et Zhao Shangzhi est tué en 1942, durant une campagne d'encerclement japonaise. Le reste de l'armée se replie en URSS où ses membres sont incorporés au sein de l'armée soviétique. En 1945, ils participent activement à l'invasion soviétique de la Mandchourie, avec Zhou Baozhong pour nouveau commandant. Plusieurs unités de l'armée du Mandchoukouo se rallient alors à eux.

Après la Seconde Guerre mondiale, la majeure partie de l'armée est incorporée dans l'armée populaire de libération de Chine pour participer à la guerre civile contre les nationalistes de Tchang Kaï-chek.

Affiliation
Officiellement, cette armée était menée par le parti communiste chinois, mais dans les faits, elle ne lui rendait pas de compte directement en raison de l'éloignement géographique. Ses seuls contacts avec le siège du parti de Yan'an sont avec les représentants de l'Internationale communiste du parti, Kang Sheng et Wang Ming.

Les Japonais créent une zone de no man's land pour empêcher l'armée de la 8e route chinoise de s'inflitrer en Mandchourie.

La guérilla est soutenue et formée par l'URSS qui la prend en charge en prévision d'une future guerre possible contre le Japon. Leurs uniformes sont des copies de ceux de la Croix-Rouge soviétique.

Composition
L'armée est un mélange de plusieurs milieux mais avec le même objectif : bouter les Japonais hors de Mandchourie. Ses membres sont des communistes, des étudiants, des paysans, d'anciens soldats du seigneur de guerre Zhang Xueliang, et même des bandits. Ces derniers jouent un rôle important en faisant bénéficier la troupe de leur connaissance des montagnes. La plupart des officiers supérieurs et moyens sont des membres du parti communistes, ce qui comprend des anciens chefs de bandits.

Les Coréens dans l'armée

L'armée compte de nombreux Coréens qui viennent de la péninsule coréenne ou sont directement originaire de Mandchourie. En 1918, il n'y a officiellement aucune révolte armée contre la colonisation japonaise en Corée et beaucoup de Coréens choisissent de fuir en Mandchourie pour combattre l'empire du Japon. Deux des légendaires « huit filles sautant dans la rivière » sont des Sino-coréennes. Il s'agit d'une escadre féminine, dont les membres sont âgés de 13 à 23 ans. Après un long échange de tirs avec les forces japonaises largement supérieures en nombre, elles se suicident en se jetant dans une rivière.

Kim Il-sung est un officier supérieur de l'armée, renommé pour le raid de 1939 sur la ville de Bochonbo, qu'il occupe une journée avant de se replier poursuivi par des policiers japonais dont il se défait dans une embuscade. La presse coréenne de l'époque, comme Dong-a Ilbo, rapporte ses exploits et il est considéré en Corée comme le plus important meneur du mouvement anti-japonais. Après la guerre, certains des membres coréens de l'armée forment la première génération des chefs de Corée du Nord. Aux côtés de Kim Il-sung, An Gil, Kim Chaek, Choi Yong-Geon et Kang Geon, qui étaient également des officiers supérieurs de la guérilla, deviennent ensuite des personnages très importants de Corée du Nord.

La retraite vers l'URSS

Park Chung-hee combat dans l'armée impériale du Mandchoukouo durant la guerre. Il renversa le gouvernement sud-coréen en 1961 et gouvernera le pays en dictateur jusqu'en 1979.
À l'apogée de l'activité de la guérilla, l'armée compte 10 000 hommes. Elle attaque les arrières de l'armée japonaise qui envahissent le territoire principal de la Chine. Les Japonais en viennent finalement à réaliser que cette guérilla est la principale menace contre leurs opérations en Chine. Ils mènent donc, avec l'armée impériale du Mandchoukouo, des opérations contre la guérilla à la fin des années 1930. Tout comme la guérilla, l'armée du Mandchoukouo compte des officiers coréens qui ont juré loyauté au Japon. Certains d'entre eux sont Park Chung-hee, Baek Seon Yeop, et Chung Il-kwon, qui deviendront plus tard généraux dans l'armée de Corée du Sud et (après le coup d'État du 16 mai 1961 (en)) de haut-responsables du gouvernement sud-coréen. L'armée du Mandchoukouo a de plus une unité spéciale, la Jiandao Teshedui (chinois : 間島特設隊, coréen : 간도특설대), composée principalement de Coréens, qui assume les combats les plus durs contre la guérilla.

La guérilla souffre beaucoup de la féroce offensive japonaise. La plupart de ses membres sont tués ou faits prisonniers. Les renseignements militaires japonais tentent de rallier ces prisonniers, par la torture comme par la corruption. Ces convertis assistent les Japonais dans les combats contre leurs anciens camarades. Dans son autobiographie, Segiwa Deobuleo (세기와 더불어), Kim Il-sung déclare que ces conversions d'anciens partenaires étaient plus douloureuses que les attaques japonaises ou que le rude climat de Mandchourie. Pour toutes ces raisons, la guérilla finit par ne plus être active en Mandchourie et se replie en URSS où elle est officiellement incorporée à l'armée soviétique en tant que 88e brigade internationale qui garde l'organisation de la guérilla. Les troupes restant en Mandchourie sont totalement décimées par les Japonais. Les autres restent en URSS jusqu'à la fin de la guerre. Après la reddition du Japon de 1945, Coréens et Chinois rentrent dans leurs pays respectifs où ils commencent des activités révolutionnaires.

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Re: Mouvements de résistance contre les japonais

Nouveau message Post Numéro: 7  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 27 Mar 2018, 10:06

Bonjour Olivier,
Ceci pourra peut-être être intéressant:
viewtopic.php?f=25&t=3695&start=0
Bien amicalement
Prosper ;) ;)
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