JARDIN DAVID a écrit:Que veux-tu, Fronto, c'est que j'ai une "certaine idée de la labellisation", avec le souci d'indépendance vis à vis d'une internationalisation qui nous mine et finalement nous tue à petit feu ...
Je n'ose penser à la multitude d'études et autres rapports financés par nos impôts, avec le recours nécessaire à un cabinet conseil en stratégie anglo-saxon, fin connaisseur des méandres (et des patrons) de l'UNESCO.
JD
Pour "plussoyer" dans le sens de la réponse de JD, nous en sommes rendus, sur notre territoire national français, à devoir attendre un (hypothétique) et possible "classement" historique ou autre par un organisme "cosmopolite", l'UNESCO, qui demeure, pour partie, depuis 1945, à New York, au sein de la structure de l'ONU, ainsi qu'à Genève.
Nous n'avions, précédemment, pas besoin de cette "usine à gaz" internationale pour entretenir, dans le cadre de la "mémoire nationale", certains sites de combats, considérés comme particulièrement "essentiels". Ainsi, à quelques kilomètres de mon domicile, il existe le site des combats du 6 août 1870, qui avait vu, ce jour-là, l'affrontement des forces françaises commandées par Mac-Mahon, en gros l'équivalent d'une corps d'armée, qui, au fil de la journée s'était retrouvé à devoir combattre face à une "Armée" - dans le courant de l'après-midi du 6 août, il n'y avait, au mieux, côté français, qu'une petite"trentaine de milliers d'hommes", face à une armée "prussienne", qui, au fil des heures et des jonctions d'unités, avait fini par concentrer, sur le champ de bataille, pas loin de 85 000 à 90 000 hommes!
Bref, passons, mais à la toute fin du XIXème siècle, les autorités allemandes et françaises s'étaient entendues pour ériger des monuments commémoratifs, sur les sites de combats de Wissembourg et de Froeschwiller, inaugurés en 1901 ; certes, les Allemands, alors, "maitres du terrain" avaient alors construits des monuments "volontairement" de plus grande taille, mais la volonté des deux Nations était avant tout d'immortaliser ces combats "mortifères".
Il n'existe pas de cimetières militaires, dignes de cenom, car, à l'époque, la population locale s'empressait d'aménager des "fosses communes", sans distinction de nationalité, afin de limiter les risques d'épidémies que pouvait générer la décomposition des corps exposés en "plein air"!
Vous constaterez qu'on était, alors, très éloigné des décisions "internationales" décrétées, désormais, par l'UNESCO et un aimable aréopage de "planqués très-très bien payés"... ce, sans parler des nombreuses décisions et interventions pondues par le Conseil de l'Europe, le Parlement Européen ou la Cour des Droits de l'Homme, qui, elle, ne siège uniquement qu'à Strasbourg!