Je ne me lasse pas de faire le tour des détails de ce cliché.

Au demeurant, on dirait un peu les occupants d'un poulailler qui viennent de dénicher un couteau!... mais bon!
Je plussoie à la remarque d'Alfred,à propos de la tenue de la Sten, arme réputée pour son manque de sureté de fonctionnement; il y a juste en dessous, un pompier, armé , lui-aussi, d'une Sten, qui risque fort, à l'instar des chasseurs de canard de Robert Lamoureux, d'en prendre plein les pieds ou plein les fesses!
Cette pièce d'artillerie, même tractée-motorisée, ne disposait pas d'un circuit d'air comprimé pour actionner ses deux freins à tambours.; il y avait systématiquement, à l'arrière du tracteur ou de l'avant-train hippomobile, un préposé au tire-frein, qui actionnait le câble dans les descentes et lors des arrêts. Là, j'ai beau chercher, je ne vois la trace du moindre câble de tire-frein tenu par l'un des occupants du plateau du tracteur - peut-être un tracteur semi-chenillé SOMUA, mais cà pourrait bien être également un tracteur
Sd.Kfz. 11 (3 ton.) "à plateau" et cabine partiellement en bois (si, si), produit à dater de fin 1943 -.
S'il y avait la moindre pente à l'entrée du porche de la Préfecture de Police de Paris, une fois la pièce découplée du tracteur et, dans l'hypothèse où ses freins n'avaient pas été préalablement serrés, ses "nouveaux propriétaires" risquaient fort d'avoir une (très) mauvaise surprise avec ses 1,8 tonnes "libérées"!
Certes, on ne peut nier le courage personnel patriotique dont avaient alors fait preuve ces combattants bien souvent à "la petite semaine", mais ils n'auraient eu aucune chance, face à des troupes régulières décidées et bien commandées. Ce n'était pas le cas côté allemand, car les dernières troupes de la garnison du "
Groß Paris", encore présentes, étaient censées sécuriser, au mieux, les sorties de la capitale avec des moyens à la fois insuffisants et inadaptés pour soutenir des combats urbains. L'entrée des troupes de l'avant de la 2ème DB, dans la banlieue puis le centre de la capitale leur avait, aussi, vulgairement dit, "sauvé les fesses".
J'ai surement tort, mais cà évoque chez moi le soulèvement urbain tchèque, dans les tous premiers jours de mai 1945, alors que la Wehrmacht ne cherchait qu'à retraiter le plus à l'ouest possible pour échapper aux Soviétiques et effectuer sa reddition aux forces alliées (qu,i selon les accords, s'étaient arrêtées, l'arme au pied, à la frontière autrichienne); les partisans tchèques avaient eu beau avoir l'aide (pour le moins étonnante) de l'armée Vlassov, ils s'étaient globalement retrouvés face à des troupes, qui même épuisées et démoralisées, en avaient "ras le fion" de ces insurrections "populaires" tardives, qui lui barraient la route de la retraite. La légende "tchécoslovaque" veut leur attribuer tout le succès, mais, réalité, ils avaient, dès lors, enregistré de sévères revers. Leur "succès" n'avait été dû qu'a l'ordre général de déposer les armes transmis à la
Wehrmacht, le 8 mai 1945, et l'arrivée, dans le sillage des dernières troupes allemandes en retraite, des unités de l'Armée Rouge.
Je vais surement être considéré comme un "indécrottable" cynique, mais les Tchèques n'avaient alors fait que troquer un régime dictatorial, celui du III.Reich, contre un autre, le règne de "l'Empire communiste-"socialiste" Soviétique", qui s'était rapidement installé dès 1947, pour leur serrer soigneusement le "kiki", jusqu'en 1989-1990!
