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Le jour le plus long : de la réalité au mythe

Dans ce sous forum sont rassemblées les archives de tous les débats thématiques du forum.
MODÉRATEUR: Prosper

Nouveau message Post Numéro: 131  Nouveau message de omega.067  Nouveau message 22 Avr 2008, 09:22

sans vouloir être l'avocat du diable, ils n'ont pas l'air de débarquer en combatant, ils ont plutot l'air à l'aise, donc l'utilité du casque !!!! ;)


 

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Nouveau message Post Numéro: 132  Nouveau message de DENYS hubert  Nouveau message 22 Avr 2008, 09:41

Je serais plutôt de ton avis Oméga. A voir l'homme casqué au milieu du plan ainsi que les 3 autres penchés sur quelque chose à droite, on voit bien qu'ils ne sont pas en phase de combat et si c'était le cas, les hommes ne resteraient pas groupés debout comme les 5 sur le bord de la plage. A mon avis,l'action doit se situer ultérieurement aux premières vagues et les Allemands ont déjà dû être repoussés.


 

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Re: Le jour le plus long : de la réalité au mythe

Nouveau message Post Numéro: 133  Nouveau message de Camille François  Nouveau message 07 Fév 2011, 02:11

Je viens de lire avec grand intérêt ce rendez-vous de l'Histoire. Je voudrais y ajouter ceci:

Le film sort en France le 25 septembre 1962. Il arrive chez moi l’année suivante, et c’est ainsi que je le vois pour la première fois le 12 avril 1963. Il a l’affiche suivante :
Affiche.jpg
Affiche.jpg (26.25 Kio) Vu 1229 fois

avec, au bas, un grand bandeau blanc sur lequel est écrit : « Voici le film aux 88 vedettes ». Pourquoi ? Et bien simplement parce que, à la même époque, le cinéma italien vient de sortir un film de Sergio Corbucci intitulé : « Le jour le plus court ». Les deux affiches sont donc côte à côte dans le hall du cinéma, et sous celle du film italien, a été rajouté un même bandeau blanc indiquant : « Le film aux 44 vedettes » (en gros, ce film racontait l’histoire de deux types insignifiants qui, par une chance extraordinaire, devenaient des héros pendant une bataille au cours de la première guerre mondiale. Je ne l’aie jamais vu, et je ne crois pas qu’il ait beaucoup marqué le cinéma de l’époque)
En 1963, dix-neuf ans après la fin de la guerre, le « Jour le plus long » est THE film. Figurez-vous que même la fanfare municipale a appris à jouer l’hymne américain pour l’occasion !
En arrivant au ciné, les spectateurs sont accueillis par la musique de Glenn Miller. Il s’agit d’un 78 tours qui tourne en boucle sur un « Big Ben », un bon vieux phono des années 50.
La séance commence, à 21 heures précises s’il vous plait, avec en première partie des images et des extraits de films, Pathé pour la plupart, montrant les vraies images du Débarquement. Arrive ensuite le moment des actualités, et pendant quelques minutes, on peut voir des images du monde. C’est comme ça que, entre autres, je vois, pour la première fois, John Kennedy alors président des États-Unis. Puis vient l’entracte : cinq minutes pendant lesquelles nos parents nous achète (luxe suprême !) une sucette. Et enfin... ENFIN... le film !
Ce soir-là, monsieur le maire prend la parole, fier de présenter le chef-d’œuvre que nous allons voir. Pour honorer les morts, la fanfare municipale joue « La Marseillaise » et l’hymne américain. J’ai noté cette phrase dite par monsieur le maire ce soir du 12 avril 1963 :
- « L’hymne américain s’appelle « The Star-Spangled Banner ». Seulement demain vous ne vous en en souviendrez plus et moi non plus, alors je vais vous le dire en français, il s’agit de « La Bannière Étoilée ».
Les gens debout, applaudissent à tout rompre. Il faut dire que la salle de cinéma est archi-comble. Outre les fauteuils et les sièges (à l’époque, il y avait les fauteuils de première classe et les sièges de seconde classe), le patron du ciné a rajouté des bancs, des chaises et les derniers arrivés sont assis sur les marches ou debout dans le fond.
Le film est un triomphe. Dès le lendemain, la musique de Maurice Jarre et de Paul Anka, arrangée par Mitch Miller, est dans toutes les têtes et les hommes la sifflent dans la rue. Pas en reste, notre prof d’anglais décide alors de nous apprendre les paroles que je n’oublierai jamais :

Many men came here as soldiers
Many men will pass this way
Many men will count the hours
As they live the longest day.


Pour toute une génération de gens, ce film reste LA référence sur l’histoire du Débarquement en Normandie.

Quelques anecdotes sur ce film :

Au sujet du Pégasus Bridge. Sur cette photo,
film.jpg
film.jpg (19.82 Kio) Vu 1229 fois


on voit le major Howard, incarné ici, au milieu, par l’acteur Richard Todd (de son vrai nom Richard Andrew Palethorpe-Todd, acteur britannique né le 11 juin 1919 à Dublin). Et bien le 6 juin 1944, Richard Todd qui était officier parachutiste dans la 6ème Division Aéroportée Britannique, arriva réellement avec le major Howard au Pegasus Bridge, et se battit à ses côtés.
Après la guerre, Richard Todd reprend son métier d’acteur. En 1962, pour le tournage du film le « Jour le plus long », c’est donc tout naturellement que l’on fait appel à lui pour jouer cette fois le rôle du major Howard.

Café Gondrée.jpg
Café Gondrée.jpg (32.99 Kio) Vu 1229 fois

Richard Todd au café Gondré au Pegasus Bridge le 6 juin 2004

- Le soldat Joseph Lowe débarqua le 6 juin 1944 à la Pointe du Hoc, et escalada la falaise avec les Rangers. Après la guerre, de retour à la vie civile, il devint figurant au cinéma pour la 20th Century Fox. D. Zanuck fit donc appel a lui, pour rejouer son propre rôle dans le film.

- De son côté, Henry Grace n’était pas du tout acteur. Mais lorsque Zanuck le rencontra un soir chez des amis communs, il fut frappé par sa ressemblance avec le général Eisenhower, et réussit à le convaincre d’accepter le rôle.

- C’est le producteur français Raoul Lévy qui était à l’origine du projet du film. Il tenta de le monter, mais n’y parvenant pas, il finit par revendre les droits du livre de C. Ryan à D. Zanuck, persuadé que le film ne verrait jamais le jour.

- Lorsque en 1960 John Wayne tourna le film « Alamo », Zanuck ne se gêna pas pour dire tout le mal qu’il en pensait, le trouvant très mauvais. Mis au courant, John Wayne refusa un an plus tard de tourner dans « Le jour le plus long ». Mais devant l’insistance de Zanuck, il lui donna alors ses exigences :
- « J’accepte de jouer le rôle du lieutenant-colonel Vandervoort, à condition que mon salaire s’élève à 250.000 dollars ! »
Sur le coup, Darryl Zanuck refusa bien évidemment, puisque les autres acteurs connus n’étaient payés que 25.000 dollars. Mais John Wayne ne céda pas. Zanuck dû alors s’incliner, et l’acteur empocha bien 250.000 dollars.

- Enfin, il faut savoir que Darryl Zanuck tenait par-dessus tout à ce que le film resta en noir et blanc. Malgré tout, il a été colorisé pour le 50ème anniversaire du Débarquement.

(Source : Les Cahiers du Cinéma)


 

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