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Que faisaient-ils en 1914-1918

Cette rubrique est consacrée uniquement aux Personnages les plus importants du conflit, militaires et/ou politiques.
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Re: Que faisaient-ils en 1914-1918

Nouveau message Post Numéro: 121  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 12 Fév 2018, 12:39

iffig a écrit:Bonjour,

Je me suis permis de rajouter une image au post 28 de ce fil, consacré à Rommel. Elle représente le lieutenant Rommel entrant à Bucarest, le 16 décembre 1916 (d'après l'ami qui m'a adressé cette image).

Et tu a bien fait!!!!!!!!
Grand merci
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Re: Que faisaient-ils en 1914-1918

Nouveau message Post Numéro: 122  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 29 Mar 2018, 17:49

Ernst UDET
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26 avril 1896 à Francfort - 7 novembre 1941 à Berlin

Ernst Udet s'illustre pendant la Première Guerre mondiale en remportant 62 victoires aériennes. Il n'a pas 20 ans quand il obtient sa première victoire le 18 mars 1916.
Sa troisième victoire le 24 décembre 1916, obtenue en abattant un Farman F.40 français de reconnaissance, lui vaut la croix de fer de 1re classe. En 1917, il prend le commandement de l'escadrille de chasse numéro Jagdstaffel Nr 37 (Jasta 37). En mars 1918, Manfred von Richthofen lui donne le commandement de la Jasta 11, l'escadrille des as.
Dès avril, il reçoit la plus haute distinction allemande : la croix Pour le Mérite.
Après la mort de Richthofen au combat, Udet prend le commandement de la Jasta 4. Hermann Göring qu'il retrouvera plus tard sera le dernier commandant de l'escadron de chasse de Richthofen.
Le 29 juin 1918, à bord de son Fokker D.VII, il est abattu en vol par un Breguet XIV français. Udet saute de l'appareil en flammes, mais son parachute ne s'ouvre qu'à 100 mètres du sol : tombé violemment dans un cratère d'obus, il est secouru par un groupe d'infanterie allemand. Il en gardera de graves séquelles aux hanches. Il reprend néanmoins du service dès la fin juillet 1918. En août, il réussit à abattre 20 appareils ennemis. Le 22 août 1918, Udet part en congé et retrouve son escadre sur le terrain de Frescaty à Metz lors de son retour. À la fin de la guerre, il est le deuxième pilote allemand par le nombre de victoires homologuées. Dans ses mémoires, au même titre d'ailleurs que Theo Osterkamp, Ernst Udet dira qu'il avait été épargné par Georges Guynemer, alors que sa mitrailleuse s'était enrayée.
En juillet 1940, Udet visite les usines de Marcel Bloch, à Bordeaux, où se trouve la société Bordeaux-Aéronautique, en compagnie de Kurt Tank de la société Focke-Wulf, et salue la qualité des avions français. Il dirige pendant peu de temps le Reichsluftfahrtministerium sous les ordres de Göring. Mais la bataille d'Angleterre est un échec stratégique et technique pour les forces aériennes allemandes, notamment à cause de bimoteurs trop inférieurs aux chasseurs anglais et à l'absence de bombardiers lourds. Il est soutenu par Goering malgré des dysfonctionnements majeurs au sein de la Luftwaffe, comme ses nombreux camarades de la grande guerre qui sont maintenus à des postes importants sans pour autant avoir la compétence pour les occuper. Au cours des derniers mois qui précédent la guerre, Udet est l'amant de Martha Dodd, fille de William E. Dodd, ambassadeur des États-Unis en Allemagne. Celle-ci publiera en 1945 un ouvrage biographique consacré à son ancien amant, Sowing the Wind.
Morphinomane, joueur, noceur et alcoolique, Udet suit une cure de désintoxication en août 1941 au début de l'invasion de l'URSS. À son retour, le maréchal Erhard Milch, véritable tête pensante et éternel pompier de la Luftwaffe de Goering, a considérablement modifié le ministère de l'air et fait la lumière sur les errements de la direction Udet.
Le ménage est notamment fait au sein des collaborateurs parasites tels que son chef d’état-major Ploch (joueur compulsif et compagnon de beuveries), qui est envoyé sur le front de l'Est par Goering en personne.
C'est quelques jours après une conférence au ministère de l'air où sont soulignés les graves manquements de son administration qu'il se suicide. À cette époque, il souffre notamment de graves maux de tête, de délires paranoïaques et a été abandonné par sa maîtresse.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ernst_Udet
http://www.earlyaviators.com/eudet.htm
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Re: Que faisaient-ils en 1914-1918

Nouveau message Post Numéro: 123  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 10 Nov 2018, 15:04

Alexander von Falkenhausen
né le 29 octobre 1878 à Gut Blumenthal et le 31 juillet 1966 à Nassau en Rhénanie-Palatinat

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Cliché datant de 1933, désolé je n'ai datant de 14-18 le concernant

Pendant la guerre, Falkenhausen combat au côté de l’armée ottomane. Après avoir été chargé par Mustafa Kemal d’opérations dans le sud de l’empire ottoman, contre les troupes britanniques dans la région de Bagdad dans le cadre de la campagne de Mésopotamie, Falkenhausen combat en Palestine, sous les ordres du général Liman von Sanders, ce qui lui vaut de recevoir la décoration Pour le Mérite.
Il reste dans l’armée après la fin de la guerre et il est nommé à la tête de l’école d’infanterie de Dresde le 1er février 1927. En janvier 1930, il se retire du service et part en Chine pour servir de conseiller militaire à Tchang Kaï-chek.
En 1937, l’Allemagne nazie s’allie avec le Japon, en guerre avec la Chine. En gage de bonne volonté, l’Allemagne reconnaît l’état fantoche du Mandchoukouo créé par le Japon et rompt l’accord de coopération germano-chinois. Sa famille restée en Allemagne étant menacée de poursuites pour trahison, Falkenhausen est forcé de renoncer à son poste auprès de Tchang Kaï-chek, qu’il quitte en lui promettant de ne rien révéler de ses plans aux Japonais.
Falkenhausen est rappelé en service actif le 25 août 1939, et sert en tant que Befehlshaber Wehrkreis IV (commandant du district militaire no 4) pour quelques mois à Dresde. Le 12 mai 1940, il est informé de sa nomination comme gouverneur militaire des Pays-Bas occupés (quelques semaines plus tard il devient gouverneur militaire de la Belgique et des départements du Nord et du Pas-de-Calais qui y sont annexés). Une guerre plus tard, il succède ainsi à son oncle qui avait occupé le même poste entre 1917 et 1918.
Aristocrate prussien traditionaliste éduqué à l'ancienne (il parle plusieurs langues), il méprise le Führer et le parti nazi qu'il tient pour des parvenus, mais, en bon militaire, il leur obéit puisqu'ils représentent le pouvoir légal. Cependant, il est secrètement favorable au roi Léopold III de Belgique, tenu en résidence surveillée à Bruxelles. Comme cette prise de position est perçue par les milieux nazis de Belgique, ceux-ci mènent contre lui une insidieuse campagne de dénigrement auprès de Hitler.
Mais il signe, contre la population juive de Belgique, dix-sept décrets préparés par son adjoint nazi, le SS-Gruppenführer Eggert Reeder. Il ne s'agit pas encore de déportation. Celle-ci démarre toutefois à compter de juin 1942, avec un transport de 25 000 juifs vers les camps d’extermination. Concernant ce point, Falkenhausen soutient, après la guerre, qu'il n'avait aucun pouvoir de s'opposer aux nazis qui formaient une autorité parallèle à la sienne, directement soumise au Führer. Eggert Reeder s'active personnellement à la spoliation des Juifs (aryanisation) et à la destruction de toute présence juive dans l’économie belge et dans celle de la région Nord-Pas-de-Calais annexée à la Belgique : ceci provoque un chômage massif parmi les travailleurs juifs, notamment ceux de l’industrie du diamant.
Durant l’occupation allemande, 43 000 non-juifs sont aussi déportés en camps de concentration — où 13 000 d’entre eux perdent la vie — et des dizaines de milliers de résistants sont arrêtés, parmi lesquels des centaines sont torturés et fusillés.
C'est aussi sous l'autorité d'Alexandre von Falkenhausen que les Allemands procèdent à l'exécution de 240 otages civils, en représailles aux attentats de la Résistance. Falkenhausen intervient, dans certains cas, pour sauver des résistants et des juifs d'origine belge, et ce sur demande de Madame de Perlinghi1 d’origine chinoise, née Siou-Ling Tsien, installée en Belgique depuis 1928 et dont la famille avait fréquenté le général lorsqu'il était conseiller militaire en Chine. Siou-Ling Tsien va témoigner en sa faveur après la guerreN 1.
Falkenhausen est de plus en plus opposé au nazisme au fur et à mesure que la guerre avance ; dès 1932 déjà, il avait conseillé à Kurt von Schleicher, alors ministre de la Guerre d'étouffer intégralement le Parti nazi au moyen d’un coup militaire2. Il est un ami proche de plusieurs opposants à Hitler dont Carl Friedrich Goerdeler et Erwin von Witzleben et il offre son soutien à Witzleben pour la préparation d’un coup d’État. Après l’échec de l’attentat du 20 juillet 1944, il est arrêté et interné dans la baraque des personnalités à Buchenwald, puis à Dachau, bien que n'ayant pas pris part au coup d'état.
En avril 1945, Falkenhausen et 138 détenus importants sont transférés vers le Tyrol du Sud. Un capitaine de la Wehrmacht, Wichard von Alvensleben (en), les libère. Quelques jours plus tard, Falkenhausen est prisonnier de guerre des Américains.
En 1948, Falkenhausen est renvoyé en Belgique pour y être jugé ; en mars 1951, à Bruxelles, il est condamné à douze ans de travaux forcés — ce en dépit de son âge avancé, soixante-et-onze ans — pour la déportation de 25 000 juifs et l’exécution d’otages. Trois semaines après sa condamnation, Falkenhausen est libéré et renvoyé en Allemagne de l’Ouest, sur la base de témoignages qui établissent qu’il a cherché à contrecarrer la déportation de juifs et les condamnations de résistants. Siou-Ling Tsien est notamment intervenue en sa faveur.
Il ne manifeste cependant aucun regret pour les assassinats commis sous ses ordres et, à sa libération, va jusqu'à se plaindre de « l'ingratitude » de la Belgique à son égard, reprenant à son compte la formule de Scipion l'Africain contre sa patrie romaine Ingrata Belgica, non possidebis ossa mea (« Ingrate Belgique, tu n'auras pas ma dépouille »).
Veuf depuis 1950, il se remarie en 1960 avec une ancienne responsable de la Résistance belge, Cécile Vent, de vingt-huit ans sa cadette.
Jusqu'à la fin de sa vie, il garde intacts son anticommunisme, son désir de voir la nouvelle armée allemande — la Bundeswehr — jouer un rôle-clé dans la défense de l'Europe occidentaleN 2 et sa conviction qu'en dépit des crimes qu'elle avait commis, la Wehrmacht avait mené une « guerre propre ».
Il meurt le 31 juillet 1966, à 87 ans, à Nassau en Rhénanie-Palatinat.
Soirce du texte :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexander ... lkenhausen
Source photo :
By Bundesarchiv, Bild 183-R27580 / CC-BY-SA 3.0, CC BY-SA 3.0 de, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5436399
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Re: Que faisaient-ils en 1914-1918

Nouveau message Post Numéro: 124  Nouveau message de alfa1965  Nouveau message 10 Nov 2018, 15:26

Merci Prosper,
L'étrange libération de dizaines d'otages par Avensleben j'en avais parlé viewtopic.php?f=49&t=41561&start=0&hilit=Blum#p536436
Événements peu connus.
Alex
http://hongrie2gm.creer-forums-gratuit.fr/forum.htm
La Hongrie, du traité de Trianon au siège de Budapest, son histoire, ses forces armées.

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