Post Numéro: 86
de Beogles
21 Juin 2017, 13:00
Bonjour,
Je fais énormément de progrès grâce à vous.
J'ai bien lu vos messages. Et j'en conclus que vous ne pensez pas que mon père ait pu être "arrosé" de rafales de 77.
Evidemment, il peut se tromper.
Mais ce qui m'étonne, c'est qu'il mentionne cela deux fois.
Je cite le passage :
La première étape de la mission est terminée. Nous sommes là depuis 5 min. Tout à coup, un sifflement. Qu’est-ce donc ? je me le demande… 2,3,4, un éclatement, des tuiles volent ? Je ne réalise que quelques secondes après qu’il s’agit de 77 ennemi. Un seul éclaté je crois. C’est heureux. Marcoux qui a la direction des quelques camions qui restent décide d’aller un peu plus loin dans la nature. Nous faisons 2 à 300 m environ. Et c’est à nouveau la recherche de la batterie. Après demi heure d’attente il paraît qu’il nous faut prendre un chemin montant et glissant. Nous avons des camions de 6 tonnes chargés à fond. Résultat, on est embourbé quand nous nous apercevons que ce n’est pas là.
Impossible de tourner, il fait nuit noire. Il faut donc reculer les véhicules les uns après les autres en risquant à chaque instant de nous embourber; Le camion accidenté doit être déchargé et chargé à nouveau. Bref, vers 2 h nous sommes sortis de cette impasse, mais la batterie n’est pas encore trouvée. Marcoux est parti à nouveau à sa recherche. Il part de P.C. en P.C. dans un terrain qu’il ne connaît pas. Il est 3 h 30 lorsqu’il arrive en disant : “Ca y est enfin”. Nous devons laisser nos munitions sur le bord de la route. En route pour le déchargement. C’est avec ardeur que nous nous y mettons. A peine avons-nous commencé, ce sont des 75 et 155 “court”. Nous sommes devant les pièces à 100 m environ. Chaque salve nous fait sursauter mais en moins d’une heure le travail est fini. C’est alors que nous voyons poindre (il fait jour) un soldat criant, gesticulant, hurlant. Il n’est pas content… Il ne fallait pas laisser ce matériel là, il faut le recharger etc… etc… Ma patience est à bout. Je pars avec mon camion sans m’occuper du reste. Mais voilà, je ne connais pas la route. J’y suis venu en suivant mon prédécesseur… Il faisait nuit et d’autre part je ne connais pas du tout le pays.
Résultat : je me trompe de route. J’arrive dans un village où je vois 2 ou 3 sentinelles. Je m’arrête et vais lui demander ma route. J’ai à peine prononcé 3 mots qu’une rafale de 77 tombe à quelque 50 m de nous. Nous plongeons dans les caves. Mais je n’aime pas rester là. 2 min après je repars pour m’arrêter à l’entrée d’un pont qu’on est en train de miner. Je suis sûr, après cet arrêt, et les quelques renseignements obtenus que je me suis trompé. Donc, demi-tour. C’est en vitesse que je traverse à nouveau le village quitté quelques minutes avant précipitamment. Au bout de demi heure de route je trouve quelques camarades arrêtés au bord de la route. Ils attendent. Quoi ? Je n’en sais rien. Je n’ai pas reçu d’ordres. Je pars. Je ne puis me tromper. Je suis sur la route de Verdun. Mon chauffeur qui n’en peut plus me passe le volant. Nous nous arrêtons un peu à Verdun puis à Dieue où nous achetons quelques croissants et buvons un café bien chaud que nous offre une batterie de DCA. Il est 9 h environ lorsque j’arrive au Bois du Rozelier6 où je vais très rapidement dormir. Je crois l’avoir bien gagné. Nous allons rester là 2 jours.
Comme vous pouvez le lire, il mentionne le 77 deux fois.
105 court, qu'est-ce que ça veut dire ?
Y avait-il des 105 longs ?