Marc_91 a écrit:De plus, dans l'ancien Bloc de l'Est où se sont passés les plus violents combats, et où presque toutes les familles pleurent la disparition d'un de leur proche lors du conflit, pour la première fois ce jour est scindé en 2 :
- Certains états comme l'Ukraine ont choisi de fêter le "Dien Pobyedi / Jour de la victoire" comme l'Europe de Schengen le 8 Mai,
- D'autres, comme la Russie et la Biélorussie, ont choisi de garder le 9 mai ...
Encore un symbole qui pourrait les rapprocher, mais qui est détourné ...

, car, là, tu m'apprends une "situation" que j'ignorais, à savoir que la gouvernance ukrainienne actuelle avait, désormais, opté pour la date "occidentale" du "
7 mai 1945", celle de la capitulation sans condition allemande établie à Reims, cette nuit-là.... rien que pour "
emmerdaver" son "
Voisin"! La capitulation allemande avait, certes, été, alors, ratifiée à 02H45, en fixant son application, pour des raisons de délais de communication, au plus tard, au 8 mai, à 23H00. Sauf que les "Soviétiques" avaient, alors, de leur côté, exigé une "cérémonie de capitulation" distincte, à Berlin, qui, elle, s'était déroulée, pour des raisons d'acheminement des délégations, le 8 mai 1945 à "23H45", heure locale...ce qui correspond, compte-tenu des fuseaux horaires, à 0H45n le 9 mai, à l'heure de Moscou!

Sauf que, à l'époque, en dépit de l'Histoire "actuelle", au demeurant très intentionnellement et largement remaniée, l'Ukraine faisait partie intégrante de l'Union Soviétique, étant, entre autres, la "terre natale" de, au moins, la première dynastie de tsars russes!
C'est compliqué à souhait, car Eisenhower, informé des génocides menés dans les camps d'extermination du III.Reich, avait, dès lors, lui-même, longtemps hésité , avant de décider d'accorder aux "Allemands" le "droit de capituler" militairement sans conditions. Il y avait eu, très probablement, alors, à la même époque, côté américain, les "contraintes" du Front Pacifique, mais l'intention première avait été de les "dézinguer" définitivement, tout en évitant le plus possible les pertes humaines - en souvenir des pertes sanglantes enregistrées durant de la Guerre de Sécession, plus de 600 000 hommes!-.
A ce moment-là, début mai 1945, l'autorité militaire alliée et, plus particulièrement, "Eisenhower" et son état-major, avaient , alors, sérieusement envisagé le "
combat à outrance"... sauf que la toute fraiche "gouvernance Doenitz" avait, elle-même, "hérité" d'une situation militaire catastrophique, sans aucun espoir! Elle s'était efforcée, alors, de "regrouper" le maximum d'unités, dans la partie occupée par les "Alliés occidentaux"... sauf qu'elle n'était pas informée des accords de transfert convenus avec les Russes, de mémoire, à Yalta.
La situation conflictuelle, qui s'était très rapidement installée, dès la fin de l'été 1945, entre l' URSS et le camp occidental, avait, elle-même, très vite calmé le jeu, en ce qui concernait, notamment, le transfert d'office aux Soviétiques, du personnel allemand, dont les unités avaient essentiellement combattu sur le "Front Est" face aux Russes. Celà, sans évoquer le sort des nombreux
Hiwis, recrutés dans les camps de POW allemands, tous, très rapidement, réexpédiés d'office direction l'URSS, dont on n'avait plus eu aucune nouvelle et, qui, dans le "meilleur des cas", avaient croupi une bonne dizaine d'années dans un Goulag sibérien stalinien, en tant que "traitres", avant de pouvoir espérer être libérés!
Là, encore une fois, comme d'habitude, si c'était simple, çà se saurait!
