Aldebert a écrit:On peut toujours sortir des tiroirs des photos sur les méfaits de la raspoutitsa. Mais celle ci ne durait que trois à six semaines. Il est certain que si le Reich avait eu les moyens de se procurer plus de véhicules à traction mécanique, il n'aurait pas fait appel à des véhicules hippomobiles, les mêmes que ceux utilisés au Moyen Âge. N'est 'il pas

Il n'est pas nécessaire, pour autant, de devoir "remonter" au Moyen-Âge, car la traction hippomobile avait, elle-aussi, bien évolué depuis les lourds charrois moyenâgeux. Même l'Armée Rouge se retrouvait bloquée par la
Raspoutitsa ou ses effets "secondaires". En 1941, il n'existait qu'une seule route goudronnée dans toute l'Union Soviétique, celle qui reliait Minsk à Moscou, sinon le "réseau routier" russe, hormis dans les grandes citées, n'était constitué que de "pistes en terre".
L'armée allemande était entrée en guerre avec un parc de camions équipés, au plus et généralement, de deux essieux-moteurs (soit 4x4, soit 6x4), véhicules adaptés au "réseau routier"d'Europe Occidentale, et, à partir de l'expérience "14-18", conçus pour y opérer dans les conditions les plus difficiles (périodes pluvieuses, enneigées, dégel, etc.). Sur le Front Est - en Biélorussie, Russie, Ukraine -, mêmes les véhicules entièrement chenillés - Panzer ou chars russes - s'enlisaient dans les terrains détrempées! D'où, à bord des
Tiger I, puis des
Panther, l'adoption de trains de chenilles de "grande largeur", et, à dater de mai 1944, l'emploi, sur les Panzer IV et StuGe, de "
Ostketten" (maillons de chenilles de 56,8 cm de large, les chenilles standard ne mesurant que 40 cm!), une variante des
Winterketten ou
Schneeketten, de 56 cm de large, mises en service fin 1942-début 1943...
Un topo sur le sujet que j'avais établi en 2010-2011, dans le cadre d'un Hors- Série traitant du StuG et de la
Sturmartillerie...



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