Alfred a écrit:Si cet individu avait été leur chef,pourquoi n'était-il pas venu prendre le commandement à leur tête ,???Le plus tragique était qu'ils avaient combattu eu des tués et causé des pertes.....
Il y a un "détail" - qui d'ailleurs n'en est pas un! - qu'il convient de relever; les "transfuges" de l'armée française qui avaient rejoint les premiers FFL avaient été très peu nombreux jusqu'en "décembre 1942". Cà se constate notamment au sein de l'armée française professionnelle.
Depuis en gros 150 ans, en 1940, les différents pouvoirs politiques en place n'avaient cessé de prendre des dispositions afin de contrer une éventuelle menace de coup d'état militaire - situation qui, au passage, n'avait jamais vraiment eu lieu. Durant la décennie 1790, on avait ainsi interdit aux armées de pénétrer dans Paris, seuls, leurs généraux, généralement à la demande des dirigeants politiques (ministre de tutelle, Parlements) pouvaient se présenter, accompagnés au mieux d'une (petite) partie de leur état-major.
On oublie vite fait le supposé" "Coup d'Etat du 18 Fructidor An 5 (4 septembre 1797)", car l'intervention militaire "parisienne", commandée par Augerau, avait été effectuée à la demande expresse du triumvirat à la tête du Directoire, alors que les Chambres, qui étaient majoritairement royalistes, ne cachaient pas leurs intentions de "reprendre le pouvoir'".
Laissons s'écouler quelques décennies pour en arriver au 4 septembre 1970, jour où, alors, s'était déroulé un coup d'état purement politique, alors que Napoléon III était prisonnier des "Prussiens" depuis le 31 août précédent et qu'il est vrai aussi que l'armée française était défaite ou au mieux assiégée dans Metz, Strasbourg, etc. Le 4 septembre 1870, qui avait amené les "Républicains" au pouvoir, ce qui restait de l'armée française n'avait pas bougé un cil. Près de quatre-vingt ans, alors, de surveillance politique constante sur ses éventuels "volontés" d'intervention nationale, l'avait amené à ne pas contester l'autorité politique mise en place, quelque était sa "couleur";
Après la défaite militaire de mai-juin 1940 et par la "force de l'habitude", le personnel de l'armée française d'active s'était contenté de se conformer aux ordre soigneusement prescrits par sa hiérarchie, qui, pour l'essentiel, s'était empressée de faire allégences aux consignes édictées par le"Maréchal", qui était, lui-même, à l'époque, l'emblème vivant de la "résistance militaire française" à Verdun, en 1915-1918!
De fait, à dater de juin 1940, la plus haute hiérarchie militaire française s'était alignée très vite sur les décisions du Maréchal Pétain, vainqueur très honoré de la Der des Ders! En face, on n'avait qu"un officier supérieur, Charles De Gaule, nommé provisoirement "général de brigade", quelques colonels, comme Leclerc, voire un amiral, comme Thierry d'Argenlieu, sorti de son monastère carme, où il avait été ordonné prêtre en 1925!
Plus compliqué, tu meurs!
