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Que faisaient-ils en 1914-1918

Cette rubrique est consacrée uniquement aux Personnages les plus importants du conflit, militaires et/ou politiques.
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Re: Que faisaient-ils en 1914-1918

Nouveau message Post Numéro: 81  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 16 Aoû 2016, 21:05

D'ailleurs, dans le post n° 49 il est bien stipulé que:

Il faut dire que nous nous sommes attachés ici à montrer comment les grandes figures de la Seconde Guerre Mondiale ont combattu à des grades inférieurs ou comme simples soldats, durant la première guerre mondiale.


Bien amicalement et bonne fin de soirée
Prosper ;) ;)
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Re: Que faisaient-ils en 1914-1918

Nouveau message Post Numéro: 82  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 16 Aoû 2016, 21:16

Alphonse-Joseph Georges

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En août 1914, le chef de bataillon Georges sert à l’état-major de la II° Armée du général de Castelnau puis obtient enfin, début septembre, de pouvoir prendre un commandement dans la troupe. Il ne restera cependant que quelques jours à la tête de son bataillon du 122° régiment d’infanterie, car il est grièvement blessé le 11 septembre.
Après plusieurs semaines de soins puis de convalescence, Georges souhaite retrouver un commandement, mais Joffre ne l’entend pas ainsi : il n’est pas question qu’il retourne au front, il est trop précieux comme officier d’état-major et se retrouve à l’état-major de l'armée (EMA).
En octobre 1916, il obtient de pouvoir rejoindre l’armée d’Orient au poste de sous-chef d’état-major mais ne s’entend pas avec le général Sarrail. Il rentre en France en mars 1917, mais deux mois plus tard, Charles Jonnart, l’ancien gouverneur-général de l’Algérie qui se souvient du jeune officier prometteur qu’il a connu jadis, demande à ce que ce soit, non pas un officier général, mais le lieutenant-colonel Georges, qui assume la tâche de conseiller militaire dans la difficile mission qu’on vient de lui confier : déposer le roi de Grèce Constantin Ier, favorable aux Allemands. Le plan militaire échafaudé par Georges est une complète réussite ; le monarque doit quitter le pays.
De retour en France, Georges devient ensuite un des plus proches collaborateurs du maréchal Foch jusqu’en 1921, notamment comme chef du bureau des théâtres d’opérations extérieures. À ce titre, il prend une part déterminante à l’organisation de l’offensive que mène le maréchal Franchet d'Esperey à partir de Salonique en septembre 1918.

A l’automne 1934, il est désigné pour accueillir le roi Alexandre Ier de Yougoslavie, avec qui il a noué une solide amitié durant la Première Guerre mondiale, et qui doit débarquer à Marseille le 9 octobre. Malheureusement, quelques minutes après l’arrivée de la délégation yougoslave, un attentat survient sur la Canebière. Le roi est tué, tout comme le ministre Louis Barthou, et le général Georges grièvement blessé.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Alphonse_ ... e_mondiale

Bien amicalement
Prosper ;)
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Re: Que faisaient-ils en 1914-1918

Nouveau message Post Numéro: 83  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 21 Aoû 2016, 11:37

Jules Bastin (Général belge)

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Les mêmes qualités de courage, de sang-froid et d'audace que Jules Bastin montra pendant la guerre de 1914-1918 au cours de sa captivité et de ses évasions, se manifestèrent à nouveau dans la résistance et la formation de l'Armée secrète en 1940-1945. Il naquit le 23 mars 1889 à Roux, un petit village de la région de Charleroi où une plaque commémorative à sa mémoire fut inaugurée en 1947.
La carrière des armes attira Jules Bastin et, comme beaucoup de jeunes gens de province qui entrèrent à l'armée, il s'engagea à 17 ans dans une école régimentaire, celle du 13e de ligne à Dinant et s'y prépara à l'Ecole militaire où il entra en novembre 1907 à la 58e promotion d'infanterie et de cavalerie.
Il en sort sous-lieutenant en 1909 et est affecté au 3e régiment de Chasseurs à pied. Mais il est attiré par la cavalerie et obtient de suivre pendant deux ans les cours de l'école d'équi-tation d'Ypres.
Au terme de sa première année, le Commandant de l'Ecole le note ainsi : “ Bon officier, sérieux, dévoué et très allant, monte à cheval avec énergie et emploie les aides judicieusement, aborde franchement les obstacles... ” Il se classe dans le premier tiers de la promotion. Il suit ensuite les cours de l'Ecole d'infanterie à Beverloo et revient à Ypres pour terminer son Ecole d'équitation, dont le Commandant exprime le souhait de le voir revenir comme instructeur. Il reprend du service au 3e Chasseurs à pied, mais le 25 décembre 1913 son rêve se réalise, il passe au 1er Chasseurs à cheval à Tournai.
Possédant au plus haut point l'esprit cavalier fait d'audace, d'habileté, de maîtrise de soi et d'intrépidité, le moment approche où il va pouvoir déployer toutes ces belles qualités.

En août 1914, quand la guerre éclate, son régiment se trouve dans la région de Chaumont-Gistoux où il couvre la mise en place de la 6e Division d'armée. Le lieutenant Bastin est envoyé en reconnaissance au contact de l'ennemi. Le 16 août à Sart-Risbart, au cours d'une escarmouche, l'étendard du régiment est tombé aux mains de l'ennemi. Bastin, dans sa fougue irrésistible, rassemble quelques cavaliers volontaires et se porte vers l'ennemi pour reprendre l'emblème. Ses hommes se sacrifient sous le feu des
mitrailleuses et Bastin, blessé, est écrasé sous son cheval mort.
Voici comment il évoque cet épisode, un an plus tard, alors qu'il est en cellule
“ ... je revois la chevauchée sous le feu des mitrailleuses, le choc et la dégringolade du talus, à travers les rangs de mon peloton. Je revois la patrouille allemande venant se rendre compte des résultats du tir. Et puis c'est le transport, la cure de Sart-Risbart où je retrouve van Innis, l'ambulance, Hannut, l'hôpital de Bavière à Liège...
Il est soigné correctement par les services du front et évacué vers l'Allemagne où les blessés sont accueillis par les huées de la population que l'on a persuadée que les Belges avaient commis des atrocités sur les blessés allemands.
Pendant trois années, Jules Bastin va subir une captivité rendue plus dure par ses dix tentatives d'évasion, dont heureusement la dernière sera couronnée de succès.

Ces dix évasions, il va les raconter dans un livre qui paraîtra en 1936 chez Payot.
Dans la préface, le général français de Goys de Mézeyrac, président de l'Union française des évadés de guerre, s'exprime comme suit
“ Le journal du lieutenant Bastin, “ Mes dix évasions ”, nous offre un magnifique exemple de courage, de volonté, d'énergie, de persévérance.
A ces titres divers, il était nécessaire que ce journal ne sommeille pas plus longtemps dans les tiroirs personnels du jeune lieutenant devenu aujourd'hui colonel. Il fallait que la jeunesse puisse connaître cette lutte ardente livrée pendant plus de trois années par un officier prisonnier de guerre pour reconquérir sa liberté. Cette lecture est passionnante. Elle exalte chez le lecteur les plus nobles sentiments, elle est haute-ment éducatrice. Remercions donc l'auteur d'avoir rompu son silence, félicitons ceux qui surent le décider à publier son journal d'un évadé de guerre. ”
Et plus loin:
“ ... D'autres prisonniers sont animés par une âme plus ardente. Ils ont confiance dans la force morale et physique qui peut venir à bout de tous les obstacles, ils sont enflammés par la passion de reprendre la lutte pour la Patrie. Ceux-là sont obsédés par l'idée de l'évasion. Dès leurs premiers jours de captivité toutes leurs pensées, tous leurs rêves, tous leurs actes sont tendus vers ce but. Ils entraînent quotidiennement leur corps pour le durcir aux épreuves souvent extrêmes que comporte l'évasion. Ils familiarisent leur esprit avec le danger qu'il faut courir pour escalader le mur d'une prison encerclée de sentinelles, pour franchir une frontière garnie de fusils et de fils de fer barbelés, souvent électrifiés. Ah, qu'il paraît doux de rester dans la prison, quand dehors souffle la bise de l'hiver, quand il faudra marcher des centaines de kilomètres, coucher sans abri, à peine vêtu, sur le sol gelé, se réveiller claquant des dents et les membres glacés et tremblants.
Il faudra cheminer la nuit en évitant les routes, se jeter de forêts en forêts comme les bêtes. On sera traqué, on aura faim, on souffrira, on risquera sa peau. Ah oui, que la prison semble douce au moment de s'élancer ainsi à la conquête de la liberté
Que les chances de réussite paraissent infimes ! Et l'on hésite au moment de se lancer hors de la prison, sous le feu des sentinelles. Et la lâcheté, mauvaise conseillère, vous murmure doucement à l'oreille : Reste... ”
... “ en lisant Mes dix évasions, de Bastin, vous constaterez une bravoure inouïe, ajoutée aux calculs les plus perspicaces pour tromper l'adversaire et augmenter les chances.
Vous constaterez aussi que Bastin ne fut jamais un résigné, que toute sa vie de prisonnier ne fut qu'une lutte pour l'évasion. Qu'à peine capturé près du but, en dépit d'un découragement bien compréhensible, il se jure de recommencer sur-le-champ avec une ardeur accrue. Sa volonté, son énergie sont de fer. Dix fois il recommencera.
Il est admiré par tous ses camarades. C'est un entraîneur d'héroïsme.
http://www.freebelgians.be/articles/print.php?id=29

Amicalement
Prosper ;)
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Re: Que faisaient-ils en 1914-1918

Nouveau message Post Numéro: 84  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 04 Sep 2016, 10:31

Joseph Édouard Aimé Doumenc

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Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Aimé Doumenc est en poste dans le tout jeune Service Automobile où il est l’adjoint du commandant Girard, son directeur. Ce sera cependant la bataille de Verdun, qui se déclenche au début de l’année 1916 qui révèlera tout son sens de l’organisation. Contrairement à ce que l’on croit, le GQG français est bien au fait de la probabilité d’une attaque allemande d’envergure sur ce front. Ainsi, dès le 19 février 1916, une réunion des différents représentants des organes de transport est organisée à Bar le Duc. Doumenc y assiste lui aussi.


L'organisation de la "Voie Sacrée"

A la veille de la bataille, Verdun est reliée à l’arrière par trois voies de communication : une voie ferrée normale, un chemin de fer à voie étroite appelé « le Meusien » et la route départementale de Bar-le-Duc à Verdun. Devant l’exposition des voies ferrées aux tirs de l’artillerie lourde allemande et leur faible débit, force est de constater que la majeure partie du trafic devra emprunter cette unique route. C’est alors qu’intervient le capitaine Doumenc, qui affirme pouvoir transporter, au minimum, 2 000 tonnes de matériel et
12 000 hommes par jour avec les véhicules de son service. L’État-major soutenant ce projet, les préparatifs débutent sans attendre.
Immédiatement, il est décidé que la route longue de 75 kilomètres sera à double sens de circulation. Seuls les véhicules à moteur pourront l’emprunter ; les troupes à pied et les transports hippomobiles étant rejetés sur les chemins secondaires latéraux. De plus, pour ne perdre qu’un minimum de temps lors des opérations de chargement et de déchargement en gare, Doumenc développe un système faisant arriver les camions à l’instant précis où les trains arrivent. Ses consignes entrent en application le 22 février à midi, soit à peine plus de 24 heures après le déclenchement de la bataille. En moins de quatre heures, tous les véhicules non autorisés sont dégagés de la route et le lendemain, une division complète peut déjà être acheminée grâce à ce système. Pendant sept mois, 8 000 automobiles, dont 3 000 camions du Service Automobile, empruntent cet itinéraire désormais qualifié de « Voie Sacrée ».


Directeur du service automobile

Durant la bataille de Verdun, le Service Automobile a joué un rôle primordial et son organisateur en tire les lauriers. Il relate cet épisode dans son ouvrage en ces termes : « Verdun, […] a laissé dans le Service Automobile […] le souvenir impérissable d’une espèce d’aventure unique et grandiose. C’est que, pour la première fois alors, on parla de nous, et avec quels éloges ! Sans les automobiles, s’écria-t-on, c’en était fait de Verdun ! Il faut bien convenir que, pour des gens qu’on avait jusque-là ignorés ou méprisés, il y aurait eu de quoi perdre la tête ! Or, nous ne perdîmes pas la tête –je crois,- et la raison en est fort simple : c’est que, si Verdun donna tout à coup une notoriété très grande au Service automobile dans toute l’armée française pour nous c’était une simple constatation de la puissance de notre Service, que nous soupçonnions bien, et la réalisation d’idées dont on a vu, dans les chapitres précédents, la lente et progressive éclosion. » Fort de son succès à Verdun, Aimé Doumenc, nommé commandant, prend la tête du Service automobile en mars 1917. Il œuvre alors à la création de routes stratégiques comme par exemple celle de Saint-Quentin sur la Somme, en 1916 ou encore celle permettant le franchissement des Alpes, pour l’envoi de troupes alliées sur le front italien à partir de 1917. A côté de cela, on retrouve également le capitaine aux côtés du général Estienne au moment de la mise au point des premiers chars d’assaut, entre novembre 1916 et mars 1917. Il contribue notamment à l’élaboration des moteurs de ces engins d’un genre nouveau.


Au lendemain de la Grande Guerre

Au lendemain de la signature du traité de paix, Doumenc quitte l’armée pour tenter sa chance dans l’industrie. En 1925, il fait toutefois marche arrière et participe à la campagne, au Maroc et reprend sa brillante carrière sous les drapeaux. En 1938, il est ainsi nommé au Conseil Supérieur de la Guerre. L’année suivante, promu général d’armée, il dirige la délégation française missionnée pour obtenir une alliance militaire franco-soviétique mais il n’est pas en mesure de rivaliser avec les promesses faites par Joachim von Ribbentrop aux Soviétiques. Dès la signature du pacte germano-soviétique, Joseph Doumenc s’en retourne en France. En septembre 1939, il est à la tête de la défense anti-aérienne du territoire avant d’être nommé au poste de major-général au GQG en janvier 1940. Ses qualités le conduiront à recevoir les insignes de Grand officier de la Légion d’honneur le 14 août 1940. Il se retire de la vie militaire en 1942 Il meurt accidentellement dans les Alpes en 1948


https://www.polytechnique.edu/bibliothe ... -1880-1948
DELPLA François, Les papiers secrets du général Doumenc (1939-1940), Olivier Orban, 1992.
DOUMENC Aimé, Les Transports automobiles sur le front français 1914-1918, Plon, 1920.
SERTELET Romain, Joseph Doumenc, Organisateur de la « Voie Sacrée », février 2012,
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Re: Que faisaient-ils en 1914-1918

Nouveau message Post Numéro: 85  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 09 Jan 2017, 18:11

André Prételat, né André-Gaston Pettelat

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http://atf40.forumculture.net/t1911-general-pretelat

Première Guerre mondiale
Chef de l'état-major de la 70° division d'infanterie en 1915, il devient chef d'état-major du 33° corps d'armée en 1916, commandant du 159° régiment d'infanterie puis sous-chef d'état-major de la 4° armée en 1917, pour finir la guerre comme chef d'état-major de la 4°armée en 1918.

Seconde Guerre mondiale
Du 2 septembre 1939 au 1er juillet 1940, le général Prételat était le commandant du 2° groupe d'armées (GA2), qui comprit la 3° armée (général Condé), la 4° armée (général Requin) et la 5e armée (général Bourret), déployées le long de la ligne Maginot en Alsace-Lorraine (de Petit-Xivry près de Longuyon à Diebolsheim près de Sélestat).
C'étaient ses troupes qui menèrent du 9 au 14 septembre 1939 l'offensive de la Sarre.
En octobre 1939, le général Prételat entra en conflit avec le général Pennès, qui commandait la ZOAE (zone d'opérations aériennes Est, une subdivision de l'armée de l'Air), ce qui conduisit à la réaffectation de ce dernier.
Le 14 novembre 1939, Prételat fut placé dans la section de réserve (il a atteint la limite d'âge de 65 ans).
En mai 1940, son groupe d'armées était dans un premier temps épargné par les combats, qui se concentraient en Belgique et dans le Nord de la France, secteurs affectés au groupe d'armées n° 1 (GA1) du général Billotte. Le 17 mai, la 2° armée (général Huntziger), qui se battait à hauteur de Stonne mais fut séparée du GA1 par la percée de Sedan, fut rattachée au GA2.
Le GA2 devint une réserve d'où le grand quartier-général puisa progressivement des divisions pour reconstituer un front (surnommé "ligne Weygand") sur la gauche de Prételat le long de la Somme et de l'Aisne où était déployé le GA3. Le redéploiement du GA3 eut aussi comme conséquence le rattachement au GA2 à partir du 20 mai de la 8° armée (général Laure), déployée de Sundhouse (dans le sud du Bas-Rhin) jusqu'à Mouthe (dans le Doubs). Le 28 mai, la 4° armée fut retirée du front et du GA2.
Le 2 juin, Prételat rencontra le nouveau général en chef français, le général Weygand (qui remplaça Gamelin depuis le 19 mai), et envisageait l'abandon de la ligne Maginot ainsi qu'une retraite du GA2 vers le sud. Le 3 juin, Weygand créa le GA4, qu'il confia au général Huntziger, comprenant la 2e armée (sous les ordres du général Freydenberg) qui fut retirée du GA2 de Prételat. Le front sur la Somme était attaqué par les Allemands le 5 juin, puis celui sur l'Aisne le 9 : les GA3 et GA4 battaient en retraite à partir du 10 juin. Le 12 après-midi, Prételat reçut l'ordre de décrocher à son tour vers une ligne Loire – Doubs : le repli commença le 13 au soir, la plupart des équipages des ouvrages fortifiés furent laissés derrière. Mais les troupes françaises du GA2 (quatre armées, soit onze corps d'armée) furent rapidement encerclées par les forces allemandes motorisées (qui s'emparèrent de Pontarlier dès le 17 juin) : après des combats entre la Meuse et les Vosges, les différentes unités se rendirent entre le 21 et le 25 juin (date d'application de l'armistice du 22 juin 1940).
Prételat évita la captivité en sortant de la nasse avant l'encerclement total.
Sous le régime de Vichy, il exerçait du 10 septembre 1940 à janvier 1942 la fonction de président de la Commission d'examen des cas de déchéance de la nationalité française
https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A ... C3%A9telat
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Re: Que faisaient-ils en 1914-1918

Nouveau message Post Numéro: 86  Nouveau message de Alcide NITRYK  Nouveau message 09 Jan 2017, 22:45

Vincent Dupont a écrit:Alphonse JUIN

Appréciation du Capitaine Marc MINGASSON, du 1er Zouaves, qui y remarqua en 1900 un jeune soldat, le futur Maréchal Juin : " Sujet exceptionnel. S'il continue comme il a commencé, il ira certainement très loin. "
"Une nation qui ne respecte pas son passé ne mérite pas le respect de son présent et n'a pas droit à l'avenir. "
(Maréchal Piłsudski)

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Re: Que faisaient-ils en 1914-1918

Nouveau message Post Numéro: 87  Nouveau message de pigeon38  Nouveau message 10 Jan 2017, 00:27

Darnand
J'ai découvert il y a peu le technicien commando avant gardiste qu'il était pour un fait d'armes stupéfiant relaté sur RMC découvertes, plusieurs centaines de mètres dans les lignes ennemies jusqu'à un PC et retour avec prisonniers et documents...Récit détaillé ici:
http://lavoiedelepee.blogspot.fr/2012/0 ... -coup.html

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Re: Que faisaient-ils en 1914-1918

Nouveau message Post Numéro: 88  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 31 Jan 2017, 18:15

Władysław Anders

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http://daily.grodno.co/2016/04/poles-es ... larus.html

Né dans la partie sous contrôle russe de la Pologne, il finit ses études dans une école secondaire à Varsovie puis les poursuit à l’université technique de Riga. En 1913 il rejoint l’armée russe et y intègre l’école de cavalerie. Il prend part aux combats lors de la Première Guerre mondiale comme chef d'une unité de cavalerie, il est trois fois blessé. En 1917, il suit les cours à l’Académie de l’état-major à Saint-Pétersbourg, puis il prend part à la formation des branches et des Corps polonais, dirigés par le général Dowbór-Muśnicki (1867-1937). Après la capitulation de l'Allemagne, il revient en Pologne et rejoint en 1918 l'armée polonaise. Il est chef de l’état-major de la Grande-Pologne. Durant la guerre russo-polonaise en 1920, il dirigea les uhlans de Poznań (pl). Il rejoint l’École Supérieure de Guerre à Paris et devient, en 1925, le commandant militaire de Varsovie.
https://fr.wikipedia.org/wiki/W%C5%82ad ... 2aw_Anders
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Re: Que faisaient-ils en 1914-1918

Nouveau message Post Numéro: 89  Nouveau message de Alcide NITRYK  Nouveau message 31 Jan 2017, 18:32

Prosper Vandenbroucke a écrit:Władysław Anders

Inhumé au Monte-Cassino, parmi ses soldats.
"Une nation qui ne respecte pas son passé ne mérite pas le respect de son présent et n'a pas droit à l'avenir. "
(Maréchal Piłsudski)

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Re: Que faisaient-ils en 1914-1918

Nouveau message Post Numéro: 90  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 31 Jan 2017, 18:43

Alcide NITRYK a écrit:
Prosper Vandenbroucke a écrit:Władysław Anders

Inhumé au Monte-Cassino, parmi ses soldats.

Ah là Alcide je n'en suis pas certain car pour moi il est décédé à Londres en mai 1970!!!!!!
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