Post Numéro: 10
de FreedomHi
06 Mai 2021, 02:15
Loïc a écrit:D'où sort cette rocambolesque histoire de "Sénégalais" et "Espagnols du camp des Pyrénées" (??!) comme derniers défenseurs du Périgord et du salut de la France
?? Les soi-disants Espagnols des camps pyrénéens ne sont plus dans les camps pour la plupart sinon dans l'agriculture ou l'industrie distribués aux quatre points cardinaux du territoire dans l'économie Française, au mieux nombreux dans les compagnies de travailleurs, donc une main d'oeuvre civile non armée...
pour les militaires, une minorité, s'agit-il du camp de Septfonds et du Dépôt des RMVE? Mystère et boule de gomme, en aucun cas ce Dépôt est exclusivement espagnol
d'autre part ce quart sud-ouest est justement l'endroit où est TRES LARGEMENT repliée le gros de l'Armée Française et il y'a de nombreuses Divisions ou reliquats de troupes dans ce secteur
donc bien loin de se limiter ou déléguer la défense aux seuls Sénégalais des 101e à 112e BTS du camp de Souge
il serait intéressant de "sourcer" cet Ordre de Bataille "hispano-sénégalais"
on dirait presque du "ouate-if" en plus "le 29 juin" l'Armistice prend effet le 25 aprés Minuit
Perplexes Salutations
Loïc Lilian
Bonjour Loïc,
Merci beaucoup pour votre réponse détaillée
Je trouve la référence dans ce site web :
https://www.1940lafrancecontinue.org/fo ... a240fc8305Et il est mentionné "
29 juin....
Sud-Ouest
L’appel aux Espagnols a permis de recruter plus de 30 000 hommes, dans les camps mais surtout dans les Compagnies de Travailleurs Etrangers (CTE), en plus de dix mille engagés spontanés de septembre 1939 à mai 1940. Parmi ces hommes, un certain nombre… d’enfants, ou plutôt d’adolescents ayant triché sur leur âge, et même quelques femmes ! Les bataillons formés à la hâte sont équipés grâce aux armes des manufactures de Chatellerault, Tulle, Hendaye, Bayonne... au parc d’artillerie de Poitiers et aux munitions de l’ERG Mun. de Thouars (sans compter l’armement des Républicains espagnols eux-mêmes, mis sous séquestre lors de leur arrivée en France). Les premières unités de la Légion Étrangère ainsi formées prennent position sur la Charente et la Vienne. Les dernières vont occuper la ligne de défense de la Dordogne, qui doit couvrir Toulouse. En effet, on ne se fait guère d’illusions sur la solidité de la ligne d’arrêt définie le 23 juin.
Les défenseurs de cette première ligne d’arrêt sont renforcés par douze bataillons de tirailleurs sénégalais stationnés au camp de Souge à Bordeaux. Huit autres bataillons sénégalais, stationnés à Rivesaltes, vont se joindre aux Espagnols sur la ligne de la Dordogne. Ces unités expérimentées (22 000 hommes en tout) vont se voir distribuer 400 fusils antichars Boys fournis par les Britanniques et qui attendaient leur affectation dans différents dépôts, ainsi que plusieurs milliers de pistolets-mitrailleurs Thompson
"
Est-ce que j'ai mal compris quelque chose ? Et vous voulez dire que les bataillons sénégalais sont issus des BATS de l'indépendance ?
