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J'ai pleuré trois fois

De l'opération T4 à la solution finale, la dictature nazie atteint un degré d'horreur jamais atteint dans l'histoire moderne. Juifs, homosexuels, communistes, dissidents, Tziganes, handicapés sont euthanasiés, déportés, soumis à des expériences médicales.
MODÉRATEUR : Gherla, Frontovik 14

J'ai pleuré trois fois

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de Vaurias  Nouveau message 28 Sep 2020, 16:25

Jean GONTIER déporté de 1943 à 1945 (Struthof-Natzwiller / Bergen-Belsen / Neuengamme – matricules 3648/334/26121)

Témoignage détenu par l'association :

J'AI PLEURÉ TROIS FOIS

Mémoires de Jean GONTIER, de 1940 à 1945.

Déporté du 15 mars 1943 au 3 mai, je suis resté 40 jours TRAVAILLEUR LIBRE au titre du STO, 24 mois DÉPORTÉ
Il y avait à côté de chez nous à VALRÉAS, un petit état major français; après l'armistice en 1940 sont arrivés des militaires Italiens venus désarmer cet état-major; tous les gens du quartier étaient là, humiliés en silence; J'avais 17 ans, j'ai sifflé et injurié ces militaires étrangers, le Capitaine Français est venu me faire taire, mon père m'a fait rentrer à la maison, là, la rage au cœur, J'AI PLEURÉ...
A notre libération du camp de concentration de VOGLEDINE, après le passage de deux Américains est arrivée une jeep avec quatre militaires Français, d'où l'insigne tricolore; J'AI PLEURÉ...
Libéré début mai 1945, rapatrié par avion sanitaire le 5 juin 1945 à notre débarquement au Bourget, voir le sol de la FRANCE, J'AI PLEURÉ...(...)

Le 4 mai 1943, on nous a embarqué dans des camions gardés par des militaires armés en direction d'un camp. C'était le camp de la mort du STRUTHOF NATZVILLER !!!
En rentrant dans le camp nous sommes passés en revue par un officier SS qui faisait des va-et-vient devant nous en hurlant des paroles que nous ne comprenions pas et distribuant des coups de cravache, j'en pris un à travers la figure.
Ma première vision : des squelettes vivants, assis contre une baraque, essayant de casser des cailloux ; un homme un peu mieux loti qui tombait, se relevait en poussant une brouette.
A partir de là, douche, rasage des pieds à la tête, inspection au milieu des coups, des hurlements incompréhensibles des SS, on nous jette des vêtements de prisonniers et une paire de galoches, quant à nos vêtements et nos chaussures, tout, tout nous était enlevé.
De là, on nous transfère dans une baraque-dortoir ; on nous fait un discours en Français dans lequel on nous promettait la mort si on faisait ceci ou si on ne faisait pas cela, etc... après ce discours, avoir vu l'état des hommes qui circulaient dans le camp, je commençais à me poser des questions sur nos chances de survie (mon numéro matricule : 3 6 4 8 ).
Le matin et le soir, les SS procédaient à l'appel dans chaque rang, comptant et recomptant les hommes, distribuant des coups de cravache. A l'appel du matin, il fallait porter tous ceux qui étaient morts la nuit dans les baraques.
Nous avons été affectés à creuser les fondations du futur crématoire ; à cette époque, le crématoire se trouvait à l' extérieur du camp avec la chambre à gaz. Un jour, plusieurs camarades se sont évanouis sur le chantier ; en l'absence des SS, le Kapo (1) a permis à deux ou trois d'entre nous de les secourir ; une fois ranimés, ils ont repris tant bien que mal le travail ; il faut dire que nous étions interdits d'infirmerie.
Une autre fois , le SS qui passait avec son chien a trouvé que le travail n'avançait pas assez vite , il a envoyé le chien qui a mordu cruellement deux déportés. Journellement, nous étions frappés, humiliés et beaucoup mouraient sans soins, à bout de force.
La nourriture était la même dans tous les camps de concentration, mais distribuée différemment ; dans certains camps on donnait la moitié de la ration de pain le matin et l'autre moitié le soir ; dans certains autres, le matin juste la gamelle d'eau chaude noire dite « café » et le soir la ration de pain de la journée qui correspondait à environ 3 centimètres d'épaisseur d'un morceau de sucre, ou d'une cuillère de marmelade, ou rarement une tranche de boudin ou d'un genre de saucisse d'une épaisseur d'environ 3 millimètres, à midi une gamelle de soupe assez claire.
La place d'appel était en haut du camp ; sur cette place, il y avait une potence !
Dans les camps il y a avait une règle : accusé de sabotage, évadé repris, c'était la pendaison.
Pour une faute supposée ou simplement parce qu'un Kapo ou un SS en avait décidé ainsi, nous risquions 25 coups de bâton ou autre sur le dos.
J'ai vu des camarades qui semblaient prédestinés, ils se trouvaient toujours là lorsqu'il y avait des coups à prendre !!!
le 16 mai 1943 , je me trouve avec quelques déportés Français embarqué dans des fourgons cellulaires ; nous devions nous trouver à l'intérieur le double de la contenance maximale ; étant entré un des premiers, je me suis trouvé assis et j'avais la chance d'avoir au dessus de moi la grille d'aération ; nous étions serrés comme des sardines en boite ; j'étais coincé par le poids de ceux qui s'appuyaient sur moi ; on étouffait, certains appelaient au secours ; d'autres, évanouis restaient debout coincés par leurs camarades.
Dans la grande descente qui menait du camp à la gare de RHOBS, notre fourgon perd une roue ; nous voilà arrêtés, empilés, tous ceux qui le peuvent continuent à hurler, à appeler au secours ; pendant cette heure d'attente et d'affolement, un SS a ouvert la porte deux ou trois fois ; la première fois, on a pensé qu'il voulait nous donner un peu d'air, en fait, son intention était de nous faire taire, il frappait à coups de crosse dans le tas, ceux qui se trouvaient à l'entrée ont tous pris !
Nous sommes arrivés au camp de BERGEN BELSEN où nous étions environ 400 ;
j'avais le matricule 334
Le camp de BERGEN, à cette époque, était un vieux camp assez entouré de barbelés non électrifiés, nous occupions 4 baraques qui elles aussi étaient entourées de barbelés, ce qui faisait un petit camp dans un grand. Il y avait à l'entrée le camp SS, séparés par deux rangs de barbelés avec deux portails de barbelés au centre, au fond de la place d'appel il y a avait une auge de 5 ou 6 mètres avec 6 ou 8 robinets d'eau ; c'est là que nous faisions une toilette sommaire.
Nous étions affectés là pour remettre ce camp en état. Ce travail devait durer jusqu'au milieu de l'année 1944, fait de tragédies et de souffrances journalières dont quelques cas ci-après : rassemblement des Français pour l'appel sur une place boueuse ; aller-retour en courant, couché, debout dans la boue et les SS qui tapaient dans le tas, sans retenue ; j'ai pris ce jour là un coup sur la tête et sur le nez, plusieurs sur le dos, j'ai été étourdi pendant un long moment, j'avais le nez en sang !
Rassemblement des Français sur un rang, défile devant un SS, le camarade ROUCOUL qui se trouvait devant moi est retiré du rang, accusé d'avoir dit « M***e » au SS, ce qui est complètement faux
. En rentrant le soir, nous le retrouvons à même le sol, les jambes écartées, les bras en croix, torse nu, couvert de bleus et d'hématomes, la tête et le nez enflés, couvert de sang, les yeux blancs. Il est méconnaissable, une bave blanche apparaît au coin des lèvres enflées. Il avait été frappé à coups de pieds et de crosse de fusil. Je pense qu'il ne s'est jamais remis de ses blessures.
Imaginez un tas de sable, des hommes portant une « drague » (genre de brancard avec une caisse au milieu) remplie de sable, aller la vider en courant 25 mètres, revenir en courant, la remplir, un aller-retour infernal avec des SS et des Kapos qui frappaient à tour de bras sur nous jusqu'à ce que nous tombions. Il faut se relever et recommencer jusqu'à épuisement complet ; J'ai vu à cet exercice, un Russe devenir fou !
A côté de ces actes de sadisme il y avait les petits chantiers dans le camp ; nous étions là pour aménager ce camp et installer un réseau sanitaire ; sur ces chantiers le travail était très dur, surtout pour des hommes ayant perdu la moitié de leur capacité (ceux qui étaient encore aptes) . Les coups étaient moins fréquents parce que les SS n'étaient pas là en permanence, mais dés qu'ils apparaissaient, les Kapos hurlaient et frappaient. Un jour j'ai été affecté, avec un Russe, au fond du camp à une baraque qui stockait des vêtements militaires SS, nous devions ranger ces vêtements sur des étagères (au premier abords, j'avais cru trouver un coin de répit) , nous étions gardés par un SS assis sur une table, il nous regardait avec mépris puis, sans raison, il se levait, hurlait comme un fou et nous frappait à coup de cravache, nous menaçait de son revolver ; puis recommençait !
Par chance le 3ème jour j'ai réussi à m'infiltrer dans un autre commando ; considéré comme un blessé, un Kapo indulgent m'a affecté à un tas de planches dont il fallait extraire les clous ; j'ai eu là quelques jours de répit, environ 15 à 20 jours.
Je passe sous silence tous les jours où j'ai été affecté sur les chantiers, à la pelle et à la pioche.(...)
A notre départ du camp de BERGEN-BELSEN, nous avons été remplacés par des familles entières : hommes, femmes, enfants, Juifs Hollandais.
Le 5 février 1944, j'ai été transféré au camp de NEUENGAMME dans la région de HAMBOURG ; j'avais le numéro matricule 26 121 ; j'y suis resté jusqu'au 16 avril 1944.
Ce passage à NEUENGAMME, était d'autant plus dur qu'à la faim, aux mauvais traitements, au travail très dur, s'ajoutait le froid ; certains parlaient de moins 20°.
Par deux fois on nous a fait lever en pleine nuit et tout le camp a défilé devant les cadavres de déportés évadés et repris, le premier était défiguré par les chiens.
J'ai eu dans cet enfer glacial deux passages de chance qui, je pense, m'ont permis de survivre.
Affecté à pousser des wagonnets, mal habillé, sans gant, je me suis retrouvé au bout d'environ quinze jours avec des mains et des doigts enflés, bleus que je ne pouvais plier.
On poussait les wagons avec nos épaules, mettant nos mains sous les vêtements pour essayer de les protéger. Un SS qui passait nous a frappé, injurié et obligé à pousser les wagons avec nos mains.
Le soir, j'ai osé me présenter à l'infirmerie, j'avais les mains gelées ; on m'a passé une pommade noire, entouré les doigts avec des bandages en papier et renvoyé sur le chantier. Il faut dire qu'à l'infirmerie on arrivait à vous faire un minimum de soins pour des blessures légères ; pour des malades ou des cas graves, il n'y avait pratiquement pas de remèdes et l'infirmerie devenait un mouroir pour ceux qui risquaient de provoquer des épidémies ou qui étaient devenus improductifs.
Le lendemain matin, j'étais contraint de me présenter à mon commando de travail ; j’aperçus alors un Kapo qui avait la renommé de ne pas être trop virulent ; je lui montre mes mains, il m'a pris par l'épaule et m'a changé de commando ; c'est là que j'ai eu à NEUENGAMME, ma première par de chance dans cet univers de désolation, de frustration, de mort sans défense ; je me suis retrouvé dans un baraquement où il y avait une majorité d'hommes malades, squelettiques, prés de la mort.
Le travail consistait à faire des tresses avec des bandes de chiffon, travail que je ne pouvais effectuer vu l'état de mes mains ; j'ai passé là quelques jours de repos à l'abri du froid et des mauvais traitements, quoique de temps en temps un SS passe et dans une crise de folie distribuait quelques coups. Puis on m'a renvoyé sur les chantiers.(...)
Le 16 avril 1944, nouveau départ ; transportés en train gardés par des SS, nous arrivons au camp de BEENDORF qui était une annexe ou commando du camp de NEUENGAMME.
Ce camp comprenait deux grands bâtiments en dur,  on nous a affecté au rez-de-chaussée, le 1er étage étant occupé par des femmes déportées, le deuxième bâtiment a été occupé plus tard par des femmes.
La raison de notre présence à BEENDORF était la construction d'une usine souterraine dans une immense mine de sel ; cette usine devait comprendre 3 étages, le dernier le plus bas était à 400 mètres.
Je m'étais fait un ami à NEUENGAMME, un Lyonnais ROUVIERE. Le jour de notre arrivée, nous avons eu un contact immédiat avec deux jeunes Lyonnais arrivés précédemment, le plus jeune s'appelait PUDEVIGNE, j'ai oublié le nom du second.
Nous étions environ 600 Déportés, Russes, Polonais, Grecs et Français, ces derniers étant les moins nombreux.
Le lendemain matin à 6 heures, rassemblement sous les coups et les hurlements ; une cinquantaine de Déportés travaillant en surface, je me retrouve poussé par les Kapos, dans la masse de ceux qui descendaient à la mine. C'était un véritable bagne où les coups pleuvaient à longueur de journée.
J'étais affecté à une bétonnière, nous étions quatre diminués physiquement ; lorsque le surveillant nous quittait pour aller un peu plus loin, nous profitions de l'occasion pour mélanger au ciment bien plus de sable que la dose prévue.
Après 4 ou 5 jours, je réussi avec astuce à m'infiltrer dans les commandos de surface qui étaient le monopole des RUSSES. En plus de l'avantage d'être en plein air, nous étions moins bousculés et moins frappés ; ceci était dû à la circulation et à la vue des civils Allemands et d'étrangers, dont des STO Français.
Après avoir travaillé quelques jours à la carrière de graviers, j'ai été affecté avec 4 Russes à la gare pour décharger des wagons de briques destinées à la mine. A deux reprises, deux civils dont un Français STO ont réussi à me faire passer un gros morceau de pain que j'ai partagé avec les Russes ; à partir de ce jour là, on n'a plus essayé de m'évincer du commando.
Je ne saurais dire la date exacte, mais un matin nous avons eu la surprise de voir nos gardes SS remplacés par des militaires réservistes réformés de la DCA sauf 4 ou 5 jeunes en repos. Il restait en tant que SS : le Commandant des officiers, sous-officiers, quelques soldats qui n'étaient pas des plus tendre, mais leur rôle était surtout administratif.
Si les mauvais traitements s'étaient radoucis depuis l'arrivée de nos nouveaux gardiens, il n'en restait pas moins que les coups recommençaient de pleuvoir dans les rangs ou sur les chantiers lorsque les SS restants apparaissaient avec la complicité des Kapos et Forharberts par exemple.

1. Le mot kapo désigne les personnes qui étaient chargées d'encadrer les prisonniers dans les camps de concentration nazi . Les kapos étaient souvent recrutés parmi les prisonniers de droit commun les plus violents ou parmi ceux dont la ruse ou la servilité avait permis de figurer parmi les anciens, en échappant provisoirement aux « charrettes » menant à l'extermination.

Note de l'auteur :

Vous qui avez lu ces quelques lignes d' un enfer dont on ne peut s'imaginer que cela a existé. Vous qui vous interrogez sur ces hommes maltraités , par d'autres qui n'ont que d'humain, leur enveloppe diabolique , pensez, oui pensez que ces êtres, le maltraité et le diabolique, peuvent resurgir et qui sait déjà exister dans d'autres lieux.
Pensez à réfléchir, pensez à tous ces meurtries dans leurs chairs et leurs âmes, et de tout faire pour que çà ne reviennes pas.

Dessin sur les exercices collectifs au Struthof
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Re: J'ai pleuré trois fois

Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 28 Sep 2020, 16:50

::Merci:: ::Merci:: pour la mise en ligne de ce témoignage émouvant Michel.
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Re: J'ai pleuré trois fois

Nouveau message Post Numéro: 3  Nouveau message de Loïc  Nouveau message 29 Sep 2020, 10:37

après l'armistice en 1940 sont arrivés des militaires Italiens venus désarmer cet état-major; tous les gens du quartier étaient là, humiliés en silence; J'avais 17 ans, j'ai sifflé et injurié ces militaires étrangers, le Capitaine Français est venu me faire taire, mon père m'a fait rentrer à la maison, là, la rage au cœur, J'AI PLEURÉ...


il semble qu'il y'ait une confusion mémorielle dans la chronologie
cette scéne ne peut avoir lieu qu'aprés novembre 1942 et l'invasion de la zone libre, en aucun cas à l'été 1940

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Re: J'ai pleuré trois fois

Nouveau message Post Numéro: 4  Nouveau message de Vaurias  Nouveau message 29 Sep 2020, 11:21

Effectivement, je n'ai pas prêté cas à la date au vu du témoignage que je me suis appliqué à reproduire. Lire 1942 et non 1940.

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