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Re: Un bâtiment en ruine inconnu

Nouveau messagePosté: 02 Déc 2019, 12:40
de Prosper Vandenbroucke
brehon a écrit:Bonsoir,
Prosper Vandenbroucke a écrit:Le bâtiment je ne sais pas,

C'est un empilage de caisses de munitions. Thucydide l'a écrit dans le post n° 3


Heureusement que tu es là pour le rappeler, il était tard hier au soir et je ne l'avais pas vu :? :?

Re: Un bâtiment en ruine inconnu

Nouveau messagePosté: 02 Déc 2019, 13:41
de Loïc Charpentier
thucydide a écrit:Une photo
Image

Des caisses à munitions.
De quoi casser tout un bataillon de sherman.


Vu la pile de casiers de pélots de 8,8 cm - sous réserve que les américains les aient, eux-mêmes, rassemblés! - çà sent l'emploi en pièce d'artillerie "classique", car en tant que 8,8 cm FK 43, la pièce avait une portée maximale (des plus correctes!), selon la munition employée, de 14 500 ou 15 000 m.

Ce n'est qu'à l'été 1944, que les allemands avaient décidé de copier la pratique russe, en utilisant leurs batteries de pièces antichars (Pak) de 7,5 cm Pak 40 (FK 40) et de 8,8 cm (FK 43) dans le rôle de pièces d'artillerie "classiques" (en sus de leur fonction première). A l'origine, les pièces antichars allemandes, servies par les Panzerjäger, n'étaient pas du ressort de l'Artillerie mais des Schnelle Truppen/Panzertruppen.

Les 8,8 cm Pak 43 & 43/41, contrairement aux 7,5 cm Pak 40, n'étaient pas enrégimentés, mais en dotation dans des Abteilungen indépendantes, néanmoins, il existe de nombreux exemples de plan de déploiement, à la fin du conflit, où les Arkos (Artillerie-Kommandeur) - autorités opérationnelles de l'artillerie d'un corps d'armée - intégraient ce type de batteries dans leur dispositif de tir. En parallèle, les Artillerie-Regimenter des Volks-Grenadier-Divisionen percevront, à la même époque, deux batteries "légère" de 6 pièces 7,5 cm FK 40., en remplacement d'un nombre équivalent d'obusiers légers de 10,5 cm.

Le seul "problème" de la pièces antichar de 7,5 cm était sa relative faible élévation (+22°), qui limitait sa portée pratique, à moins de 8 000 m, d'où, la mise en service, début 1945, d'une pièce "bricolée" (FK 7 M 59) bénéficiant de +35° d'élévation et la mise au point jamais achevée, d'une pièce totalement polyvalente (FK 7 M 85), montée sur un affût dérivé de celui du 10,5 cm le.FH 18/40, sensée disposer d'une élévation de +42° (afin de tirer au-delà de 13 000 m !).

Le 8,8 cm Pak 43 (sur affût cruciforme et deux essieux), avait une élévation de +40°, le 8,8 cm Pak 43/41 (1 seul essieu et affût du 15 cm s.FH), +38°. Contrairement aux obusiers, l'élévation des canons allemands - qui n'étaient pas utilisés pour le tir "courbe" ou "parabolique" -, ne dépassait que très rarement +40°.