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MOYENS LOGISTIQUES D'UN S.PANZER-ABTEILUNG 1944

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Re: MOYENS LOGISTIQUES D'UN S.PANZER-ABTEILUNG 1944

Nouveau message Post Numéro: 11  Nouveau message de Loïc Charpentier  Nouveau message 10 Juin 2017, 15:45

Pour les s.Heeres-Panzer-Abteilungen et les s.SS-Panzer-Abteilungen, la chanson était, strictement, la même, car elles étaient, toutes, depuis 1943, opérationnellement (y compris pour les appros), sous l'autorité de la Heer. Leur organisation répondait aux mêmes K.St.N., ce qui se vérifie, au passage, par le nombre de Tiger alignés, 45, à la Heer, comme dans la Waffen-SS. ;)
Les quelques rares particularités qui avaient survécu à la "normalisation" des unités blindées de la Waffen -SS, étaient "historiques" - exemple, l'unité organique de StuGe, au sein des "divisions" SS les plus anciennes, qu'avait inauguré la GD, dès avril 40, avec l'intégration de la Sturmbatterie 640, et que la Hermann Göring reprendra à son compte, plus tard -. sinon, elles avaient conservé quelques spécificités mineures, telle qu'un effectif de pinpins, un peu plus important.

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Re: MOYENS LOGISTIQUES D'UN S.PANZER-ABTEILUNG 1944

Nouveau message Post Numéro: 12  Nouveau message de Dog Red  Nouveau message 17 Aoû 2017, 11:53

A la lecture du "Tiger-Abteiling 503" paru chez Heimdal (2009), quelques précisions intéressantes sur les moyens logistiques des Tiger-Abteilungen.

Chaque compagnie disposait de son service de réparation (une trentaine d'hommes aidés des équipages pour les petites réparations).

Au niveau bataillon la I-Gruppe (200 hommes) prenait en charge les réparations sortant du cadre propre aux équipages.
L'ouvrage cité n'est malheureusement pas très détaillé à propos de cette "Gruppe" mais qui semble jouer un rôle prépondérant tant elle est citée ou photographiée tout au long du livre.

Enfin, la Werkstattkompanie ou "Compagnie Atelier" forte de 250 hommes (!) dévolus aux réparations légères et moyennes.
On y trouvait semble-t-il 2 ou 3 sections-atelier (Werkstattzuge) notamment pour les Tiger mais aussi pour les très nombreux véhicules à roues du bataillon, une Bergzug (dépannage) dotée de 6 tracteurs de 18t (1943) qui seront renforcés à 11 tracteurs et 3 Bergepanzer après la Normandie (on retrouve les ordres de grandeur des états au 1er octobre 1944 tels que postés par Loïc) et un échelon "pièces détachées".

Pour les réparations plus sérieuses, les auteurs précisent qu'il n'existait rien aux échelons Division/Korps/Armee mais bien des ateliers spécifiques au Heer.

Si je compte bien, on en arrive à plus de 500 hommes pour faire tourner les 45 Tiger du bataillon servis par 225 hommes d'équipage !
« Les gens pensaient que je portais mes grenades telles une posture d’acteur. Ce n’était pas correct. Elles étaient purement utilitaires. Plus d’une fois en Europe et Corée, des hommes en difficulté trouvèrent le salut à coups de grenades »

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Re: MOYENS LOGISTIQUES D'UN S.PANZER-ABTEILUNG 1944

Nouveau message Post Numéro: 13  Nouveau message de Loïc Charpentier  Nouveau message 17 Aoû 2017, 16:22

Bonjour,

Il existe un ouvrage (format italien), en deux tomes (format italien), très bien foutu sur le volet entretien des Panzer, "Repairing the Panzers", pondu par Lukas Friedli, un suisse allemand, et publié en 2014 (en langue anglaise. :D).
Au niveau des compagnies, l'unité d'entretien "organique" était, le plus souvent, un Staffell, autrement dit, un petit module, genre "équipe", pour assister l'équipage lors des vidanges, d'un remplacement de galets de roulement ou le remplacement d'une boite de vitesse, d'un moteur, d'un mécanisme de direction ou d'une transmission ; sauf que, vu l'emplacement et le poids de ces dernières pièces, on était, souvent, obligé de faire appel aux moyens lourds de la Werkstatt-Kompanie pour leur manutention. Il est très compliqué de concevoir, tout à la fois, un organe aisément accessible et, en même temps, bien protégé, quand il s'agit d'un char ou d'un canon d'assaut. Sur un avion à hélice, c'est impressionnant de facilité - tout est relatif ::mortderire:: -, on fait tomber les capotages (en alu!), on démonte l'hélice, désaccouple un certain nombre de tubulures, et, hop, avec l'aide d'une chèvre un peu costaude ou d'un portique, on tombe le moteur en deux coups de cuiller à pot. Sur un char, il n'est pas question de démonter le "tableau arrière", qui, en général est soudé aux flancs. En plus, sur un zinc, il n'y a pas de boite de vitesses, ni système de direction, ni transmission.
Le Bergezug ou Bergetruppe était l'équivalent de la société de dépannage qui vient faire grimper votre bagnole sur sa remorque, pour vous sortir de l'autoroute :pleure: , ou des gros dépanneurs pour poids lourds que parfois, on croise. Les tracteurs de 18 tonnes, classe de remorquage, (Sd.Kfz.9) jouaient le même rôle , sauf que, réglementairement, il en fallait 3 pour remorquer un Tiger I, sachant que chaque tracteur pesait, lui-même, plus de 15 tonnes; et que son moteur délivrait 230 CV à pleine puissance. Leurs 18 tonnes de charge nominale remorquable avaient beau avoir été "étalonnés", sur un terrain en sable libre et en pente, çà ne servait à rien de cramer un ou deux tracteurs à chaque remorquage de char lourd ; c'était jouable avec deux tracteurs sur une route carrossable "plate", mais dès que le terrain était difficile ou en pente, les trois étaient indispensables. Attention, il faut bien distinguer le remorquage, de la méthode pour extraire un char qui a basculé dans une tranchée ou un fossé. Dans ce dernier cas, on travaille au treuil, sous peine de fumer les embrayages, d'où l'importance du treuil de 40 tonnes qui avait équipé une partie des Bergepanther. Il en fallait, au moins, deux pour sortir un Tiger I, "parti au fossé", pas mal de temps pour y parvenir et, de préférence, ne pas être sous le feu de l'ennemi - à un moment, il fallait expédier des pinpins à découvert pour amarrer les élingues et câbles et guider la manoeuvre -. Tout çà explique le nombre de Tiger I ou II - avec celui-là, c'était encore pire! - abandonnés et sabordés, par leurs équipages, par exemple, lors de la retraite à l'Ouest, d'août-septembre 1944, suite à des pannes souvent "mineures".

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Re: MOYENS LOGISTIQUES D'UN S.PANZER-ABTEILUNG 1944

Nouveau message Post Numéro: 14  Nouveau message de Dog Red  Nouveau message 18 Aoû 2017, 12:03

Bonjour Loïc,

Loïc Charpentier a écrit:Il existe un ouvrage (format italien), en deux tomes (format italien), très bien foutu sur le volet entretien des Panzer, "Repairing the Panzers", pondu par Lukas Friedli, un suisse allemand, et publié en 2014 (en langue anglaise. :D)


Oui. J'en ai croisé la référence en tâtant du sujet sur le net.

Les 58 tonnes du Tiger I mettent déjà les moyens en traction à rude épreuve dans les Tiger-Abteilungen mais que penser alors de l'arrivée progressive des Tiger II en pleine bataille de Normandie !
A ta connaissance, l'arrivée en pleine bataille des bestiaux de 69 tonnes (aux bataillons 503 et SS.101 si je n'en oublie pas) est-elle accompagnée de la dotation suffisante en Bergepanzer adaptés ? Sais-tu combien de SdKfz.9 il fallait pour espérer tracter un Tiger II ??
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Re: MOYENS LOGISTIQUES D'UN S.PANZER-ABTEILUNG 1944

Nouveau message Post Numéro: 15  Nouveau message de Loïc Charpentier  Nouveau message 18 Aoû 2017, 14:23

Dog Red a écrit:Les 58 tonnes du Tiger I mettent déjà les moyens en traction à rude épreuve dans les Tiger-Abteilungen mais que penser alors de l'arrivée progressive des Tiger II en pleine bataille de Normandie !
A ta connaissance, l'arrivée en pleine bataille des bestiaux de 69 tonnes (aux bataillons 503 et SS.101 si je n'en oublie pas) est-elle accompagnée de la dotation suffisante en Bergepanzer adaptés ? Sais-tu combien de SdKfz.9 il fallait pour espérer tracter un Tiger II ??


Il n'y a pas bézef d'infos sur les unités indépendantes, comme les Tiger-Abteilungen, sachant, pourtant, qu'elles ont bénéficié d'un traitement de faveur dans l'exploitation des archives existantes. C'est encore pire pour tout ce qui a trait à leurs équipes de dépannage ou d'entretien, pour lesquelles les infos se résument à quelques chiffres ( dotation théorique, réelle, nombre de véhicules opérationnels, en réparation) qu'on parvient à dénicher, au hasard des Meldungen et Kriegsgliederungen datées - avec le système de classement US NARA, çà tient du coup de bol! -.

De fait, les plus belles organisations gravées dans le marbre, une fois soumises à la réalité des combat et de l'environnement, viraient très vite au système "Demerden Sie sich!"... et, en gros, çà marchait! :D
En juillet 1944, les Tiger II étaient en dotation à la 1.Kp./s.Pz.Abt.503. Globalement, l'entretien des Tiger II , comme celui des Tiger I, ne posait pas beaucoup plus de problème que celui d'un vulgaire Panzer IV, contrairement au Panther, qui, lui, était assez "chiant". Le taux de véhicules réparés et disponibles, par rapport au nombre de chars en dotation dans l'unité, était égal, voire supérieur à celui des Pz. IV.

Par contre, ces gros bestiaux posaient des problèmes pour le matériel de maintenance (chèvres, grues, portiques) et en moyens de dépannage-remorquage. En théorie, leurs unités étaient sensées avoir un parc de tracteurs semi-chenillés de 18 tonnes et des Bergepanther, mais, même quand elles avaient perçu leur dotation complète, ce qui était, souvent, rare, ces véhicules, eux-aussi, étaient victimes de pannes ou détruits "au combat". Alors, on s'arrangeait comme on pouvait... en juillet 44, la 3. Kp./Abt. 503 (Tiger I) avait, vite fait, converti un Beute Sherman en véhicule de dépannage.

Si tu as eu l'occasion de faire du tourisme dans le bocage normand, tel qu'il existe encore, c'est, souvent, compliqué d'y manœuvrer trois Sd.Kfz. 9 avec un Tiger en remorque. Je connais le coin depuis le tout début des années 70 - qui était, déjà, en très gros progrès par rapport aux années 40 ! -; ses petites routes, toutes rikiki, qui zigzaguaient entre deux haies monumentales et quasi impénétrables, constituaient un réseau plus compliqué que le labyrinthe du Minotaure! Même avec une malheureuse R16 ou 504, faire demi-tour, en "rase" campagne, tenait de l'exploit! Y engager du Tiger et du Panther était une couennerie monumentale, le Pz. IV et le StuG.III (en nombre très insuffisant) étaient mieux adaptés. Cà ne servait à rien d'avoir un canon capable de démolir n'importe quel adversaire à 2000-3000 m, dans un coin où si tu as 300 m de visibilité, en ligne droite, tu fais péter le champagne! Mais, à l'époque, le Front Est était prioritaire, depuis le déclenchement de Bagration, alors on avait joué les pompiers, en Normandie, avec les unités qui se trouvaient en France et en Belgique pour reconstitution.

De toute manière, être bien équipé ou à la "mords-moi-le-zgègue" ne changeait pas grand-chose, quand tu étais contraint de retraiter et que tu ne pouvais plus contre-attaquer pour reprendre, momentanément, le terrain perdu et y récupérer les véhicules immobilisés "réparables".

Il y a, aussi, des petits détails qui compliquaient d'autant le "dépannage" par l'équipage. Un pinpin, en bonne santé, pouvait trimbaler, sans problème, une roue de route de Pz. III ou IV et se cogner, en équipe, le démontage et remontage d'un chenille de 40 cm "hors tout", qui les équipaient, même s'il s'agissait d'une opération bouffeuse de temps. Avec un Tiger I ou II, ce n'était plus du tout la même chanson. Même s'il s'agissait d'un changement de galet de roulement extérieur - la situation la plus favorable! - , il pesait un âne mort. Quand il fallait démonter le train de roulement, pour accéder à celles de derrière, c'était l'horreur! En plus, le train de chenille faisait 66 cm de large, avec une sombre histoire de demi-maillons! Sans te faire tirer dessus par les copains-d'en-face, tu pouvais y passer la journée! Un barbotin de Tiger n'était pas "manutentionnable" par un équipage de 5 hommes, sans un chèvre.

Tiens, la tronche d'un Tiger II, en pleine réparation, dans un "champs de betteraves", en 1944... fort heureusement, il avait été équipé de la chèvre de 2 tonnes et de ses points de fixations, sur le toit de tourelle, à partir de juin 1944. L'équipage a bénéficié de renfort et personne ne chôme... travail sur le moteur, remplacement du canon, des barbotins droit et gauche (vu la tronche des trains de chenilles désaccouplés ::mal-a-la-tete:: ).

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Re: MOYENS LOGISTIQUES D'UN S.PANZER-ABTEILUNG 1944

Nouveau message Post Numéro: 16  Nouveau message de Dog Red  Nouveau message 18 Aoû 2017, 18:12

Loïc Charpentier a écrit:Tiens, la tronche d'un Tiger II, en pleine réparation, dans un "champs de betteraves", en 1944... fort heureusement, il avait été équipé de la chèvre de 2 tonnes et de ses points de fixations, sur le toit de tourelle, à partir de juin 1944.


Oui belle photo merci !

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Sur le détail de tourelle Henschel ci-dessus, on voit bien 2 plots de fixation de la "chèvre" (j'appelais bêtement ça un palan).
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Re: MOYENS LOGISTIQUES D'UN S.PANZER-ABTEILUNG 1944

Nouveau message Post Numéro: 17  Nouveau message de brehon  Nouveau message 18 Aoû 2017, 18:43

Bonjour,

Dog Red a écrit:plots de fixation de la "chèvre" (j'appelais bêtement ça un palan).

En fait ce sont deux élément différents.
La chèvre est le support du palan.
Cordialement.
Yvonnick

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Re: MOYENS LOGISTIQUES D'UN S.PANZER-ABTEILUNG 1944

Nouveau message Post Numéro: 18  Nouveau message de Tarpan  Nouveau message 18 Aoû 2017, 19:56

Je suis tombé (même pas mal) sur des piles de documentations au musée du moteur dont certaines militaires, celle que je désirais vous montrer (en partie) traite des manoeuvres de forces en école d'application du matériel.
Ce document français date de juste aprés guerre (les dessins des véhicules vous rappellerons sans peine des engins d'époque légérement connotés US ;) )

Je me permet de vous les montrer car il me semble évident :
- que ces techniques ne sont pas neuves
- qu'elles étaient étudiées et pratiquées par de nombreuses armées mécanisées avant guerre

Je fus étonné de l'igéniosité qui me rappelle certains cours de scoutisme permettant de faire des merveilles avec des outils simples, quelques hommes et parfois un ou deux véhicules équipés treuil et chèvre somme toute classiques

Parmi les outils et technique le fascicule mentionne ;

Madriers, rondins, chantiers (pièces de bois), piquets, barre a mine, manilles, anspect, paillassons, fascines, poulies enchapées, garottages, plaques d'ancrage, cales, puis cables, élingues et noeuds (j'imagine que les barres de remorquage non cités, le sont car elles ne participent pas aux manoeuvres de force

Voici quelques exemples :

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Re: MOYENS LOGISTIQUES D'UN S.PANZER-ABTEILUNG 1944

Nouveau message Post Numéro: 19  Nouveau message de Dog Red  Nouveau message 18 Aoû 2017, 20:15

brehon a écrit:En fait ce sont deux élément différents.
La chèvre est le support du palan.


Merci brehon ::chapeau - salut::
« Les gens pensaient que je portais mes grenades telles une posture d’acteur. Ce n’était pas correct. Elles étaient purement utilitaires. Plus d’une fois en Europe et Corée, des hommes en difficulté trouvèrent le salut à coups de grenades »

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Re: MOYENS LOGISTIQUES D'UN S.PANZER-ABTEILUNG 1944

Nouveau message Post Numéro: 20  Nouveau message de Loïc Charpentier  Nouveau message 19 Aoû 2017, 13:11

Tarpan a écrit:Je me permet de vous les montrer car il me semble évident :
- que ces techniques ne sont pas neuves
- qu'elles étaient étudiées et pratiquées par de nombreuses armées mécanisées avant guerre

Je fus étonné de l'ingéniosité qui me rappelle certains cours de scoutisme permettant de faire des merveilles avec des outils simples, quelques hommes et parfois un ou deux véhicules équipés treuil et chèvre somme toute classiques



Bonjour,
Effectivement, à langue et aux silhouettes de véhicules près, tu retrouves, strictement, les mêmes méthodes dans les docs techniques de la Heer. :D
Les plus anciennes manœuvres datent du temps du bourrin et des biscoteaux de la troupe... relèvement d'un chariot, d'un canon parti au fossé, manutention et mise en place de (lourdes) pièces de bois par les sapeurs, par exemple, lors de la construction d'un pont provisoire. La marine, grande experte dans l'emploi des poulies, des réas et des cordages (désignés "bouts" par les matafs) avait, aussi, fourni son lot d'astuces, pour manœuvrer de lourdes charges - par exemple, l'artillerie du bord n'étant installée sur un bâtiment qu'à la toute fin de sa construction ou de son carénage, les canons et les affûts, séparés, étaient manutentionnés "à la ficelle", les tubes passant, selon leurs calibres, soit par les sabords, soit par l'écoutille (comme les affûts).

Grande machine à mâter du Port de Toulon ; unique source de force, les cabestans manœuvrés, en général, par les forçats du bagne.

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Il existait, également, des machines à mâter flottantes et des mâts de charge, à quai ou installés sur des barges, avec une treuil entrainé (avant l'apparition de la machine à vapeur) par une cage d'écureuil (façon hamster), actionnée par ces mêmes bagnards.

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