bltedouard a écrit:...
Certains ingénieurs se sont également rendus aux États-Unis et au Canada à la fin de mai 1940 pour aider à la mise en place de la production du canon de 75 mm mle.1897 dans le cadre des programmes d'achat d'urgence de fin mai en Amérique du Nord. On ne sait pas où ils se trouvent après cela. »
Sans vouloir dévaloriser les réelles compétences techniques des spécialistes français dans le domaine du canon de 75 mm Modèle 1897 et de ses évolutions, j'ai personnellement, de "gros doutes" quant à l'utilité de leur supposées interventions, en dehors et encore là, j'aurais tendance à être circonspect à propos de celui des fournitures de tubes et affûts, en provenance de "France".
Dès son engagement en France, qui avait débuté à partir de juin 1917, le corps expéditionnaire américain disposait déjà, selon "
Wiki", de "
1 828 canons fournis par l'industrie française et 143 construits par l'industrie américaine"! Autrement dit, l'US Army avait alors commencé à réceptionner des pièces construites entièrement sous licence aux States.
Entre 1919 et 1939, même si les "States" s'étaient +/- cantonnées dans une situation "isolationniste" militaire, son industrie avait initiée, notamment par biais de l'entreprise "automobile" Ford, le concept de la chaine production à vocation commerciale, d'où avait débouché la commercialisation de la Ford T, le premier véhicule construit en série, qui était destiné à une population, que, au départ, on pouvait qualifier de "petite bourgeoisie" ou de "cultivateur aisés", mais, que, par biais, des ventes d'occasions , la population "plus modeste" avait pu, elle-même, acquérir par le biais des reventes d'occasion à prix plus modiques.
La Ford T est juste là pour "confirmer" les capacités industrielles "commerciales" qui existaient déjà aux States, comparées à celles qui étaient d'usage en Europe, et plus particulièrement, en France. Rien que à propos de l'expansion du marché automobile (neuf et occasion), pour diverses raisons - dont les distances à devoir parcourir! -, il n'y avait pas photo.
Cette situation se retrouvait, également, dans le domaine militaire. Entre 1919 et 1939, la production de matériels militaires américains s'était, le plus souvent, résumée à concevoir et produire le "strict nécessaire" pour les besoins nationaux; néanmoins, il convient de pas "mourir idiot", car elle disposait, elle-même, des ressources et capacités de production qu'exploitaient ses entreprises industrielles dans un "but commercial".
Pour en revenir "au cas" de notre "célèbre" 75 mm Modèle 1897, entre, à la louche, 1915-1916, où les States avaient acquis les droits de la licence de "production nationale" et la période "septembre 1939- juin 1940", notre production militaire nationale s'était avérée être "à la ramasse"... ce qu'avait, hélas, confirmé notre "décapolitade de mai-juin 1940". Dès lors, les représentants de l'Armée française et de son "ingénierie", quelques pouvaient être leurs réelles compétences, s'étaient retrouvés très mal placés pour tenter de donner la moindre "leçon de maintien" aux Ricains!
Les versions du "75 mm" installées à bord des M3 Lee/Grant, puis du M4 Sherman, n'avaient plus grand chose à voir avec notre fier "75", à commencer par leur système de culasse "à tiroir" et semi-automatique, qui avait avantageusement remplacé, dans l'habitacle d'un char, l'obturateur "à manivelle" et vis à filets interrompus original! Rien que dans ce seul domaine spécifique très technique, il n'existait, à ma connaissance, en France, à l'époque, rien qui, de près ou de loin, n'y ressemblait à "court terme"!
