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La campagne finale: les Marines dans la victoire sur Okinawa

Dans cet espace, sont rassemblés sous forme de fiches l'ensemble des biographies, résumés de bataille, thèmes importants concernant la seconde guerre mondiale.
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La campagne finale: les Marines dans la victoire sur Okinawa

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de hilarion  Nouveau message 04 Juil 2006, 21:26

La campagne finale : les Marines dans la victoire sur Okinawa.
Par le colonel Joseph H. Alexander, USMC (Ret)
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Introduction

L'aube du 29 mai 1945 voyait la 1st Marine Division débuter sa cinquième semaine consécutive d'assaut frontal en tant que partie prenanye de l'offensive hâchée de la 10th US Army contre les défenses japonaises centrées sur le château de Shuri, dans le sud d'Okinawa. L'opération Iceberg, la campagne visant à s'emparer d'Okinawa, avait maintenant débuté depuis près de deux mois - et menaçait de s'enliser. L'entrée en matière grisante et rapidement bouclée de la campagne avait été remplacée semaine après semaine par une guerre d'attrition coûteuse et épuisante contre le complexe de Shuri.

La 1st Marine Division, placée entre deux autres unités du même type avec un champ de manoeuvre étroit mais précieux, avait à peine avancé de 1 000 m au cours des 18 derniers jours -une moyenne de 55 m pour chaque jour ensanglanté. Le secteur était rythmé par les lignes de crête raides et alvéolées, se succédant les unes après les autres -successivement Kakazu, Dakeshi et Wana (avec son meurtrier ravin inversé, en pente). Juste au-delà reposait la longue épaule de Shuri Ridge, le centre névralgique de la 32ème armée japonaise et l'avant-poste de douzaines d'observateurs avancés de l'artillerie ennemie qui avaient rendu si misérable la vie des forces américaines durant ces longs mois.

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Deux Marines, Davis P. Hargraves avec sa Thompson et Gabriel Chavarria avec son BAR, du 2nd Battalion, 1st Marines, avancent sur Wana Ridge le 18 mai 1945.


Mais en ce matin pluvieux, le 29 mai, les choses semblaient quelque peu différentes, plus calmes. Après des jours d'intenses combats, les Américains s'étaient finalement emparés de deux avant-postes de la ligne Shuri : Conical Hill à l'est, capturé par la 96th I.D., et le complexe du Pain de Sucre à l'ouest, pris par la 6th Marine Division. Shuri ne semblait plus invincible pour longtemps.

La A Company, 1st Battalion du 5th Marines s'avança avec précaution, s'attendant à être prise sous l'habituelle tempête de feu de l'artillerie japonaise à chaque moment. Il n'y en eut pas. Les Marines atteignirent le sommet de la crête de Shuri Ridge après seulement un difficile échange de tirs. Surpris, le commandant de la compagnie regarda en direction de l'ouest le long de la crête, à quelques centaines de mètres, vers les ruines du château de Shuri, une forteresse médiévale des anciens souverains des Ruykyu. Chacun parmi la 10th US Army s'attendait à ce que les Japonais défendent Shuri jusqu'à la mort -mais la place semblait faiblement tenue. Le feu d'armes légères n'apparaissait venir que de ce qui ne pouvait être qu'une arrière-garde. Les radios de campagne résonnèrent de ces surprenantes nouvelles. Le château de Shuri lui-même se tenait au-delà des limites de la division et du corps, mais ceux-ci étaient là pour le prendre. Les Marines de la vague d'assaut demandèrent la permission de capturer cet objectif de choix.

Le Major General Pedro del Valle, commandant la 1st Marine Division, n'hésita pas une seconde. Par tous les droits, le château de Shuri revenait à sa voisine la 77th I.D. Et Valle savait que son homologue, le Major General Andrew D. Bruce, serait en colère si les Marines lui ravissaient cette prise longuement désirée avant que ses propres soldats n'arrivent sur place. Mais c'était une opportunité sans précédent de saisir l'objectif principal de la 10th US Army. Del Valle donna son blanc-seing. Muni de celui-ci, la A Company, 1/5, balaya la crête sur tout son long vers l'ouest, rencontrant une faible opposition, et prit possession du complexe ravagé. L'état-major de del Valle aura à faire quelques beaux jeux de jambes pour maintenir la cohésion avec ses voisins de l'US Army. C'est seulement ensuite qu'ils apprirent que la 77th I.D. avait planifié un important bombardement du château ce matin-là. Des appels radios frénétiques évitèrent la tragédie toute proche juste à temps. Le résultat de l'action préventive des Marines rendit furieux le général Bruce. Del Valle se rappellait : « Je ne pense pas qu'un seul des commandants de divisions de l'US Army m'adressera à nouveau la parole après ce qui vient d'arriver. ».

Mise à part cette compétition interarmes, les Américains avaient accompli beaucoup ce matin-là. Pendant deux mois, les hauteurs de Shuri avaient fourni aux Japonais de superbes points d'observations pour un feu réglé sur la cité portuaire de Naha et sur la zone entière de 10 km dans la partie sud d'Okinawa. Même après cette prise, alors que la A/1/5 se déployait sur de solides positions défensives parmi les ruines du château, les Américains étaient conscients du fait qu'une arrière-garde japonaise occupait encore le complexe du quartier-général souterrain, gigantesque, directement sous leurs chaussures boueuses. Ils seraient étonnés d'apprendre que le QG souterrain de la 32ème armée mesurait quelques 380 m de long et plus de 50 m de profondeur - tout cela creusé à la pioche et la pelle.

Les Japonais avaient en fait devancé la marche de la 10th US Army. La plupart de leurs forces avaient fait retraite au sud durant les pluies incessantes, et occuperaient bientôt le troisième (et dernier) anneau de leurs défenses souterraines et préparées, une série d'escarpements fortifiés dans la péninsule de Kiyamu.

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Un tas de ruines : tout ce qui reste du château de Shuri, ses murs, ses douves en arrière-plan, et la cité de Shuri au-delà, après la conquête du secteur par le 5th Marines. Les arbres décharnés sont les survivants d'une vaste forêt qui l'entourait en temps de paix.


La prise du château de Shuri représentait indéniablement un événement important dans la campagne d'Okinawa, mais c'était une victoire trompeuse. Tout comme la levée du drapeau à Iwo Jima sur le mont Suribachi signifiait seulement la fin du commencement de cette bataille prolongée, la capture de Shuri ne mit pas fin aux combats. La féroce bataille sur Okinawa devait encore durer 24 jours. Et les pluies d'obus tombèrent toujours, et les horreurs et les morts continuèrent.




Compte à rebours jusqu'au « Love-Day »

Les trois longs mois de bataille à Okinawa couvrirent un arc de 1 120 km de Formose à Kyushu et impliquèrent un million de combattants -Américains, Japonais, Britanniques et les natifs d'Okinawa. Munie d'une ampleur rivalisant avec celle du débarquement en Normandie au mois de juin précédent, la bataille pour Okinawa fut la plus grande et la plus coûteuse de toutes celles de la guerre du Pacifique. Pour chacun des 82 jours d'affrontement, la bataille préleva près de 3 000 morts parmi les soldats et les infortunés non-combattants.

Le Japon impérial, au printemps de 1945, pouvait être regardé comme un animal sauvage enragé, cerné et désespéré. Les dirigeants japonais savaient très bien que si Okinawa tombait entre les mains américaines, elle serait transformée en une gigantesque base d'opérations -l'Angleterre du Pacifique- pour l'invasion ultime du sol sacré de la mère-patrie. Ils étaient capables de tout sacrifier pour éviter la disgrâce imprononçable de la capitulation sans conditions et de l'occupation étrangère.

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Une équipe de combat des Marines lourdement armée, avec BAR et lance-flammes, fait mouvement et se dirige sur ses objectifs à travers les ruines causées par le bombardement préliminaire.



Okinawa représenterait donc pour l'US Navy son plus grand challenge opérationnel : protéger une énorme et vulnérable Task Force amphibie agglutinée à la tête de pont contre la plus impie des furies : les kamikazes japonais. De la même manière, Okinawa serait un test pour voir si la force de projection amphibie américaine était arrivée à maturation – si les Américains sur le théâtre du Pacifique pouvaient planifier et exécuter un assaut massif contre une large bande de terre sérieusement défendue, s'ils pouvaient intégrer les capacités tactiques de tous les services, repousser toutes les formes imaginables de contre-attaques et maintenir la force opérationnelle à terre. L'opération Iceberg ne serait pas conduite dans le vide. L'action préliminaire à l'invasion démarrerait alors que les campagnes majeures à Iwo Jima et aux Philippines étaient en train d'être achevées, un reflet de la grande expansion de la puissance militaire américaine dans le Pacifique, avec pourtant un étirement plus lointain des ressources alliées.

Mais aussi chère et aussi dramatique que la bataille d'Okinawa ait pu être, les deux côtés voyaient clairement le combat comme un avant-goût de plus pour l'affrontement désespéré à venir lors de l'inévitable invasion des îles-mères japonaises. La proximité d'Okinawa avec le Japon – bien à la portée des bombardiers moyens et des chasseurs d'escorte- et son utilité avec ses ports militaires, ses aérodromes, ses mouillages, ses zones d'entraînement faisaient de cette île réduite un objectif impératif pour les Américains, éclipsant les plans plus précoces prévoyant la prise de Formose pour le même but.

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Okinawa, la plus large des îles Ryukyu, repose comme le sommet d'un triangle presque équidistant de zones stratégiques. Kyushu est à 560 km plus au nord, Formose à 530 km au sud-ouest, Shangaï à 720 km à l'ouest. Comme beaucoup de champs de bataille du Pacifique, Okinawa conservait un héritage paisible. Bien qu'officiellement préfecture administrative du Japon, et territoire japonais de fait après une conquête par des opérations militaires en 1879, Okinawa était fière de ses différences distinctives, de son long legs chinois et de son influence malaisienne, et d'un sens unique de la communauté.

Le Quartier Général Impérial japonais de Tokyo fit peu pour renforcer la garnison d'Okinawa dans les premières années de la guerre du Pacifique. Avec la chute de Saïpan à la mi-1944, pourtant, il commença à envoyer des renforts et du matériel de fortification au sein des zones critiques de la « zone intérieure stratégique » incluant Iwo Jima, Peleliu, les Philippines et Okinawa.

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Sur Okinawa, le QG impérial établit une nouvelle armée de campagne, la 32ème armée, et s'efforça d'y verser des éléments entraînés provenant de tout le grand périmètre défensif du Japon, en Chine, en Mandchourie ou des îles nationales. Mais les sous-marins américains en prélevèrent un lourd tribut. Le 29 juin 1944, le USS Sturgeon torpilla le Toyama Maru qui sombra avec 5 600 hommes de la 44ème brigade mixte indépendante, destinée à Okinawa. Cela prendra le reste de l'année aux Japonais pour trouver des remplaçants qualifiés.

En octobre 1944, le US Joint Chiefs of Staff avait reconnu la valeur stratégique primordiale des Ryukyu et avait donné l'ordre à l'amiral Chester W. Nimitz, commandant en chef et commandant de la flotte du Pacifique, de s'emparer d'Okinawa immédiatement après la fin de la campagne sur Iwo Jima. Le JCS ordonna à Nimitz de « prendre, occuper et défendre Okinawa. »-pour ensuite transformer cette île capturée en une énorme base avancée pour l'invasion du Japon.

Nimitz se tourna une fois encore vers ses commandants les plus expérimentés pour exécuter la mission demandée. L'amiral Raymond A. Spruance, le vainqueur de Midway, des Gilbert, des Marshall, des Mariannes et de la bataille de la mer des Philippines, commanderait la 5ème flotte US, certainement la plus puissante armada de navires de guerre jamais rassemblée. Le vice-amiral Richmond Kelly Turner, vétéran talentueux et irascible des débarquements dans les Salomons et le Pacifique Central, commanderait encore toutes les forces amphibies sous les ordres de Spruance. Mais la contrepartie militaire de Turner ne serait être plus longtemps le vieux et familier cheval de bataille, Marine Lieutenant General, Holland M. Smith. Iwo Jima devait être le dernier combat de ce dinosaure. Désormais les forces expéditionnaires avaient atteint la taille d'une armée de campagne regroupant quelques 182 000 combattants. L'Army Lieutenant General Simon Bolivar Buckner, Jr., fils d'un général confédéré qui avait combattu Grant à Fort Donelson durant la guerre de Sécession, commanderait la nouvellement créée 10th US Army.

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Début avril, le commandant de la 10th US Army, Buckner (à gauche), et le chef du 3ème corps amphibie, Geiger (à droite), se rencontrent pour discuter de la progression de la campagne. Après la mort de Buckner près de la fin de la bataille, Geiger prit la suite et gagna sa troisième étoile.


Le général Buckner prit la peine de d'assurer que la composition de son état-major reflétait la composition multiservices de son commandement. 34 officiers des Marines y servaient, par exemple, incluant le Brigadier General Oliver P. Smith, USMC, en tant que Marine Deputy Chief of Staff. Comme Smith le fit remarquer plus tard, « la 10th US Army devint en effet une Task Force combinée sous les ordres du CINCPOA. ».

Six divisions de vétérans -quatre de l'US Army, deux des Marines- formaient la force de débarquement de Buckner, avec en plus une division de chaque service tenue en réserve. C'était là une autre indication de la croissance du potentiel amphibie américain dans le Pacifique. Auparavant, les Américains avaient difficilement réuni une division pour Guadalcanal, puis deux pour les Gilbert, les Marshall et les Palaus, trois enfin pour Saïpan et Iwo Jima. Au printemps 1945, Spruance et Buckner pouvaient compter sur huit divisions expérimentées, en plus de celles toujours engagées sur Luçon et Iwo Jima.

La 10th US Army de Buckner comprenait trois composantes opérationnelles majeures. L'Army Major General John R. Hod commandait le XXIV Corps, avec les 7th, 77th et 96th I.D., ainsi que la 27th I.D. en réserve à flots. Le Marine Major General Roy S. Geiger commandait le 3ème corps amphibie regroupant les 1st et 6th Marine Divisions, avec la 2nd Marine Division en réserve flottante. Les deux corps d'armée avaient l'expérience de campagnes récentes, le XXIV à Leyte, le 3ème à Guam et Peleliu. La troisième composante majeure du commandement de Buckner était la Tactical Air Force de la 10th US Army, commandée par le Marine Major General Francis P. Mulcahy, qui dirigeait aussi le 2nd Marine Tactical Wing. Son Fighter Command était mené par le Marine Brigadier General William J. Wallace.




Les officiers généraux des Marines

Les quatre officiers généraux des Marines à Okinawa étaient des vétérans éprouvés et très versés dans les opérations multiservices -qualités qui renforcèrent les contributions de l'USMC dans le succès de la 10th US Army.

Le Major General Roy S. Geiger, USMC, commandait le 3ème corps amphibie. Geiger était âgé de 60 ans, et natif de Middleburg, en Floride, diplômé à la fois de l'Ecole Normale de Floride et de l'université de droit de Stetson. Il s'engagea dans les Marines en 1907 et devint pilote aéronaval (le cinquième précisément) en 1917. Geiger effectua des missions de combat en France durant la Première guerre mondiale et commanda une escadrille du Northern Bombing Group. A Guadalcanal, en 1942, il dirigea le 1st Marine Aircraft Wing et en 1943, il assuma la direction du 1st Marine Amphibious Corps (future 3rd Marine Amphibious Corps) à Bougainville et pour les invasions de Guam et des Palaus. Geiger avait du flair pour le combat ; même à Okinawa il mena de fréquentes visites sur la ligne de front et aux postes avancés. En deux occasions il s'appropria un avion d'observation pour mener une reconnaissance personnelle au-dessus du champ de bataille. Avec la mort du général Buckner, Geiger prit la suite de la 10th US Army, attribution singulière et appropriée, et fut immédiatement promu Lieutenant General par l'USMC. Geiger releva ensuite le General Holland M. Smith en tant que commandant en chef de la Fleet Marine Force du Pacifique. Dans cette tâche, il fut un des rares Marines à être invités à assister à la cérémonie de reddition officielle du Japon à bord de l'USS Missouri, le 2 septembre 1945, dans la baie de Tokyo. Il fut aussi observateur en 1946 lors du test atomique au milieu du lagon de Bikini, et son évaluation sombre de la vulnérabilité des futurs assauts navires de surface à terre face aux armes atomiques encouragea l'USMC à développer l'hélicoptère de transport. Le général Geiger mourut en 1947.

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Le Major General Roy S. Geiger.


Le Major General Pedro A. del Valle, USMC, commandait la 1st Marine Division. Del Valle, âgé de 51 ans, était originaire de San Juan à Porto Rico, et était sorti diplômé de l'Académie Navale en 1915. Il commanda un détachement de Marines à bord du cuirassé USS Texas dans l'Atlantique Nord durant la Première guerre mondiale. Les années suivantes passées en service en mer et en expéditions dans les Caraïbes et en Amérique Centrale fournirent à del Valle une vision parfaite de la manière dont les Marines devaient servir la Navy et leur nation durant la guerre. En 1931 le Major General Rodolph C. Berkeley désigna le Major del Valle pour le « Landing Operations Text Board » à Quantico, la première étape organisationnelle mise au point par les Marines (avec des experts de la Navy sur le feu naval) pour développer une doctrine travaillée de l'assaut amphibie. Son essai provocant, « Du navire au rivage dans les opérations amphibies », paru dans la Marine Corps Gazette de février 1932, défia ses amis officiers de penser sérieusement d'une autre façon l'éxécution d'un débarquement. Une décennie plus tard, del Valle, artilleur vétéran, commanda le 11th Marines avec distinction durant la campagne de Guadalcanal. Plus d'un Japonais survivant s'émerveilla de « l'artillerie automatique » des Marines. Del Valle commanda ensuite l'artillerie du 3ème corps amphibie à Guam avant d'assumer le commandement de « The Old Breed » à Okinawa. Il disparut en 1978.

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Le Major General Pedro A. del Valle.


Le Major General Lemuel S. Shepherd,Jr., USMC, commandait la 6th Marine Division. Agé de 49 ans, il était natif de Norfolk, en Virginie, et était sorti diplômé en 1917 de l'Institut Militaire de son état. Il servit en se distinguant au feu avec le 5th Marines en France durant la Première guerre mondiale, recevant trois blessures et la Navy Cross. Sheperd devint un de ces rares officiers d'infanterie ayant parcouru tous les échelons de grades, de la section de fusiliers à la division. Au début de la guerre du Pacifique, il commandait le 9th Marines, servant comme commandant adjoint de la 1st Marine Division à Cap Gloucester, et dirigeant la 1st Provisionial Marine Brigade à Guam. En septembre 1944, à Guadalcanal, il devint le premier commandant de la nouvellement formée 6th Marine Division et la mena avec une grande valeur durant la campagne d'Okinawa. Après la guerre, il prit la tête de la Fleet Marine Force du Pacifique, pendant deux années de la guerre de Corée et finit ensuite en tant que 20ème leader de l'USMC. Il mourut en 1990.

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Général Lemuel C. Shepherd, Jr.


Le Major General Francis P. Mulcahy, USMC, dirigeait le 2nd Marine Aircraft Wing et la Tenth Army Tactical Air Force (TAF). Mulcahy avait 51 ans et venait de Rochester dans l'état de New-York. Il était diplômé de l'université Notre-Dame. Il fut nommé à un commandement en 1917 et tenta la Naval Flight School la même année. Comme Roy Geiger, Mulcahy effectua des missions de bombardement en France durant la Première guerre mondiale. Il devint un des pionniers de l'USMC dans l'appui aérien rapproché aux opérations terrestres durant l'entre-deux-guerres, pendant les campagnes dans les Caraïbes et en Amérique centrale. Au moment de l'attaque japonaise sur Pearl Harbor, Mulcahy était observateur au sein de la Western Desert Air Force britannique en Afrique du Nord. Il fut redéployé dans le Pacifique en tant que chef du 2nd Marine Aircraft Wing. Dans les derniers mois de la campagne de Guadalcanal, Mulcahy servit avec brio en tant que commandant des forces aériennes alliées dans les Salomons. Il se porta volontaire pour l'assignement à la TAF, déployant à terre de manière rapide les appareils sur les terrains fraîchement capturés de Yontan et de Kadena et travailla étroitement le déploiement de combat des aviateurs provenant des divers services contre la menace des kamikazes et en appui au sol de la 10th US Army durant sa campagne prolongée à l'intérieur des terres. Pour ses exploits héroïques en France en 1918, aux Salomons en 1942 et 1943 et à Okinawa, il reçut trois Distinguished Service Medals. Il disparut en 1973.

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Major General Francis P. Mulcahy.


Les différentes unités des Marines devant participer à Iceberg étaient éparpillées dans le Pacifique. La 1st Marine Division, commandée par le Major General Pedro A. del Valle, était partie de Peleliu pour la « pitoyable Pavuvu » dans les îles Russell afin de préparer la prochaine campagne. La 1st Marine Division avait été la première du genre à être déployée dans le Pacifique et elle avait participé aux difficiles attaques amphibies de Guadalcanal, du Cap Gloucester et de Peleliu. Au moins un tiers de ses hommes étaient des vétérans de deux des batailles citées ; l'autre tiers avait au moins une des trois opérations à son actif. La petite Pavuvu limitiait sérieusement les possibilités d'un entraînement poussé, mais un exercice à grande échelle dans les environs de Guadalcanal permit à la division d'amalgamer les nouveaux arrivants et les vétérans sur le retour. Le général del Valle, un officier d'artillerie consommé, s'assura que les troupes menaient leurs exercices en coopération avec les blindés et sous l'ombrelle de protection du feu des obusiers de l'artillerie.

La 6th Marine Division devint la seule division formée au-delà des mers pendant la guerre quand le Major General Lemuel C. Sheperd, Jr., activa les couleurs et assuma le commandement à Guadalcanal en septembre 1944. L'unité avait beau être nouvelle, il était difficile de trouver un bleu dans les rangs des officiers. Beaucoup des premiers raiders des Marines avec l'expérience du combat dans les Salomons formaient le coeur du 4th Marines. Le régiment avait également débarqué à Emirau et à Guam. Le 22nd Marines avait derrière lui Eniwetok et Guam, à nouveau. Et si le 29th Marines comprenait une large part de nouvelles recrues, son 1st Battalion avait joué un rôle pivot dans la campagne de Saïpan. Le général Sheperd usa de son temps et des larges aménagements disponibles sur Guadalcanal pour conduire un entraînement progressif et construit, de la section au régiment. Regardant déjà vers Okinawa, Sheperd mis l'accent sur le déploiement rapide des troupes, les combats à grande échelle et le combat en zone urbaine.

La 2nd Marine Division, commandée par le Major General LeRoy R. Hunt, était revenue à Saïpan après avoir conquis Tinian. Sur cette île, la division reçut 8 000 recrues en remplacement des pertes et s'efforça de s'entraîner pour une série de missions variées et frustrantes puisqu'elle était, en effet, dans la réserve stratégique. L'unité possédait déjà un parcours inégalable durant la guerre du Pacifique -Guadalcanal, Tarawa, Saïpan et Tinian- et sa simple présence dans les eaux des Ryukyu constituerait une formidable « force amphibie en place » qui distrairait les Japonais d'Okinawa. Pourtant, la division paierait un prix disproportionné en regard de son rôle de demoiselle d'honneur dans la campagne à venir.




L-Day et le mouvement jusqu'au contact

L'opération Iceberg débuta avec un départ rugissant. Les quelques Japonais encore présents dans le voisinage de l'assaut principal aux premières lueurs du L-Day, le 1er avril 1945, purent immédiatement réaliser la sagesse du général Ushijima de concéder le débarquement américain sans résistance. L'énorme armada, assemblée à travers tous les ports de l'Océan Pacifique, s'était concentrée comme prévu le long de la côté sud-ouest d'Okinawa et se tenait prête à projeter sans délai la force de débarquement de 182 000 hommes sur les plages. Ce serait une entrée en matière vigoureuse et ultime, le résumé de toutes les leçons amphibies apprises si douloureusement lors des premiers débarquements à Guadalcanal ou en Afrique du Nord.

L'amiral Turner passa en revue pour la dernière fois les conditions météos dans la zone prévue du débarquement. Comme à Iwo Jima, les assaillants seraient aidés par un temps clément lors du premier jour, toujours critique, du débarquement. Les cieux passeraient de couverts à clairs, un vent modéré soufflerait d'est au nord-est, le ressac serait modéré de même que la température ambiante. A 4h06, Turner annonça « Land the Landing Force », la phrase familière qui marquait le décompte séquentiel pour les premières vagues d'assaut touchant la plage à l'heure-H. Les troupes d'assaut qui enjambaient déjà les bords de leurs transports furent ensuite témoins d'une inoubliable préparation d'artillerie navale -le bombardement soutenu par obus et roquettes de la part de centaines de navires, alternant avec des formations d'appareils effectuant des attaques en rase-mottes au dessus des plages, straffant et bombardant à volonté. La contre-batterie ennemie sembla dispersée et inefficace, même contre une telle masse de cibles tentantes assemblée au large. Turner confirma l'heure-H pour 8h30.

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Prenant part au bombardement préliminaire d'Okinawa, le cuirassé USS Idaho (BB 42) fait feu sur des cibles prédéfinies de l'île avec ses pièces de 14 pouces. Une fois les troupes débarquées, le feu de soutien naval se transforme en un barrage roulant qui ouvre la voie aux fantassins.


Maintenant c'était le tour de la 2nd Marines Division et des navires de la Force de Diversion de leurrer les Japonais en feignant un débarquement sur la côte opposée. Cet ersatz de force amphibie avança à toute vapeur vers ses positions, lançant des tracteurs amphibies et des Higgins Boats, les chargeant visiblement avec des Marines équipés pour le combat, puis les dispersant en direction de Minatoga Beach en sept vagues. Regardant attentivement sa montre, le commandant de la quatrième vague franchit la ligne de départ exactement à 8h30, heure de l'heure-H réelle sur la côté ouest. Les LVT et autres embarcations firent alors rapidement demi-tour et retournèrent vers les transports, mission accomplie.

Il y a peu de doutes que le débarquement de diversion (une performance répétée le jour suivant) ait atteint ses objectifs. En fait, le général Ushijima retint des unités d'infanterie majeures, de première ligne et de l'artillerie dans la zone de Minatoga plusieurs semaines durant dans l'éventualité d'un second débarquement qu'il anticipait complètement. La garnison rapporta également au QG le matin du L-Day que « la tentative de débarquement de l'ennemi sur la côté orientale avait complètement échoué avec de lourdes pertes. ».

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Une flottille de LSM-R délivre une dernière salve avant que les troupes ne touchent la plage. A l'impact, les roquettes labourent la terre et causent des dommages considérables.

Mais cette diversion réussie eut un coût considérable. Des kamikazes japonais, convaincus d'avoir à faire à la force de débarquement principale, attaquèrent la petite force en cette même matinée, et endommagèrent sérieusement le transport de troupes Hinsdale et le LST 844. Le 3rd Battalion du 2nd Marines et le 2nd Amphibian Tractor Battalion perdirent près de 50 hommes ; les deux bâtiments perdirent un nombre à peu près égal de marins. Ironiquement, la division censée connaître le moins de pertes durant la bataille du L-Day perdit plus d'hommes que n'importe quelle autre division de la 10th US Army. L'officier opérations de la division, remonté, le lieutenant-colonel Samuel G. Taxis : « Nous avions demandé une couverture aérienne pour cette diversion mais on nous a répondu que la menace serait secondaire. ».

Dans les approches au sud-ouest, le corps principal ne rencontra aucune interférence. Un récif de corail étendu fournissait une barrière littorale aux plages de Hagushi, mais en 1945 les récifs ne posaient déjà plus problème aux forces de débarquement. A la différence de Tarawa, où le récif dominait le développement tactique de la bataille, le général Buckner, à Okinawa, disposait de plus de 1 400 LVT pour transporter ses échelons d'assaut des navires au rivage sans aucune hésitation. Ces longues lignes de LVT s'étendaint sur près de 13 km, tandis que ceux-ci bouillonnaient sur leur ligne de départ, ainsi que les chenilles de quelques 360 LVT-A blindés dont les tourelles montées équipées d'obusiers de 75 mm tiraient en rafales sur la plage alors qu'ils avançaient sur les derniers 4 000 m. Derrière les LVT suivaient près de 700 DUKW, des camions amphibies qui transportaient les premiers bataillons d'artillerie de soutien direct. L'horizon derrière les DUKW semblait rempli de lignes de péniches de débarquement. Ils feraient une pause au récif pour s'unir avec les LVT situés à l'extérieur. Les soldats et les Marines avaient de la même manière répétés minutieusement les opérations de transfert de ligne. Il n'y aurait pas de répit dans l'assaut ce jour-ci.

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La maîtrise amphibie à l'oeuvre : les Marines de la première vague dans leurs tracteurs amphibies (LVT) foncent en direction de la plage durant le L-Day sous la protection du tir d'un cuirassé.


L'embouchure de la rivière Bishi Gawa marquait la frontière entre le XXIV Corps et le III AC le long des plages de Hagushi. Le plan tactique des Marines prévoyait le débarquement des deux divisions de front, la 1st sur la droite, la 6th sur la gauche. Chaque division débarquerait à son tour avec deux régiments de front. Les régiments concernés, du nord au sud, étaient les 22nd, 4th, 7th et 5th Marines. Reflétant des années de pratique, la première vague d'assaut toucha terre précisément à 8h30, l'heure-H. Les Marines s'éjectèrent hors de leurs LVT, essaimèrent par dessus les fossés et les digues et entrèrent dans l'inconnu. La grande invasion d'Okinawa avait commencé. Durant la première heure, la 10th US Army mit à terre 16 000 hommes.

Les troupes d'assaut subirent un choc universel lors du mouvement des navires vers le rivage. En dépit des prédictions lugubres du renseignement et de leur propre expérience du combat, le débarquement fut « du gâteau » -virtuellement sans opposition. La section de mortiers du Private First Class Gene Sledge marchait en chantant « Little Brown Jug » à pleins poumons. Le caporal James L. Day, chef d'une escouade de fusiliers attachée à la Company F, 2nd Battalion du 22nd Marines, qui avait auparavant débarqué à Eniwetok et à Guam, ne pouvait croire cette bonne fortune : « Je n'avais pas entendu un seul coup de toute la matinée. C'était incroyable !. ». Beaucoup de vétérans s'attendaient à subir un violent feu ennemi à n'importe quel moment. Plus tard dans la journée, le LVT du général del Valle s'embourba dans une fondrière sur la plage, le véhicule devenant ainsi une cible immobile et intéressante. « Ce furent les pires 20 minutes que j'ai jamais connues dans ma vie. », dit-il.

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La matinée continua d'offrir de bonnes surprises aux assaillants. Ils ne trouvèrent aucune mine le long de la plage, découvrirent le pont principal sur la rivière Bishi encore intact, et -merveille des merveilles- deux aérodromes pratiquement sans défense. La 6th Marine Division prit Yontan Airfield à 13h00 ; la 7th I.D. n'eut aucun problème pour sécuriser la toute proche Kadena.

Le nettoyage rapide des plages et de leurs environs immédiats laissa toute liberté pour amener les renforts, et les commandants de divisions n'hésitèrent pas à accélérer le débarquement des chars, des bataillons d'artillerie et des réserves. Le renforcement gigantesque eut lieu avec seulement quelques écueils. Quatre pièces d'artillerie sombrèrent lorsque leurs DUKW s'échouèrent le long du récif. Plusieurs chars Sherman restèrent aussi sur ce dernier. Et le 3rd Battalion du 1st Marines atteignit la ligne de transfert à 18h, mais dut passer une nuit inconfortable dans ses péniches car un nombre suffisant de LVT n'avait pu être rassemblé pour le dernier transit. Ce furent des incidents mineurs. De manière incroyable, à la fin de la journée, la 10th US Army avait mis à terre 60 000 combattants, occupant une tête de pont longue de près de 13 km et sur une profondeur de plus de 3 km. C'était la mesure réelle de l'efficacité et de la compétence amphibie éprouvée de la 5ème flotte américaine.

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Les LVT-A de la A Company, 1st Armoured Amphibious Battalion, transportent la vague d'assaut du 4th Marines, 6th Marine Division, sur Red Beach. Les LVT-A sont armés d'obusiers de 75 mm et de mitrailleuses cal. 50, qui seront employés plus tard dans la campagne lorsque la 32ème armée japonaise tentera des débarquements amphibies sur les flancs de la 10th US Army, en avril.


L'énorme débarquement ne se fit pas cependant sans effusion de sang. Un sniper blessa le major John H. Gustafson, commandant du 3rd Battalion, 5th Marines, en fin d'après-midi. D'autres soldats furent victimes de tirs de mortiers ou de mitrailleuses. Mais les pertes de toute la 10th US Army, incluant la malchanceuse 2nd Marine Division, se montait à 28 morts, 104 blessés et 27 disparus pour le L-Day. Cela représentait à peine 10 % des pertes supportées par le 5ème Corps Amphibie lors du premier jour sur Iwo Jima.

La vigueur de l'assaut ne se ralentit pas sensiblement après que la 10th US Army eut quitté la tête de pont. La 7th I.D. atteignit la côte orientale le deuxième jour. Le troisième jour, la 1st Marine Division s'empara de la péninsule de Katchin, coupant effectivement l'île en deux. A cette date, les éléments du III AC avaient atteint des objectifs censés être pris initialement au bout de 11 jours. Le lieutenant-colonel Victor H. Krulal, officier opérations pour la 6th Marine Division, se rappelle le général Shepherd lui disant « En avant !. Avance aussi vite que tu le peux. Nous avons battu ces guignols à la course. ». « Eh, bon Dieu, répondit Krulak, nous ne les avons pas battus à la course !. Ils n'étaient pas là. ».

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Les troupes d'assaut du 1st Battalion, 7th Marines, escaladent une digue après le débarquement sur Blue Beach 2, le 1er avril 1945, sans aucune opposition.


Pendant que la 6th Marine Division glissait au nord et que la 1st Marine Division faisait mouvement à l'ouest et au nord-ouest, les problèmes immédiats ne vinrent pas des Japonais mais d'un lent système de ravitaillement, organisé depuis la plage. La ligne de transfert en marge du récif travaillait bien pour les troupes mais était de peu d'utilité pour les chargements. Les responsables de plages de la Navy s'efforcèrent de construire une chaussée élaborée sur le récif, mais dans le même temps, la 1st Marine Division fit la démonstration de quelques-uns de ses acquis logistiques appris sur le tas à Peleliu. Elle monta des grues mouvantes sur des chaussées renforcées et sécurisa les embarcations du côté de la mer par rapport au récif. Les bateaux étaient tirés le long du récif en eaux profondes ; les grues soulevaient des filets remplis avec les chargements de combat des navires pour les mettre dans les écoutilles de DUKW ou de LVT attendant du côté du rivage par rapport au récif pour effectuer le trajet final vers la plage. Cela fonctionna si bien que la division dut aller répandre ses connaissances au sein des autres unités de la 10th US Army.

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D'autres Marines sont débarqués sur la tête de pont par les LCVP. Débarquant, ils courent jusqu'au rivage à travers le calme ressac au-dessus du récif de corail.


La congestion des plages retarda aussi le processus. Les deux divisions de Marines durent avoir recours à leurs réserves prévues pour former des équipe de plages. Leur inexpérience dans ce travail vital, combiné avec le constant appel des groupes pour le remplacement, causa des problèmes de contrôle du trafic, d'établissement de dépôts de ravitaillement fonctionnels et de larcins. Ce n'était en rien une nouveauté : d'autres divisions, lors des opérations précédentes, avaient rencontré les mêmes inconvénients. L'avance rapide des divisions d'assaut nécessitait une énorme quantité d'essence pour le transport motorisé, mais celui-ci mettait du temps à être débarqué et à être acheminé. Le maillage routier pour le moins rudimentaire d'Okinawa compliquait le problème. Le colonel Edward W. Snedecker, commandant le 7th Marines, résuma la situation dans ce rapport emprunt de franchise : « Le mouvement à partir des plages de débarquement sur la côte ouest d'Okinawa à travers l'île fut plus que difficile à cause du terrain rencontré, accidenté. Ce fut physiquement éprouvant pour le personnel qui a été transporté pendant un moment. Il y a également un sérieux problème de ravitaillement dans la zone du 7th en raison du manque de routes. ».

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Les Marines de la 6th Division lors d'une paisible "marche au soleil", à Ishikawa, à L+3. Leur promenade idyllique prendra bientôt fin lorsqu'ils arriveront plus au nord sur le flanc des collines approchant la ville et sur le tout proche Mont Yae Take, où se trouvent de redoutables positions défensives japonaises.
Article de Kelilean
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