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ADJADER drague

Histoire et recherches portant sur les Marines de guerre de tous les belligérants, incluant les grandes batailles comme celles de l'Atlantique, de la mer corail, Mers el Kébir, la destruction du Bismark etc.
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ADJADER drague

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de NIALA  Nouveau message 09 Mar 2026, 15:05

L’Adjader était un porteur à clapets (drague) construit à Budapest (Hongrie) en 1900 pour le compte du ministère du commerce et de l’industrie de Russie.
Ses caractéristiques étaient : Longueur : 45,52 m – largeur : 8,81 m – tonnage : 600 tpl – une machine compound.
L’Adjader faisait partie de la flotte de la Mer Noire de la marine impériale russe (escadre russe), qui combattit contre les bolchéviques lors de la guerre civile de Russie en 1920. A l’automne 1920 le bateau, au sein de l’escadre russe, se trouvait en Crimée, dernier bastion de la résistance blanche. Les forces bolchéviques forcèrent les positions défensives « blanches » en novembre, et les troupes russes, sous les ordres du général Wrangel, durent se résoudre à évacuer la Crimée. C’est près de 150 000 réfugiés, familles de militaires et civils des ports de Crimée ( Sébastopol, Yalta, Féodossia et Kertch ), qui embarquèrent à bord de 126 navires à destination de Constantinople. Le 21 novembre 1920 la flotte fut réorganisée en escadre composée de quatre détachements, et placée sous le commandement du vice amiral Mikhaïl Kedrov. Suite à la décision du gouvernement français du 1er décembre 1920, qui acceptait la venue de l’escadre russe à Bizerte, celle-ci quitta les ports de la Mer Noire et arriva à Bizerte entre décembre 1920 et février 1921. Les navires furent consignés dans le port de Bizerte avec leurs équipages ainsi que 5400 réfugiés civils. La composition de l’escadre russe déclina ensuite, à cause du manque de soutien financier de l’état français, et certains de ces bâtiments furent retirés du port de Bizerte et intégrés dans la marine marchande française en guise de compensation pour les frais liés au stationnement à Bizerte.
C’est ainsi que l’Adjader va se retrouver affecté aux travaux maritimes des ports de Cherbourg et de Toulon. En 1924 il sera vendu par les domaines et passera sous le pavillon de la société de dragage, de dérochage et de transports avec Martigues pour port d’attache. Le 5 juin 1940 l’Adjader saute sur une mine magnétique dans le port de Cherbourg entre les cuirassés Paris et Courbet .

Sources :
Source (texte) Wilkipédia
source [photo(s)] Drague à clapets : Collection Gallica –

drague à clapets.jpg
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Cordialement

Alain

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Re: ADJADER drague

Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de Loïc Charpentier  Nouveau message 09 Mar 2026, 17:34

En complément du post d'Alain (Niara), quelques précisions sur les "dragues portuaires" :D ...

1) Leur fonction principale consiste à "évacuer" la vase - relativement légère- qui, en raison des eaux +/- "dormantes" , s'accumule dans les ports et zones de mouillages abritées.

2) En tenant compte de la hauteur des "œuvres vives" et du "tirant d'eau" d'un bâtiment - sa partie immergée - qui, de nos jours, dans les ports français, sont toujours fixés réglementairement à "9 mètres" (!), les tirants d'eau supérieurs étant, eux, traités, au cas par cas, par la "capitainerie" du port, le "dévasage", pour des raisons de sécurité, s'effectuant, lui, jusqu'à 30 mètres de profondeur.

3) il s'agit, là, d'accumulations de vases "à faible profondeur" qui peuvent être traitées, soit par des dragues "traditionnelles", équipées d'une chaine de godets, souvent baptisées "maries-salopes", qui "raclent le fond", soit par des dragues, dites "à clapets", qui, grâce à des pompes mécaniques à " forte dépression", fonctionnent , elles, comme de gros "aspirateurs de vase"!... Là, avec ses dernières, on s'était retrouvé, dès le début du XXème siècle, avec une approche +/- "écolo", celà, bien avant la lettre, car la "drague à godets" s'était avérée avoir tendance "à flinguer" l'environnement général du fond des ports et rades, l'accumulation de vases y étant, de son côté, +/- directement liée! ::mal-a-la-tete:: ... situation qui avait débouché, quand c'était possible, techniquement; sur l'emploi de "dragues à clapets".

Là, çà s'était très probablement compliqué, car la construction d'une "drague à godets" devait largement coûter bien moins chère que celle d'une "drague à clapet". D'autre part, en Russie et Mer Baltique, la profondeur moyenne, en "haute mer", était de 55 m, situation qui impliquait un dragage régulier à "moindre profondeur", dans les mouillages portuaires, où la "profondeur" réelle de mouillage ne devait guère excéder, au mieux, une quinzaine de mètres! :mrgreen:

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