Christian27 a écrit:..., elle dénonce aussi le fait que l’abandon des écoles normales pour devenir instituteur au profit d’un diplôme universitaire fut une grande erreur (comme en Suisse).
En Belgique, l'école normale reste le passage obligé pour être instituteur (sans meilleur résultat qu'en Suisse ou en France visiblement).
Je reste persuadé que l'enseignement est une vocation avant d'être un métier (certainement au niveau des instituteurs).
J'en veux pour début de preuve mon expérience personnelle (qui n'est pas une généralité) :
Fin des années 80 je suis en première année "ingénieur" avec un groupe d'une douzaine de potes.
Nous sommes 9 ou 10 à être recalés et prendre conscience que nous n'avons pas le niveau en math.
Nous serons 4 à nous rabattre sur des études supérieures à finalité technique (Bac+3 à l'époque en France), en cohérence avec notre choix d'études d'ingénieur.
Les 5 ou 6 autres choisiront l'école normale (rien à avoir avec la filière ingénieur donc !) pour les raisons hautement philosophiques suivantes :
. ne pas aller étudier dans une petite ville de province ;
. par paresse intellectuelle ;
. parce que finalement, instit, c'est beaucoup de jours de congés dont 2 mois garantis en été.
No comment.
Durant la scolarité de mes enfants j'ai croisé beaucoup de profs de ma génération, et quelques profs plus jeunes.
A la louche, je dirais que la moitié avaient le profil de mes potes partis faire l'école normale par facilité...
Je ne sais pas en France mais, en Belgique, dans les années 90 et suivantes on a raté un tournant :
. revaloriser les salaires de l'enseignement en relevant le niveau et en privilégiant la qualité des enseignants diplômés.
L'argent était disponible ! Les budgets de la défense nationale étaient dans le même temps dégraissés jusqu'à l'os !
35 ans plus tard : la Belgique n'a plus d'armée (on est quand même sur un forum dédié à la guerre


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