Connexion  •  M’enregistrer

La conférence de Munich ...

Le traité de Versailles donne lieu à l'instauration de la République de Weimar puis à la montée du National Socialisme. Quelques années plus tard, l'annexion des Sudètes et de l'Autriche annonce les prémices de la seconde guerre mondiale.
MODÉRATEUR : gherla, alfa1965

La conférence de Munich ...

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de mansteinpearl  Nouveau message 21 Juil 2008, 00:25

Bonjour à tous,

Que représente pour la conférence de Munich de 1938 ?
Humiliation des démocraties de l'ouest au profit des dictatures ?
Victoire de Mussolini, qui éclipse Hitler en tant que maître de cérémonie ?
Coup médiatique du Duce ?

Voici quelques liens !!

http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Munich

http://hypo.ge.ch/www/cliotexte//html/munich.1938.html

http://histgeo.free.fr/troisieme/avguerre/munich.html

A vous !
Dernière édition par mansteinpearl le 24 Juil 2008, 18:36, édité 1 fois.

Captain
Captain

 
Messages: 197
Inscription: 30 Avr 2007, 20:30
Localisation: Le Mans

Voir le Blog de mansteinpearl : cliquez ici


Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de Mimile  Nouveau message 24 Juil 2008, 18:20

Merci d'avoir ouvert ce 'fil'.

Le 29 novembre, Hitler accueille Mussolini en gare de Munich.
Chamberlain et Daladier arrivent chacun de leur côté en avion.
La conférence s'ouvre à 12h30 au Führerhaus, sur la place Royale de la capitale bavaroise.
En son for intérieur, le Président du conseil français, Édouard Daladier, se refuse à faire la moindre concession à Hitler.
Il sait que ce serait l'encourager à émettre de nouvelles revendications, jusqu'au moment où il se sentirait militairement assez fort pour engager la guerre contre les démocraties.

Mais Daladier est aussi sensible à la pression de l'opinion pacifiste, majoritaire en France. Le très influent secrétaire général du Quai d'Orsay, Alexis Léger, lui a remis un mot :
«Rien d'irréparable avec M. Hitler».
Alexis Léger, plus connu sous son pseudonyme de poète, Saint-John Perse, recevra plus tard le Prix Nobel de littérature.

Au bord de l'épuisement, Daladier finit par accepter, ainsi que Chamberlain, un «compromis» présenté par Mussolini par lequel le gouvernement de Prague est tenu d'évacuer les Sudètes dans les dix jours et de démanteler ses forteresses de la frontière...
La Tchécoslovaquie est ainsi abandonnée aux Allemands dans une illusoire tentative de prolonger la paix en Europe."

Pourquoi avoir laissé tomber la Tchécoslovaquie qui possédait une ligne de défense plus complète que la ligne Maginot, qui disposait d'une industrie d'armement très performante (Skoda) ?
Si Chamberlain et Daladier n'avaient pas cédé, Hitler se serait certainement cassé les dents lors de sa tentative d'invasion de la Tchécoslovaquie, donc aurait évité cet affrontement et peut-être mis un terme à sa politique de surenchères.
Sachant en outre que l'armée allemande était réticente..
.En outre, les Occidentaux auraient trouvé un précieux allié en la personne de Staline au cas où Hitler se serait risqué quand même.

Nos politiques étaient vraiment de petites pointures!

Jean de la Fontaine Le loup et l'agneau....!


 

Voir le Blog de Mimile : cliquez ici


Nouveau message Post Numéro: 3  Nouveau message de cgiguere  Nouveau message 25 Juil 2008, 01:58

Mimile a écrit:Au bord de l'épuisement, Daladier finit par accepter, ainsi que Chamberlain, un «compromis» présenté par Mussolini par lequel le gouvernement de Prague est tenu d'évacuer les Sudètes dans les dix jours et de démanteler ses forteresses de la frontière...


Shirer, dans son chapitre sur Munich (The Rise and Fall of the Third Reich), nous apprend que la proposition de Mussolini est en réalité une fabrication des Allemands qu'ils ont transmis au Duce avant la conférence pour qu'il présente le compromis comme le sien.


 

Voir le Blog de cgiguere : cliquez ici


Nouveau message Post Numéro: 4  Nouveau message de tietie007  Nouveau message 30 Juil 2008, 18:43

Mimile a écrit:Merci d'avoir ouvert ce 'fil'.

Le 29 novembre, Hitler accueille Mussolini en gare de Munich.
Chamberlain et Daladier arrivent chacun de leur côté en avion.
La conférence s'ouvre à 12h30 au Führerhaus, sur la place Royale de la capitale bavaroise.
En son for intérieur, le Président du conseil français, Édouard Daladier, se refuse à faire la moindre concession à Hitler.
Il sait que ce serait l'encourager à émettre de nouvelles revendications, jusqu'au moment où il se sentirait militairement assez fort pour engager la guerre contre les démocraties.

Mais Daladier est aussi sensible à la pression de l'opinion pacifiste, majoritaire en France. Le très influent secrétaire général du Quai d'Orsay, Alexis Léger, lui a remis un mot :
«Rien d'irréparable avec M. Hitler».
Alexis Léger, plus connu sous son pseudonyme de poète, Saint-John Perse, recevra plus tard le Prix Nobel de littérature.

Au bord de l'épuisement, Daladier finit par accepter, ainsi que Chamberlain, un «compromis» présenté par Mussolini par lequel le gouvernement de Prague est tenu d'évacuer les Sudètes dans les dix jours et de démanteler ses forteresses de la frontière...
La Tchécoslovaquie est ainsi abandonnée aux Allemands dans une illusoire tentative de prolonger la paix en Europe."

Pourquoi avoir laissé tomber la Tchécoslovaquie qui possédait une ligne de défense plus complète que la ligne Maginot, qui disposait d'une industrie d'armement très performante (Skoda) ?
Si Chamberlain et Daladier n'avaient pas cédé, Hitler se serait certainement cassé les dents lors de sa tentative d'invasion de la Tchécoslovaquie, donc aurait évité cet affrontement et peut-être mis un terme à sa politique de surenchères.
Sachant en outre que l'armée allemande était réticente..
.En outre, les Occidentaux auraient trouvé un précieux allié en la personne de Staline au cas où Hitler se serait risqué quand même.

Nos politiques étaient vraiment de petites pointures!

Jean de la Fontaine Le loup et l'agneau....!


Munich et le résultat de la conjonction d'une politique anglaise germanophile et de la faiblesse de la IIIeme République.

Les années 30 vont voir la République s'enfoncer dans une crise intérieure permanente. Du 10 mai 1932 jusqu'au 10 juillet 1940, la France va connaître pas moins de 20 gouvernements illustrant une instabilité chronique alors que la situation internationale ira en s'aggravant ! Les problèmes internes ne permettent pas aux différents gouvernements français d'avoir une attitude ferme en politique étrangère.

La France se met alors à la remorque de l'Angleterre qui sera plus antibolchevique que germanophobe. L'échec relatif de Stresa, le Traité Naval anglo-allemand soulignent la volonté du Royaume-Uni de rééquilibrer les forces sur le continent, et l'établishement anglais verra dans Hitler un rempart contre la propagation du bolchevisme.

L'inertie de la France face au coup de force du Führer est à chercher dans un courant pacifiste hexagonal puissant, une Angleterre qui n'est pas contre un renforcement de l'Allemagne, et un Etat-Major français pusillanime, qui s'incarne bien dans le très mou Maurice Gamelin !

Munich est donc l'ultime résultat de la mansuétude anglaise envers l'Allemagne conjuguée à la faiblesse française.


 

Voir le Blog de tietie007 : cliquez ici


Nouveau message Post Numéro: 5  Nouveau message de Bruno Roy-Henry  Nouveau message 22 Sep 2008, 09:15

un petit rappel de ce que j'avais écrit sur un autre forum:


"Karolvs a écrit:
... d'un autre côté, il est plus facile de juger a posteriori. Avant de tirer à boulets rouges sur les politiques souvenons-nous que dans l'opinion publique aussi, cet accord fut accueilli par un soulagement quasiment unanime quand il fut annoncé. N'oublions pas que la France avait mobilisé des troupes en septembre 38, et que le spectre de la guerre prenait de ce fait une apparence réelle. Et la guerre, pour les gens en 1938, c'était les boucheries et l'hécatombe de 14-18. Rares étaient les familles qui n'avaient pas perdu au-moins un proche, 20 ans plus tôt."

il ne s'agit pas de juger a posteriori, mais de rappeler que les hommes lucides et courageux ne furent pas écoutés: Joseph Paul-Boncour, André de Kérilis, Georges Mandel, Charles de Gaulle et... Paul Reynaud !

Quant aux "politiques", quelle bonne raison pouvons-nous avoir de ne pas les vouer aux gémonies ?

Le pacifisme de l'opinion publique ? la belle affaire: démocratie signifie-t-elle DEMAGOGIE ? Comment croire qu'il reviendrait à l'opinion de déterminer la conduite des politiciens ?

Il appartenait à ces derniers d'oeuvrer pour "préparer" l'opinion publique et -VU L'URGENCE- de prendre des décisions impopulaires...

Il y a des instants vitaux dans la vie des Nations où les chefs doivent choisir sans se soucier des masses... Les masses ne savent rien, ne réfléchissent pas (ou très peu et très lentement) et ne peuvent rien!

Il n'en a donc rien été, par le manque de courage de ces mêmes politiciens:

-La veulerie des Radicaux
-La coupable inertie des Socialistes
-la tentation d'une entente cordiale avec les nazis de la plus grande partie de la droite...

Honte éternelle à Daladier, Blum, Paul Faure et tous les soi-disant démocrates qui -entre la paix et l'honneur- ont choisi la paix...

Selon le mot fameux de Churchill, ils ont choisi la paix et le déshonneur et ils eurent le déshonneur et la guerre !
Dernière édition par Bruno Roy-Henry le 22 Sep 2008, 11:38, édité 1 fois.


 

Voir le Blog de Bruno Roy-Henry : cliquez ici


Nouveau message Post Numéro: 6  Nouveau message de tietie007  Nouveau message 22 Sep 2008, 10:01

Je ne vois pas ce Blum vient faire là-dedans, surtout que c'est le Front Populaire qui a augmenté sensiblement le budget de la Défense, à son arrivée au pouvoir, en 1936. Le Front Populaire était une coalition et Blum dépendait du bon vouloir des [i]Radicaux. On ne peut faire porter la responsabilité du désastre à un homme et à un Parti, la SFIO, qui ont gouverné deux ans entre 1918 et 1939 !


 

Voir le Blog de tietie007 : cliquez ici


Nouveau message Post Numéro: 7  Nouveau message de Bruno Roy-Henry  Nouveau message 22 Sep 2008, 11:30

On ne reproche pas à Blum et à la SFIO d'avoir augmenté le budget de la défense en 1936: c'était bien le moins !

On lui reproche d'avoir approuvé les accords de Munich ! Si je ne me trompe, c'est bien Blum qui a parlé "d'un lâche soulagement", soulignant ainsi combien il en était honteux.

Durant la crise de septembre, tous les parlementaires socialistes se sont exprimés pour la défense de la paix à tout prix. Aucun (à ma connaissance, mais je peux me tromper) n'est intervenu pour demander une quelconque fermeté au gouvernement, ni même pour approuver le rappel partiel des réservistes !

Vous me permettrez donc de préférer l'attitude d'un Joseph Paul-Boncour (socialiste indépendant) à celle d'un Paul Faure, derrière qui Blum était à la traîne, pour ne pas dire à la dérive...

Par conséquent, il est impossible de dissocier la SFIO des radicaux dans cette crise, les socialistes n'ayant certes pas renforcé le camp de la fermeté au sein des radicaux, qui était déjà bien minoritaire...

Au cas particulier, je rappelerai que les Communistes n'ont pas approuvé les accords de Munich et les ont même dénoncés. On ne peut leur refuser le mérite de la lucidité.

J'ai d'ailleurs pris bien soin de condamner également l'attitude de la droite française qui préférait -hélas- un accord avec Hitler dans le but de faire barrage au bolchevisme...

Tant d'aveuglement de la part de la classe politique de cette époque est malheureusement dramatique. Il convient de le rappeler au souvenir des jeunes générations.


 

Voir le Blog de Bruno Roy-Henry : cliquez ici


Nouveau message Post Numéro: 8  Nouveau message de sylvain-  Nouveau message 22 Sep 2008, 12:24

tietie007 a écrit:Munich est donc l'ultime résultat de la mansuétude anglaise envers l'Allemagne conjuguée à la faiblesse française.[/align]


Mansuetude et faiblesse voire couardise politique de l'Etablishment anglais à l'époque, je suis entiérement d'accord.
je crois que Daladier était néttement moins naif que Chamberlain vis vis des intentions d'Hitler, mais la france, peut préparée militairement ne pouvait concevoir un engagement militaire sans l'Angleterre.
Le multiples provocations d'Hitler à partir de la crise des sudètes n'avaient pour ultime but que d'inciter les démocratie à le guerre, Hitler voulait cette guerre et les échanges diplomatiques avec la grande Bretagne lui avait permis de constater à quel point le régime en place se montrait faible, voire d'une totale incompétence.
seul churchill, dans son coin, isolé, prévenait des dangers de faire de telles concessions aux Nazis.
Chamberlain se voulait l'hommme, le grand homme de la paix du XXéme siécle....il à été servit. :D


 

Voir le Blog de sylvain- : cliquez ici


Nouveau message Post Numéro: 9  Nouveau message de tietie007  Nouveau message 22 Sep 2008, 12:37

C'est Daladier qui était Président du Conseil, à l'époque de la Conférence de Munich. De même, comme je l'ai déjà dit, la IIIeme République connaît trop de problèmes internes et une instabilité chronique pour avoir une quelconque fermeté au niveau de sa politique étrangère. Au-delà des politiques, du régime constitutionnel qui favorise les combinaisons politiciennes au détriment d'un exécutif fort, les militaires français ont une responsabilité importante dans la conception d'une stratégie de défense cohérente. Or, dans un contexte tourmenté, les généraux français se sont montrés pusillanimes à l'instar d'un Gamelin.


 

Voir le Blog de tietie007 : cliquez ici


Nouveau message Post Numéro: 10  Nouveau message de Schwarze Kapelle  Nouveau message 22 Sep 2008, 13:24

sylvain- a écrit: Le multiples provocations d'Hitler à partir de la crise des sudètes n'avaient pour ultime but que d'inciter les démocratie à le guerre...


Je suis enclin a mettre une petite réserve sur le désir absolu d'Hitler à conduire une guerre contre la France et l'Angleterre... Lui même, et son etat-major, ont été très surpris de leur avance en France en 1940.

Comme ils craignaient les forces armées Franco-Britanniques son but n'était pas la guerre. Par contre, la faiblesse politique de cette alliance le conduisait à pousser ses pions diplomatiques au maximum.

Son but ultime était l'Union Soviétique, pas la guerre à l'Ouest.

SK


 

Voir le Blog de Schwarze Kapelle : cliquez ici


Suivante

Retourner vers 1919-1939 : LES ORIGINES DU MAL




  • SUR LE MEME THEME DANS LE FORUM ...
    Réponses
    Vus
    Dernier message
 
  ► Les 10 Derniers Posts du jour Date Auteur
    dans:  Libération de Chalonnes sur Loire fin août 1944 
il y a 50 minutes
par: brehon 
    dans:  Le quiz matériels et véhicules - suite - 14 
Hier, 23:33
par: Richelieu 
    dans:  LE QUIZ HISTOIRE - SUITE - 18 
Hier, 23:27
par: Prosper Vandenbroucke 
    dans:  1e DB Polonaise 
Hier, 23:17
par: Hussard ailé 
    dans:  CEFS 1940 Norvege 
Hier, 21:44
par: orpo57 
    dans:  Le nazisme : questions de méthode 
Hier, 19:30
par: Prosper Vandenbroucke 
    dans:  Coutances, film de GeorgeStevens 
Hier, 19:26
par: Prosper Vandenbroucke 
    dans:  QUIZZ AVIATION - SUITE 15 
Hier, 18:58
par: kfranc01 
    dans:  Uniformes et équipement de l'Armée impériale japonaise 
Hier, 18:45
par: iffig 
    dans:  Berlin, 1933: la presse internationale face à Hitler. 
Hier, 17:12
par: Alfred 

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aldebert, François Delpla, Trendiction Bot DE et 14 invités


Scroll