Post Numéro: 4
de Loïc Charpentier
16 Aoû 2016, 13:22
Il faut, également, tenir compte des contraintes logistiques de l'époque. Une liaison aérienne n'avait rien à voir avec un vol "charter" actuel (capacité, vitesse, autonomie des aéronefs, etc.).
Ses incursions "françaises" étaient, elles, justifiées, historiquement, par la "défaite" allemande de 1918 (Montoire) ou la satisfaction, toujours, pour le même motif, de visiter (très symboliquement) Paris, au petit matin.
Son déplacement à Hendaye était motivé par une entrevue avec Franco.
Il en est, de même, pour l'Italie...entretiens avec Benito.
De nos jours, certains chefs d'état ne cessent de sillonner le monde, mais, à l'époque, sauf cas exceptionnels, ces déplacements étaient du ressort exclusif du ministre des Affaires Étrangères... pour les Allemands, Ribbentropp.
Il faudra attendre 1943, pour voir les dirigeants alliés (anglais & américains) se déplacer de par le Monde, via des routes sécurisées, mais, à cette date, il n'est plus question de charger le Führer dans un aéronef, car l'appareil aurait été à la merci d'un opération initiée par le contre-espionnage allié, même avec la couverture de trois escadrilles de Me-109; Itou, avec un acheminement ferroviaire. En juin 1916, Lord Kitchener, à bord du HMS Hampshire, envoyé en mission auprès du Tsar, n'avait pas dépassé la sortie de Scapa Flow, avant de sauter - son bâtiment et lui - sur une mine, mouillée par les allemands, à la veille de la Bataille du Jutland. C'est le genre d'évènement qui marque.