iffig a écrit:Si tout le monde n'avait pas l'air aussi hilare, je dirais qu'on voit le faisant fonction de caporal de semaine et l'adjudant de compagnie (Der Spieß) conduire au bloc quelque indiscipliné de la Luftwaffe.
Cà sent fortement ce qu'on appelle dans l'armée française "
l'arrêt simple", le "condamné" se contentant, le plus souvent, de roupiller moins d'une semaine (en théorie, 8 jours!), en cellule, uniquement en dehors de ses heures de service et des repas. En gros, cette punition d'
arrêt simple s'effectue, au pire, entre le dimanche soir et le samedi matin. Sinon, par expérience personnelle, le "puni" est nettement moins souriant dans le cadre de l'exécution d'un "
arrêt de rigueur", car, s'il n'est pas sous-officier, il est bon pour se cogner 15 jours de cellule, 24H00 sur 24H00!

Au-delà de 15 jours d'arrêt de rigueur, dans l'armée française, en temps de paix, çà basculait direct sous le coup de la justice militaire (hors unité) et çà débouchait sur des "arrêts de forteresse", qui, eux, expédiaient l'intéressé directement dans une prison militaire... et, là, le "sourire" n'était plus de mise!
Sauf constat d'une faute excessive, débouchant sur un "arrêt de rigueur", le "dosage punitif militaire" n'inflige des "arrêts de rigueur" qu'après l'exécution d'une peine "d'arrêt simple" récente - par exemple, pour le même motif, dans un délai de trois mois. De mon temps, la répétition un peu trop "rapide" d'un retard à l'appel matinal ou lors du franchissement après l'heure de l'Aubette, pouvait allègrement, dans "La Royale", déboucher sur "15 jours d'arrêt de rigueur", après "8 jours d'arrêt simple", pour le même motif, y compris pour un officier-marinier

La
Wehrmacht n'était pas d'une tendresse particulière vis-à-vis des infractions à la discipline et sachant qu'on est en temps de guerre, le sourire du "puni", avec sa couverture sous le bras, et de son escorte révèle que l'infraction et la peine infligée ne portaient pas sérieusement à conséquence.