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La campagne de Guadalcanal : Août 1942-Février 1943

Moins connue que les batailles du front Européen, la guerre du Pacifique n'en reste pas moins tout autant meurtrière et décisive dans la fin de la seconde guerre mondiale.
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Re: La campagne de Guadalcanal : Août 1942-Février 1943

Nouveau message Post Numéro: 151  Nouveau message de NIALA  Nouveau message 23 Juil 2026, 14:14

Merci pour ces renseignements effectivement les LCM 2 US pouvaient transporter une charge de 13, 5 t soit juste le poids d'un stuart, et les Daithatsu japonais 15 t , on est bon, quoique limite, on ne dit pas combien sont tombés à l'eau. :?:
Cordialement

Alain

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Re: La campagne de Guadalcanal : Août 1942-Février 1943

Nouveau message Post Numéro: 152  Nouveau message de Dog Red  Nouveau message 23 Juil 2026, 15:26

NIALA a écrit:Il manque il me semble un élément important en 1942, aussi bien du coté américain que du coté japonais les navires de débarquement étaient balbutiants pour ne pas dire inexistants ou en devenir, ...


Le Marine Corps se lance dans les opérations amphibies dès les années '20.
Dans la décennie suivante, le développement de barges de débarquement est étudié et mis en oeuvre (la célèbre société Higgins et sa barge emportent le marché en 1938. La barge ne possède pas encore de rampe de proue mais celle-ci sera bientôt copiée en 1941... ....sur ce que font les Japonais !). Le LVT "Alligator" est validé en 1938, 500 sont commandés en 1941.
(cf. AUBIN, N., Les Marines, pp.114-16)

Image
Un Alligator aborde une plage de Guadalcanal en 1942 (https://www.worldwarphotos.info/gallery ... e_vignette)

Image
Des LCPs lors du débarquement du 7 août 1942 ; ils ne sont pas encore dotés de rampe de proue, les hommes sont obligés d'escalader le bord pour débarquer.
(https://www.ospreypublishing.com/us/osp ... gust-1942/)

Image
Les célèbres filets permettant de descendre dans les barges depuis les navires de transport ont été conçus par le Corps des Marines durant les années '30.
(https://dannoorlander.org/guadalcanal.php)
Image
Hommage à l'Ardenne de Philippe JARBINET

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Re: La campagne de Guadalcanal : Août 1942-Février 1943

Nouveau message Post Numéro: 153  Nouveau message de pierma  Nouveau message 25 Juil 2026, 14:25

la rampe de proue "copiée sur ce que font les Japonais", j'adore. ::super::

Souvent la solution évidente met du temps à sortir de l'habitude. (Américains et Anglais mettront également du temps pour se dire qu'on peut AUSSI charger une barge sur une plage, rampe abaissée.)

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Re: La campagne de Guadalcanal : Août 1942-Février 1943

Nouveau message Post Numéro: 154  Nouveau message de NIALA  Nouveau message 25 Juil 2026, 15:32

A ce propos j'avais traité le sujet des chalands japonais ici : viewtopic.php?f=50&t=57469&hilit=daihatsu&start=50
Cordialement

Alain

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Re: La campagne de Guadalcanal : Août 1942-Février 1943

Nouveau message Post Numéro: 155  Nouveau message de coyote  Nouveau message 26 Juil 2026, 14:14

La Campagne de Guadalcanal

Août 1942 - Février 1943

7ème partie

la Bataille du Cap Espérance

*****

Au cours de la dernière semaine de septembre et la première d’octobre, les Allers-retours du « Tokyo Express » acheminèrent des troupes de la 2ème division d’infanterie japonaise vers Guadalcanal.
Entre-temps, le commandant de l’USAAF dans le Pacifique Sud, Le Lt Général Millard Fillmore Harmon parvient à décider le vice-amiral Robert Lee Ghormley de renforcer les troupes stationnées à Guadalcanal (au cas où les Alliés compteraient défendre l’île contre une prochaine attaque japonaise).

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Mouvements nocturnes des flottes japonaises et américaines

Le 8 octobre, les 2 837 hommes du 164ème régiment d’infanterie de la 23ème division d’infanterie américaine embarquent sur des navires en Nouvelle-Calédonie à destination de Guadalcanal. L’arrivée est prévue pour le 13 octobre. Afin de protéger ce convoi de transport de troupes, Ghormley ordonne à la Task Force 64 (composée de quatre croiseurs et cinq destroyers de l’escorter afin d’intercepter et de détruire tout navire japonais qui se trouverait vers Guadalcanal, ou menacerait l’arrivée du convoi.

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Le vice-amiral Ghormley

L’état-major de la 8ème flotte du vice-amiral Gunichi Mikawa organise un important convois du « Tokyo Express » pour la nuit du 11 octobre. Deux navires transports d’hydravions et six destroyers sont prévus pour acheminer vers Guadalcanal 728 soldats, ainsi que de l’artillerie et des munitions.

LA 8ème flotte japonaise basée à l’origine à Rabaul (en Nouvelle-Bretagne) et à Kavieng (en Nouvelle-Irlande), comportait cinq croiseurs lourds (le « Chōkai », de la classe « Takao », comme navire amiral, et l’« Aoba », le « Kinugasa », de la classe « Aoba », le « Kako », et le « Furutaka », deux croiseurs légers
(le « Tenryū » et le « Yubari ») ainsi que quatre destroyers.
Image
Le croiseur lourd "Chökai"


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Le contre-amiral Aritomo Gotö

Au même moment, trois croiseurs lourds et deux destroyers, placés sous le commandement du contre-amiral Aritomo Gotō, reçoivent pour mission d’aller bombarder Henderson Field. La flotte impériale est munie d’obus explosifs spéciaux, qui ont pour but de détruire la « Cactus Air Force » ainsi que les infrastructures de l’aérodrome.

De leur côté, les Alliés avaient reçu pour mission d’intercepter toute action de ravitaillement par le « Tokyo Express » envers Guadalcanal. Les Japonais quant à eux , ne s’attendaient aucunement à rencontrer des forces navales alliées cette nuit-là !

Vers minuit, les bâtiments américains repèrent sur leurs écrans radars, les forces du contre-amiral Aritomo Gotō entre les îles de Savo et de Guadalcanal. Le groupe naval de l‘amiral Scott se trouve en position de
« barrer le T » à la formation de Gotō, qui ne se doute de rien.
C'est alors qu'un malentendu s'est produit dans la nuit du 11 octobre 1942, malentendu 'bénéfique' puisqu'il permis aux États-Unis de remporter la bataille !
À 23 h 32 ce soir-là, le radar de l'USS "Helena" (CL-50) détecta trois croiseurs lourds japonais, l'Aoba, le Kinugasa et le Furutaka ainsi que les destroyers Fubuki et Hatsuyuki. Les radars américains suivirent la formation japonaise escortant un convoi de ravitaillement. À 23 h 45, le capitaine Gilbert C. Hoover, à bord de l'USS "Helena" envoya un message fatidique à l'amiral Scott : «Interrogatory Roger» demandant ainsi l'autorisation d'ouvrir le feu. La réponse de Scott, « Roger », était censée accuser réception de la demande. Mais « Roger » était également utilisé pour accorder l'autorisation de tirer ! (*)
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Captain Gilbert C. Hoover

En conséquence, Hoover à 11 h 46 ouvrit le feu avec ses quinze pièces de 152 mm. D'autres navires américains ouvrirent également le feu, et l' »Aoba » navire amiral de la flotte japonaise, encaissa le plus gros des tirs américains qui coulera un croiseur et un destroyer japonais, causant d’importants dégâts à un autre croiseur. L’amiral Gotō est tué, et le reste des navires de guerre japonais doit renoncer à sa mission et battre en retraite.
Durant le combat, l'USS "Duncan" ( DD-485), destroyer américain sera toutefois coulé, tandis qu’un croiseur et un autre destroyer subiront de graves dommages.

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L'USS "Duncan" qui sera perdu lors de la bataille

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Le croiseur léger USS "Helena" (CL-50) sera coulé le 6 juillet 1943


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Lors de la bataille du cap esperance l’USS Helena possédait deux catapultes sur la plage arrière
deux ‘Kingfisher’ qui remplacèrent les Curtiss SOC ‘Seagull’ que l’on voit ici, Ils n’eurent aucun rôle pendant les affrontements nocturnes.


Le convoi de la 8ème flotte japonaise parviendra malgré tout, à remplir avec succès sa mission de débarquement à Guadalcanal. Il débute son retour sans avoir été intercepté par les navires du contre amiral Norman Scott,
Dans la matinée du 12 octobre, quatre destroyers japonais du convoi d’approvisionnement reviennent cependant pour renforcer la retraite des navires endommagés de Gotō. Deux de ces destroyers retirés des opérations de Henderson Field seront coulés plus tard dans la journée par la « Cactus Air Force ». Finalement, le convoi allié parviendra à Guadalcanal comme prévu le lendemain, et acheminera avec succès sa cargaison de matériels et d’hommes.
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Le contre-amiral Norman Scott

Norman Scott avait remporté une victoire tactique grâce à cette méprise dans les communication, mais les Japonais débarquèrent tout de même leurs renforts cette nuit-là. Dans la nuit du 13 octobre, les cuirassés Kongo et Haruna lancèrent un bombardement dévastateur sur Henderson Field, mais ne purent empêcher l'arrivée des renforts américains.

(*) Pendant la bataille, « Roger » signifiait simplement « message reçu ». En revanche, dans le contexte des combats navals de nuit, ce mot pouvait implicitement se traduire par « reçu, je poursuis immédiatement l'action sans autre échange radio », ce qui lui donnait une portée pratique plus large que sa définition règlementaire,

La victoire du cap Espérance (**) redonna du moral à la marine américaine après le désastre subi lors de la bataille de l'île de Savo du mois d’août.

Cet affrontement nocturne fit 163 tués côté américain et environ 400 côté japonais.
***


(**) L'origine du nom remonte au XIXᵉ siècle, lorsque les îles Salomon ont été explorées et cartographiées par des navigateurs britanniques. Le cap fut baptisé "Cape Esperance" en l'honneur du navire britannique HMS Esperance, qui participa aux relevés hydrographiques de la région. Le mot Esperance vient lui-même du français « espérance »

(Cette 7ème partie n'est peut être pas sans erreur, merci de vos commentaires et contributions)


Toujours à suivre...

https://www.history.navy.mil/research/l ... -1942.html
https://jeanmarieborghino.fr/guadalcanal/ * texte ci-dessus
https://www.secondeguerre.net/articles/ ... canal.html
Historia magazine 58 Vol 4
https://en.wikipedia.org/wiki/Gilbert_C._Hoover
En 1944, les Français étient malheureux, maintenant ils sont mécontents, c'est le progrès ! CdG

Bernard

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Re: La campagne de Guadalcanal : Août 1942-Février 1943

Nouveau message Post Numéro: 156  Nouveau message de NIALA  Nouveau message 26 Juil 2026, 14:24

CL50 HELENA 1943 7 6  tirant juste avant de couler torpillé 0405009.jpg
CL50 HELENA 1943 7 6 tirant juste avant de couler torpillé 0405009.jpg (33.24 Kio) Vu 484 fois


Le croiseur léger CL50 Helena tirant le 6 juillet 1943 juste avant d'etre torpillé.
Cordialement

Alain

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Re: La campagne de Guadalcanal : Août 1942-Février 1943

Nouveau message Post Numéro: 157  Nouveau message de NIALA  Nouveau message 26 Juil 2026, 14:37

USS_Nicholas_(DD-449)_transfers_surviors_from_the_sunken_USS_Helena_(CL-50),_7_July_1943.jpg
USS_Nicholas_(DD-449)_transfers_surviors_from_the_sunken_USS_Helena_(CL-50),_7_July_1943.jpg (93.85 Kio) Vu 462 fois

Les survivants du croiseur CL50 Helena a bord du destroyer DD449 Nicholas le 7 juillet 1943 qui les a repechés.
Cordialement

Alain

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Re: La campagne de Guadalcanal : Août 1942-Février 1943

Nouveau message Post Numéro: 158  Nouveau message de coyote  Nouveau message 26 Juil 2026, 14:46

Cette photo est impressionnante.
Je m'étonne toujours de voir dans de tels moment qu'on ait eu le temps de faire des photos.
'Helena a surement mis un certain temps avant de sombrer. Ca parait évident.
En 1944, les Français étient malheureux, maintenant ils sont mécontents, c'est le progrès ! CdG

Bernard

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Re: La campagne de Guadalcanal : Août 1942-Février 1943

Nouveau message Post Numéro: 159  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 26 Juil 2026, 15:25

Bonjour Bernard,
Si l’on peut en croire la source, l’arrière du navire coula 22 minutes après l’explosion de la torpille et la proue du navire resta par bonheur à la surface pour le sauvetage des marins qui y sont restés accroché, pendant 30 minutes les destroyers, USS Nicholas et USS Radford, ont repêché les survivants de l'Helena
https://fr.wikipedia.org/wiki/USS_Helena_(CL-50)
Bien cordialement
Prosper ;) ;)
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Re: La campagne de Guadalcanal : Août 1942-Février 1943

Nouveau message Post Numéro: 160  Nouveau message de NIALA  Nouveau message 26 Juil 2026, 15:39

Pour ceux que cela interesse, le naufrage du croiseur CL50 Helena et le sauvetage de l'équipage:

À 2 h 03, Ainsworth ordonna à ses navires de virer à tribord pour engager le second groupe de destroyers. Peu après, trois torpilles du Suzukaze ou du Tanikaze frappèrent l' Helena sur bâbord , lui infligeant de graves dommages. La première torpille frappa à environ 46 mètres de la proue , à hauteur de la tourelle la plus avancée, à environ 1,5 mètre sous la ligne de flottaison . Elle provoqua une violente explosion, probablement due à la détonation d'un magasin de munitions. Le souffle détruisit la tourelle n° 1, ouvrit la coque presque jusqu'à la quille et sépara la proue du reste de la coque. Le reste de la coque commença à s'inonder lorsque la force de l'explosion fit s'effondrer les cloisons sous la tourelle n° 2. Malgré les graves dégâts causés par la première torpille, les canons principaux arrière continuèrent de tirer et le navire n'était pas encore irrémédiablement endommagé. Elle a pu continuer à naviguer à 25 nœuds malgré l'augmentation de la traînée.

Deux minutes après le premier impact de torpille, les deuxième et troisième torpilles frappèrent le navire coup sur coup, bien plus bas dans la coque que la première, jusqu'à 4,6 mètres sous la ligne de flottaison. À cette profondeur , le blindage de ceinture du navire aurait pu atténuer les dégâts. Ces torpilles frappèrent plus à l'arrière, dans les compartiments machines, brisant la quille, inondant les salles des machines et des chaudières avant, et perçant les cloisons étanches, permettant à l'eau de pénétrer dans la salle des machines arrière. L'inondation immobilisa les moteurs et priva le navire d'électricité. Une autre brèche béante s'était ouverte dans la coque, aggravant l'inondation causée par le premier impact. Il devint vite évident que l'Helena ne pourrait pas survivre à ces coups, et deux minutes après le troisième impact, Cecil donna l'ordre d'abandonner le navire. Il resta sur la passerelle avec un signaleur qui tenta en vain de lancer un message de détresse à l'aide d'une lampe torche . Cecil ordonna ensuite à un autre homme de jeter par-dessus bord des documents classifiés avant d'ordonner également l'évacuation de ceux qui se trouvaient encore sur la passerelle.


La quille ayant été brisée par le deuxième et le troisième impact, les poutres soutenant la coque commencèrent à se déformer, provoquant l'effondrement de toute la structure au milieu du navire et la rupture de la coque en deux. Le tiers central du navire coula rapidement, mais la proue et la poupe restèrent à flot un certain temps avant que l'eau ne les fasse se redresser. Ainsworth et les capitaines des autres navires ne réalisèrent pas immédiatement que l'Helena était hors de combat, en raison du changement de cap, de la confusion générale due à l'épaisse fumée et aux tirs nourris pendant la bataille, et du fait que l'attention était principalement portée sur le second groupe de destroyers japonais qui approchait. Au cours de l'engagement qui suivit, plusieurs destroyers japonais furent touchés et contraints de se retirer, après quoi Ainsworth tenta de réorganiser sa flotte vers 2 h 30. Il comprit rapidement que l'Helena ne répondait pas aux messages radio et ordonna à ses navires de partir à la recherche du croiseur disparu. À 03 h 13, le radar du Radford a détecté un contact à environ 5 000 yards (4 600 m) . Le destroyer s’est rapproché et a confirmé qu’il s’agissait de la proue de l’Helena pointant vers le haut, hors de l’eau.


Ainsworth ordonna à Radford de commencer immédiatement les recherches de survivants et, peu après, chargea Nicholas de se joindre à l'opération de sauvetage. Il ordonna aux destroyers de se rendre aux îles Russell avant l'aube afin d'éviter une attaque aérienne japonaise. Les deux destroyers restants escortèrent Honolulu et St. Louis lors de leur retrait, par crainte d'une riposte aérienne japonaise. Près de mille hommes se trouvaient à l'eau, agrippés à des radeaux de sauvetage, attendant d'être secourus par les destroyers, qui les atteignirent à 3 h 41. Certains hommes avaient emporté des lampes de poche en abandonnant l'Helena pour signaler leur position aux destroyers. Tandis que les destroyers se mettaient en position, leurs équipages installèrent des filets sur les flancs pour permettre aux survivants de remonter. Mais peu après le début des opérations de sauvetage, les opérateurs radar du Nicholas détectèrent un contact approchant à grande vitesse ; le navire et Radford interrompirent alors l'opération de sauvetage pour se préparer à engager le Suzukaze et le Tanikaze , qui avaient tous deux mis le cap au nord-ouest pour recharger leurs tubes lance-torpilles après avoir torpillé l'Helena . Ils étaient retournés au sud-est pour rechercher Niizuki, mais après avoir échoué à la localiser, ils se sont retirés, étant arrivés à moins de 13 000 yd (12 000 m) de Nicholas .

Les destroyers japonais ayant quitté les lieux, le Nicholas et le Radford reprirent les opérations de sauvetage à 4 h 15. Ils mirent leurs baleinières à l'eau pour participer aux recherches de survivants. À 5 h 15, leurs radars détectèrent l'approche de l'Amagiri , qui recherchait également le Niizuki lorsque les guetteurs aperçurent les deux destroyers américains. L'Amagiri fit volte-face, imité par le Nicholas et le Radford . Les deux navires lancèrent des torpilles l'un sur l'autre avant de se rapprocher et d'engager le combat au canon. L' Amagiri rompit ensuite le combat et se replia vers l'ouest. Durant ce bref affrontement, les baleinières poursuivirent leurs recherches de survivants du Helena . Vers 6 h, les destroyers étaient de retour, mais un autre contact radar – le Mochizuki – les obligea à repartir. Une courte escarmouche à longue distance ne donna aucun résultat, si ce n'est de retarder davantage les opérations de sauvetage. Suite à l'ordre d'Ainsworth d'éviter d'être interceptés par l'aviation japonaise et alors que le jour approchait à grands pas, Nicholas et Radford se retirèrent, laissant quatre de leurs baleinières sur place pour aider à transporter des hommes vers les positions américaines en Nouvelle-Géorgie. Au cours des opérations nocturnes, Nicholas avait recueilli 291 hommes tandis que Radford en avait secouru 444.

Cecil, qui avait survécu au naufrage et avait refusé d'être embarqué à bord d'un destroyer, prit le commandement des baleinières restées sur place. Il supervisa le chargement de trois d'entre elles (la quatrième, dont le gouvernail était brisé, était inutilisable) afin d'éviter toute surcharge et tout chavirement , et dirigea leur sortie du golfe. Chaque baleinière tirait un radeau. Cecil chercha à éloigner la flottille de Kolombangara, occupée par les Japonais, pour éviter d'attirer les tirs ennemis. Après avoir navigué une grande partie de la journée, les embarcations atteignirent enfin une plage que l'on pensait proche des lignes américaines. Elles s'approchèrent donc au plus près du rivage et les hommes gagnèrent la terre ferme à pied. Ils avaient débarqué à Menakasapa , une petite péninsule au nord-ouest de la Nouvelle-Géorgie, à une dizaine de kilomètres au nord des lignes américaines. Les hommes y passèrent la nuit, car il était trop tard pour tenter de traverser la jungle dense. Entre-temps, deux autres destroyers, le Woodworth et le Gwin, arrivèrent dans le golfe de Kula tôt le matin du 6 juillet pour rechercher des survivants de l'Helena . Ils ratissèrent les eaux à l'embouchure du golfe avant que des observateurs à bord des destroyers n'aperçoivent les hommes sur la plage. Le Gwin s'approcha au plus près de la plage à 7 h 45, tandis que le Woodworth couvrait son approche. Après avoir incendié les baleinières, les survivants de l'Helena — 88 hommes au total — furent recueillis par le Gwin et arrivèrent à Tulagi à 15 h 20 ce même jour.

Un nombre important d'hommes se trouvaient encore dans l'eau ; quelques radeaux de sauvetage étaient toujours présents dans la zone, tandis que d'autres avaient grimpé sur la proue encore flottante ou s'étaient accrochés à des débris flottants. Un bombardier lourd B-24 Liberator survola la zone à basse altitude à la recherche de survivants et son pilote signala avoir aperçu les hommes qui avaient grimpé sur la proue flottante, ainsi que d'autres groupes dans l'eau. Le bombardier largua également trois radeaux de sauvetage, dont l'un coula. Les survivants subirent des conditions terribles en mer : peu de provisions, aucun abri contre le soleil et aucune chaleur la nuit lorsque les températures chutaient brutalement. Au fil de la journée, un groupe d'une cinquantaine d'hommes prit deux radeaux pour tenter de rejoindre Kolombangara, mais le courant se révéla trop fort. Les groupes d'hommes commencèrent à se séparer ; les hommes d'un des radeaux improvisèrent une voile pour tenter de rejoindre Vella Lavella , l'île suivante à l'ouest de Kolombangara. D'autres groupes d'hommes furent entraînés là par le courant ; lorsque les hommes atteignirent le récif corallien qui entourait l'île le 8 juillet, ils furent accueillis par des habitants qui les aidèrent à rejoindre le rivage et à entrer en contact avec le poste de surveillance côtière .

Les observateurs côtiers organisèrent une opération de secours pour mettre les hommes à l'abri à l'intérieur des terres, afin d'éviter la garnison japonaise et les patrouilles qui sillonnaient régulièrement les zones côtières. Les habitants des îles Salomon rassemblèrent les groupes d'hommes à mesure qu'ils débarquaient entre la fin du 7 et le début du 8 juillet et en conduisirent une partie – 104 au total – chez un marchand chinois à l'intérieur de l'île. D'autres furent rassemblés en deux points différents de l'île pour les cacher aux Japonais ; ces deux groupes comptaient respectivement 50 et 11 hommes. Les observateurs côtiers contactèrent leur supérieur à Guadalcanal et l'informèrent de la situation sur l'île. L'état-major de Turner sur place commença immédiatement à planifier une opération de sauvetage, mais le nombre d'hommes à récupérer sur une île occupée par l'ennemi compliquait l'opération, car les méthodes habituelles, par sous-marin ou vedette lance-torpilles , ne permettaient pas d'accueillir les 165 hommes de Vella Lavella. Ils optèrent donc pour l'évacuation des hommes à l'aide de deux transports de destroyers, escortés par huit destroyers. Les forces navales alliées n'avaient pas encore pénétré jusqu'à Vella Lavella pendant la campagne, ce qui les amenait dangereusement près des puissantes forces navales et aériennes japonaises.
Cordialement

Alain

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