Page 1 sur 1

Couché sur un obus de peur qu’il n’explose

Nouveau messagePosté: 10 Jan 2019, 16:59
de brehon
Bonjour,

Ça c'est passé aux Pays-Bas, à Venlo connue pour le fameux "incident".

https://soirmag.lesoir.be/199813/articl ... l-nexplose

Re: Couché sur un obus de peur qu’il n’explose

Nouveau messagePosté: 10 Jan 2019, 17:20
de Prosper Vandenbroucke
Bonsoir et merci Yvonnick,
Je venais de le lire et je croyais mettre l'info en ligne mais tu as été plus rapide
https://www.rtl.be/info/monde/europe/un ... 90589.aspx
Sans doute n'avait-il pas bien compris notre mise en garde:
viewtopic.php?f=39&t=22238
Amicalement
Prosper ::pipo:: ::pipo::

Re: Couché sur un obus de peur qu’il n’explose

Nouveau messagePosté: 10 Jan 2019, 22:13
de kfranc01
Bon sang, mais qu'est-ce qui lui a passé par la tête pour se coucher sur un obus qui se met à siffler ??? :shock:

Le mieux, c'est de filer à toute jambes, et de se coucher le plus loin possible du pétard ??? :mrgreen:

Courageux ou inconscient ? ::dubitatif::

Re: Couché sur un obus de peur qu’il n’explose

Nouveau messagePosté: 10 Jan 2019, 22:24
de Dog Red
kfranc01 a écrit:Courageux ou inconscient ? ::dubitatif::


Totalement inconscient.
L'abolition du service militaire sans doute :D

Re: Couché sur un obus de peur qu’il n’explose

Nouveau messagePosté: 10 Jan 2019, 22:42
de dynamo
Dog Red a écrit:
kfranc01 a écrit:Courageux ou inconscient ? ::dubitatif::


Totalement inconscient.
L'abolition du service militaire sans doute :D


Oui, je pense que tu as raison, il n'y a plus de service militaire et les jeunes sont inconscients de ce qu'est une munition ou un explosif.
Pour l'anecdote, il y a quelques temps, sur un chantier dont je m'occupais, la pelle mécanique avait mis à jour plusieurs malettes contenant des obus de mortiers de 8cm allemands, en excellent état.
2 jeunes terrassiers empoignaient les malettes métalliques et les jetaient plus loin sans aucune précaution. Je suis allé chercher le chef de chantier, un ancien, qui a pâlit devant le spectacle et a passé une explication en langage "travaux publics" aux 2 gars qui visiblement ne comprenaient pas ce qu'ils avaient mal fait.

Re: Couché sur un obus de peur qu’il n’explose

Nouveau messagePosté: 11 Jan 2019, 06:48
de Dog Red
Ca me rappelle l'interview récente d'un "gilet jaune" ayant renvoyé une lacrimo en direction des CRS…
...la main emportée lorsque ladite lacrimo a explosé… :roll:

Triste et c..

Re: Couché sur un obus de peur qu’il n’explose

Nouveau messagePosté: 11 Jan 2019, 12:36
de Alfred
C'était le comportement du début des "boulets explosifs" ou des "bombes"....en se couchant sur l'objet, ou en couvrant d'une étoffe épaisse on éteignait la mèche par suppression d'apport d'oxygène.... 200 ans de retard........ Une mise à jour s'impose.....

Re: Couché sur un obus de peur qu’il n’explose

Nouveau messagePosté: 11 Jan 2019, 16:30
de Loïc Charpentier
Alfred a écrit:C'était le comportement du début des "boulets explosifs" ou des "bombes"....en se couchant sur l'objet, ou en couvrant d'une étoffe épaisse on éteignait la mèche par suppression d'apport d'oxygène.... 200 ans de retard........ Une mise à jour s'impose.....


La "méthode" ne valait qu'avec les "obus" (de toute première génération) , tirés par les obusiers et les mortiers, quand la mèche de la charge explosive était allumée avant le tir et que les artilleurs avaient peu de renseignements sur la durée de vol du projectile et son temps d'impact. Les essais, lors d'exercices de tir, avaient permis de calculer la durée de moyenne des trajectoires et l'explosion de la charge.

Progressivement, un, l'allumage de la mèche avait été inclus dans l’amorçage du départ de coup, deux, la durée de sa combustion, calculée au mieux de sa trajectoire estimée. En France, le terme "tempé" désignera les premières fusées chronométriques (en bois!), qui avaient équipé les obus explosifs, dont la détonation était calculée sur la durée de leur trajectoire, plus une valeur très courte, après impact ou durée de vol (shrapnel). Pour mémoire, l'armée française, en 1870, contrairement à l'armée "prussienne" n'utilisait pas de fusées à impact, matériel qui n'apparaitra, dans notre arsenal terrestre, qu'après la guerre de 1870-71!

Grosso modo, dès la fin du XVIIIème siècle, il valait mieux éviter de "se coucher" sur un projectile (terrestre) d'obusier ou de mortier, sous peine de finir en steak haché, à 15% de matières grasses! :D
Il y avait, certes, un certain nombre de projectiles explosifs qui faisaient "long feu", mais ce n'était pas du tout visible à "l’œil nu".

De même, on ne se jette plus, depuis un bail, sur une grenade à main, à moins d'espérer vouloir marquer l'histoire de son unité par un acte désespéré, "héroïque", altruiste, mais inutile! En principe, il existe deux types de grenades à main, les "offensives" à portée létale limitée, pour éviter de dézinguer les assaillants (en progression) qui les ont lancées, et les "défensives", lancées depuis une position "abritée", par les "assaillis", aux effets beaucoup plus importants ( puissance de la charge détonante, nombre et portée létale des éclats).

Re: Couché sur un obus de peur qu’il n’explose

Nouveau messagePosté: 11 Jan 2019, 17:03
de Alfred
Oui,les premiers et les derniers qui pratiquaient à ma connaissance cette forme de suicide,devenu altruiste, étaient les prisonniers allemands devenus démineurs en 1944/45.....résultat contre les mines "bondissantes" 1 mort contre parfois 4 ou 5 possibles.....

Re: Couché sur un obus de peur qu’il n’explose

Nouveau messagePosté: 11 Jan 2019, 18:14
de Loïc Charpentier
Alfred a écrit:Oui,les premiers et les derniers qui pratiquaient à ma connaissance cette forme de suicide,devenu altruiste, étaient les prisonniers allemands devenus démineurs en 1944/45.....résultat contre les mines "bondissantes" 1 mort contre parfois 4 ou 5 possibles.....


Sur ce coup-là, nous (les Alliés) n'avions pas été très respectueux des conventions de Genève, mais, vu le lourd "passif" allemand, çà s'explique. :D
Chez nous, il n'y avait, d'ailleurs, pas que les prisonniers de guerre allemands qui avaient été "conviés" au déminage des plages, mais, également, les détenus français condamnés à de longues peines, auxquels ont avaient fait miroiter la réduction, voire l'annulation totale de la peine infligée.

Il y avait eu, certes, dans ces campagnes de déminage, des pertes, aussi bien allemandes que françaises, mais elles étaient "non significatives", comparées aux précédentes pertes au combat