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Guingouin

Tout ce qui concerne la libération de l'Europe et qui n'est pas développé au sein des sections ci-dessus.
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Guingouin

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de Charrette  Nouveau message 23 Aoû 2004, 21:35

Le colonel Guingouin qui commandait les maquis de la Haute-Vienne aurait à la libération ordonné des exécutions sommaires contre des personnes très proches de la droite limousine (et résistante). Je voudrais savoir si les exactions commises dans cette partie du Limousin l'ont été vis-à-vis de ces personnes en sachant qu'elles soutenaient le général de Gaulle.
Qu'est devenu Guingouin après ces événements dramatiques (l'épuration sauvage contre des personnes innocentes alors que les vrais coupables s'étaient enfui) ?
A-t-il été jugé et condamné à des peines de prison ?


 

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Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de hilarion  Nouveau message 23 Aoû 2004, 21:43

La bio de Georges Guingouin
http://perso.wanadoo.fr/ecole.eymoutiers/Normal/guingouin.htm
http://site.voila.fr/pointer/R5.htm
"Le colonel Guingouin qui commandait les maquis de la Haute-Vienne aurait à la libération ordonné des exécutions sommaires contre des personnes très proches de la droite limousine (et résistante). "Charette

Le conditionnel de aurait prend ici toute sa teneur....
Merci Charette de nous en dire plus sur ces événtuelles exécutions.


 

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Nouveau message Post Numéro: 3  Nouveau message de Laurent Pépé  Nouveau message 24 Aoû 2004, 07:46

Pov Guingouin ! (Compagnon de la Liberation)


(je reste calme mais c'est dur...............) :evil:

(pardonnez-moi :cry: )


 

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Nouveau message Post Numéro: 4  Nouveau message de Charrette  Nouveau message 24 Aoû 2004, 11:20

C'est dans Le Point que j'ai lu ces précisions sur les exécutions sommaires commises par le colonel Guingouin, mais j'aimerais en savoir davantage : dans quelles communes de la Haute-Vienne ces drames ont eu lieu ?


 

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Nouveau message Post Numéro: 5  Nouveau message de Zgorzelsky  Nouveau message 24 Aoû 2004, 11:29

Charrette a écrit:C'est dans Le Point que j'ai lu ces précisions sur les exécutions sommaires commises par le colonel Guingouin


Je ne fais pas confiance en ces journaux. Quand ils se limitent au résumé du débarquement en qq pages, ça peut être bien, mais dès lors qu'ils s'avancent, qu'ils commencent à faire du "sensationnel"... :?

Zgorzelsky.


 

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Nouveau message Post Numéro: 6  Nouveau message de Yves  Nouveau message 24 Aoû 2004, 12:14

Charrette a écrit:C'est dans Le Point que j'ai lu ces précisions sur les exécutions sommaires commises par le colonel Guingouin, mais j'aimerais en savoir davantage : dans quelles communes de la Haute-Vienne ces drames ont eu lieu ?


Mais de quelles précisions s'agit-il, tu ne nous en dit pas plus que ton premier post, c'est difficile de creuser un tant soit peu la question avec aussi peu d'infos de départ... que dit exactement le magazine dont tu parles ?


 

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Nouveau message Post Numéro: 7  Nouveau message de Charrette  Nouveau message 24 Aoû 2004, 13:49

Le Point du 5 août 2005, dans son numéro 1664, en pages 24 à 25, explique ce que fut la "face noire de la Libération" avec un sous-titre :

"Un tribunal révolutionnaire à Limoges".

"Pendant trois semaines, en 1944, à Limoges et alentour, une justice expéditive prononça 74 peines capitales. Enquête sur une page d'histoire méconnue"(par Hélène Pommier et Georges Châtain).

"Limousin terre d'épouvante". "C'est le titre du feuilleton que publie, à partir du 9 décembre 1953, le quotidien Le Populaire du Centre : une quinzaine d'épisodes pour "dénoncer les tueurs" de la Résistance et sa figure emblématique, le colonel Georges Guingouin, chef des forces FFI de Haute-Vienne, dont les 20 000 hommes sont entrés le 21 août 1944 dans Limoges. Sans effusion de sang : le général Gleiniger, commandant la garnison allemande, a signé sa reddition. La Milice et les collaborateurs les plus actifs ont décampé quelques jours plus tôt.
"Mais, les années suivantes, la vie civile a repris ses droits, et avec elle les affrontements politiques. C'est la guerre froide, et en Limousin, région enracinée à gauche, la lutte frontale socialistes-communistes. Georges Guingouin, ex-maire de Limoges, exclu du PCF pour "titisme" est la bête noire du patron de la SFIO régionale, Jean Le Bail, qui a tenu la Résistance pour une "farce grotesque" et entend bien anéantir le prestige de celui qu'il rebaptise le "colonel Massakrov". Cette verve furieuse a contribué à ancrer l'image d'un Limousin ensanglanté par une furie épuratrice.
"Qu'en est-il, en fait, ce 21 août 1944 ? A Limoges, c'est la liesse. La foule est aussi innombrable que lorsqu'en avril elle accueillait Pétain. "Il y en a, des femmes qui ont passé leur nuit à broder à la hâte un brassard à croix de Lorraine pour leur mari !" plaisante Claude François, qui, avant de devenir journaliste (sur France3 Limousin), faisait à l'époque ses débuts dans l'imprimerie. La prison s'ouvre, les résistants sont remplacés par les présumés collabos. Claude François se souvient de l'arrestation d'un commerçant du centre-ville, Dalpayrat : "C'était un pétainiste avéré. Lorsqu'il croisait les SS, il faisait le salut nazi. Il a été extrait de chez lui et emmené vers la prison..."
Plus bas l'article évoque les erreurs commises par les F.F.I. de Guingouin sur des personnes homonymes de collaborateurs ou d'innocents habitants qui eux n'avaient jamais collaboré avec l'ennemi. En voici un exemple fort précis :
"Des épurateurs improvisés prêchent le châtiment immédiat des traîtres. A Tulle, un avocat est fusillé dans la rue. Il sera réhabilité cinq ans plus tard. A Saint-Junien-la-Bregère, dans la Creuse, l'abbé Henri Cuenin, 36 ans, est exécuté dans son presbytère ; en fait, il aidait la Résistance locale. Dans les monts d'Ambazac, un garçon de 18 ans, soupçonné d'être le dénonciateur d'un maquis liquidé par les SS est attaché à une voiture et traîné jusqu'à ce que mort s'ensuive. L'affaire la plus énigmatique est l'exécution, dans le nord de la région 5 (Haute-Vienne, Corrèze, Creuse, Dordogne, Indre), d'Albert Chichéry. Cet industriel du Blanc, créateur de l'historique vélo Dilecta, avait été député radical, bref ministre en 1939 du gouvernement Raynaud, puis en 1940 du premier gouvernement Pétain. Sans être résistant actif, il avait établi des contacts avec le maquis FTP, qu'il avertissait des mouvements de troupes allemandes, et pour lequel il négociait le ralliement du 1er régiment de France, embryon d'armée vychissoise cantonné là. Il fut enlevé le 15 août 1944 par un commando de l'Armée secrète venu du Limousin et abattu d'une balle dans la nuque. A ses obsèques, un détachement FTP vint rendre les honneurs".

Je pourrais encore citer d'autres témoignages évoquées dans Le Point sur cette histoire du Limousin. Mais si vous en souhaitez faites-le moi savoir.


 

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Nouveau message Post Numéro: 8  Nouveau message de Yves  Nouveau message 24 Aoû 2004, 14:22

Merci pour ces développements...
Je pense tout de même qu'il faut prendre tout cela avec des pincettes.
Il est clairement écrit que les accusations les plus féroces viennent d'une personne qui a fait de Guingouin sa bête noire... ensuite les exemples laissent entendre qu'il ne s'agit pas de massacres planifiés mais qui sont le fruit d'erreurs (on parle d'homonymie dans l'article) ou d'une hâte suspecte qu'on ne peut pas forcément imputer à Guingouin lui-même.

Enfin, je ne cherche pas à prendre sa défense absolument mais il me semble que ce que décrit l'article est plus l'oeuvre des jeunes FFI échauffés par la victoire (et hop, un petit coup de vae victis), qui ont éventuellement eu à souffrir des horreurs de la collaboration directement ou indirectement (famille...), qui n'ont pas forcément fait le coup de feu avec les autres et qui cherchent à se rattrapper en faisant un "fait d'arme" à bon compte quitte à se rabattre sur des pauvres types voire des innocents... ou bien encore des gens qui cherchaient à se racheter une virginité.
Je ne dis pas que c'est cela exactement qui s'est produit dans le limousin mais de tels comportements sont des faits avérés - de façon assez générale en France - à cette époque.
Ce qui dans l'absolu ne change rien sur la nécessité de condamner de tels agissements mais cela change tout de même sur la direction à donner à ces condamnations. Et cela à une importance sur l'impact que cela a derrière.

Ensuite, pour le dernier exemple, on y parle d'un commando de l'AS alors que Guingouin était FTP (et les deux ne communiquaient pas forcément super bien...) donc le doute - à mon sens - est permis sur la "paternité" de cette exécution sommaire (par ailleurs plus que condamnable).

Enfin, tu nous demandes dans quelles communes ont eu lieu ces massacres alors que l'article que tu cites donne - pour chaque exemple - le nom de ces mêmes communes, j'avoue que je ne comprends pas le sens de ta question alors que tu as la réponse déjà par devers toi ???


 

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Nouveau message Post Numéro: 9  Nouveau message de Charrette  Nouveau message 24 Aoû 2004, 14:47

Il ne faut pas m'en vouloir, mais je parle parfois trop vite. Excuse-moi.
Si tu veux d'autres détails, je peux encore t'en communiquer :

"C'est dans ces premiers jours d'explosion libératrice que le comité départemental de libération de Limoges (CDLL) crée dans l'urgence une cour de justice militaire, sorte de tribunal révolutionnaire improvisé. "C'était un contre-feux à la violence incontrôlée, plaide Jacques Valéry. C'était ça ou le déchaînement de la rue"."Cette juridiction instituée à Limoges dès le 23 août, Georges Guingouin convainc le colonel Rivier (Rousselier), commandant l'ensemble de la région 5, de la généraliser aux 5 départements. Le 25 août, "sauf flagrant délit de crime, aucune arrestation ne peut être opérée sans mandat d'amener signé". "Ce tribunal est formé de trois juges FFI, officiers ou simples soldats - le plus âgé a 25 ans ! - et de deux suppléants. Il est assisté d'une commission d'instruction : trois officiers FFI, un délégué du CDL, un juriste "présentant toutes garanties patriotiques". L'accusé peut bénéficier du soutien d'un avocat, sélectionné pour ses sympathies résistantes. Sur 41 avocats inscrits au barreau de Limoges, le tribunal n'en retient d'abord que 4, puis 14.
"Trois verdicts sont possibles : la relaxe, la condamnation à mort avec exécution dans les vingt-quatre heures, la "nécessité d'une instruction prolongée", et d'un emprisonnement jusqu'à un "jugement par les tribunaux après la libération totale"... tout cela sous obédience communiste, socialiste et chrétiens-démocrates.
Mais la justice de cette époque encourage malheureusement des vengeances inutiles et personnelles.
"Jean Meynier, ancien bâtonnier, cite un commerçant emprisonné, que la commission d'instruction estime innocent, en faveur duquel interviennent plusieurs membres du comité de libération, et qui sera quand même fusillé". Autre exemple : l'exécution d'une prostituée, la "grande Marcelle" qui meurt sous les balles du peloton à Limoges. Elle se maquilla pour "partir dignement".
"Sur 299 comparutions, il y eût 74 condamnations à mort, 44 à l'emprisonnement, 2 à des amendes et 179 relaxes. A Tulle, 5 exécutions, 2 Brive, 7 Guéret. Jusqu'à la mise en place le 15 septembre, par l'état-major de la R5 d'une cour martiale.
Dans les années 1970, le comité d'histoire de la seconde guerre mondiale a recensé en Limousin 250 exécutions "hors procédures judiciaires normales". Quant à l'épuration légale on est plutôt incertain et on attend les chiffres pour 2005.


 

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Nouveau message Post Numéro: 10  Nouveau message de Laurent Pépé  Nouveau message 24 Aoû 2004, 14:57

Charrette a écrit: ).

"Limousin terre d'épouvante". "C'est le titre du feuilleton que publie, à partir du 9 décembre 1953, le quotidien Le Populaire du Centre : une quinzaine d'épisodes pour "dénoncer les tueurs" de la Résistance et sa figure emblématique, le colonel Georges Guingouin, chef des forces FFI de Haute-Vienne, dont les 20 000 hommes sont entrés le 21 août 1944 dans Limoges. .


Guingouin fut victime apres-guerre de reglements de compte, notamment d'une campagne mediatique.
Il est dommage que "Le point" soit tombé dans le panneau. (si je me contente de la lecture du post de Charrette).

HEURES LOCALES RÉGIONS Quarante ans après l'incarcération du " préfet du maquis " L'" AFFAIRE GUINGOUIN " OU LES VICISSITUDES DE LA RÉSISTANCE COMMUNISTE EN LIMOUSIN
de notre correspondant
à Limoges
LE 4 juillet 1944, au hameau de L'Estivallerie, à la limite de la Haute-Vienne et de la Corrèze, la famille Dutheil _ le père, la mère, le fils de dix-neuf ans _ est décimée. Elle était soupçonnée de faire du marché noir. Les jours suivants, tout près de là, l'état-major de l'Armée secrète (AS) de Chamberet, en Corrèze _ six officiers, dont l'ancien maire socialiste René Buisson, révoqué par Vichy _ est enlevé et exécuté sur l'ordre d'un certain " capitaine Charlot ", venu de la Creuse voisine. Le cadavre de l'exécuteur, à son tour criblé de balles, est déposé, quelques nuits plus tard, dans une rue du bourg ; un avis placardé sur la porte de la mairie le désigne comme un agent de la Milice infiltré dans le maquis. Un an plus tard, enfin, le 27 novembre 1945, deux paysans d'une commune voisine (Domps, en Haute-Vienne), partis à la foire avec 30 000 francs pour acheter une vache, sont assassinés dans les bois.
Ces trois épisodes sanglants, dans un laps de temps et une zone géographique très restreints, vont, dix ans plus tard, servir à monter l'une des plus sombres machinations politico-policières de la IV République, l'" affaire Guingouin ", dont Michel Taubmann, journaliste à France 3, a entrepris, dans un ouvrage qui porte ce titre (1), de démêler l'écheveau.
Chamberet, Domps, L'Estivallerie sont situés entre le mont Gargan et les Monédières, cette haute terre limousine couverte de forêts tenue par la Résistance dès 1943. Le chef de ce maquis, Georges Guingouin, est un instituteur, responsable régional du PCF. Révoqué, entré dans la clandestinité, il mène ses premières actions armées dès l'automne 1941. De " premier maquisard de France ", il est devenu, en 1943, " préfet du maquis" : il tient le pays, réglemente le ravitaillement, taxe les denrées, met à l'amende les profiteurs du marché noir. " Que lo maquis que nos baillen lo po blan ", disent les paysans (" C'est le maquis qui nous donne le pain blanc ").
Exclu du Parti communiste
Bête noire de Vichy et de la Gestapo, il est aussi suspect aux yeux de la direction clandestine du PCF. En 1941, il est considéré comme un aventuriste dangereux lorsqu'il fait sauter les batteuses et les botteleuses pour empêcher le départ en Allemagne des grains et des fourrages réquisitionnés. Jacques Duclos, pour qui il ne peut exister de bon communisme qu'ouvrier et urbain, croit naïvement qu'il " va se mettre les paysans à dos ", alors qu'il y puise, au contraire, une popularité accrue. Il refuse, aussi, de diffuser les numéros clandestins de l'Humanité qui appellent à la fraternisation avec les soldats allemands.
Plus tard, c'est le péché inverse qui lui est reproché, celui d'attentisme et d'opportunisme. En juin 1944, il refuse l'ordre du parti d'attaquer et de prendre Limoges. Il en estime le risque militaire et civil trop élevé et préfère négocier la reddition de la garnison allemande.
Dans les deux cas, il n'y a pas pire faute que la désobéissance. Michel Taubmann raconte qu'à deux reprises au moins la direction nationale du PCF a tenté d'infiltrer des tueurs dans l'entourage de Georges Guingouin pour l'éliminer. En vain.
La gloire du libérateur en 1945 _ il est compagnon de la Libération, maire de Limoges, héros national _ n'entame en rien l'hostilité de sa direction. Après sept ans de péripéties, que l'ouvrage raconte par le menu, il est exclu le 9 novembre 1952. C'est l'époque des grands procès à l'Est, de l'élimination des " titistes ". C'est, en France, l'affaire Marty-Tillon ; la revanche, selon Michel Taubmann, de l'ancien appareil du Komintern sur les résistants, de la hiérarchie sur l'initiative. Et Georges Guingouin devient un " ennemi de la pire espèce ".
L'exclusion du PCF déclenche, aussitôt, l'" affaire Guingouin ". Trois mois plus tard, la police ouvre des enquêtes sur les trois crimes collectifs de 1944-1945, très vite amalgamés dans une affaire unique, sous l'appellation commune de " massacres de Chamberet ". Certains des meurtriers avaient été identifiés et, même, jugés, mais la police tenait, apparemment, à trouver un chef d'orchestre commun : cet homme désormais seul, contre lequel tout le monde avait des haines à assouvir.
Incarcéré à Brive L'enquête est diligentée par d'anciens policiers de Vichy qui ont repris du service et des magistrats qui avaient prêté serment à Pétain. Elle se développe dans un climat de mise à mort. Le plus acharné est le responsable de la fédération socialiste et député de la Haute-Vienne Jean Le Bail. Cet intellectuel, camarade de promotion de Jean-Paul Sartre, Raymond Aron et Paul Nizan à l'Ecole normale supérieure, ne s'est pas mêlé à la Résistance. Il affichait pour elle un certain mépris. Il semble avoir une revanche à prendre. Dans le quotidien le Populaire du Centre, il publie une série grand-guignolesque : " Limousin, terre d'épouvante. " Georges Guingouin y est devenu le " colonel Massacrof ".
Georges Guingouin est arrêté et incarcéré à Brive le 24 décembre 1953. Il y est enfermé dans des conditions très dures.
Il y est même victime d'une tentative de liquidation physique. L'annonce prématurée de son " suicide ", le 23 février 1954, alors qu'il vient d'être passé à tabac par ses gardiens dans sa cellule, le sauve, mais il est dans un état mental alarmant. Il doit être interné dans un hôpital psychiatrique à Toulouse. Réincarcéré ensuite à Brive, il est mis en liberté provisoire le 14 juin 1954, lorsque Pierre Mendès France est devenu président du conseil. Un non-lieu définitif est prononcé en 1959 par la chambre des mises en accusation de Lyon. M. Guingouin redevient instituteur dans l'Aube, où il écrit deux ouvrages autobiographiques, mais qui ne portent que sur ses années de lutte (2), et où il a pris sa retraite, partageant aujourd'hui sa vie entre la Champagne et le Limousin.
Isolé, en proie aux hargnes convergentes des appareils constitués, cet homme, " contre qui, écrit Jean Cassou, l'iniquité s'est étrangement acharnée ", n'a pas été tout à fait seul. Beaucoup d'anciens résistants se sont mobilisés pour lui : la Ligue des droits de l'homme, Claude Bourdet dans France-Observateur, Arthur Koestler, le jeune avocat Roland Dumas, qui fut son défenseur. Et même le général de Gaulle, alors en " traversée du désert " à Colombey, manifesta son estime publique à ce " combattant de la liberté ". Au-delà de l'histoire d'un homme, le livre de Michel Taubmann apporte des matériaux nouveaux sur l'histoire d'une époque _ la guerre froide à son apogée _ où il ne faisait pas bon être
isolé.

CHATAIN GEORGES LE MONDE


:evil:

Larminat en colere


 

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