Dog Red a écrit:Les deux Albert.
De mémoire des fantassins et des tanks de la 2nd Armored. Une escouade portée par char.
Il convient, effectivement, de se méfier de certains clichés alliés "1944-1945", car les équipages de chars avaient pris l'habitude d'embarquer sur leur "plage arrière", durant les parcours de liaison jusqu'à la "première ligne", leur infanterie d'accompagnement.
Il ne faut jamais oublier que les chars et canons d'assaut n'ouvraient pas la route, rôle qui était assumée par leur infanterie d'accompagnement, notamment quand il s'agissait d'entrer dans le moindre patelin - les allemands avaient, ainsi, établi des règles de progression très "strictes", avec, au préalable, le "nettoyage" systématique des habitations qui bordaient la rue, par l'infanterie d'accompagnement .
Au passage, il y a une erreur monumentale "hollywoodienne", dans le film"
Il faut sauver le soldat Rayan", où on voit un automoteur d'artillerie "teuton" se faire dézinguer par des lancées de grenades effectuées depuis l'étage d'une baraque! Car les blindés, surtout ceux dépourvus de toit blindé (!), ne s'aventuraient dans les rues, qu'une fois le secteur "sécurisé"!
C'est l'Armée Rouge, qui avait été la première à inaugurer cette "méthode" de transport de l'infanterie sur les chars, que la
Heer avait, elle-même, rapidement adoptée durant "
Barbarossa". En convoi, les
Panzer et
StuGe marchaient +/- à 15/20 km/h, tandis que l'infanterie "piétonne" progressait au mieux à 5/6 km/h, ce, durant un temps relativement limité, à savoir +/- 6 heures de marche, soit 25 à 30 bornes/jours, lors des parcours de liaison. Çà explique, au passage, pourquoi le troupier allemand avait des consignes très strictes pour "soigner ses ripatons", à chaque halte (!) et que les "premiers blindés" allemands":mrgreen:
L'armée américaine était, de son côté, certes, très largement motorisée, néanmoins l'emploi de camions posait problème pour l'engagement rapide des unités d'infanterie d'accompagnement. D'où l'usage repris par l'US Army, mais pas que (!), d'embarquer les sections de pointe de cette infanterie "spécialisée", sur la plage arrière des chars. C'était très loin d'être confortable, mais çà avait l'avantage de les "transporter", avec les blindés, au plus près de la "zone de combat".
Dans la
Heer, les premiers à embarquer de cette manière leur infanterie, avaient été les canons d'assaut (
StuG.III) de la
Heeres-Sturmartillerie, ce qui était logique, vu que, à dater de l'été 1941, l'essentiel de ses batteries avait été "subordonné" à des divisions d'infanterie "piétonnes", le canon d'assaut étant dès lors censé y assumer le même boulot que le
Panzer IV, qui, à l'origine, avec son canon de
7,5 cm et 24 calibres, était, avant tout, un char d'appui-feu de son infanterie '
Schützen" (fusiliers), composante de la
Panzer-Division (elle, entièrement motorisée!)!
