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L'U 31 en 1915

Si vous êtes néophyte en histoire et que vous hésitez à poser une question, cette rubrique est pour vous.
Rappelez-vous : "il n'y a pas de question idiote, seulement une réponse idiote" A. Einstein
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L'U 31 en 1915

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de vajecy  Nouveau message 22 Aoû 2008, 21:36

Bonsoir à tous!!!!
Voilà, il n'y a pas longtemps, j'ai lu une histoire sur l'U Boat 31. Cela c'est passé en 1915, quatre marins britanique ont volé un sous-marin allemand dans le port militaire de Wilhelshafen, je voudrais simplement savoir si cette histoire est véridique. Je ne trouve rien sur ce sujet. Je sais que ce forum est consacré à la seconde GM, mais je tente tout de même. Merci d'avance :cheers:


 

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Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de Pacificelectric  Nouveau message 24 Aoû 2008, 09:57

Ils n'étaient pas quatre mais trois, et ils étaient Français: Ribouldingue, Croquignol et Filochard! Eh oui moi aussi j'ai lu les aventures des Pieds Nickelés dans la Grande Guerre..

Plus sérieusement, la réponse à cette énigme figure très probablement dans ce lien extrait d'un forum anglophone. Le U31 a été simplement perdu en mission au large des côtes anglaises le ou vers le 13 janvier 1915, probablement heurté par une mine. Quant au kidnapping d'un sous-marin allemand à Wilhelmshaven par quatre Britanniques, c'est à mon avis de la science-fiction!! (ou de la bande dessinée anti-boche! ;) )

http://1914-1918.invisionzone.com/forum ... 81255.html


 

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Nouveau message Post Numéro: 3  Nouveau message de vajecy  Nouveau message 24 Aoû 2008, 10:02

Non! non! nos quatre marins l'ont bien emmené en Angleterre sans un seul combat ils l'ont échoué sur la grève de Yarmouth.


 

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Nouveau message Post Numéro: 4  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 24 Aoû 2008, 10:13

Bonjour Vacejy,
Je crois que ton histoire repose quand même sur de la fiction.
Voici ce que j'ai trouvé concernant le U-31. Cela me paraît une explication très plausible.

- U-31
Sous-marin allemand, appartenant à une série de quatre navires identiques : U-31 à U-34,
construit en 1914.
- Dimensions : 64,50 x 5
- Déplacement : 700 / 900 tonnes
- Armement : 2 canons (75 et 49 mm.)
4 tubes lance-torpilles
- Vitesse : 17 / 12 noeuds
L’U-31 (Commandant Wachendorff) appareilla de Wilhelmshafen, pour une croisière en mer du Nord, le 13 janvier 1915, et disparut.
L’Amirauté allemande supposant qu’il avait sauté sur une mine, l’avait rayé des listes de la Flotte ; lorsqu’au mois de juin de la même année il apparut devant Great Yarmouth.
Ne donnant aucun signe de vie, tous ses capots fermés et ses moteurs stoppés, l’U-31, bientôt échoué, était pris en remorque par des unités de la Royal Navy.
On ouvrit les capots, Officiers et marins étendus sur leurs couchettes et sur leurs cadres paraissaient dormir ; ils étaient morts, de même que deux matelots assis dans le poste central.
Les spécialistes des sous-marins donnèrent de ce fait l’explication suivante :
1° Le navire avait dû, comme cela arrive souvent, se poser sur le fond pour passer la nuit , ou la journée. Tout l’équipage se reposait, à l’exception de deux hommes (quart de fond). L’une de leur mission, dans ce cas, était de renouveler l’air respirable en ouvrant des bouteilles d’oxygène.
Ce gaz inodore, ayant sur l’organisme une action excitante lorsqu’il est respiré en excès, il est possible que les deux matelots, s’abandonnant à un état d’euphorie, aient oublié de refermer les bouteilles et se soient endormis.
« Les conditions d’aération dans le navire n’étant plus contrôlées ont rapidement empiré, écrit le commandant Ernst Hashagen dans ses Souvenirs. Il est possible que l’apport trop abondant d’oxygène, qui pouvait ne pas être dangereux par lui-même, ait étourdi les hommes, puis que l’accumulation d’acide carbonique en ait déterminé l’empoisonnement mortel .»
Tous passèrent insensiblement du sommeil à la mort.
2° Le bâtiment est revenu à la surface à la suite de l’entrée dans les ballasts de l’air comprimé fuyant par quantités infimes, négligeables en navigation normale, mais dont l’accumulation continue, jour après jour, finit par chasser suffisamment d’eau pour rendre au sous-marin sa flottabilité.
Jusqu’à ce qu’elle apprit la vérité par ses agents secrets, l’Amirauté allemande se perdit en conjonctures sur le fait qu’un de ses plus modernes sous-marins était tombé intact aux mains des Anglais.


Ce texte provient du site:
www.agasm-sectionminerve.com/images/anecdotes_02.pdf
Bien amicalement
Prosper ;)
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Nouveau message Post Numéro: 5  Nouveau message de vajecy  Nouveau message 24 Aoû 2008, 10:18

D'après ce que j'ai lu, Churchill à réalisé cette mission avec les services secret britanique. Les 4 marins ont été sélectionné d'après leur connaissance de la langue allemande


 

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Nouveau message Post Numéro: 6  Nouveau message de vajecy  Nouveau message 24 Aoû 2008, 10:24

Janvier 1915 : la guerre dure depuis six mois. Sur terre, les combattants se sont installés dans les tranchées. De part et d’autre, les communiqués se succèdent, faisant état de batailles aussi meurtrières qu’indécises. Mais les hostilités n’ont pas lieu seulement dans les campagnes françaises. Elles se déroulent aussi sur mer d’une manière plus imprévisible, plus mystérieuse aussi parfois. Ici, pas de ligne de front, pas de position qu’il faut enlever. Pour les unités combattantes, perdues dans ce premier hiver de guerre, l’ennemi peut surgir de partout et n’importe quand… Le 15 janvier 1915, un patrouilleur anglais est en train d’avancer lentement au large des côtes hollandaises. Soudain, les hommes ont un sursaut : au loin une forme immerge de la brume, c’est un sous-marin allemand, un U boat. Aucun doute n’est possible : la forme de la tourelle et des canons est caractéristique. Il navigue en surface et se dirige vers eux, lentement, sûr de lui, comme s’il était certain que sa proie ne pouvait lui échapper. Presque au même instant, la sonnerie d’alarme retentit et la voix du capitaine résonne dans les haut-parleurs : « Canonniers, à vos pièces ! » Rapidement, les hommes rejoignent leurs postes de combat. La silhouette métallique est maintenant parfaitement visible, malgré la brume. Le sous-marin doit-être environ à un mile. Il se rapproche, toujours avec la même lenteur. Tendus, les marins observent l’ennemi qui vient à leur rencontre. Ils s’attendent à tout instant à recevoir l’ordre de feux, mais celui-ci ne vient pas. Sans doute, le capitaine attend-il que le sous-marin soit plus près encore pour le couler à coup sûr. Mais il prend un gros risque. Si le U boat envoyait une torpille, est-il certain de pouvoir l’éviter ? Tendus, les marins observent l’ennemi qui vient à leur rencontre. Ils s’attendent à tout instant à recevoir l’ordre de feu, mais celui-ci ne vient pas. Sans doute, le capitaine attend-il que le sous-marin soit plus près encore pour le couler à coup sûr. Mais il prend un gros risque. Si le U boat envoyait une torpille, est-il certain de pouvoir l’éviter ? Les matelots se tournent de temps en temps vers la passerelle de commandement. L e capitaine est là, bien visible. Il tient ses jumelles et regarde en direction du sous-marin. Il semble suivre parfaitement sa progression. Qu’attend-il ? Le sous-marin est maintenant à cinq cents mètres, tout au plus… Les marins britanniques peuvent le voir en entier, c’est un spectacle terrifiant et fascinant. Pour la première fois ils ont sous les yeux un de ces terribles U boats qui sont leurs ennemis mortels. Celui-ci est d’un gabarit particulièrement redoutable. Il est fortement armé de deux canons de gros calibres, et sa peinture de guerre camouflée lui donne quelque chose de sinistre... Pourtant, la passerelle de commandement reste muette. Le capitaine ne lance toujours pas l’ordre libérateur : « ouvrez le feu ». Les marins qui sont placés le plus près de lui peuvent même le voir sortir un papier de sa poche, le regarder longuement, reprendre ses jumelles, regarder de nouveaux le papier et hocher la tête. A bord du patrouilleur anglais, plus personne ne comprend rien. Le capitaine ne donne pas l’ordre d’attaque mais le sous –marin allemand ne fait rien non plus… Il continu son chemin comme si de rien n’était, comme s’ils n’étaient pas là Enfin un grésillement dans les hauts parleurs. L’ordre va venir. Effectivement, il vient, mais ce n’est pas du tout celui attendu. « Alerte terminée. Quittez les postes de combats. » Et tandis qu’éberlués, les hommes du patrouilleur de la Royal Navy abandonnent leurs pièces, le submersible allemand passe tout près d’eux, avec sa peinture de guerre camouflée, sa tourelle, ses canons, et son pont désert. Progressivement il diminue à l’arrière et il disparaît… Longtemps, l’équipage commente cet extraordinaire événement. Le capitaine est-il devenu fou ? C’est peu probable. D’autant que le timonier, qui était juste à côté de lui pendant la rencontre, rapporte qu’il avait l’air parfaitement renseigné. Sur le papier qu’il a sorti, il y avait une silhouette de sous-marin. Il l’a regardé longuement et il a murmuré : « Oui, c’est bien cela… » Quel est donc ce mystérieux sous-marin qu’il avait l’ordre de ne pas attaquer et qui, visiblement, de son côté, avait reçu un ordre semblable ? Une trêve a donc été conclue entre ce seul navire allemand et la flotte de Sa Majesté ? C’est probable mais pourquoi ?... Trois jours plus tard, le 18 janvier 1915, un destroyer allemand patrouille en mer du Nord au large de la Belgique lorsque l’homme de quart pousse un cri. « Sous-marin à bâbord avant ! » Le capitaine consulte rapidement ses documents. Aucun sous-marin de la Kriegsmarine n’est signalé dans les parages. Il ne peut s’agir que d’une unité ennemie. Immédiatement, il donne l’ordre de prendre les postes de combat et de mettre le cap sur lui. De la passerelle, le capitaine observe l’objectif. Il s’agit d’un submersible de grande taille qui fait route en surface. Une cible idéale : ses canons ne le manqueront pas. Il s’apprête à donner le signal du feu, mais quelque chose le retient au dernier moment. A leur approche, le sous-marin devrait plonger, car il n’est pas possible qu’il ne les ait pas vus. Et si, par hasard, c’était une unité allemande ? Le capitaine observe avec toute son attention la superstructure. Mais oui, il s’agit d’un U boat, bien qu’il soit d’un modèle différent de tous ceux qu’il connaît :plus grand, plus puissamment armé. Le sous-marin continue à avancer dans la direction du destroyer. Le capitaine s’attend à voir des marins sortir sur le pont. Mais celui-ci reste désert. Il fait alors envoyer un message par signaux : « Qui êtes vous ? Avez-vous fait bonne chasse ? » Mais le sous-marin continue son chemin en ignorant superbement les signaux et disparaît. « La courtoisie se perd dans la marine allemande », pense le capitaine… Le 25 janvier 1915, une forme noire s’approche en pleine de la côte anglaise. On la distingue à peine et, quelques instants plus tard, une énorme masse vient s’échouer sur la grève de Yarmouth. Le lendemain, les habitants de la petite station balnéaire sont quelque peu surpris de constater qu’il y a un sous-marin allemand sur leur plage. Mais ils ne peuvent en savoir davantage car des cordons de soldats les empêchent d’approcher… Alors, que s’est-il passé ? Quel est ce sous-marin allemand que ni les anglais ni les allemands n’ont attaqué et qui vient de terminer sa carrière sur une plage britannique ? En fait, c’est un des épisodes les plus extraordinaires et les moins connus de la première guerre mondiale. Les détails en ont été révélés plut tard, après l’armistice, quand l’amirauté britannique s’est décidée à divulguer le secret. Le sous-marin en question appartenait à un type nouveau d’U boat : les U31. Les services secrets anglais avaient été avertis du prochain lancement d’engins de ce type. Pour la sécurité de leurs navires, il fallait absolument en connaître les caractéristiques avant le lancement. Mais les services secrets étaient formels. Les bureaux d’études allemands étaient parfaitement sûrs. Il n’était pas question d’espérer recueillir un renseignement de ce côté. C’est alors qu’a germé, dans l’esprit des responsables de l’Amirauté britannique, ce projet insensé ; s’emparer du bâtiment lui-même. Un jour de novembre 1914, quatre sous-mariniers anglais sont convoqués devant le premier lord de l’Amirauté, Winston Churchill. Ils ont été soigneusement sélectionnés non seulement pour leurs connaissances techniques, mais aussi pour leur pratique de l’allemand. Et, devant eux, Churchill dévoile les détails de leur incroyable mission. « Pourriez-vous conduire un sous-marin allemand de Wilhelshafen à l’Angleterre ? » Les quatre hommes se regardent… A la fin, l’un deux se décide à prendre la parole. «A nous quatre ? Sans équipage ? – Oui, sans équipage. » Les marins sont de plus en plus interloqués. « Mais nous ne pourrons pas faire les manœuvres de plongée. Nous ne serons pas assez nombreux. » Churchill leur répond calmement. « Vous n’aurez pas besoin de plonger. Vous naviguerez en surface » Cette fois les sous-mariniers anglais sont franchement déroutés. « Nous allons être attaqués et nous ne pourrons pas combattre à quatre. » Sur le même ton calme, Churchill leur répond. « Vous n’aurez pas besoin de combattre pour la bonne raison que vous ne serez pas attaqués. Les allemands n’oseront jamais attaquer l’un des leurs et notre flotte ainsi que nos alliés seront prévenus. Ils auront les caractéristiques de votre bâtiment et l’ordre de lui laisser poursuivre sa route. » Les quatre sous-mariniers anglais finissent par accepter et leur invraisemblable mission commence. Pris en relais par des espions anglais, ils parviennent en quelques semaines à Wilhelmshafen, le port militaire allemand. Les quatre hommes reçoivent des uniformes de la Kriegsmarine et le jour prévu ils s’avancent sur le quai… Ils lancent un ordre bref au planton, qui les laisse passer sans difficulté et ils pénètrent dans le navire. Voilà comment ils ont pu réaliser cet extraordinaire exploit : s’emparer d’un prototype et parcourir en temps de guerre une mer infestée de bateaux des deux camps et enfin gagner leur objectif sans être inquiétés. Oui, sans tirer un seul coup de feu, les quatre marins anglais de l’U 31 avaient remporté une bataille sans victime, ce qui n’était pas si courant en 1915.



désolé c'est un copier collé, voici ce que j'ai lu


 

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