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Bergen Belsen, Histoire du camp de concentration

De l'opération T4 à la solution finale, la dictature nazie atteint un degré d'horreur jamais atteint dans l'histoire moderne. Juifs, homosexuels, communistes, dissidents, Tziganes, handicapés sont euthanasiés, déportés, soumis à des expériences médicales.
MODÉRATEUR : Gherla, Frontovik 14

Bergen Belsen, Histoire du camp de concentration

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de L'Amiral  Nouveau message 14 Juil 2005, 05:46

Dans ma série du devoir de mémoire, voici le camp de Bergen Belsen. N'hésitez pas pour vos remarques, commentaires, photos, ...
L'Amiral




Bergen Belsen

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Vue aérienne du camp

Introduction :
Camp d'hébergement à l'origine,
Bergen-Belsen est devenu un terrible mouroir

Bergen est une petite ville située à 100 kilomètres au sud-ouest de Hambourg, à 65 kilomètres au nord-est de Hanovre, dans la plaine du Hanovre, et plus précisément dans le Lüneburger Heide (les landes de Lüneburg). Sur le sol sablonneux ne poussent que des bruyères éparses et des boqueteaux de pins, de hêtres et de bouleaux. La route conduisant de Bergen à Hanovre pénètre dans la forêt. Là ont été construits des casernes et un camp d'instruction de SS, très confortables. 2 kilomètres plus loin, le paysage change. C'est désormais la plaine nue, sans cesse balayée par un vent âpre, chargé d'humidité. La route atteint Belsen.

C'est là qu'un camp pour prisonniers de guerre a été édifié pendant le premier conflit mondial. En 1941 ce camp, reconstruit par des prisonniers de guerre français, comporte une centaine de bâtiments en planches répartis de chaque côté d'une allée centrale. Il est d'abord réservé aux prisonniers de guerre russes. Un monument porte l'inscription suivante: " 50 000 prisonniers de guerre soviétiques ont été torturés et sont morts ici, en Allemagne fasciste. "


Les débuts 1943 – 1944, camp d’hébergement:

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En avril 1943, sur la demande de Pohl, ce camp est mis à la disposition des SS et devient un camp de concentration (c'est le 27 avril 1943 qu'apparaît pour la première fois le nom de Bergen-Belsen dans un document SS). A cette date, le capitaine SS Adolf Haas en reçoit le commandement. Il le modernise. Un crématoire est construit à l'extrémité sud de l'enceinte. Six bâtiments proches de l'entrée constituent le camp 1 (Blocks 1 à 6), qui sera réservé aux Häftlinge (prisonniers) qui arriveront au printemps 1944, tandis que les prisonniers de guerre seront dirigés vers d'autres camps. Contigu au camp des Häftlinge, mais séparés par des barbelés, ont été installés les Blocks des " juifs à échanger ". Le camp devient, pour les SS, un camp d'hébergement. En effet, le 13 février 1943, le ministre des Affaires étrangères von Ribbentrop a donné l'ordre de sélectionner les juifs en vue d'un futur échange contre des Allemands de Palestine.

En avril 1943, Himmler a décidé la construction d'un camp spécial (Sonderlager) à
Bergen-Belsen pour les recevoir.

En juillet 1943 arrivent les premiers convois. Il s'agit de 2 300 à 2 500 juifs polonais arrêtés à Varsovie, Lemberg et Cracovie et possédant des passeports de pays d'Amérique latine. À l'exception de 350, ils seront conduits l'année suivante à Auschwitz et exterminés. À la mi-août arrive un transport de 441 juifs de Salonique, dont 367 d'origine espagnole: ces derniers rejoindront l' Espagne en février 1944.

D'autres convois de juifs espagnols, grecs, portugais, hollandais suivent. Si bien que les "juifs à échanger" forment, dans la partie du camp qui leur est réservée, le "camp de l'étoile", car tous doivent porter l'étoile de David cousue sur leur vêtements. Leur nombre passe de 379 au 1er janvier 1944 à 4 100 au 31 juillet 1944. Parmi eux, seulement 358 seront finalement libérés grâce à un échange le 30 juin 1944. Ils arriveront à Haïfa le 10 juillet 1944, via Vienne, Budapest et Constantinople. Un nouveau transport quitte Bergen-Belsen le 21 janvier 1945 avec 301 prisonniers. 136 seulement arriveront en Suisse le 25 janvier, les autres étant retenus dans un camp d'internement civil à Ravensburg.

Les "juifs à échanger" bénéficient d'un traitement de faveur par rapport aux autres détenus de Bergen-Belsen. Pourtant ils sont eux aussi astreints au travail forcé: arrachage de souches d'arbres dans la lande voisine, établissement de canalisations dans le camp, récupération du cuir sur des chaussures usagées provenant de toute l'Allemagne, etc. Mais quand la Wehrmacht connaît de graves revers, la nourriture devient de plus en plus insuffisante, tandis que les SS leur infligent mauvais traitements et punitions pénibles; si bien que la mortalité ne cesse de croître.

Un camp de juifs hongrois est ouvert le 8 juillet 1944 pour 1 683 juifs raflés dans ce pays. Ils sont mieux traités que les juifs du "camp de l'étoile", ne sont pas obligés de travailler et font l'objet d'un échange qui leur permet de gagner la Suisse le 6 décembre 1944. À côté du camp des juifs est construit une "camp des neutres", composé de deux baraques. Il reçoit des juifs possédant la nationalité d'États neutres. Ils sont 366 en mars 1945, dont 155 Espagnols, 19 Portugais, 35 Argentins, 105 Turcs. Eux non plus ne sont pas soumis au travail obligatoire. Et leur nourriture est plus abondante, tout au moins pendant les premiers temps de leur détention. Dans le courant de 1944, une nouvelle catégorie de prisonniers arrive. Le camp de Bergen-Belsen devient alors un "camp de repos" selon la très particulière terminologie des nazis.

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Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de L'Amiral  Nouveau message 15 Juil 2005, 17:57

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La transformation en camp de concentration:

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Dès mars 1944, le camp de Bergen-Belsen reçoit une affectation originale: il est chargé d'héberger les prisonniers des autres camp qui, malades, épuisés, trop âgés, sont devenus incapables de travailler. Ce camp de repos est installé dans la partie du camp réservée au Häftlinge.

Venant de Dora, le premier convoi arrive le 27 mars 1944 : il comprend 1000. Ils avaient travaillé dans le fameux tunnel et la plupart sont tuberculeux. De nouveaux convois suivent régulièrement tous les quinze jours.

Le 8 avril 1944, veille de Pâques, un avion allié pique sur le camp, le prenant sans doute pour une caserne. Une salve de mitrailleuse tue plusieurs prisonniers et en blesse une trentaine. Ceux-ci, transportés au Revier, ne reçoivent aucun soin. Aucun ne survit. Les documents relatifs aux convois ayant tous été détruits, les précisions manquent.

On sait pourtant qu'à la fin de mai 1944 arrivent, 154 malades de Dora, en juillet 200 malades de Sachsenhausen surtout tuberculeux, le 3 août, 100 malades de Neuengamme, en décembre 400 autres de Buchenwald.

En mai 1944, une épidémie de typhus éclate. Les victimes sont nombreuses.
À la fin de 1944, l'afflux des déportés provenant de camp devient quotidien et considérable. À pied au terme d'un effroyable parcours, en camions ou en trains arrivent des milliers de déportés évacués des camp d'Auschwitz, Buchenwald, Dora, Dachau, Neuengamme et Sachsenhausen. Un second camp est installé à quelques kilomètres du premier, avec dix nouveaux Blocks.

Le 2 décembre 1944, l'effectif du camp est de 15 227 détenus, dont 8 000 femmes et fillettes. Il passe en mars 1945 à 50 000, dont 26 300 femmes. C'est le 1er août 1944 qu'est arrivé le premier transport de femmes. Elles sont installées au "camp des femmes", constitué par un grand nombre de tentes montées sur le terrain bordant le camp. Les premières sont des juives hongroises et polonaises. Le "camp des femmes" est surtout un camp de transit, la majorité d'entre elles étant envoyées dans des kommandos de travail dépendant du camp de Buchenwald.

En fait de "camp de repos", le camp est en réalité un camp de concentration. La direction des SS n'a nullement l'intention de remettre sur pied ces personnes malades. D'ailleurs aucun équipement médical particulier n'existe. Vieillards, malades, infirmes, épuisés, à qui avaient été promis soins et repos, découvrent la terrible réalité: celle de la faim, de la souffrance, de la dégradation et souvent de la mort. Ainsi arrivent en novembre 1944 3 000 femmes et fillettes d'Auschwitz-Birkenau, "malades pouvant se rétablir". Mais leur état de santé est tel qu'elles ne sont pas dirigées sur des kommandos de travail, mais qu'elles demeurent au camp. Parmi elles, Anne Frank. La jeune fille va rester quelques mois à Bergen-Belsen où elle va mourir du typhus en mars 1945, peu de temps après sa sœur Margot, de trois ans son aînée.

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Des déportés médecins s'efforcent d'apporter leurs soins aux autres détenus. Ils se heurtent aux cadres mis en place par l'administration SS du camp: kapos et "infirmiers" qui, pour la plupart, sont des criminels de droit commun sans connaissances médicales, et qui malmènent et même torturent les prisonniers. L'un d'eux, Karl Rothe, nommé infirmier chef par les SS, se spécialise dans les piqûres au cours de l'été 1944 : il tue ainsi plus de 200 captifs par injection de phénol dans le cœur, choisissant ses victimes arbitrairement.

Commencée au printemps 1944, la transformation du camp de Bergen-Belsen en camp de concentration s'achève le 2 décembre 1944. Ce jour-là, le SS Haupsturmführer Josef Kramer remplace Haas au commandement du camp.

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Kramer lors de son arrestation

Chaque baraquement de bois ou de briques est appelé Block. Le Blockälteste (doyen du Block) y fait régner la discipline. Si le Block est divisé en chambres (Stube), des Stubenälteste et des Stubendienste (Serviteurs) le secondent. Le responsable du camp est le Lagerälteste: c'est lui qui propose les Blockälteste à l'agrément des SS. Chaque kommando de travailleurs a à sa tête un kapo. Kapos, Blockälteste et Lagerälteste portent des brassards distinctifs. Ils jouissent d'une autorité pratiquement illimitée sur les autres déportés, qu'ils peuvent frapper ou même tuer (dans ce cas la seule obligation est de signaler le décès à temps pour que l'appel suivant tombe juste).

Les SS confient habituellement ces fonctions à des déportés dont ils savent qu'ils seront des instruments dociles. Dès 1938, ils choisissent de préférence des criminels allemands de droit commun internés dans les camps. En 1944, Himmler expose avec cynisme ce système et son évolution:

Ces récidivistes allemands, quelque 40 000.... ,sont mes "sous-officiers" pour toute cette société. Nous avons nommé là.. ceux que nous appelons "kapos". Il y en a aussi un qui a la responsabilité... de 30, 40 ou 100 autres détenus. De la minute où il est kapo, il ne couche plus avec les autres. Il est responsable de l'exécution des travaux imposés, il doit veiller à ce qu'il n'y ait pas de sabotage, qu'ils soient propres, que les lits soient bien faits... Autrement dit, aiguillonner ses hommes. De la minute où nous ne sommes plus satisfaits de lui, il n'est plus kapo, il couche de nouveau avec ses hommes. Il sait alors qu'ils le tueront dès la première nuit... Comme nous n'avons pas assez d'Allemands, on s'arrange naturellement pour qu'un Français soit kapo des Polonais, un Polonais kapo des Russes... de manière à jouer d'une nation contre l'autre.


Tous les détenus des camps portent des signes distinctifs cousus sur le côté gauche de leur veste de bagnard (Cliquez ici pour voir les principaux signes distinctifs des Déportés). Un numéro et un triangle de couleur la pointe dirigée vers le bas. (À Auschwitz, les numéros des déportés sont tatoués sur leur avant-bras gauche).

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Les triangles sont verts pour les droits communs, rouges pour les politiques (la première lettre de leur nationalité figurant en noir sur le triangle), violets pour les Témoins de Jéhovah, noirs pour les asociaux, roses pour les homosexuels, bleus pour les émigrants, bruns pour les Tziganes. Les juifs ont, surimposé sur leur triangle vert, rouge ou noir, un second triangle de couleur jaune placé en sens inverse, pointe dirigée vers le haut, formant ainsi une étoile à six branches. Ceux que l'on soupçonne de vouloir s'évader portent dans le dos une sorte de cible blanc et rouge peinte ou cousue. Dès le début de la guerre sont internés des "criminels de guerre" portant un K dans leur écusson (ils sont rapidement dirigés sur les compagnies disciplinaires).
Ces caractéristiques se retrouvent dans tous les camp.

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Nouveau message Post Numéro: 3  Nouveau message de L'Amiral  Nouveau message 15 Juil 2005, 17:59

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L’enfer:

En janvier 1945, une seconde épidémie de typhus s'abat sur, camp, tandis que les convois de déportés affluent de plus en plus nombreux chaque jour. La situation devient effroyable.
Devant l'avance des troupes soviétiques, les Allemands évacuent les camps sur Bergen-Belsen, où arrivent des hommes et des femmes vêtus de loques, affamés, au terme de marches forcées ou entassés dans des wagons de marchandises ouverts au froid et au vent. Les documents ayant été détruits, il est impossible de connaître le nombre de ces arrivants. Des renseignements fragmentaires permettent seulement de savoir que 25 à 30 000 arrivent de Dora (évacué le 4 avril 1945) 20 à 25 000 femmes d' Auschwitz (entre le 1er décembre 1944 et le 15 mars 1945), 6 000 de Buchenwald (en janvier 1945), 6 à 7 000 de Sachsenhausen (dans la première quinzaine de février 1945), et en mars: 258 de Natzwiller, 1157 puis 870 de Flossenbürg, 2252 de Dora...

Parmi les évacués d'Auschwitz figure Simone Jacob, qui n'est pas encore Mme Simone Veil. À dix-sept ans, elle a été déportée à Auschwitz avec sa mère et sa sœur parce qu'elles étaient juives. À Birkenau, elles ont la chance exceptionnelle d'être affectées toutes trois à un petit kommando situé à Bobrek, à quelques kilomètres du camp, jusqu'au 18 janvier 1945. Elles sont alors évacuées à Bergen-Belsen. Là, la mère de Simone Veil va mourir du typhus. Une autre sœur de Simone Veil, l'aînée, agent de liaison du mouvement de résistance Franc-Tireur, est arrêtée en 1943, à dix-neuf ans, et déportée comme politique à Ravensbrück. Elle est devenue Mme Denise Vernay.

L'épidémie de typhus conduit rapidement à la mort ces déportés affaiblis par la sous-alimentation.
Eberhard Kolb, chargé par le gouvernement de Basse-Saxe en 1960 de rédiger une étude sur Bergen-Belsen, donne des indications fiables sur l'évolution des effectifs du camp:

Quand Kramer prit la direction du camp le 2 décembre 1944, il y avait 15 257 détenus à Bergen-Belsen. Il y en avait 18 465 (9 735 hommes et 8 730 femmes) le 1er janvier 1945, 22 286 (5 811 hommes et 16 475 femmes) le 15 janvier, 41 520 (14 797 hommes et 26 723 femmes) le 1er mars,... 45 117 (14 730 hommes et 30 387 femmes) le 15 mars, 44 060 (13 338 hommes et 30 722 femmes) le 31 mars,... et 39 789 le 6 avril.


Le 1er avril 1945, le crématoire éteint ses feux, car il ne suffit plus à faire disparaître les centaines de morts quotidiens. Des fosses sont creusées. Du 11 au 14 avril, 2 000 détenus encore capables de marcher y traînent les milliers de cadavres jonchant le camp et se décomposant. Le 5 avril, les SS brûlent les registres d'état civil. Il partent le 12, laissant la garde du camp à 1 500 Hongrois sous l'autorité de quelques officiers de la Wehrmacht. Ceux-ci prennent contact avec les troupes anglaises. Un accord est conclu. Le camp est neutralisé et les Britanniques y pénètrent sans combat le 15 avril 1945.

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En raison du typhus, les survivants sont contraints de rester enfermés dans le camp. C'est seulement à partir du 1er mai que l'évacuation commence. Les ambulances anglaises et américaines acheminent sans arrêt les malades - en commençant par les femmes - vers les casernes de Bergen, où sont hâtivement installées d'immenses formations hospitalières.

Le 20 mai 1945, à cause de l'épidémie, l'armée anglaise détruit entièrement le camp au lance-flammes.
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Nouveau message Post Numéro: 4  Nouveau message de L'Amiral  Nouveau message 19 Juil 2005, 10:43

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Conclusion:

Dans les derniers mois, des dizaines de milliers de prisonniers ont trouvé la mort à Bergen-Belsen, plus de 50 000. Pour le seul mois de mars 1945, leur nombre s'élève à 18 168; 15 000 autres décèdent entre le 15 avril, jour de la libération du camp et le 20 juin 1945. Au terme d'une étude complexe, P.G. Fassina évalue à 120 469 (plus quelques milliers non enregistrés) le nombre des décédés entre la création du camp et le 31 décembre 1944.

En deux ans, plus de 170 000 déportés sont donc morts à Bergen-Belsen (en tout, 300 000 déportés auraient été détenus à Bergen-Belsen).
En septembre 1945, 48 tortionnaires du camp de Bergen-Belsen sont jugés de Lunebourg; 11 seulement sont condamnés à mort. Le 14 décembre 1945, Joseph Kramer est pendu à Hasseln.

Les nazis avaient assigné un statut particulier à Bergen-Belsen. Lieu d'internement multiple, camp d'hébergement pour otages à échanger, puis camp de repos pour les déportés malades, le camp est devenu un camp comme les autres où la faim et les maladies, le typhus surtout, ont conduit à la mort des dizaines de milliers de déportés.
Bergen-Belsen a été un horrible mouroir


Sources et lient intéressent :

http://www.bergen-belsen.de/fr/karte/1945/
http://perso.wanadoo.fr/d-d.natanson/bergen-belsen.htm
http://home.nordnet.fr/~fghesquier/Camp0200.htm
http://www.bergen-belsen.de/fr/

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Nouveau message Post Numéro: 5  Nouveau message de Erich Von Kluger  Nouveau message 19 Juil 2005, 23:47

Josef kramer, chef du camp de Bergen Belsen avait une réputation abominable de cruauté.


 

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Nouveau message Post Numéro: 6  Nouveau message de NAONED  Nouveau message 12 Nov 2007, 17:29

L'Histoire du camp de Bergen-Belsen
1. LE CAMP DE PRISONNIERS DE GUERRE DE 1941 À 1945
L'histoire du camp de Bergen-Belsen commence par la création d'un terrain d'entraînement militaire, dans le contexte de l'armement de l'Allemagne. A partir de 1936, sur ce site se trouve un camp d'une trentaine de baraques abritant environ 3.000 ouvriers allemands et polonais - de la main-d'œuvre pour la construction des casernes du camp de troupes. Après la campagne contre la France, en 1940, les ouvriers sont relayés par 600 prisonniers de guerre français et belges venant d'un commando de travail du Stalag (camp d'origine des hommes prisonniers de guerre) XI B Fallingbostel.

Au printemps 1941, la Wehrmacht commence à construire des Stalags pour l'invasion envisagée de l'Union Soviétique. Aux sites des seuls camps d'entraînement militaire de Bergen et de Munster, dans les landes de Lunebourg, sont ainsi construits trois soi-disant "camps de russes". Pour construire le Stalag XI C (311) de Bergen-Belsen, le camp de travail est vidé, on y ajoute une étendue et le tout est entouré par des barbelés et des miradors. Le camp de baraques est destiné à abriter l'administration du Stalag ainsi qu'une infirmerie pour les prisonniers de guerre, tandis que le camp dans le strict sens du terme, au début, ne dispose pas d'abris.

En juillet 1941 déjà, arrivent à Bergen-Belsen les premiers convois venant d'Union Soviétique, et environ 21.000 prisonniers de guerre sont parqués dans le camp jusqu'au début de novembre. On construira les baraques bien plus tard, de sorte que les prisonniers doivent vivoter, jusqu'à la saison froide et humide, dans des abris qu'ils creusent eux-mêmes dans le sol, dans des cabanons de feuillage ou sous des tentes provisoires. Le ravitaillement et les autres soins étant en-dessous de la limite de survie, les prisonniers commencent vite à souffrir de la tuberculose et de maladies épidémiques. Dès le mois d'août la dysenterie fait fureur dans le camp. Les 700 lits de l'infirmerie ne peuvent accueillir qu'un très petit nombre de malades, et le taux de mortalité monte rapidement.

Seulement quelques milliers de prisonniers sont transférés, en 1941 encore, de Bergen-Belsen à un des commandos de travail auprès de la Wehrmacht, à la campagne ou dans l'industrie. 300 autres prisonniers de guerre au moins, mais vraisemblablement plus de 500, sont déportés au camp de concentration de Sachsenhausen pour y être tués dans la Genickschussanlage, une construction spéciale pour tuer les gens par balle dans la nuque. Un commando de la Gestapo de Hambourg avait sélectionné ces prisonniers de guerre: Ce programme meutrier concernait avant tout les fonctionnaires politiques et les juifs.

En novembre 1941, losqu'il y a des cas de typhus parmi les prisonniers soviétiques, plus aucun n'est transféré vers un commando de travail ni sélectionné. Pour éviter toute contamination de la population allemande l'entrée au camp est interdite et le terrain d'entraînement militaire dans toute son étendue, mis sous quarantaine jusqu'au début de février 1942. Pendant ce temps, des milliers de prisonniers des autres camps et commandos de travail de la région entière sont transférés, dès le moindre soupçon de typhus, au Stalag XI C (311) ou l'on avait établi, à l'intérieur de l'infirmerie, un service d'isolement. Jusqu'au printemps 1942 sont morts à Bergen-Belsen 13.500 prisonniers de guerre soviétiques, jusqu'à 300 par jour pendant la période où la mort de masse avait atteint le point culminant. Toutefois le typhus n'est la cause de mort pour très peu des victimes: Pour la plupart, celles-ci meurent de faim, de froid et d'autres maladies. Tous sont victimes des conditions de vie dans le camp qui sont dues à la responsabilité de la Wehrmacht. Les morts sont enterrés dans des fosses communes, à un kilomètre environ du camp (le site est appelé aujourd'hui Kriegsgräberstätte Hörsten).

En mai 1942, les statistiques de la Wehrmacht comptent encore 2.069 prisonniers de guerre soviétiques au Stalag XI C (311). A partir de l'automne 1942, seuls très peu de prisonniers vivent encore dans le camp, alors que l'infirmerie est surpeuplée. En 1943 finalement, le Stalag de Bergen-Belsen est dissous. Alors le chef du (Wirtschaftsverwaltungshauptamt WVHA / Office central de la gestion économique du Reich) des SS, Oswald POHL, cherche un endroit approprié pour y parquer des otages juifs destinés à être échangés, et le Grand Quartier Général de la Wehrmacht lui concède une partie du camp de prisonniers de guerre. En avril 1943 arrive un commando de détenus. Ils préparent, dans la partie sud du camp, les constructions pour abriter des juifs et ils érigent également un crématoire. En juillet 1943 arrivent les premiers convois depuis la Pologne dans le nouveau "camp de séjour de Bergen-Belsen des Waffen-SS (SS armés)".

Sous l'administration de la Wehrmacht, cependant, l'infirmerie des prisonniers de guerre de l'ancien camp de travail (celle-ci ayant été aggrandie depuis et comptant 1.200 lits) reste en place jusqu'à la mi-janvier 1945, sous le nom de "succursale Bergen-Belsen" du Stalag XI B de Fallingbostel. C'est toujours l'infirmerie centrale pour les prisonniers de guerre soviétiques dans les commandos de travail de la région militaire entre Fallingbostel et Göttingen ainsi qu'entre Bückeburg et Helmstedt, pour tous les prisonniers de guerre soviétiques qui nécessitent un traitement avec hospitalisation. En outre, sont parqués à Bergen-Belsen, en 1944, environ 1.000 détenus polonais ayant participé à l'insurrection de la ville de Varsovie, ainsi qu'environ 500 "internés militaires" italiens dont 142 meurent dans un délai de quelques semaines seulement. Une femme soldat polonaise de l'Armia Kraiowa ("Armée du pays") meurt le 6 janvier 1945. Elle est probablement la dernière victime à l'infirmerie des prisonniers de guerres à Bergen-Belsen.

L'infirmerie est encore et toujours surpeuplée. Selon nos informations actuelles, après la mort en masse de l'hiver 1941/42, au moins 6.000 autres prisonniers de guerre soviétiques sont morts à Bergen-Belsen. Selon des documents venant du Ministère de la Défense de la Fédération Russe, 19.500 membres de l'Armée Rouge sont enterrés au cimetière des prisonniers de guerre à Bergen-Belsen (Hörsten). Le monument soviétique, érigé sur le site en juin 1946, donne le chiffre de 50.000 victimes.

En décembre 1944, la Wehrmacht commence définitivement à dissoudre le camp, après que POHL et le nouveau "Chef des affaires des prisonniers de guerre", SS-Obergruppenführer BERGER, se soient mis d'accord pour vider le site entier et pour aggrandir le camp de concentration de Bergen-Belsen dont la population accroît rapidement à ce moment-là. Le 15 janvier 1945, la "succursale Bergen-Belsen" est dissoute officiellement. Les prisonniers et l'infrastructure de l'infirmerie sont transférés à Fallingbostel.


2. LE CAMP DE CONCENTRATION DE 1943 À 1945
La partie du camp qui est mise à la disposition des SS est destinée à héberger environ 10.000 détenu(e)s juifs venant de toute l'Europe et destiné(e)s à être échangé(e)s. Au lieu d'être appelé "camp d'internement civil", comme c'était d'abord prévu, le camp est appelé "camp de séjour de Bergen-Belsen". Ainsi est éludé une règle de la Convention de Genève disant que les camps d'internement civils doivent être accessibles à des visites de commissions internationales. Dans ses directives, le Reichssicherheitshauptamt (RSHA / Office central de la sécurité du Reich) définit les catégories de juifs destinées à être déportées au camp de Bergen-Belsen:

Des personnes ayant des relations familiales ou autres relations avec des personnalités influentes aux pays étrangers ennemis.
Des personnes pouvant être échangées (selon un quota avantageux) contre des membres du Reich internés ou emprisonnés dans un pays étranger ennemi.
Des personnes "utilisables" comme otages et pour des actions de chantage politique ou économique.
Des fonctionnaires influents d'organismes juifs.
A la fin de juillet 1944, le nombre des détenu(e)s dans les sections du camp qui sont appelées camp de séjour respectivement camp des détenus est d'environ 7.500, dont la grande majorité sont des juifs néerlandais(es).

Le camp de séjour est partagé en plusieures sections, strictement isolées entre elles. La section la plus importante est appelée camp de l'étoile: ici, les détenu(e)s doivent porter, fixée à leurs vêtements civils, l'étoile jaune; l'approvisionnement est mauvais, et les détenu(e)s doivent travailler. Dans le camp des neutres sont parqués des juifs ayant la nationalité d'un pays neutre; ici, les conditions d'hébergement et d'approvisionnement sont meilleures et les détenu(e)s sont exempt(e)s de travail. Une autre section du camp est appelée camp spécial, ici sont parqué(e)s des juifs polonais(e)s ayant des papiers de différents pays. En juillet 1944, dans le contexte d'une action spéciale, 1.683 juifs hongrois(es) sont parqué(e)s dans un camp des Hongrois; aux mois d'août et de décembre 1944, ce groupe peut partir pour la Suisse après qu'un prix par tête ait été payé. Seulement 357 détenu(e)s du camp d'échange retrouveront la liberté par la voie d'un échange réel.

En dehors des sections du camp prévues pour des "juifs à échanger", il existe, dès le tout début, un camp de détenus pour environ 500 hommes d'un commando de construction, presque tous sont déportés d'Union Soviétique et de Pologne. Ils doivent porter le costume rayé des concentrationnaires et sont soumis à un régime de travail extrêmement dur. Beaucoup d'entre eux meurent de fatigue, de maladies et suite aux mauvais traitements. En février 1944, le commando de construction est dissous et les détenus survivants sont transférés au camp de concentration de Sachsenhausen.

A partir de mars 1944, le camp des détenus se transforme en un camp pour accueillir des détenus si malades et fatigués qu'il est impossible de les utiliser pour le travail forcé. Ils arrivent de différents camps de concentration. Cette section du camp est appelée "camp de séjour" par les SS. Fin mars 1944 arrivent, dans un premier convoi venant du camp de "Dora" près de Nordhausen dans le Harz (Thuringe), 1.000 détenus, tuberculeux dans leur grande majorité. Le camp de "Dora" est un camp extérieur du camp de concentration de Buchenwald; à partir de novembre 1944, il fonctionne comme un camp indépendant sous le nom de "Mittelbau". Les détenus venus du camp de "Dora" sont laissés sans aucun traitement médical, ils vivotent dans des conditions inhumaines. Seulement une cinquantaine d'entre eux verra la libération. D'autres convois venant de différents camps vont suivre. Le taux de mortalité extrème témoigne des conditions de vie horribles dans le camp des détenus: l'hébergement et l'approvisionnement insuffisants, la situation sanitaire misérable et l'insuffisance du traitement médical. Jusqu'au début de 1945, 5.000 détenus environ sont parqués dans cette section du camp. Dû à l'extrême taux de mortalité, la moyenne de la population reste cependant pas en-dessous de 2.000 personnes. Beaucoup de détenus sont tués par des injections.

Le camp de tentes est constuit au mois d'août 1944. Avec l'avancée de l'Armée Rouge, des milliers de femmes - pour la plupart des juives polonaises et hongroises - sont déportées des camps de travail et des ghettos de l'est vers Bergen-Belsen et, depuis là, vers des commandos extérieurs des camps de contentration de Neuengamme, Buchenwald et Flossenbürg qui, à partir de l'été 1944, sont établis dans de nombreuses entreprises industrielles. Le camp de Bergen-Belsen également dispose de trois commandos extérieurs (situés à Bomlitz, à Hambühren et à Unterlüß). En octobre/novembre 1944, plusieurs convois de femmes arrivent à Bergen-Belsen. Elles sont environ 8.000 détenues et viennent du camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau.

Parmi les 15.257 détenu(e)s qui se trouvent dans le camp de Bergen-Belsen le 2 décembre 1944, est une jeune fille de 15 ans, Anne Frank. Avec sa famille, elle se cachait à Amsterdam; dénoncée, début août 1944, elle a été déportée à Auschwitz. Quelques semaines seulement avant la fin de la guerre et peu après sa sœur aînée Margot, Anne Frank meurt du typhus à Bergen-Belsen.

Le journal qu'elle avait écrit dans sa cachette à Amsterdam est publié après la guerre et il est connu depuis dans le monde entier, c'est un document émouvant écrit par une victime de l'ideólogie raciste national-socialiste. (Depuis 1985, une école dans la ville de Bergen porte le nom de Anne Frank).

Dès la fin de 1944, les SS "évacuent" vers l'intérieur du Reich des dizaines de milliers de détenu(e)s des camps près du front. D'innombrables détenu(e)s meurent, soit de fatigue pendant le trajet ou les marches de la mort, soit ils sont fusillés ou périssent dans les camps après leur arrivée. Bergen-Belsen devient la destination de nombreux convois. Ainsi commence "l'enfer de Bergen-Belsen": Dans un délai de quelques mois, la situation castrophique à l'intérieur du camp provoque la mort de quelques dizaines de milliers de detenu(e)s. Quelques 35.000 personnes meurent ici entre le début de janvier et la mi-avril seulement.

En janvier 1945, la seconde moitié de l'ancien camp de prisonniers de guerre est intégrée au camp de concentration. Les SS ayant brûlé le fichier du camp de Bergen-Belsen en avril 1945, nous ne disposons des informations que pour une partie des convois arrivés à Bergen-Belsen à partir de la fin de 1944. Environ 6.000 à 7.000 détenus venant de Sachsenhausen sont arrivés `Bergen-Belsen en février 1945. Parmi eux sont Heinrich Jasper, ancien Premier Ministre social-démocrate du Brundwick, Johannes Maria Verweyen, professeur de philosophie à l'université de Bonn, Joannes A. Verschuur, ancien Ministre néerlandais d'Économie, Arthur Vanderpoorten, ancien Ministre belge de l'Intérieur ainsi que plusieurs anciens députés du parlement allemand - ils meurent tous au cours des semaines suivantes.

Pendant la deuxième semaine d'avril, arrivent à Bergen-Belsen, à pied ou par le train, plusieurs milliers de détenu(e)s venant de différents commandos extérieurs du camp de Neuengamme et d'autres camps. À l'approche des troupes américaines, environ 25.000 à 30.000 détenus du camp de concentration de Mittelbau-Dora et de ses nombreux commandos extérieurs sont "évacués" vers Bergen-Belsen. Une partie d'entre eux sont parqués dans les casernes du terrain d'entraînement militaire qui se trouvent non loin du camp. Les conditions sanitaires et hygiéniques catastrophiques à l'intérieur du camp extrèmement surpeuplé, le ravitaillement insuffisant, puis complètement manquant, la faim et les épidémies - au cours du mois de février 1945, une épidémie de typhus se propage - causent la mort de quelques dizaines de milliers de personnes.

Au début d'avril, partout dans le camp gisent des milliers de cadavres, parfois entassés les uns sur les autres. Le 15 avril 1945, le camp est transmis aux Britanniques. À cette date, environ 45.000 détenu(e)s se trouvent dans le camp de Bergen-Belsen ainsi que 15.000 personnes dans le camp provisoire dans les casernes. Au cours du procès de Bergen-Belsen qui aura lieu à Lunebourg du 17 septembre au 16 novembre 1945 devant un tribunal militaire britannique, Glyn Hughes, officier britannique du service de santé, décrit ses premières impressions après son entrée dans le camp:

"L'état du camp était vraiment indescriptible. Pas un récit, pas une photographie ne pourrait donner l'impression adéquate de la vision d'horreur du site du camp; et les images horribles à l'intérieur des baraques étaient encore plus atroces. À de nombreux endroits du camp, les cadavres étaient empilés, plus ou moins haut. Des tas de cadavres se trouvaient au-delà des barbelés, d'autres, à l'intérieur des clôtures séparant les baraques. Des cadavres humains pourrissaient partout dans le camp. Les fossés des égouts étaient remplis de cadavres, et dans les baraques également gisaient d'innombrables morts, parfois entre les vivants, sur un même châlit. Près du crématoire, il y avait des traces de fosses communes remplies à la hâte. Derrière la dernière section du camp, se trouvait une fosse ouverte, à moitié remplie de cadavres: on avait tout juste commencé à les enterrer. Quelques-unes des baraques seulement disposaient de châlits, ceux-ci étaient surpeuplés de détenus souffrant de la phtisie et de la maladie. Aucune des baraques ne disposait de suffisamment de place pour s'étendre. Dans les blocs les plus surpeuplés, vivotaient entre 600 et mille personnes sur une surface qui, normalement, n'aurait pu en héberger qu'une centaine. Dans un des blocs du camp des femmes, là où étaient les typhiques, il n'y avait pas de châlits. Les femmes étaient couchées par terre et elles étaient si affaiblies qu'elles ne pouvaient à peine bouger. La literie était pratiquement inexistante. Seules quelques personnes disposaient d'un matelas léger, mais la plupart n'en avait pas. Quelques-uns avaient des couvertures, d'autres, non. Certains, n'ayant pas de vêtements, s'étaient enveloppés de couvertures, d'autres par contre portaient des vêtements d'hôpital allemands. C'était ça, l'impression générale."

Bien que les Britanniques aient organisé sur-le-champ des mesures pour sauver les détenu(e) libéré(e)s, d'autres 14.000 personnes vont mourir jusqu'à la fin juin de 1945. Le 21 mai 1945, le camp sera vidé complètement, les survivants ayant été transférés dans les casernes du terrain d'entraînement militaire. De nombreux bâtiments du complexe des casernes seront transformés en hôpitaux provisoires. Les cadavres seront enterrés dans des fosses communes. Pour éviter la propagation des épidémies, les baraques seront brûlées.

Copié-collé tiré du site : www.bergenbelsen.de/fr/


 

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