Aldebert a écrit:iffig a écrit: Voici, d'après un règlement d'époque, à quoi pouvait ressembler un canonnier australien.
Pourquoi l'équipement de l'artilleur de pièces lourdes comportait il comme une petite cape sur les épaules alors qu'une partie des bras sont nus. J'ai remarqué que les Allemand usaient aussi de cette même, que je pense être, une protection mais protection contre quoi.
Le port de cette "chasuble à capuche" ignifugée était indispensable pour les servants des pièces de gros calibres (305, 340, 380, 406) installées en tourelles.
Déjà, l'espace disponible pour les servants, dans lesdites tourelles était très limité, les pièces et leurs différents mécanismes en occupant l'essentiel. Ensuite, pour faciliter les manœuvres de chargement, le seuil de chargement des chambres de culasse était, en général, à hauteur de visage des opérateurs.
Les charges propulsives pour expédier "dans l'espace" un pélot, qui, selon le calibre pesait, à lui tout seul, entre 500 et près d'une tonne, étaient monumentales. Il faut juste, déjà, s'imaginer le niveau de bruit que çà pouvait provoquer, à chaque tir, dans un espace aussi confiné!

...d'où, entre autres, la protection toute relative des oreilles.
Hormis la marine allemande, qui, avec ses culasses à coin, à la moindre étanchéité, utilisait systématiquement des douilles métalliques quelque était le calibre, les autres marines (Marine Nationale, RN, US Navy), employant des obturateurs de culasse à vis, à 1/4 tour et filets interrompus, se contentaient d'engager des gargousses de toile fin ou de soie, bourrées de poudres propulsives. Les tirs généraient aussi des pressions monumentales, dont une bonne partie de l'effet était exploitée mécaniquement pour ouvrir rapidement l'obturateur de culasse, après le tir, afin d'assurer le rechargement le plus rapide possible, pour le ou les tirs suivants.
Le "problème" était que, même, si la longueur des fûts s'était allongée, au tournant du XIX-XX
ème siècle - les français s'étaient avérés être particulièrement bons dans ce domaine, même s'ils s'étaient retrouvés limités, pour des raisons de "performances" des parcs industriels de machines-outils! -, afin d'exploiter au maximum la puissance propulsive des charges, à l'ouverture de la culasse - "immédiatement" après le tir! - les servants en prenaient souvent "plein la tronche", vue leur positionnement "réglementaire" lors de l'ouverture de la "chambre de culasse" de la pièce, en déchets "incandescents" de poudre ou de gargousses, dégagés vers l'habitacle de la tourelle, suite aux "effets contraires" des "pressions générées par le tir"... l'effet des ventilateurs-extracteurs installés sur le toit de tourelle n'intervenant, au mieux, qu'en fin de "séquence"!
Il est, certes, étonnant de voir, ainsi, des servants coiffés d'une large chasuble et, en même temps, d'avoir les hauts de bras partiellement nus et les avant-bras protégés par des gants, mais les températures qui régnaient, alors, au combat, dans les tourelles d'artillerie navale, exigeaient le port d'une tenue "nécessairement" légère... ce qui n'était pas le cas de la chasuble à coiffe! Si on regarde bien, de nos jours, en pleine période de "canicule", nos représentants "mâles" se contentent, le plus souvent, d'enfiler un "jean", les "guiboles" ne constituant pas, vraiment, une "zone névralgique" pour la gestion d'une "chaleur corporelle excessive"!
