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Mort du dernier survivant de l'attentat contre Hitler

Nouveau messagePosté: 03 Mai 2008, 09:36
de vajecy
Le baron Philip Freiherr von Boeselager, dernier survivant de l'attentat manqué d'officiers allemands contre le Führer, le 20 juillet 1944, est décédé jeudi soir, à l'age de 90 ans. Ouest france d'aujourd'hui.

Nouveau messagePosté: 03 Mai 2008, 11:28
de St Ex
Tiens, c'est intéressant, je ne savais pas qu'il y avait encore des survivants. Merci.

Aurais-tu une bio de ce mec?

St Ex

Nouveau messagePosté: 03 Mai 2008, 11:30
de vajecy
Non pas du tout st ex j'ai lu l'article ce matin dans mon journal

Nouveau messagePosté: 03 Mai 2008, 12:15
de Daniel Laurent
Bonjour,

Âgé alors de 25 ans, il avait été recruté en 1942 pour cet attentat, dirigé par le colonel Claus von Stauffenberg et qui avait impliqué au total plus de 200 personnes, avec son frère Georg von Boeselager. Son rôle, qui est resté secret jusqu’à la fin de la guerre, était de fournir les explosifs utilisés pour fabriquer une bombe artisanale qui avait été placée sous la table d’une salle de conférence dans le quartier général de Prusse Orientale. Il devait ensuite, avec 1 200 hommes arrêter Heinrich Himmler et Joseph Goebbels.

La bombe avait bien explosé et tué quatre personnes, mais Adolf Hitler avait été protégé de la déflagration par le pied d’une table de chêne et n’avait été que légèrement blessé. Mis au courant de l’échec de la tentative, Philipp Freiherr von Boeselager avait pu s’enfuir et rejoindre le front de l’est où il avait passé les années suivantes dans l’angoisse d’être arrêté, portait constamment du cyanure sur lui pour se suicider.

Dans un interview, Philipp Freiherr von Boeselager déclarait récemment regretter que la première option retenue par les conjurés, qui consistait à tirer sur Adolf Hitler et Heinrich Himmler lors d’un rassemblement en 1943, n’ait pas été mené à terme. Il avait d’ailleurs conservé l’arme qui aurait du être utilisée dans ce but.

http://www.spcm.org/Journal/spip.php?breve12343

Ces officiers aristocrates, ces junkers prussiens qui, en cherchant a eliminer un Hitler qu'ils avaient suivi avec enthousiasme lorsqu'il les menait de victoires en victoires et contre lequel ils se retournerent quand la bise fut venue, ne beneficient pas de mon indulgence.

Ce sont eux, les von machin et les von truc, qui permirent aux nazis de consolider leur pouvoir et leur dictature en echange d'un retablissement de la suprematie militaire des junkers admirablement manipules par le Fuhrer.

Hitler les gava de beau jouets comme les panzers et les stukas et ils s'eclaterent avec ca. Puis ils prirent peur quand il devint evident que tout cela menait au desastre. Et c'est la qu'ils tenterent, eux qui auraient pu en 1933 nous eviter le nazisme, de se debarasser de leur ex-bienfaiteur.

Pas pour nous sauver du nazisme, mais pour sauver leurs meubles et leur caste.

Quand, aujourd'hui, certains tentent de mettre von Stauffenberg et von de mes deux dans la meme categorie que Sophie Scholl et son frere, j'ai la nausee.

Nouveau messagePosté: 03 Mai 2008, 13:03
de Judex
Voilà une vision pour le moins simpliste ! Et que dire de l' amalgame anti "von", comme si tous pensaient la même chose, ? C'est un peu comme si du côté français on faisait la même chose avec les "de" : imaginer la chose par exemple avec de Vaugelas et de Hautecloque...
Sur le fond, la plupart des Allemands étaient persudés que le nazisme permettrait de réparer l'injustice de Versailles.

Nouveau messagePosté: 03 Mai 2008, 13:08
de Daniel Laurent
Judex a écrit:Voilà une vision pour le moins simpliste !

A quel niveau ?
Vas-voir ce que le "von" on fait :
La nazification de la Wehrmacht
http://stephane.delogu.free.fr/le-mag02-07.html

Desole, Judex, mais ton parallele avec les 'de' francais ne fait que reveler ton incomprehension de ce que furent les junkers

Nouveau messagePosté: 03 Mai 2008, 13:23
de Judex
"A quel niveau" : vision profondément partisane, dénuée de toute neutralité (à la base), ce qui à mon sens est une démarche intellectuelle obligatoire à tout travail historique objectif.
De plus citer en réf. un article de soi, c'est vraiment limite...

Nouveau messagePosté: 03 Mai 2008, 13:43
de Daniel Laurent
Judex a écrit:"A quel niveau" : vision profondément partisane, dénuée de toute neutralité (à la base), ce qui à mon sens est une démarche intellectuelle obligatoire à tout travail historique objectif.

Donc, a ton sens, les junkers prussiens sont a innocenter de toutes taches nazies, au nom d'une certaine "neutralite historique".
Bon....
De plus citer en réf. un article de soi, c'est vraiment limite...

Ben vas le lire et dis-moi ou mes nombreuses sources m'ont enduit dans de l'erreur a l'insu de mon plein gre !
Ce qui est limite, mais vraiment limite, voire pire, c'est de me repondre sans arguments.
Tu me parles de "démarche intellectuelle obligatoire à tout travail historique objectif".
Et bien fait-le donc toi-meme et poste-nous une critique de l'article que je mentionne et montres-nous, sources a l'appui, ou j'aurais perdu ma neutralite.
Pour voir....

Nouveau messagePosté: 03 Mai 2008, 14:05
de Judex
1) "Donc, a ton sens, les junkers prussiens sont a innocenter de toutes taches nazies, au nom d'une certaine "neutralite historique".
Bon.... "

Je ne parlais pas des junkers prussiens en particulier mais de la façon de traiter le "de", donc l'aristocratie allemande en général...

2) Même si je suis absolument conscient de la main mise du NSDAP sur l'armée, en revanche je ne partage pas ta vision que je trouve manichéenne. On peut, on doit haïr de nazisme, pourtant ne pas admettre que la plupart des soldats allemands combattaient avec le sentiment de défendre et de servir leur pays me semble un non sens. L'adhésion du peuple allemand à Hitler s'est fait principalement par le dénoncement permanent de Versailles.

3) Les militaires qui ont organisés et participés à l'attentat contre AH ont fait preuve d'un courage considérable et d'une vision qui fait honneur à l'Allemagne.

Nouveau messagePosté: 03 Mai 2008, 14:23
de Judex
Donc tu voulais une critique de ton article, alors la voilà, je te cite :

"Furent considérés comme francs-tireurs tous les soldats de l’Armée rouge dépassés par l’avance de la Wehrmacht qui, en conséquence, ne fit plus de prisonniers en petits groupes : les grandes masses de prisonniers de guerre soviétiques tombèrent entre les mains allemandes à l’occasion de grandes batailles d’encerclement ; lorsqu’il s’agissait de petits groupes (jusqu’à 20 ou 30 hommes), la Wehrmacht les considérait comme des partisans et les fusillait".

Voilà ce qui me semble être une énormité ! Dans de nombreux cas les soldats soviètiques prisonniers (par petits groupes) n'étaient pas fusillés, pouvaient être utillisés comme Hiwi ou tous simplement dirigés vers la détention. Il se trouve que je viens de terminer des recherches sur un sous-off qui sur le front russe à fait souvent des prisonniers et ne les a pas exécutés (jamais)...