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Épave retrouvée: un trésor de 50 millions de dollars sous les mers.

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Épave retrouvée: un trésor de 50 millions de dollars sous les mers.

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de carcajou  Nouveau message 14 Avr 2015, 00:09

Le Figaro.fr

13 avril 2015

« Coulé par un sous-marin allemand le 6 novembre 1942 dans l'Atlantique sud, le navire britannique City of Cairo transportait un trésor estimé à 50 millions de dollars. Il a été récupéré par une équipe franco-britannique au large des côtes africaines par 5150 mètres de fond, du jamais vu.»


``Aucun ``fils de p...``n'a jamais gagné une guerre en mourrant pour son pays. On gagne une guerre en faisant ce qu'il faut pour que ``le fils de p...`` d'en face meure pour son pays``. ( No son of a bitch ever won a war by dying for his contry, you win a war by making what it needs so that the son of a bitch in front of you die for his country).- G.Patton.

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Re: Épave retrouvée: un trésor de 50 millions de dollars sous les mers.

Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de foxbat  Nouveau message 14 Avr 2015, 08:39

Le City of Cairo voyageait seul et sans escorte avec une vitesse maximale de 12 noeuds, dixit Wikipedia. A la date du torpillage, on peut penser que les moyens pour l'escorter étaient mobilisés ailleurs (Opération Torch, "coup de feu" des affrontements navals de Guadalcanal qui culminent une semaine plus tard). Le secteur de l'Atlantique Sud pouvait passer pour un risque acceptable...

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Re: Épave retrouvée: un trésor de 50 millions de dollars sous les mers.

Nouveau message Post Numéro: 3  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 14 Avr 2015, 10:25

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Le fabuleux trésor de l'épave du City of Cairo

Nouveau message Post Numéro: 4  Nouveau message de fbonnus  Nouveau message 15 Avr 2015, 10:40

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INFO LE FIGARO - En exclusivité, Le Figaro raconte la découverte, par une équipe franco-britannique, de l'épave du navire britannique coulé en 1942, au large de l'actuelle Namibie. Ses centaines de milliers de pièces d'argent ont été récupérées à 5 150 mètres sous les mers, un record.

«Une belle histoire à raconter», reconnaît Nicolas Vincent, directeur des opérations pour Deep Ocean Search (DOS). Le groupe spécialisé dans la recherche sous-marine en eaux profondes a, en effet, levé le voile sur sa dernière découverte. Rien de moins que l'épave du City of Cairo, localisée à l'ouest de la Namibie. Le navire britannique, coulé durant la Seconde Guerre mondiale, est certes moins célèbre que le Titanic, mais il est connu pour sa précieuse cargaison.

Le bateau a été torpillé alors qu'il transportait 7 422 tonnes de marchandises entre Bombay, en Inde, et l'Angleterre. Le navire marchand convoyait de la fonte, du bois, de la laine, du coton, des minerais de manganèse et, surtout, 2 182 coffres remplis de pièces d'argent, alors propriété du Trésor britannique. Chaque caisse contenait environ 45 kg de pièces de monnaie, soit près de 100 tonnes d'argent. À 16,55 dollars l'once, le montant de ce trésor s'élève à près de 50 millions de dollars… De quoi susciter de l'intérêt!

Jusqu'à présent, aucune expédition n'était parvenue à localiser le steamer anglais. Et pour cause, il a été retrouvé à plus de 5 150 mètres sous les mers par les chercheurs français travaillant pour DOS. Une très grande partie des 100 tonnes d'argent a en outre été remontée à la surface. Jamais aucune cargaison n'avait été récupérée à une telle profondeur. Une prouesse technique saluée par la profession. «Ce projet est révolutionnaire, une nouvelle ère vient de s'ouvrir dans les opérations de recherche en eaux profondes», concède un spécialiste américain de la recherche d'épaves. À titre de comparaison, le Titanic gît au sud de Terre-Neuve à 3 800 mètres de fond et, à cette distance, les scientifiques avaient eu toutes les peines du monde à localiser l'épave et à récupérer des biens du célèbre paquebot.

Un contrat «no cure no pay»
(photo : Une pièce d'argent avec les insignes de la Couronne britannique )
La découverte du City of Cairo ne s'est pas faite en un jour. John Kingsford, fondateur de la société qui a retrouvé le navire, a commencé le travail d'archive en 1984. Parallèlement, il a conclu un accord avec le gouvernement britannique, propriétaire de la marchandise. Car, contrairement à la France et sur la base d'une jurisprudence en place depuis des siècles dans son empire, le Royaume-Uni autorise et encourage la récupération des biens privés ou publics perdus en mer.

Le ministère des Transports anglais a autorisé l'extraction des pièces d'argent du City of Cairo, sous certaines conditions. «Il s'agit d'un contrat no cure no pay, comme disent les Anglais, où le contracteur prend et finance tous les risques et il est rémunéré après le propriétaire», souligne Nicolas Vincent. À titre indicatif, chaque journée en opération sur le bateau de DOS, le John Lethbridge, coûte entre 80.000 et 90.000 dollars, soit des millions pour plusieurs mois d'expédition. «Mais, même si les risques et les coûts du projet étaient importants, j'estimais que c'était techniquement réalisable. Et comme le navire contient une importante cargaison d'argent, nous avions une chance raisonnable de récupérer notre investissement», précise John Kingsford.

Le projet de recherche a franchi une nouvelle étape en 2010, avec la création de DOS. «Cette société m'a offert l'opportunité de lancer les recherches», confie le fondateur britannique. Après trente ans de carrière, John Kingsford indique qu'il était en mesure de rassembler à la fois le matériel et l'équipe pour mener la mission. «La recherche d'épaves en eaux profondes nécessite des compétences humaines très spécifiques, explique Nicolas Vincent. Notre équipe compte 20 océanographes, tous Français, composée de vétérans de la Marine nationale et d'anciens diplômés d'Intechmer, l'école française de sciences et techniques de la mer. Ils se transmettent leurs savoir-faire dans la tradition et la culture d'entreprise enseignée par le groupe français Comex, pionnier de la prospection sous-marine industrielle, où l'équipe de direction a été formée.»

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City of Cairo transportait 302 passagers et membres d'équipage avant d'être torpillé par un sous-marin allemand le 6 novembre 1942. 6 personnes n'ont pas survécu. Après le naufrage, le commandant du sous-marin allemand s'est adressé aux rescapés et leur a dit: «Good Night, Sorry For Sinking You» («Bonne nuit et désolé de vous avoir coulé!») - Crédits photo : Ralph Barker, hwww.sscityofcairo.co.uk/

Quant à l'équipement, «la plupart des outils de prospection sous-marine sont conçus pour les activités pétrolières, qui dépassent très rarement 3 000 mètres de profondeur, indique le directeur des opérations. Nous avons donc développé notre propre matériel. À commencer par notre sonar, le MAK iX, un appareil unique au monde qui produit une imagerie acoustique des fonds marins jusqu'à 6 000 mètres de profondeur. Assemblé par le Français Ixblue, il est doté d'une technologie qui rend aujourd'hui possible la recherche sous-marine en eaux profondes. Nous avons également développé nos outils d'extraction, déployés à partir du ROV (Remote Operated Vehicle), un robot sous-marin téléguidé».

Le projet de recherche du City of Cairo s'est ensuite concrétisé après un minutieux travail d'archives. «Un historien spécialisé compile toutes les données possibles: les cahiers de quart du naufragé et du naufrageur, témoignages de survivants, données météorologiques, route de fuite…, dit Jérémie Morizet, océanographe pour DOS. Il définit alors la zone géographique de présence probable de l'épave.» Un vaste territoire de 3 600 km2 a ainsi été délimité, où les océanographes ont remorqué leur sonar grand fond.

«Lorsque nous avons détecté les premiers échos sonars indiquant la présence d'une épave, nous avons rapidement compris que nous étions sur la bonne piste, témoigne Maeva Onde, une océanographe qui a participé à l'expédition du City of Cairo.Après des semaines d'observation derrière nos écrans, on a suffisamment de recul pour savoir distinguer l'écho caractéristique d'une épave quand cela se produit.»

Le navire se met alors «en station», autrement dit il conserve sa position sans ancre, impossible à cette profondeur. «Il déploie son ROV, le robot sous-marin téléguidé, équipé d'un système vidéo, de capteurs et de puissants bras manipulateurs, explique Jérémie Morizet. Il faut ensuite trouver une preuve irréfutable qu'il s'agit de l'épave recherchée, comme le lettrage sur la poupe ou la proue, de la vaisselle, la plaque d'architecte naval ou du chantier, la cloche frappée du nom du navire…»


«Une sépulture sous-marine»
Dès sa première sortie, le sous-marin a fait mouche. «Après deux heures de descente sous-marine, le robot a transmis les premières images de l'épave, c'était un moment incroyable! se souvient Maeva Onde. Nous étions tous derrière nos écrans avec les plans et des photos du City of Cairo pour nous assurer que nous venions bien de le retrouver, car, après soixante-dix ans sous l'eau, tout est forcément différent.» L'identité de l'épave a été certifiée par les images des pièces de monnaie frappées par la Couronne britannique. «L'émotion était tangible sur le bateau et quand on a remonté les premières pièces, c'était plus intense encore. On était heureux d'avoir rempli notre mission et, en même temps, on éprouve un profond respect pour les naufragés. Nous avons déposé une plaque commémorative et laissé intacts les effets personnels des passagers», raconte l'océanographe. «Nous nous sommes consacrés uniquement à notre activité de sauvetage de cargaison, par respect pour cette sépulture sous-marine», ajoute Nicolas Vincent.

City of Cairo transportait 302 passagers et membres d'équipage avant d'être torpillé par un sous-marin allemand, le 6 novembre 1942. Après l'attaque, le capitaine a donné ordre aux passagers de quitter le navire et de monter dans les radeaux de survie. Les femmes et les enfants ont tous été sauvés, mais six personnes, quatre passagers et deux membres d'équipage, n'ont pas survécu. Après le naufrage, le sous-marin allemand est remonté à la surface et le commandant s'est adressé aux six embarcations. Il a demandé le nom du navire et si des prisonniers de guerre étaient à bord puis il leur a donné le cap pour rejoindre la terre la plus proche, l'île Sainte-Hélène, à 800 kilomètres. Avant de quitter les naufragés, il a eu ces mots désormais célèbres: «Good night, sorry for sinking you!» («Bonne nuit, désolé de vous avoir coulés!»).

Faute de secours immédiat, 104 personnes ont péri en mer en tentant de rejoindre la terre. Après des semaines de dérive, les survivants de cinq embarcations ont été recueillis par deux navires marchands. Ceux de la dernière ont été récupérés par un navire de guerre allemand, lui-même torpillé après cette opération et seuls deux des rescapés du City of Cairo ont échappé à ce deuxième naufrage.

«La découverte d'une épave comme celle du City of Cairo montre au grand public les destins tragiques de passagers et membres d'équipage de la marine marchande pendant la Seconde Guerre mondiale. Ces faits historiques sont peu connus. Nous sommes fiers de participer à ce devoir de mémoire», conclut John Kingsford. Une nouvelle page de Good Night, Sorry for Sinking You ,livre de Ralph Barker consacré à ce naufrage, va pouvoir s'écrire.

Source : Le Figaro Prémium - Article de Mathilde Golla
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