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Erwin Rommel

Dans cet espace, sont rassemblés sous forme de fiches l'ensemble des biographies, résumés de bataille, thèmes importants concernant la seconde guerre mondiale.
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Erwin Rommel

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de hilarion  Nouveau message 08 Sep 2008, 20:17

Dans la roulotte qui lui servait de quartier général en Afrique, Montgomery avait, pour toute décoration, accroche une simple photographie de son adversaire, l’allemand Erwin Rommel, chef du redoutable Afrikakorps dont les Panzer faillirent faire leur fantastique chevauchée jusqu’ au Caucase.
Ce geste de « Monty » reste sans doute le plus bel hommage jamais rendu à Rommel qui, malgré ses deux défaites en Libye et en Normandie, reste certainement le plus célèbre des chefs de guerre allemands.
Ne le 15 novembre 1891, dans le Wurtemberg, Erwin Rommel n appartient pas a une famille de militaires. Son père est professeur à l université de Heidenheim. Pourtant, le jeune Erwin choisit la carrière des armes entre comme aspirant au Vie bataillon du 124e régiment d’infanterie a Weingarten. En 912, il est nomme sous lieutenant, alors qu’il vient tout juste d avoir vingt ans.
Durant la Première Guerre mondiale, l’armée impériale constitue des unîtes de troupes de montagne dont le recrutement n’est plus exclusivement bavarois. C’est ainsi que le lieutenant Rommel rejoint un bataillon wurtembergeois de chasseurs de montagne.
Il ne tarde pas a se distinguer au feu et, au cours d un coup e main audacieux, véritable opération commando avant l heure, il s empare du mont Cosma, en Roumanie. Apres cet exploit, réalise en aout 1917, il est mute sur le front italien, ou il renouvellera la même opération en prenant d assaut le mont Matajur, qui culmine 1 643 m au dessus de Caporetto. Ce nouveau fait d armes lui vaudra la rarissime décoration « Pour le Mérite ».
Toujours dans les troupes de montagne, Rommel participe a la bataille de l Isonzo, a la suite de laquelle il est nomme capitaine.
Après la défaite allemande, Erwin Rommel reste dans la Reichswehr et connaît une vie de garnison bien monotone, hormis une brève période au cours de laquelle il est instructeur d infanterie à Dresde. Il occupe ses loisirs en écrivant des ouvrages militaires. L un d entre eux, « Infanterie greif an » (l infanterie attaque), connaît même un certain succès.
Chef de bataillon lors de l’arrivée au pouvoir d Adolf Hitler en 1933, il commande une unité d élite, le bataillon de chasseur de Goslar. Ensuite, il est charge de cours a l école de guerre de Postdam.
Colonel en 1937, il est promu général a la veille de la Seconde Guerre mondiale, en 1939.
Au sein d une armée conservatrice et réactionnaire, Erwin Rommel passe pour un partisan du national-socialisme.
Il joue notamment un rôle important dans le rapprochement entre les Jeunesse Hitlérienne et l armée, s’attachant a la préparation militaire de ces garçons particulièrement motives idéologiquement et déjà très endurcis physiquement. A la veille de la guerre, la popularité du général Rommel est immense chez la jeunesse allemande qui voit en lui un jeune chef correspondant tout à fait à ses idéaux.
Rommel reçoit alors le commandement de la 7e division blindée, qui prendra un jour le surnom de « division fantôme » tant ses raids surprendront adversaires et compatriotes.
En mai 1940, après avoir franchi la Meuse, Rommel avance le long du canal de La Bassée et reçoit pour ses succès la croix de chevalier de la croix de fer. Il fonce sur Lille, oblique au sud et traverse la Somme. Il atteint ensuite la Seine a Rouen, encerclant plusieurs divisions alliées en Normandie. Le 19 juin, il prend Cherbourg.
Au cours de cette campagne éclair, la division fantôme a fait 100 000 prisonniers, perdant 700 hommes et 50 chars. Rommel a la réputation de commander ses troupes de l’avant, arrivant sur le champs de bataille juste après ses unités de reconnaissance.
Hitler l’apprécie particulièrement et dit de lui : « c est un homme du peuple comme moi. » Il le considère d ailleurs comme un de ses meilleurs généraux.
Au mois de février 1941, Rommel reçoit le commandement des deux divisions qui forment le Deutsche Afrikacorps. Sa mission est de rétablir la situation en Libye, où les italiens viennent de subir de lourds revers.
Théoriquement, il dépend du gouvernement italien, mais il va vite imposer ses choix tactiques a ses partenaires de l Axe. Il commandera le Panzerkorps Afrika, puis la Panzerarmee Afrika et enfin l ensemble des troupes germano-italiennes.
Rommel réussit a redresser la situation et, a la suite de ses ruses et de la rapidité de ses manœuvres, il reçoit le surnom de Renard du désert.
Apres voir franchi la frontière égyptienne, il arrive devant El Alamein, a moins de 100km d’Alexandrie.
Il est alors convoque a Berlin pour recevoir son bâton de maréchal des mains mêmes d’Adolf Hitler. Rommel est ce moment au zénith de sa gloire, et la propagande allemande se déchaine en évoquant ses exploits. Sa réputation d’invincibilité agace un peu les autres chefs militaires allemands qui lui reprochent de trop soigner sa publicité personnelle. Rommel, que certain appellent « Rummel », c est a dire « tapage », ne se déplace jamais sans se photographes qui fixent pour la postérité chacun de ses gestes. Il y a chez lui un cote comédien en tournée qui l apparente a des hommes comme Montgomery, Patton ou De Lattre.
Seulement, il est moins bon stratège que tacticien. Ses victoires ne lui servent a rien dans la mesure ou il ne peut assurer ses lignes de communication et de ravitaillement trop étirées. De plus, les britannique tiennent solidement Malte, d ou ils contrôlent tout le bassin méditerranéen.
Le 23 octobre 1942, Montgomery passe a l offensive en Egypte et, le 8 novembre, l américain Clark débarque au Maroc et en Algérie.
La situation se retourne en Afrique du Nord.
Malade, Rommel, qui ne se trouvait pas a son poste au début de l’attaque de « Monty », ne peut enrayer l offensive. Vite déborde, il estime préférable de faire retraite le long de la mer. Tandis que le général Von Arnim couvre ses arrières a l Ouest, il se replie sur la ligne Mareth en Tunisie. Ses hommes reculent ainsi sur plus de 3000 km, mais conservent la plus grande partie de leur matériel et ne subissent que peu de pertes. Cependant, ils sont désormais surclasses par les anglo-américains, tandis que les italiens s effondrent.
En mars 1943, le maréchal Rommel quitte le sol africain pour toujours.
Apres avoir été affecte a l état major du Führer, il est envoyé en Normandie, a la tête du groupe d armée B, pour faire face a un éventuel débarquement allié. Estimant qu’il faudra écraser l’envahisseur sur les plages mêmes sans lui laisser le temps de s organiser, il entre en conflit avec son supérieur, le maréchal Von Rundstedt, qui, lui, compte sur une contre offensive a l’intérieur des terres. De toute façon, la suprématie maritime et aérienne des Allies est totale, et les allemands n auront aucune liberté de manœuvre.
Le 6 juin, Rommel ne se trouve pas a son poste, une fois encore, car il est convaincu que le temps est trop mauvais pour que les Allies tentent quoi que ce soit. Il a donc décidé de partir en permission. A l annonce du débarquement, il regagne en toute hâte son quartier général de la Roche-Guyon, mais il est trop tard depuis le premier jour.
Rommel est un de ceux qui ne croient pas au débarquement de Normandie, il pense que l ennemi va attaquer dans le Pas de Calais. Devenu hésitant, il ne ressemble plus au brillant personnage de sa légende. Persuade de l’inectuabilite de la défaite allemande, il a désormais tendance a en rendre le Führer responsable.
Sans être l une des âmes du complot du 20 juillet, il croit que l’élimination d Adolf Hitler pourrait permettre un compromis avec les Allies. Aussi envisage t il de donner une réponse favorable aux conjures qui le pressent de se mettre a leur tète. Il n en a pas le temps : le 17 juillet 1944, il est grièvement blesse lors d’une attaque aérienne près de Livarot.
Le 14 octobre, il est fermement invite à se suicider, car sa sympathie, plus que son adhésion, envers le complot avorte est désormais prouvée. Le régime national-socialiste ne lui fera pas moins des obsèques nationales à Ulm. Le IIIe Reich rend ainsi hommage a celui qui aura incontestablement hitlérien dans la victoire et ne se sera élevé contre le Führer qu’à l approche de la défaite.
Rommel reste l’exemple même de tous les chefs militaires allemands qui ne reprochent qu une seule chose a Hitler : d avoir perdu la guerre.
redacteur Larry
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