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Re: votre message sur la lettre du soldat et la découverte à Stoecken

Nouveau message Post Numéro: 52  Nouveau message de EHRET ANTOINE  Nouveau message 22 Mar 2014, 17:30

Merci à pt109 de me contacter:

- Mairie de Masevaux, 5 rue du Maréchal de Lattre de Tassigny 68290 MASEVAUX
- antehretAROBASEestvideo.fr
-

Merci d’avance.
Antoine EHRET
EDIT par Prosper
Je me suis permis de supprimer le n° de téléphone et de rendre l'adresse e-mail illisible pour les robots.
2° EDIT:
pt109, ne fais plus partie de ce forum. A moins de nous lire sans se connecter, je ne sais comment il lui sera possible de vous contacter et nous dans l'impossibilité de vous transmettre ses coordonnés.





pt109 a écrit:bien mme, à présent, je pense qu'il serait bien et intéressant pour vous, dans le cas ou vous ne le connaitriez pas encore, l'après RRCC.

Donc comme je vous l'ai indiquer, pour connaitre la signification exacte il faut juste encore attendre un peut, mais ici j'ai une lettre d'un ancien du bataillon de votre père.

Mais attention si vous êtes sensible...
donc ici celà nous raconte bien que leurs premières actions qu'ils on effectuer était à Masevaux en alsace. Et de Septembre au mois de Novembre ils on été entrainé à un lieu encore inconnu.

Donc je pense même comme les dates coïncides presque avec ceux de votre père, que si votre père se trouvait aussi à Paris ou que il est parti de Paris(et tout naturellement que le 1er RRCC se trouvait aussi à Paris), à moins que votre père était arrivé d'une toute autre région.
Mais bon votre père est arrivé le 27 septembre et la date où est parti de Paris le soldat qui écrit cette lettre, date du 25 septembre, je pense que ils son arrivé tous les deux le 27 septembre au centre d'entrainement du bataillon de Gayardon.
Parce que je suppose toujours, comme cela devait rester secret, ils on effectuer le voyage en 2 jours, pour ne pas se faire remarqué, ou du fait que les routes était encore assez encombré, jusqu'au centre d'entrainement.
Ou alors si votre père provenait d'une tout autre région, que lui tout naturellement était arrivé au centre d'entrainement "de gayardon", à la date du 27 septembre.

Mais sans plus attendre voici la lettre du soldat.

Mon cher enfant,
Tu as 15 ans aujourd’hui, je t’ai écrit cette lettre pour que ta mère te la remette le jour de ton quinzième anniversaire.
Je voudrais que tu saches qui était ton père et te raconter mon histoire pendant la guerre, ce que j’ai vécu et pourquoi je t’ai quitté pour ne plus jamais revenir.
Emmanuelle, ta mère a sûrement dû te parler de moi, mon identité, mon portrait etc…
Quelques mois avant ta naissance, en 1944 juste après la libération de Paris, je me suis engagé dans le Bataillon Gayardon.
Je voulais moi aussi servir notre pays et chasser l’envahisseur nazi de nos frontières.
Le 25 septembre 1944, impatient de se battre, notre bataillon a rejoint la première armée dans le plus grand secret avec l’accord de nos chefs. Nous sommes tous partis en pleine nuit de la place du Trocadéro. J’ai dons quitté Paris sans plus donner de nouvelles.
Non je ne vous ai pas abandonné, je pensais tous les jours à vous mais je ne savais pas encore où nous allions.
Il s’ensuivit une période d’environ deux mois durant lesquels nous avons eu une formation militaire accélérée. Lors de cette période, nous
avons eu droit à la visite du Général de Gaulle, de Churchill et du général De Lattre ; j’ai au le privilège de leur serrer la main.
Nous avons été envoyés à Belfort. Cette fois nous sentons que nous allons nous trouver au cœur du combat ; le rugissement des canons et le rougeoiement du ciel au loin suffisent à nous prouver que l’heure du départ se rapproche.
Pendant plusieurs jours, nous avons suivi l’avancée des troupes sans
participer aux combats. Enfin, le 25 novembre 44, au milieu de la nuit nous recevons l’ordre de monter au front. Stationnés en retrait il nous fallait marcher de nombreuses heures pour l’atteindre. Il faisait noir dans cette forêt dense de sapins aux allures lugubres.
Nous devions nous tenir les uns les autres à la ceinture pour ne pas
nous perdre. Notre colonne progressait lentement dans cette ambiance hostile ; des arrêts fréquents nous obligeaient à nous immobiliser sous une pluie pénétrante ; nos vêtements étaient comme des
éponges. Dès les premières lueurs du jour nous pouvions voir Masevaux.
A notre arrivée la population sortait timidement des caves. Les gens nous regardaient avec des yeux brillants d’espoir, toutefois ils paraissaient inquiets ; peut être pour leurs proches car j’avais lu dans les
journaux que tous les hommes de 16 à 40 ans avaient été incorporés de force à la Wehrmacht.
Cette hypothèse se confirmait par la suite car nous avions du mal à trouver des hommes pour nous guider. Il ne restait que les vieux et les pères de famille nombreuses. Sur le pas de porte, beaucoup de vieux
nous regardaient passer en pleurant. C’est dans cette ambiance que tout le bataillon à connu le baptême du feu.
Dès les premières rafales ennemies les premiers d’entre nous tombèrent. Nous nous sommes battus toute la journée du 26 en subissant de
lourdes pertes. Le temps ne s’était guère amélioré depuis la veille, au contraire il a même commencé à neiger, nous nous battons dans la boue transis de froid. Nous allions régulièrement nous reposer et nous ravitailler dans les fermes sur les hauteurs de Masevaux. C’est seulement là-bas que je réalisai ce que voulait dire « guerre » ce n’était pas du tout comme
je l’imaginais . Ce n’est pas un jeu c’est une boucherie !!! Souviens toi toujours de ça.
Pour nous distraire entre les combats nous nous amusions avec les enfants qui nous apportaient à manger et à boire. Nous, adolescents qui étions devenus des hommes en quelques heures nous avons
repris, pour un temps, cet état d’esprit à la fois insouciant et rieur de jeunes que nous avions avant la guerre. Nous avons joué avec les enfants, mais ils étaient assez craintifs car ils ne parlaient pas français sauf pour les plus âgés d’entre eux. Quand nous passions dans les rues, les gens nous arrêtaient et nous offraient quelque chose à boire en signe de gratitude. Cette nuit-là, j’ai dormi dans une
grange puis je suis retourné au combat. C’est là que toute la section de reconnaissance dont je faisais partie allait se faire piéger. Les Allemands nous ont encercler alors que nous étions dans une maison en
pleine ville. Bientôt le jour allait se lever et nous n’étions plus que trois. J’ai juste eu le temps de voir arriver nos sauveurs : c’était des types des commandos. Puis je me suis évanoui touché par les éclats
d’une grenade. Quand je me suis réveillé, j’étais dans une cave, entouré de villageois qui essayaient de me réconforter… Vers la mi-journée, j’ai senti bien vite que je n’allais plus vivre très longtemps. J’ai donc appelé un prêtre et je lui ai dicté cette lettre, POUR TOI MON ENFANT QUE J ADORE

PAPA


Et maintenant je voudrait vous faire part d'un récit tout aussi émouvant, d'un jeune enfant témoin de la libération de son village!!

celà provient d'un journal intime, où l'enfant avait inscrit son récit, et qui a été retrouver dans le grenier de sa maison en 2005.

Stoeken est comme qui dirait soudé à Masevaux. en terme de distance entre les deux villes.
Et Masevaux se trouve géographiquement à une trentaine de kilomètre à l'OUEST de Mulhouse.


Ces textes ont été découverts il y a trois jours à Masevaux, dans un grenier, lors d’un déménagement.

Ils semblent être le courts passages d’un journal intime datant de novembre 1944, un journal émouvant d’un petit garçon seulement âgé de huit ans :

Le 18 novembre 1944 :
Cher journal, je me confie à toi aujourd’hui car j’ai très peur. Je n’arrive pas à dormir, il y a eu des explosions au loin dehors. Papa dit que le canon qui tonne est de plus en plus près, dans la direction de Belfort.
Je me sens très mal, on est de plus en plus surveillé. Je n’ose même plus sortir, mais maman m’y oblige. Alors je marche pour aller aider au vil-
lage. Je voudrais bien que cette maudite guerre cesse enfin. Je n’aime pas vivre dans l’angoisse.

Le 19 novembre 1944 :
Aujourd’hui, au village, les derniers incorporés de force ont été réquisitionnés.
Je suis triste et je me sens seul. Mon ami, Bernard est parti et il n’a que
seize ans. A huit ans, je suis à présent seul « petit homme » du village. J’ai aussi vu les Allemands marcher à pied le long de la rue principale. Nous avons tous eu un sentiment de joie mais en même temps de peur. Peut-être est-ce bientôt fini ?

Le 24 novembre 1944 :
Cher journal, cela fait cinq jours que je ne me suis pas confié.
J’étais très occupé avec maman à découper les tickets de nourriture. Papa dit que le canon se rapproche, que c’est pour bientôt. C’est étrange, les gens au village ont un comportement anormal. Ils doivent se douter de quelque chose, car les réserves de nourriture se multiplient. Je vais essayer de dormir un peu.
Il est 20 heures et il y a une heure, des explosions ont éclaté à Masevaux. Papa dit que ça s’est passé près de l’église, il dit en avoir entendu une dizaine.
Peut-être bien des tirs de réglages, selon lui. J’écris à la lumière de ma bougie car il n’y a plus d’électricité (ravitaillement de pétrole à prévoir d’après papa).
Je vais avoir du mal à me rendormir, ces explosions retentissent encore et toujours dans ma tête.

Le 25 novembre 1944 :
Il est 15 heures 30 et maman m’a raconté que des Français sont arrivés hier soir à Stoecken vers minuit et qu’ils sont repartis après deux heures de renseignements donnés.
16 heures : le pont de l’église vient d’être dynamité. La bataille est sévère et j’ai peur.
23 heures : un soldat est revenu jusqu’au village, essoufflé. Il a besoin de renfort, la bataille est donc sérieuse. Pourvu que ça se passe bien.
01 heure : je suis en pleurs, et maman aussi. Papa doit partir avec deux soldats au château de st Nicolas pour leur servir de guide. Je ne veux pas le perdre. Je vais prier avec maman dans la cave.

Le 26 novembre 1944 :
Ce matin, le premier drapeau tricolore a flotté sur Stoecken. Il y a eu de nombreux tirs, (les canons de campagne). Dans les rues, les combats sont actifs.
J’ai vu une compagnie de renfort, accompagnée de matériel lourd tiré par des mulets. Ce cargo est dirigé par un nord-africain. Maman dit que ce sont des mitrailleuses. Je ne suis pas rassuré et papa me manque.

Le 27 novembre 1944 :
Sur la rive gauche, la bataille continue malheureusement. Stoecken est tout le temps bombardé. Je me sens très seul et je prie tous les soirs pour qu’il n’arrive rien à mon père.

Le 28 novembre 1944 :
Je suis heureux ! La bataille et les tirs ont cessé. Papa est revenu sain et sauf. Maman lui a sauté dans les bras, au village tout le monde pleurait, de joie !
pour la première fois j’ai mangé ce que l’on appelle « chocolat ». Lorsque je suis sorti, j’ai vu des soldats qui riaient aux éclats. Ils avaient rempli leurs sacs de sucre en morceaux et de pâtes de fruits. Ils m’en ont
donné. L’épicerie avait éclaté lors d’une explosion et laissé s’échapper toutes ces gourmandises.
Après cinq jours, nous avons pu nous laver enfin et changer de vêtements. Cette guerre est enfin finie
grâce au bataillon de choc. Cher journal, je te remercie de m’avoir ouvert tes pages pour pouvoir me confier à toi.


Ses deux textes provienne du collège de Massevaux.

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