Bonjour,
Or donc, je continue ma recherche de doc sur ce sujet mystérieux... Cette fois par le témoignage de ma maman tel qu'elle me l'a écrit:
" La veille au soir, j‘étais montée sur la banquette du bar des 3èmes, par le hublot nous apercevons des navires de guerre. Le lendemain 1er janvier, le paquebot se trouve encerclé par six contretorpilleurs anglais. Tous les passagers sont sur le pont. Un bruit court : « Tout le monde sur le pont des premières ! »
Mon père nous demande de descendre dans la cabine pour nous équiper de gilets de sauvetage (à l’époque des brassières de toile sur plaques de liège). Dans la cabine, nous entendons au haut parleur : « Arrêtez-vous ! Sinon nous vous coulons ! Nous comptons jusqu’à 3 : 1… 2… 3… ». Nous entendons alors une très forte détonation. Nous sortons de la cabine, des marins français (des pompons rouges) nous prennent alors dans leurs bras pour pouvoir nous sauver.
Puis nous apprenons que les Anglais ont tiré sur le pont des premières avec une mitrailleuse contre-avion, qu’il y a eu deux morts et plusieurs blessés. Dans mon souvenir, les deux morts étaient un homme et sa nièce.
La tempête cachait par moments les coques des bateaux anglais, mais ils étaient très proches.
Il était dit que le commandant du paquebot n’avait pas voulu obéir aux injonctions des anglais qui lui ordonnaient de stopper afin de monter à bord. Après le tir, l’échelle de coupée a été baissée pour permettre aux anglais de monter à bord.
Puis le bateau a été ramené à Gibraltar (sous bonne escorte) où nous sommes restés dix huit jours.
Pendant notre attente à Gibraltar (où nous ne pouvions pas descendre) les Anglais avaient envoyé une vedette pleine de fleurs à la femme de la personne tuée. Vedette qui était repartie telle quelle venue.
Le 18ème jour l’ordre a été donné aux voyageurs de faire leurs valises en une heure. Nous avons été transférés sur des bateaux à roue jusqu’au Cargo le « San Francisco » où nous avons été parqués à fond de cale. Là, les marins français ont tout organisé : distribution des repas par exemple… Nous dormions sur des bat-flanc où nos parents avaient essayé de nous faire des matelas avec nos gilets de sauvetage. Une simple cloison nous séparait des cercueils des deux victimes.
Nous arrivâmes à Marseille sous la neige…….."
Ma tante confirme les sommations entendues depuis la cabine et aussitôt suivies de la détonation...
J'ai retrouvé l'épisode du bateau chargé de fleurs et le refus de mme Tart de recevoir les officiers anglais dans le livre de Armand Annet "aux heures troublées de l'Afrique Française".
Fanchick

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Me voici donc reparti dans les recherches.... Armement du Chantilly?..... Le trawler?.....
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