Post Numéro: 9
de alfa1965
24 Mar 2010, 08:45
Lorsque l'Entente entend imposer un nouveau dépeçage du pays, le comte Karolyi refuse, il ne veut pas entrer dans l'histoire comme le fossoyeur de la Hongrie. La coalition socialiste porte au pouvoir

Bela Kun, chef de la tendance bolchévique. Le Conseil des commissaires du Peuple ne peut régner sans faire imposer une "terreur rouge" par les "gars de Lénine". Profitant du chaos, les pays frontaliers s'empressent de finir le dépeçage, un conflit éclate avec la Tchécoslovaquie. Le 1er mai, les troupes tchèques entrent en territoire magyare, mais un réveil patriotique permet de créer la nouvelle armée rouge hongroise, sous les ordres du colonel Strongfeld qui va contre-attaquer et remporter des victoires. Arrivant en Slovaquie, les communistes slovaques proclament à leur tour une République des Conseils.
Pendant ce temps, une réforme agraire est entreprise qui ne satisfait personne, des milices sillonnent les campagnes, assassinant les opposants.
Le 20 juillet, l'armée rouge hongroise lance une offensive contre la Roumanie mais est battue à Kisùjszllas le 24.
Les sociaux-démocrates exigent la démission de Bela Kun alors que l'amiral Horthy prépare un gouvernement provisoire à Szeged avec l'aide de l'Entente.
Le 31 juillet, Kun démissionne et quitte la Hongrie. Les sociaux-démocrates forment un gouvernement provisoire dirigé par Gyula Peidl. Toutes les réformes mises en plac sous la République des Conseils sont annulées.
Le 3 août, les troupes roumaines entrent dans Budapest qui va être pillée systématiquement. L'armée roumaine ne quittera le pays qu'en novembre 1919 lorsque les troupes de l'amiral Horthy entreront dans Budapest.

Siamo 30 d'una sorte, 31 con la morte. Tutti tornano o nessuno. Gabriele d'Annunzio, Canzone del Quarnaro.