Le 15 mai, la plupart des opérations entreprises par l'armée française échouent :
- les contre-attaques de la 1e DCR au nord et de la 3e DCR au sud. Elles n'auraient pu, de toute façon, rétablir la situation, les zones allemandes de franchissement de la Meuse étant maintenant trop étendues ;
- le repli de la 9e armée sur la position intermédiaire (voir carte du post 172) ; elle se replie (ou déroute ?) sur la position frontière ;
- la mission de liaison 2e-9e armées du DA Touchon, qui ne dispose de pratiquement aucun moyen. Touchon va finalement se replier sur l'Aisne et rompre la liaison avec la 9e armée.
Au nord, le GA 1 ramène sa droite sur Charleroi puis Maubeuge pour s'aligner sur la 9e armée.
Au sud, la 2e armée tient bon sur le flanc de la percée allemande.
Pendant ce temps, les Allemands progressent en direction de l'ouest, rencontrant parfois des centres de résistance, qu'il contournent si besoin, parfois des unités en plein repli.
Les réserves, provenant du GQG (déjà en cours de transport pour la plupart) ou prélevées sur le GA 2 vont être utilisées pour une nouvelle course à la mer, le long de l'Aisne, et de la Somme, parallèlement à la progression allemande.
Le 16 mai, d'une certaine manière, Gamelin dit la vérité : il n'a plus de réserves sous la main.

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