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6ème Dragons ( La Reine )

Vous recherchez le parcours d'un vétéran, d'un prisonnier, d'un parent ou d'une unité, ou vous souhaitez faire identifier une photo, un document, c'est ici.
MODÉRATEUR: Marc_91, Dog Red

6ème Dragons ( La Reine )

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de ChrisDragons  Nouveau message 23 Mai 2012, 09:16

Régiment créé en 1673
plusieurs fois dissous ( 1815 1940 1963 1991 )

sa devise : "Mort au champ d'honneur"

En 1940 il s'est arrêté en Bretagne, suite à l'Armistice, et avait rendu les armes !

Mon père, Jean Labbé, né en 1920, s'était engagé en décembre 38 dans ce régiment, pour 3 ans !

Je recherche ce qu'il a fait ensuite, car il me parlait d'Auch, et d'avoir remonté jusqu'en Alsace, mais comme nos conversations étaient rares pour d'autres motifs familiaux je n'en sais pas plus !

:tank:


 

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Re: 6ème Dragons ( La Reine )

Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de Poisoux  Nouveau message 23 Mai 2012, 13:22

Bonjour Chris,
Voilà ce que j'ai trouvé.
Le 6° Regiment de Dragon est un régiment de cavalerie montée. Il comprend:
- 4 Escadrons de cavalerie
  1. - 4 pelotons de cavalerie

  • - 1 groupe de commandement ( 4 cavaliers )

  • - 1 groupe de reconnaissance ( 6 cavaliers , 1 LMG )

  • - 2 groupes de cavalerie ( 13 cavaliers , 1 LMG , 1 lance grenades )


- 1 Escadron de mitrailleuses et engins
  1. - 2 pelotons de mitrailleuses ( 4 MMG )

  1. - 1 peloton de mortiers

  • - groupe de commandement

  • - 2 groupes de mortiers ( 2 mortiers de 60mm , 7 hommes )


Recapitulatif du Regiment de cavalerie :
4 canons AT de 25 , 4 mortiers de 60 , 8 MMG , 48 LMG , 16 lance grenades , 48 groupes de cavaliers

En outre, il fait parti de la 3° Division Légère de Cavalerie (DCL) rattaché à la 3eme Armée.
Voivi un historique de cette 3° DCL:

"3ème DLC :
IIIe ARMEE (Général Condé) :
3e DLC (Général Petiet).
1re Brigade de Spahis (Colonel Jouffrault) comprenant le 6e régiment de Spahis Algériens et le 4 régiment de Spahis Marocains.

Le 10 mai, alertées, les DLC entre 7 heures et 7 heures 30 sont en mouvement. A _ heures les éléments d’avant-garde franchissent la frontière en exécution de la manœuvre DYLE.

Toute la cavalerie doit se porter, à travers le terrain accidenté des Ardennes, au plus vite le plus loin possible à la rencontre de l ‘ennemi, et mener une action retardatrice pour couvrir la mise en place et le renforcement des forces sur la position de résistance. Elle devra, renforcée d’unités du génie, faire jouer toutes les destructions.

IIIe ARMEE :
3e DLC avec les 22 et 25e GRCA et les 13, 45 et 65e GRDI, 1re BS avec le 61e GRDI doivent déboucher du front de la frontière française de la frontière belge à l’ouest jusqu’à la Moselle à l’est, avec la mission de retarder l’avance ennemie, de couvrir les destructions à effectuer au Luxembourg et de tenir, à 20 kilomètres environ, la ligne L. 1 : GRASS, KAHLER, HOLZEN, BERTRANGE, débouché sud de Luxembourg, HESPERANGE, BETTEMBOURG.

Quatre groupements doivent exécuter la manœuvre :
Groupement IV (Colonel LESAGE) de la frontière belge, en liaison avec la 2e DLC à sa gauche, à la ligne SAULNES, PETANGE, HIRANGE, ferme WINDHOF.
Groupement III (Colonel JOUFFRAULT) de la ligne précédente à la ligne BELVAUX, SOLEURE, RECKANGE, RECKENTHAL.
Groupement II (Colonel La FEUILLADE) de la ligne précédente à la ligne DUDELANGE, BETTEMBOURG, lisière nord de SCHEID.
Groupement I (Général MAILLARD) de la ligne précédente à la Moselle.

Vers 7 heures les unités sont à la frontière dont l’ordre de franchissement est donné à 7h50. Les premiers éléments sont au contact dès qu’ils ont franchi la frontière car les objectifs à atteindre sont déjà dépassés par les forces allemandes qui ont envahi le Luxembourg en masse.

La marche en avant est retardée par les barricades édifiées sur toutes les voies d’accès, les itinéraires accessibles aux chars semés de mines, les nombreuses résistances de groupes francs et de civils armés. Pour progresser, il faut forcer ou tourner les résistances.

Toute la journée les combats sont extrêmement durs contre un ennemi qui se renforce sans arrêt. A 21heure l’ordre de la 3ème DLC est de tenir la ligne TETANGE, ESCH-SUR-ALZETTE, EHLERANGE, KIRCHBERG. La mission de la cavalerie devient de couvrir, le plus loin possible, la position avancée de LONGWY et d’assurer la sécurité des C.A. engagés à l’ouest de la Moselle.

Le déséquilibre des forces en présence est impressionnant, ce sont 7 divisions blindées (dont 2500 chars environs) qui avancent pratiquement côte à côte :
39e Pz. K. : 5 et 7e Pz. D. Axées sur YVOIR et DINANT.
41e Pz. K. : 6 et 8e Pz. D. Axées sur MONTHERME et NOUZONVILLE.
19e Pz. K. en fer de lance qui, au soir du 10 mai, a :
2e Pz. D. au nord axée sur TINTANGE, LIBRAMONT, BOUILLON,SEDAN. Ses avant-gardes sont à MENUFONTAINE.
1re Pz. D. au centre axée sur MARTELANGE, NEUFCHÂTEAU, BERTRIX, BOUILLON, SEDAN. Ses avant-gardes font la fonction à FAUVILLERS, WITRY avec un bataillon de l’IRGD qui y a été déposé au matin de l’attaque par avions.
10e Pz. D. au sud axée sur ARLON, FLORENVILLE a atteint la ligne RULLES, TINTIGNY, SAINTE-MARIE, FRATTIN.
Les 34 et 76e I.D. opèrent au Luxembourg.

Le 13 mai :
La 3e DLC et la 1re B.C. s’emploient à rétablir la situation de la 58e DI en difficulté dans le secteur de LONGWY.

Le 14 mai :
La 3e DLC et la 1re B.S. retirées du front sont derrière la ligne Maginot.

Le 15 mai :
La 3e DLC passe à la IIe Armée pour se porter immédiatement à l’ouest à la disposition du détachement d’Armée Touchon (futur VIe Armée) qui doit rétablir la liaison entre les II et IXe Armée. La 5e DLC, la 1re B.C. et la 3e B.S. sont affectées à ce détachement.

La 3e DLC fait mouvement à partir de 13 heures, du secteur de LONGWY sur JUNIVILLE au sud de RETHEL. Elle est placée sous les ordres de la VIe Armée Touchon et mise à la disposition du 41e CA. La 5e brigade de Cavalerie à cheval rejoindra la division 15 jours plus tard sur la Somme.

Le 16 mai :
L’escadron AMD Weygand du 3e RAM et 2 escadrons motocyclistes sont poussés sur ROZOY-SUR-SERRE et LIART. Le 2e RDP rejoint SISSONNE et LIESSE.

Les 10e et 44e DI débarquent, elles doivent tenir l’AISNE. Vers 16 heures les escadrons de découverte du 3e RAM se sont établis à DIZY-LE-GROS (28 km est de LAON) où ils sont assaillis par une centaine de blindés surgissant inopinément par le sud. Un combat inégal s’engage avec quelques AM, les motocyclistes sont mitraillés à bout portant, canonnés, écrasés. A 16h30 le combat est terminé et le groupe anéanti. Deux AM sont sacrifiées en allant alerter les 3 détachement qui défendaient les ponts de la SERRE depuis le matin. Le lieutenant Tenzini Parvient dans la nuit à ramener son peloton moto après avoir attaqué le flanc du dispositif ennemi et mis 3 chars légers hors de combat.

Le détachement Rouzée après une reconnaissance sur MONTCORNET est attaqué à 15 heures à 3 reprises. Il saborde le matériel qu’il est impossible de dégager et, à travers bois ramènera le personnel dans les lignes le 17 mai vers 14 heures.

Ses blindés anéantis, le Capitaine Weygand réussit à rejoindre, à travers champs avec 3 cavaliers, ce qui reste du 3e RAM. Le Commandant de la Motte-Rouge, nouveau chef du 3e RAM, est laissé pour mort à DIZY-LE-GROS.

Le 17 mai, le Colonel Lafeuillade, commandant la 13e brigade mécanisée, est mis à la disposition de la 4e DCR pour appuyer et exploiter l’attaque des chars sur MONTCORNET et, en suivant leur sillage, sauter sur les ponts de la SERRE. Ses unités épuisées, le Général Petiet limite la mission de la 13e BC à tenir le canal d’assèchement de SISSONNE. Elle ne devra pas, sans ordre formel de sa part, exposer d’importants éléments loin en avant de son front et de façon aventurée.

Par ordre, du 18 mai 8 heures du Général Touchon, la 3e DLC doit, en cas de poussée ennemie, exécuter une action retardatrice sur l’axe LAON-SOISSONS pour protéger l’installation de la 28e DI sur le canal de l’AILETTE (sud de LAON). En raison de la faiblesse de ses effectifs à disperser sur un front de 15 km, le Général Petiet envoie seulement à l’est et sud-est de LAON le II/2e RDP à ATHIES et le I/2e RDP à ARDON. Il consent à mettre, sous certaines conditions, l’artillerie (72e RA) à disposition de la 4e DCR pour l’attaque fixée au lendemain en direction de CRECY-SUR-SERRE.

La 4e DCR attaque le 19 mai à 14 heures, elle parvient sans difficulté aux ponts de la SERRE qu’elle ne peut franchir n’ayant pas les moyens de génie nécessaires et perd des chars sous le feu des armes antichars embusquées sur l’autre rive. Dans la soirée elle se retire au sud-est de LAON sous de violents bombardements aériens qui lui infligent des pertes. La DCA de la 3e DLC abat 3 avions ennemis.

La nuit du 19 au 20 mai s’écoule dans l’atmosphère d’insécurité.

La 3e DLC appuyée par la 28e DI, reçoit la mission de barrer la trouée de LAON.

Le 20 mai, pressée sur son flanc droit, la 4e DCR a l’ordre de se replier sur l’AILETTE avec la 3e DLC. Le I/2e RDP protège le mouvement et livre un rude combat dans les faubourgs sud de LAON. Le 27e RA sous la protection du 10e Cuirassiers repasse au sud de l’AILETTE, le mouvement terminé à 15 heures les ponts sautent.

Le 21 mai, la 3e DLC passe aux ordres de la VIIe Armée et après regroupement fait mouvement sur BEAUVAIS.

Les unités de la VIIe Armée s’installent sur la SOMME. Le 22 mai la 3e DLC est poussée à l’ouest de l’OISE puis dans la région de la forêt de THELLE où ses unités arrivent le 23 mai entre 9 et 10 heures.

Le 22 mai, dans la journée est constitué, dans le cadre de la VIIe Armée, un groupement A aux ordres du Général Altmayer qui prend le commandement le 23 à 0 heure. Il comprend le 10e CA avec ses 2 divisions (7e DIC, 5e DIC), la 3e DLC, Général Petiet, disponible le 24, la 4e DCR, Colonel de Gaulle, disponible le 25, le 7e Cuirassiers, Lieutenant-Colonel de Langle de Cary, en cours d’arrivée dans la région de Beauvais, de deux régiments d’artillerie et de divers éléments disparates repliés du nord ou venant de l’arrière.

Dans la soirée, la VIIe Armée reçoit l’ordre de lancer une action pour réunir les GA 3 et GA 1 et couper les Pz. D. qui sont entrées dans la brèche. Le groupement A doit, le 23, s’avancer au nord de la SOMME, pour établir la jonction avec les armées du nord, en direction de BAPAUME et CAMBRAI, qui, elles, attaqueront en direction du sud.

Le 1er CA doit attaquer en direction d’ALBERT.

Le 10 CA doit s’emparer d’AMIENS puis la 4e DCR, renforcée des éléments de reconnaissance de la 4e DLC et couverte à gauche par le 7e Cuirassiers, devra franchir la SOMME et nettoyer la zone AMIENS, ALBERT, DOULLENS. Les éléments motorisés de la 3e DLC doivent occuper, sans délai, la SOMME, de LONGPRE à AILLY.

A l’aile gauche du groupe d’armée, un groupement de forces mobiles et blindées sera confié au Général Altmayer, il comprendra les 2e et 5e DLC rappelées de l’est et la division blindée britannique Evans.

Le 23 mai.
L’attaque ne peut se déclencher qu’en début d’après-midi, tous les éléments n’étant pas à pied d’œuvre. Elle s’arrête en fin d’après-midi après avoir trouvé de fortes résistances dans le secteur du bois Impérial, des chars du I/7e Cuirassiers ont été mis hors de combat.
La 3e DLC est arrivée dans la région d’Aumate.
La 4e DCR doit se porter région sud de Boves pour le franchissement de la SOMME à AMIENS.
Au soir, la 13e Brigade motorisée de la 3e DLC est arrivée dans la région HORNOY, POIX (S.-O. d’Amiens) où elle est entrée en contact avec l’ennemi.
Alertées au matin dans leurs cantonnements de l’ARGONNE, les 2e et 5e DLC reçoivent l’ordre de rejoindre la région de la SOMME. La Brigade motorisée démarre dès le matin, la brigade à cheval suit par étapes.

Le 25 mai :
A 3h10 les opérations prévues sur AMIENS sont suspendues par le Général Altmayer.
Un détachement ennemi blindé ayant, dans la matinée, poussé au sud de la SOMME jusqu’à BRESLE, le Général Altmayer doit courir au plus pressé sur ABBEVILLE et SAINT-VALERY. A cet effet la 4e DCR et les 2e, 3e et 5e DLC sont orientées sur la basse SOMME.
La 2e DLC progresse et établit des barrages à OISEMONT et à AIRAINES où la liaison est prise avec la 3e DLC qui tient RIENCOURT, OISSY, PISSY et a poussé des reconnaissances jusqu’à CONDE-FOLIE et HANGEST avec l’aide du 3e Escadron du 7e Cuirassiers mis à sa disposition.

Le 25 au soir, très sensiblement rapprochées sur la SOMME sur un front de 60 km, les trois DLC ne représentent plus que 6 bataillons de Dragons Portés, quelques chars et automitrailleuses appuyés par des pelotons motocyclistes, 3 groupes de 75 et 3 groupes de 105.
A l’arrière du front, le Général Frère, craignant une attaque ennemie en direction de PARIS par la vallée de l’OISE a disposé ses réserves derrière sa droite dont les 2e et 4e DCR à l’ouest de l’OISE de NOYON à COMPIEGNE.

26 mai :
Compte tenu de la position critique des forces alliées du Nord, le commandement confirme à la VIIe Armée d’activer ses opération, que ce soit l’action offensive sur AMIENS et ALBERT ou parer à une poussée ennemie sur la gauche. Son premier but à atteindre est de maîtriser les ponts sur la SOMME et de résorber les têtes de pont que les Allemands tiennent sur la rive sud à ABBEVILLE, AMIENS et PERONNE.
Les trois DLC resserrent le contact entre elles.
La 3e DLC articulée en deux groupements mixtes s’est mise en route à 9 heures. A 11 heures elle atteint LONGPRE-LES-CORPS-SAINTS puis CONDE-FOLIE.
Hormis quelques tirs d’artillerie, l’ennemi ne se manifeste pas et les ponts sont reconnus : ceux de la voie ferrée à la BREILLOIRE à l’est de CONDE-FOLIE sont intacts ; le pont de PICQUIGNY est détruit.

Le 29 mai
Des modifications sont apportées au commandement :
Le groupement A du Général Altmayer subordonné à la VIIe Armée devient autonome et prend le nom de Xe Armée, assumant à partir du 31 mai 12 heures, le commandement de l’ensemble du front de la SOMME. Elle regroupe sous ses ordres de l’est à l’ouest le 10e CA et le 9e CA.
Deux groupement de manœuvre doivent être constitués dans les premiers jours de juin :
Le groupement Petiet : 2, 3 et 5e DLC, 40e DI et la division blindée EVANS (1rst AD britannique) derrière la basse SOMME ;
Le groupement Audet : 4e DCR et les 85 et 241e DI dans la région BEAUVAIS, CLERMONT.
La 5e Brigade à cheval de la 3e DLC arrive dans la nuit du 31 mai au 1er juin. Elle relève sur la SOMME la 13e Brigade mécanique : le 4e Hussards à l’ouest, le 6e Dragons à l’est, en liaison avec la 13e DI ; Quelques éléments du 3e RAM restent à leur disposition. Le reste de la Brigade, toujours dépourvue de son escadron de chars, gagne la région de CONTEVILLE au sud d’AUMALE et est mis au repos en attendant la transformation de la 3e DLC en 6e DLM.


Juin, rupture du dispositif français.

5 juin, le dispositif

A l’ouest de LIENCOURT à Le CATELET, le 3e RDP de la 2e DLC tient un front de 10 km. En arrière, entre MERELESSART et AIRAINES, le 2e RAM est en réserve de division avec des effectifs très affaiblis.

A l’est, la relève de la 5e Brigade à cheval par les 44e et 53e RICMS qui devait être terminée à 2 heures l ‘est pratiquement pour le 4e Hussards alors qu’il y a du retard pour le 6e Dragons.

Le 27e RA de la 3e DLC va rester en place pendant 24 heures.

A l’Ouest la 2e DLC reçoit dès 6 heures le 2e RAM, prévu initialement en réserve de brigade, pour soutenir le 3e RDP. Le Général commandant la division demande au 9e CA la disposition de sa 3e brigade à cheval, réserve de CA, après accord, la brigade part à midi.

A l’est, le Général commandant la 3e DLC inquiet pour le regroupement de sa brigade à cheval rappelle à 8 heures deux escadrons d’AMD de la 13e Brigade Légère Motorisée en réserve au sud-ouest d’AUMALE puis toute la brigade.

Le groupement de Langle de Cary quitte vers 8h30 la région TAINIL, RUMAISNIL sous les bombardements.

La poussée de la 5e Pz. D.
La 5e Pz. D. débouche de FONTAINE-SUR-SOMME et se heurte à la contre-attaque du 2e RAM envoyé dégager le 3e RDP. Les deux escadrons motos appuyés par 3 chars et 6 AMD sont rapidement submergés et subissent de lourdes pertes.

Vers 17 heures, les éléments du 3e RDP qui tenaient encore à VIEULAINE et à Le CATELET largement débordés et dépassés sur leur gauche doivent se replier vers le sud.

Au soir, l’avance de la 5e Pz. D. au sud de la SOMME atteint 6 km, la position de la 2e DLC a été pratiquement traversée en totalité.

Vers 17 heures, l’arrivée de la 13e Brigade Légère Motorisée de la 3e DLC à SELINCOURT a permis le redéploiement du 2e RDP sur le front de BELLOY-SAINT-LEONARD, AUMONT. La 3e Brigade à cheval de la 2e DLC arrivant peu après permet d’avancer son 18e Chasseurs jusqu’à AVELESGES, ETREJUST et son 5e Cuirassiers sur Vergies.

L’assaut final du 15e A.K.
A ce moment, des éléments de la 5e Pz. D. passés entre ALLERY et le GAMEL débouchent sur METIGNY, ils foncent vers le sud tournant la position du 4e Hussards qui, le repli ordonné, est recueilli vers 19 heures par le 18e Chasseurs.

Les chars de la 7e Pz. D. poussent sur le plateau au nord de CAMPS et de MOLLIENS et débouchent face aux escadrons Somua du 7e Cuirassiers du Groupement de Langle de Cary. Les combats durent toute la soirée, le I/7e freine cependant l’avance de la 7e Pz. D. qui ne peut se maintenir à CAMPS.

L’encerclement gagne lentement à l’ouest et au sud-ouest où progresse la 5e Pz. D.

L’attaque du 38e A.K.
Au cours de la nuit du 4 au 5 juin, le 6e Dragons de la 3e DLC qui tenait à l’ouest, de la vallée du ruisseau de SAINT-LANDON à PICQUIGNY (environ 120 hommes pour 6 km de front) est relevé par le I/44e RIC.

Le III/7e Cuirassiers est lancé pour dégager la vallée de SAINT-LANDON largement débordée par la 7e Pz. D. Vers 19h30 les cars H atteignent OISSY et repoussent le 72e I.R. allemand. A 21 heures le 72e I.R. déborde à nouveau devant OISSY, il est encore repoussé par le III/6e Dragons, replié de CAVILLON, des isolés du 44e RIC et du 60e RI et le peloton de chars du III/7e Cuirassiers.

Au soir du 5 juin tout flanc ouest est disloqué, CAVILLON a été perdu et OISSY évacué à 23 heures.

Le groupement de Langle de Cary promené entre le 9e et le 10e CA a été usé pour barrer l’extrème avance du 15e A.K.

L’attaque allemande est générale de la mer jusquà AMIENS.

Le 6 juin :
A l’aube du 6 juin, le général Petiet prescrit à la 13e Brigade Légère Motorisée de la 3e DLC de tenir le front atteint en liaison sur sa gauche avec la 2e DLC qui tient ETREJUST et AVESNES. Ce qui reste de l’artillerie doit soutenir l’action de la 13e BLM.

Deux bataillons du 2e RDP et quelque blindés sont étirés de BELLOY à HALLIVILLERS, le 4e Hussards est regroupé vers DROMESNIL, à droite les chars du I/7e Cuirassiers tiennent CAMPS. Le III/7e RDP appuyé par le II/7e Cuirassiers est vers les lisières nord du bois des MONTS et de SMERMESNIL, les deux autres escadrons tenant MOLLIENS-VIDAME et BOUGAINVILLE.

Trois escadrons du 11e GRCA avec ses canons antichars et un peloton de deux 25 du 75e GRDI tiennent les 7 km qui séparent HORNOY du bois de la VALLEE.

Devant ces faibles forces, la 5e Pz. D. débouche à 7 heures et à 9 heures la 7e Pz. D. s’ébranle de CAMPS jusqu’au bois de DEFFROY bousculant les deux escadrons Somua du 7e Cuirassiers. Le 1er escadron retraite en combattant vers LINCHEUX, le 2e escadron résiste avec l’aide du III/7e RDP.

Le repli est ordonné sur la ligne LINCHEUX, bois de SMERMESNIL. Les Panzers débordent MOLLIENS-VIDAME par l’ouest rejetant le III/7e RDP vers le bois de SMERMESNIL.

Vers 10 heures le repli se poursuit sur BUSSY-LES-POIX alors que le I/7e résiste à l’est de GOUY-L’HOPITAL.

La 3e DLC est obligée de se replier sur la droite sous la poussée de la 5e Pz. D. qui s’accentue.

La 51e DI britannique se repliant sur la BRESLE, la 2e DLC se replie également sans perdre le contact.

En début d’après-midi, le 18e Chasseurs est rétabli devant FRESNEVILLE-LE-CHAUSSOY, VILLERS-CAMSART.

Vers 17 heures le 5e Cuirassiers contre-attaque la 32e I.D. et l’empêche de prendre le village de VERGIES.

Le 11e GRCA a dû cesser toute résistance, en fin d’après-midi il se replie vers les lignes de la 40e DI à TRONCHOY.

Débordés sur sa gauche par la 7e Pz. D. les restes du groupement de Langle de Cary, le 6e Dragons, des détachements du 44e RIC, se replient puis tentent une percée vers l’ouest sur les arrières de cette Pz. D. A 16 heures, ils débouchent de BUSSY-LES-POIX en direction de THIEULLOY-L’ABBAYE et VRAIGNES. Subissant à nouveau de fortes pertes ils se replient dans les bois sud de FRICAMPS ; le 7e Cuirassiers ne possède plus que 16 chars. Une dernière tentative va alors être faite par le 3e escadron qui, avec tous les blindés disponibles va essayer de reprendre FAMECHON, les troupes à pied partiront par petits groupes vers le sud.

A 17h30, l’arrivée des 16 chars déclenche un début de panique dans le 72e I.R. allemand qui, coupé en tronçons, doit s’enfermer dans MONTENOY et dans le bois nord de FRICAMPS, ses antichars sont inefficaces contre les Somua qui percent. Au soir les lignes françaises sont atteintes.

Moins heureux, les chars du IV/7e Cuirassiers et des éléments divers demeurés dans la région de BOUGAINVILLE ne pourront réussir malgré des efforts répétés à 15 heures et 17h45.

Durant la journée du 6 juin, les 2e et 3e DLC ont progressivement reculé depuis une ligne ETREJUST, VERGIES, FONTAINE-LE-SEC. A l’ouest de la brèche, la 3e DLC s’est repliée sur sa droite vers SELICOURT et DROMESNIL.

La 2e DLC, sur la rive droite du Liger, 12 km nord d’AUMALE, constitue une tête de pont allant de BERNAPRE à l’est de ARGUEL.

A 23 heures les directives du 9e CA sont connues, sa ligne principale de résistance devra être SENARPONT à l’ouest, HORNOY et CONTY à l’est. Une contre-attaque menée par la 5e DLC et la 2e DCR mises à la disposition du 9e CA par le 10 CA devra reprendre la région SAINTE-SEGREE, LAMARONDE, HORNOY.

Dans ce but, la 5e DLC, a été poussée vers la région d’AUMALE alors que les 2e et 3e DLC doivent être repliées au sud-ouest du même secteur.

Le 7 juin :
Au matin, la 5e DLC (qui ne possède que 2 AM, 7 chars, 2 escadrons portés et 6 escadrons à cheval) arrive sur la BRESLE et s’installe : 11e Cuirassiers à SAINTE-MARGUERITE-SUR-AUMALE et AUMALE, 12e Chasseurs au sud d’AUMALE, 15e RDP dans la région ROTHOIS, ABANCOURT.

Vers 13 heures la contre-attaque de la 5e DLC débute, elle atteint son premier objectif sans difficulté et établit des liaisons, 5 km devant AUMALE, à GAUVILLE et MORVILLERS. A 14 heures le I/15e RDP fortement pressé par une contre-attaque de la 5e Pz. D. est obligé de se replier par échelons au sud-est de HAUDRICOURT. Le II/15e RDP, 2 km à gauche, tient ROTHOIS, il ne se repliera que le lendemain en début d’après-midi sur HARDONSEILLE et HAUDRICOURT après, étant encerclé, avoir résisté à tous les assauts depuis 5 heures du matin.

A 21 heures, les éléments du 11e Cuirassiers et du 12e Chasseurs établis à COQ-GAULOIS et DIGEON se REPLIENT sur AUMALE.

A 20 km ouest et sud-ouest d’AUMALE, les blindés allemands sont au contact, à FORGES-LES-EAUX et NEUFCHATEL, avec la tête de pont britannique établie sur l’ANDELLE et la BETHUNE.

La 2e DCR qui devait s’engager à l’ouest de POIX sur l’axe THIEULLOY-LA-VILLE, THIEULLOY-l’ABBAYE a renoncé à cette action, les panzers poussant sur FORMERIE, et à cause de la menace ennemie sur son pivot constitué par le point d’appui de POIX la 13e DI repliant sa gauche. La 2e DCR est restée à BEAUDEDUIT.

Le 8 juin :
La 3e DLC se regroupe au nord-ouest de ROUEN à RY et à CATENAY.

A l’est, des éléments épars de la 5e DLC essaient d’atteindre la EINE à VERNON.

La 2e A.K. est chargée de réduire la résistance des éléments français qui font encore opposition entre LIGER et BRESLE.

Vers 11 heures, motocyclistes et blindés allemands arrivent devant AUMALE mais butent devant les tirs d’artillerie et de mortiers du 11e Cuirassiers de la 5e DLC épaulés à gauche par la 2e DLC.

Les éléments de la 2e DLC regroupés jusqu’à présent à CAMPNEUSEVILLE, RICHEMONT (N.-O. d’AUMALE) se sont déplacés depuis 1 heure dans le cadre des instructions reçues alors que toutes les liaisons avec le 9e CA sont rompues. Le 2e RAM et la batterie antichars débouchent en tête, à 6 heures, de la lisière de la BASSE-FORET d’EU en direction du sud sur RONCHOIR et s’éclaire sur NEUFCHATEL-EN-BRAY au sud-ouest et FORMERIE au sud-est. La brigade à cheval suit vers 9 heures , le 15e Cuirassiers s’installe à 7 km à l’est d’AUMALE à ILLOIS et COUPIGNY et le 18e Chasseurs 4 km à l’est du 5e Cuirassiers à La CAULE, SAINTE-BEUVE, Les FRETILS. La Brigade se porte alors à l’aile gauche de la 2e DLC qui doit assurer la possession de NEUFCHATEL-EN-BRAY occupé par la 12e Brigade Motorisée. Le 5e Cuirassiers continue vers l’est pour la région sud-est de SAINT-GERMAIN-EN-EAULNE et le 18e Chasseurs sur AUVILLIERS et MORTEMER.

Vers 20 heures, le II/15e RDP reçoit l’ordre de repli, il quitte HAUDRICOURT sous la protection du 12e Chasseurs à Cheval au moment où s’engage un violent tir avec les avant-gardes allemandes qui débouchent des hauteurs est du village. Dans un enchevêtrement de colonnesrefluant de toute parts, il se dirige vers MASSY qui est à 6 km au sud de NEUFCHATEL-EN-BRAY.

Le front du 9e Ca est occupé par la 2e DLC établie dans la région NEUFCHATEL-EN-BRAY et au nord-est jusqu’à la BASSE-FORET d’EU, et par la 5e DLC qui prolonge au sud-ouest avec sa 6e brigade à cheval par NEUVILLE-FERRIERES, MASSY, FONTAINE-EN-BRAY et la 15e brigade Légère Motorisée jusqu’à la lisière sud-est de la forêt d’EAWY.

Le Général Petiet, n’ayant plus aucune liaison avec le commandement dont il relève, fait passer sa 3e DLC en rive sud de la SEINE.



La 3e DLC entre SEINE et LOIRE et au sud du 9 au 25 juin

Le 9 juin, vers 8 heures le Général Petiet se présente au P.C. du Général de la Laurencie commandant le IIIe CA et se met à ses ordres.
Il a pu faire passer sa 3e DLC, qui était la veille au nord-ouest de ROUEN, sur la rive sud de la SEINE où elle est maintenant regroupée dans la forêt de LOUVIERS. Elle est exténuée et très réduite. Il ne reste plus que 50% des effectifs à la 5e brigade à cheval et à la 13e Brigade Légère Motorisée.

La 3e DLC est la seule grande unité dont le IIIe CA, pour le moment, peut faire état.
Vers 12 heures, la 3e DLC est envoyée défendre les ponts de la SEINE entre PONT-DE-l’ARCHE et VERNON, en coiffant le 80e GRDI (125 hommes et sans armes antichars) qui a été poussé, la veille vers 21 heures, sue la SEINE dans la boucle des ANDELYS pour occuper le pont. La 13e BLM se porte de CRIQUEBEUF à POSES à l’ouest, le 2e RDP se met au centre de POSES à HEUDEBOUVILLE et la 5e Brigade à cheval au sud de HEUDEBOUVILLE au pont de COURCELLES.
La 13e BLM réussit à occuper la rive gauche jusqu’à VIRONNAY. La 5e Brigade à cheval n’atteint la ligne VENABLES, VILLIERS-SUR-LE-ROULE, station de COURCELLES que vers 16 heures alors que les éléments de la 6e I.D. allemande sont de l’autre côté du fleuve et prennent pied dans la presqu’île des ANDELYS où le combat s’engage, mais les cavaliers n’ont pas assez de moyens pour les rejeter au-delà de la boucle et ne peuvent que bloquer leur avance.

Le groupement Petiet est constitué, il comprend la 3e DLC, les éléments de la division britannique du Général Evans (une trentaine de chars), les 80 et 124e GRDI, le 95e RA avec 2 groupes et 2 bataillons du 326e RI en voie de regroupement.

Le 10 juin :
A 4 heures, le 38e A.K. profitant d’un épais brouillard attaque en deux actions pour faire tomber la boucle des ANDELYS en la prenant par sa base, l’une en direction de la croupe immédiatement à l’est de LOUVIERS, l’autre en direction de VILLIER-SUR-LE-ROULE. Toute la journée, le groupement Petiet va supporter seul le poids de la bataille. Après de durs combats, l’ennemi réussi à prendre pied sur la rive gauche de la SEINE aux deux points de son attaque et entreprend la construction d’un pont à VEZILLON à 2 km des ANDELYS. Vers 11h30, il pousse très dur en direction de LOUVIERS et rassemble dans la boucle des ANDELYS une importante force de chars, motos, camions.

Le Général Petiet lance toutes ses forces dans une contre-attaque et rend compte, à 14h30, que LOUVIERS a été dégagé et l’ennemi refoulé sur une ligne VIRONNAY, SAINT-PIERRE-DU-VAUVRAY.

Au sud, la situation est moins brillante, l’ennemi est près d’atteindre VIEUX-VILLEZ. La 5e Brigade à cheval, débordée sur son flanc droit, doit se replier sur l’EURE en direction de CAILLY. Les deux bataillons du 326e RI sont déployés sur la ligne PINTERVILLE, AILLY.
Au soir, le front ennemi est sensiblement jalonné par la SEINE, de CRIQUEBEUF à PORTEJOIE et par SAINT-PIERRE-DU-VAUVRAY, VIRONNAY, VIEUX-VILLEZ, GAILLON, SAINT-PIERRE-DE-GARENNE.

Le 11 juin :
Le groupement Petiet, qui s’accroche au terrain avec des éléments étirés sur un front hors de protection avec leurs effectifs, est de plus en plus pressé par l’ennemi.
Les chars H de la 13e BLM rejettent de LOUVIERS, en lui faisant subir de fortes pertes, les éléments du 37e I.R. allemand qui, débouchant des crêtes à l’est de l’EURE, étaient parvenus à pénétrer dans la ville vers 10 heures.
Sur presque tout le front au sud d’ACQUIGNY, des éléments allemands ont atteint l’EURE. Le front du 326e RI est crevé, ses éléments essaient de rallier l’EURE. La 5e Brigade de cavalerie livre de durs combats à CAILLY et CREVECOEUR, les débris du 4e Hussards et du 5e Dragons luttent pied à pied mais doivent se replier sur l’EURE. Peu avant la tombée de la nuit, LOUVIERS est débordé par le nord et le sud, SAINT-CYR-DU-VAUDREUIL et INCARVILLE sont perdus.

Le Général Petiet prescrit de ramener, pour le lever du jour du 12 juin, les gros de la 3e DLC regroupés sur la ligne lisière est de la forêt d’ELBOEUF, SAINT-CYR-LA-CAMPAGNE, VILLETTES, BURENGEVILLE-LA-CAMPAGNE. Le décrochage favorisé par l’obscurité s’effectue vers le milieu de la nuit.

Le 12 juin :
La 3e DLC est mise en reserve de CA dans la forêt de BEAUMONT, attenante à BEAUMONT-LE-ROGER, où elle doit se réorganiser ayant combattu jusqu’à l’usure complète de ses moyens ; les effectifs des 6e Dragons et 4e Hussards sont réduits à quelques pelotons, l’usure de la 13e Brigade Légère Motorisée est presque semblable.

Le 14 juin :
Les unités de la 3e DLC sont réorganisées, la 5e BC est reconstituée et la 13e BLM est remaniée, le 128e GRDI est rattaché au II/2e RDP.

Le 16 juin :
Dans la matinée, la 3e DLC se porte dans une zone nord et nord-est d’ALENCON définie par BURSARS, HAUTERIVE, SENALLE, FORGES, SAINT-GERVAIS. Vers 12 heures la division alertée est prête à agir vers MOULIN-LA-MARCHE. Dans le courant de l’après-midi elle envoie des AM aider le groupement DUFOUR attaqué par des blindés ennemis.

Le 17 juin :
La 3e DLC couvre le flanc droit du XVIe CA en liaison avec le groupement DUFOUR, elle se porte à l’ouest de la MAYENNE. La 13e BLM est le principal obstacle au 15e A.K. qui arrive devant MAYENNE en direction de LAVAL. La 3e DLC tient les principaux carrefours que doit traverser la 7e Pz. D. entre les transversales ARGENTAN, SEES et BRIOUZE, LA FERTE-MACE. Dés 13 heures le combat s’engage à MONTMERRET puis BOUCE. Le 3e RAM et le 2e RDP sont sacrifiés. Un peloton de chars H 39 surprend, entre PIEUX-PONT et SAINT-BRICE, un bataillon sur camions qui est détruit avant d’avoir pu réagir. La 13e BLM tente de se replier vers 18h30 en direction de SAINT-FRAIMBAULT6SUR-PISSE, CISSEAU et AMBIERES.
A la fin de la nuit, lorsqu’elle arrive, 12 km sud-est de VITRE dans la forêt de PERTRE, la 5e BC est réduite à trois escadron. Les effectifs fondent dans les missions de couverture, le 3e RAM isolé tient encore 24 heures. Réduit à quelques hommes et à quelques véhicules de combat sans essence et sans munitions, il s’arrête au point fixé à SAINT-FRAIMBAULT. A 6 heures le village est cerné, toute résistance est impossible, le régiment a terminé son existence.

L’etat-major de la 13e BLM est capturé par des élémnets blindés allemands en fin de matinée à CHATEAU-GIRON, 16 km est de RENNES. La presque totalité des groupements de la brigade motorisée a été détruite ou faite prisonnière.

Le 19 juin :
Ce qui reste de la 3e DLC (4 canons de 25, une mitrailleuse, deux FM, 6 pièces de 75, 6 pièces de 105, 2 sections du Génie, 6 pièces antiaériennes) est à la disposition du IIIe CA qui doit défendre la LOIRE du pont de GENNES à NANTES.
A 12h10 l’ennemi occupe NANTES déclarée ville ouverte, les ponts ne sont donc pas autés. Prise de flanc par les colonnes ennemies qui débouchent de NANTES, la défense de la LOIRE tient victorieusement jusqu’à la nuit puis doit céder.
Ordre est donné à tous les éléments de la 3e DLC de se porter vers MARTINE-FERCHAUD et CHATEAUBRIANT. Le contact avec la 5e BC n’a pu être repris.
Vers 23 heures, le Général Petiet rejoint l’état-major à MONTREVAULT, avec tout le peu d’éléments qui lui restent.

Le 20 juin :
Il se replie sur la région de SAIVRES (DEUX-SEVRES).

Le 21 juin :
Il doit tenir le passage de VIVONNE sur le CLAIN.

Le 23 juin :
Il forme un bouchon à SAUZE-VAUSSAIS. Les détachements de l’ennemi sillonnent toute la région, vers 19 heures il entre dans POTIERS.
Jusqu’à l’armistice qui suspend les combats le 25 juin, les restes de la 3e DLC sont au combat à la gauche du IIIe CA. Les mouvements s’enchaînent sans interruption c’est MONTMOREAU puis CHALAIS puis la région de MONTPONT-SUR-l’ISLE, en DORDOGNE.
La 3e DLC aura combattu, jusqu’à son dernier reste, jusqu’au dernier jour, pour l’honneur du drapeau.


Ces lignes sont extraites du livre CHARS et BLINDES FRANÇAIS.
"

source: avz94 du forum ATF40. ( http://atf40.forumculture.net/t1600-3eme-dlc )
Cordialement
Gaël

Ils avaient entendu l'appel
Crié "kentoc'h mervel"
Peint "frankiz" sur leur ciré

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Re: 6ème Dragons ( La Reine )

Nouveau message Post Numéro: 3  Nouveau message de ChrisDragons  Nouveau message 23 Mai 2012, 14:50

Merci pour tous ces détails ! Super !

:tank:


 

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