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J'avais des camarades - le groupe Elie

Répondant à l'appel du Général de Gaulle, des milliers de combattants français se lèvent en Europe et en Afrique. Retrouvez ici la 1ère DFL, la 2ème DB, les FAFL, FNFL... Mais aussi celles et ceux qui ont résisté à l'occupant en entrant dans la clandestinité pour rejoindre le maquis ou les groupes de résistants.
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J'avais des camarades - le groupe Elie

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de doucet  Nouveau message 21 Juin 2012, 16:14

Bonjour, j’ai récemment découvert chez un bouquiniste, le livre de François Broc’h dit Florette, « J’avais des camarades ».
François Broc’h était chef départemental du réseau « Défense de la France »
Dans cet ouvrage, il raconte ses souvenirs au sein de la résistance intérieure de l’agglomération brestoise entre 1940 et début août 44.
Ce livre,, écrit en 1948, suite au décès de son ami Joseph Garion dit Somme-Py, chef des FFI de l’arrondissement de Brest, détaille les aventures des membres de différents réseaux de résistance.
Je vous livre ici une première compilation : l’histoire du groupe Elie – le réseau CND (Confrérie Notre Dame)
je joins également un fichier où figurent les noms des membres du groupe avec la fin qu'ils ont connu lorsque je la connaissais.

Le groupe Elie
Partisan du général de Gaulle, François Broc’h, dit Florette, est entré dans la résistance intérieure à l’occasion d’une rencontre. Le samedi 21 septembre 1940, venant régulariser sa situation militaire au bureau de recrutement situé place Wilson, il aperçoit à sa sortie un de ses amis, Georges Bernard, rédacteur au journal Ouest-Eclair*. Après les banalités d’usage, G. Bernard lui demande sans détour, en lui montrant une photo du Gal de Gaulle, s’il désire rejoindre les rangs de ceux qui veulent poursuivre le combat. Après quelques instants d’hésitation, Florette accepte et le voilà dès ce jour embarqué dans le groupe Elie.
Le Groupe Elie
Louis Elie est un entrepreneur de 35 ans qui habite rue Jean Jaurès. A l’écoute du discours du 18 juin, il prend la décision de devenir un des organisateurs de l’armée clandestine que souhaite le général (il est nécessaire de grouper partout où cela se peut une force française aussi grande que possible….. J’incite tous les Français qui veulent rester libres à m’écouter. – Charles de Gaulle).
Il devient le 1er résistant, peut-être du Finistère, mais sûrement de Brest. Rien, pourtant, ne le prédestine à occuper cette fonction. Il ne possède pas de fortune personnelle, ne joue aucun rôle dans la cité et de surcroît, ne possède qu’une faible expérience militaire, celle d’un 2ème classe. Son plus grand atout est son esprit d’initiative. Il n’est pas resté assis après avoir écouté la TSF. Il s’est dirigé vers la Résistance, préparant le terrain pour les autres mouvements.
Dès août 1940, L. Elie recrute les premiers membres de son organisation. Membre de la défense passive, il d déniche ses premières recrues au sein de ce groupement : G. Bernard, L. Stéphan, H. Auffret, L. Gouez, Jean Pronost, Jo. Prigent, A. Muller, R. Gourvennec, F. Quémener, R. Istin, V. Gourmelon.
Ses premières consignes sont de recruter d’autres patriotes. Chacun s’y emploie de bon cœur créant une sorte d’émulation parmi les membres pour savoir qui ramènera le plus de volontaires. A la fin du mois d’août, le réseau compte déjà plus d’un millier de partisans.
Il faut un chef militaire à cette organisation. Elie recrute un ingénieur des travaux publics, capitaine de réserve, R. Drouin .Il faut également un endroit pour servir de PC, un lieu qui ne risque pas d’attirer l’attention de l’ennemi. Quoi de mieux qu’un café. Grâce à des relations le choix d’Elie se porte sur le café tabac de la place Guérin tenu par Mme Gauvard, dont le mari fera également partie du réseau.
Soucieux de la vie de ses hommes et des conséquences de ses futurs actes sur la population civile, Elie développe la branche renseignement pour repérer les diverses installations de l’ennemi, relever le nombre d’officiers et de soldats logeant chez l’habitant, se mettre au courant de leurs habitudes; tout cela pour pouvoir les attaquer avec le minimum de risque possible. Cette tâche est confiée à un jeune jéciste de 19 ans, R. Busillet.
Dès la mi septembre 40, Elie avait crée une organisation de résistance parfaitement structurée, avec cadres politiques et militaires, agents de liaison, PC, boîtes aux lettres et service de renseignement.
Pour combattre, il faut des armes et des explosifs.
Les premières armes du réseau sont volées à l’Allemand grâce à un procédé ingénieux. Tous les midis et tous les soirs, les membres du groupe se rendent, vêtus de pardessus, dans les cafés les plus fréquentés par les officiers et sous officiers allemands. (café des Voyageurs, de France, du Continental, de la Préfecture). Ils y repèrent les porte-manteaux auxquels sont accrochés les ceinturons chargés, posent leurs manteaux dessus, prennent une consommation et repartent en emportant le tout. Ainsi, début décembre 1940, près de 250 révolvers sont stockés dans le garage d’A. Abarnou.
En fouillant dans les archives de l’arsenal de Brest, R. Busillet se rend compte qu’un chargement d’armes anglaises est resté inconnu des Allemands. Un commando monte une opération nocturne et ces armes viennent grossir le stock de révolvers.
Les armes tuent mais ne détruisent pas les installations de l’ennemi. Pour les explosifs, la solution vient de L. Stephan qui travaille à la Pyrotechnie de Saint –Nicolas. Aidé de son frère âgé de 16 ans, il sort de l’établissement un poids très important de grenades, d’explosifs et de cartouches de poudre qui vient rejoindre les armes.
Le groupe Elie agit tout d’abord en solitaire. Ce n’est qu’au mois de février 1941 que Drouin réussit à prendre contact avec un membre du réseau CND et en devient la branche bretonne. C’est notamment lors de l’une de ses rencontres que Drouin remet le plan de toutes les défenses allemandes de Brest et alentours, plan qui atterrit rapidement à Londres, sur le bureau du colonel Rémy (qui en parlera dans ses mémoires) puis de l’Intelligence Service.
François Broc’h est chargé par G. Bernard de récolter le renseignement dans le secteur Lannilis-Saint Pol de Léon.
La lutte armée. 01 janvier 1941. Par l’intermédiaire de Londres, le Gal de Gaulle demande aux Français de s’abstenir de sortir une heure de 15 à 16 h00, et ce pour montrer à l’ennemi qu’ils ne le tiennent que pour l’ennemi (C de G)
Le groupe Elie a décidé de passer à l’action. Le soir du 1er, un commando de 5 hommes (Elie, Prigent, Bernard, Auffret, Muller) déambule rue Kerfautras, lorsqu’ils sont interpellés par 2 soldats allemands armés de mitraillettes. A l’injonction "Papier ", 3 s’exécutent, mais les 2 derniers sortent leurs armes et tuent les 2 soldats. Et voici 2 mitraillettes de plus dans le camp de la France !
Ces attaques de soldat isolé, voire de patrouilles se répèteront régulièrement jusqu’au mois d’avril 1941.
Le 28 février, Elie décide de détruire une batterie de D.C.A., qui se trouve dans le quartier des Quatre Chemins, à proximité de la rue Lare Carnot en Lambézellec. (probablement une batterie de 2 cm du 6/Ma.Fla. 805). Juste avant l’assaut, un des résistants ouvre le feu malencontreusement, alertant les soldats allemands. Seul Jo. Thoraval réussit à poignarder un militaire, le laissant pour mort sur le terrain. Jo retrouvera ce militaire lors du procès, où revenu à la vie, ce soldat se transformera en terrible accusateur.
Autre exploit, l’évasion de 9 prisonniers de la prison de Pontanniou dans la nuit du 18 au 19 mars 1941.
Mais le fait d’armes le plus important du réseau Elie se déroule dans la soirée du 04 avril 1941. Ayant appris que les Allemands organisent à l’hôtel Continental un grand banquet en l’honneur des officiers du Scharnhorst et du Gneisenau (arrivés le 22 mars 1941), en présence de hautes autorités allemandes (on parle même d’H. Goering, en personne) et de personnalités françaises favorables à l’occupant, le réseau Elie décide d’y placer une bombe. Grâce à R. Groizeleau, un complice leur facilite l’accès au sous-sol de l’hôtel. Au moment où les festivités battent leur plein, Elie et 3 de ses hommes placent une charge d’explosif et bloquent l’ascenseur.
20 h 15, une explosion sourde se fait entendre. L’incendie se développe rapidement et le feu embrase l’hôtel. Issues bloquées, les Allemands sont prisonniers des flammes. Comble du hasard, un raid anglais arrive vers 22 h 00 pour bombarder les deux cuirassés. L’incendie illumine Brest comme en plein jour. Les Anglais en profitent pour larguer quelques bombes sur cet objectif aisément repéré. Le nombre de pertes n’est pas connu avec certitude, mais il serait entre 400 et 500. (je n’ai pas réussi à trouver trace de ce bombardement dans les archives du Bomber Comand. On y fait seulement état du 03/04. Par contre, celui du 04/04 est cité dans les archives de la ville de Brest et dans les comptes rendus de la défense passive. Mené par des avions du 5th Bomber Group, il a duré de 22 h15 à 01 H30. On a relevé 30 victimes, dont 4 morts).
Cet exploit marque la fin des opérations du groupement.

La fin du réseau
Le 30 avril, un groupe de 3 résistants (Muller, Quémener et Jo . Prigent) attendent la sortie de 4 Allemands installés au café des P.T.T., rue Louis Blanc.
Dès leur sortie, des coups de feu éclatent. Les Allemands s’enfuient, mais Muller est blessé de 6 balles dans le ventre. Il est conduit à la clinique du docteur de la Marnière qui s’illustrera par la suite avec les FFI du canton de Lannilis. Opéré, Muller reste en convalescence jusqu’au 10 mai 1941.
Le 13 mai dans l’après-midi, des Allemands frappent à sa porte et l’emmènent, malgré son état, jusqu’à leur locaux de l’école Bonne Nouvelle (dans son livre, Broc’h-Florette écrit Gestapo, mais il semble plus probable que les Allemands appartenaient au Geheime Feldpolzei 2, commandé par le Feldpolizeidirektor Lyck et présents à Bonne Nouvelle depuis juillet 1940). Muller est le premier d’une longue série d’arrestations qui s’étalera jusqu’à la fin juin 1941 avec celle de Joseph Grannec.
Après un passage à Bonne Nouvelle, les résistants sont conduits à la prison du Bouguen*, en attente de leur sort. Un bombardement anglais ayant détruit une partie de la prison début juillet, la majorité des membres du groupe Elie sont envoyés à la prison de Fresnes, en attente de leur procès. Celui débute le 08 novembre 1941, à Paris, dans les locaux de l’hôtel Continental (quelle ironie !!!!), rue de Castiglione.
La sentence tombe le 22 ; onze sont condamnés à mort, vingt sont condamnés à des peines de réclusion variant de 5 à 15 ans ; parmi eux 5 mourront en déportation et un sera porté disparu.
Le 10 décembre 41, à l’aube, les onze condamnés à mort sont conduits au Mont Valérien et fusillés (les onze martyrs)
L’aumônier allemand, de retour à Fresnes à l’issue de l’exécution dira à leurs camarades :
« Je viens de conduire onze anges au Paradis. »
Ainsi disparaît le groupe Elie.

Ouest-Eclair : L'Ouest-Éclair est un quotidien régional français, publié de 1899 à 1944 à Rennes (Ille-et-Vilaine), mais avec un rayonnement sur tout l'Ouest de la France (Bretagne, Normandie, Anjou, Maine et Poitou). Il a été créé par deux Bretons animés d'une profonde foi chrétienne et d'une sensibilité républicaine et sociale : l'abbé Félix Trochu, prêtre en Ille-et-Vilaine, et Emmanuel Desgrées du Loû, avocat d'origine vannetaise installé à Brest. L'Ouest-Éclair est le prédécesseur d'Ouest-France qui l'a remplacé à la Libération (source wiki).

La prison du Bouguen. La prison fut construite de 1857 à 1859, en remplacement de l'ancienne geôle qui se trouvait au Château. C'était la prison civile, la prison de Pontaniou étant la prison militaire. Il en fut ainsi jusqu'à l'été 1940, moment où l'occupant s'en appropria une partie pour y incarcérer des détenus, qui eux n'étaient pas des droits communs, mais des patriotes ayant dès le début de l'occupation, pris le parti de résister. Il y a tout lieu de penser que, pour certains d'entre eux, leur combat s'acheva à proximité, dans les douves, juste derrière la porte Castelnau, contre une butte de terre, où étaient dressés les poteaux d'exécution. Dans la nuit du premier au deux juillet 1941, une bombe anglaise de forte puissance détruisit la prison, provoquant la mort de sept personnes, dont quatre allemands. Certains prisonniers réussirent à s'enfuir. La prison ayant été détruite, les détenus furent transférés dans d'autres établissements pénitentiaires, probablement à la prison militaire de Pontaniou en ce qui concerne les politiques. Les exécutions n'en continuèrent pas moins puisqu'on sait qu'en 1944, 23 résistants furent fusillés dans les douves. (source wiki).

ainsi se termine le premier volet de l'histoire
A bientôt, pour la suite
JMD
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Re: J'avais des camarades - le groupe Elie

Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de dervich  Nouveau message 29 Sep 2012, 23:31

Bonjour,
Auriez vous les références du bouquin de François Broc'h dit florette "J'avais des camarades" ?
Merci
Michel


 

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Re: J'avais des camarades - le groupe Elie

Nouveau message Post Numéro: 3  Nouveau message de doucet  Nouveau message 30 Sep 2012, 11:55

bonjour,
Ce livre a été imprimé en mars 1949 dans les presses de l'imprimerie du journal "Le Télégramme". A ma connaissance, il n'y pas eu de ré édition, et on ne touve plus ce livre que chez les bouquinistes.
Pourquoi aucune ré édition. Eh bien,lorsqu'il a été écrit, ce livre s'est trouvé de suite un peu dérangeant pour ceux qui n'étaient pas du bon côté. Broc'h y cite des noms de collaborateurs brestois de la Gefepo, comme celui d'Oregas ( un des fondateurs de l'Ordre du Temple Solaire) ou indique des lieux dont les propriétaires collaboraient avec l'occupant. Déclarations sans équivoque sur les noms des occupants. Donc, à l'époque de la parution, les membres des familles impliquées ont essayé de racheter le maximum d'exemplaires parus.
Alors, j'essaierai de publier prochainement la suite de son épopée......

JMD

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Re: J'avais des camarades - le groupe Elie

Nouveau message Post Numéro: 4  Nouveau message de EjS  Nouveau message 11 Fév 2017, 11:18

Victor Le Gorgeu écrit à Fernand De Brinon, l’ambassadeur de France auprès de l’Allemagne, pour qu’on épargne la vie des « Onze Martyrs » brestois.
(© Albert Vulliez, Brest au combat, Éditions Ozonne, 1950) :


Brest, le 1er décembre 1941
Le Maire de la Ville de BREST
Sénateur du Finistère

à Monsieur DE BRINON
Ambassadeur de France
Délégué Général du Gouvernement Français pour les Territoires Occupés,
PARIS.

Monsieur l'Ambassadeur,

D'après les renseignements qui viennent de m'être donnés, un certain nombre de personnes habitant l'Agglomération Brestoise inculpées par l'autorité allemande pour divers motifs, ont été jugées le 22 novembre 1941, à Paris, par le "Gericht des Kommandanten von Gross-Paris, Abt. B."

Onze de ces inculpés, dont les noms figurent ci-dessous, auraient été condamnés à mort :

BERNARD Georges, 6, rue Duret, Brest.
BUSILLET Robert, 21, rue Amiral Linois, Brest.
COATEVAL Jean, 54 bis, rue Navarin, Brest.
ELIE Louis, 90, rue Jean Jaurès, Brest.
GAUVARD Georges, 3I, rue Navarin, Brest.
GROIZELEAU Roger, 18, rue Bugeaud, Brest.
MULLER Albert, 139, rue Jean Jaurès, Brest.
OGOR Roger (famille réfugiée à Ouessant),
STEPHAN Louis, 9, Kérigonan, Brest.
PRIGENT Joseph, Stifelou, Lambézellec.
QUEMENER François, 15, rue Roche, Lambézellec.


J’ai l'honneur de vous demander de vouloir bien intervenir, de façon aussi présente que possible, pour que la peine de mort infligée à ces condamnés soit commuée.

A toutes fine utiles, je vous fais parvenir ci-joint les renseignements qui m'ont été fournis par la Police.

Par ailleurs, Monsieur ISTIN René, 17 ans, 151, rue Jean Jaurès, Brest, serait condamné à un an de prison ;
Monsieur GRALL Lucien, 21 ans, 132, rue Guynemer, Saint-Marc, à un an de prison ;
et Monsieur LE ROUX Maurice, 21 ans, 142, rue Jean Jaurès, Lambézellec à cinq ans de prison.

Je vous serais également reconnaissant d'intercéder en leur faveur pour que leur peine soit allégée.

En vous exprimant à l'avance toute ma reconnaissance, je vous prie, Monsieur l'Ambassadeur, d'agréer l'expression de ma haute considération.

(à faire signer)LE MAIRE DE BREST,

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Re: J'avais des camarades - le groupe Elie

Nouveau message Post Numéro: 5  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 11 Fév 2017, 13:52

Bonjour et merci pour l'info EjS, Je te signale cependant que tu viens de répondre à un post datant de 2012 et que l'initiateur de ce sujet ne s'est plus connecter au forum depuis le 16 mai 2016 (ce qui ne signifie pas qu'il ne vient pas lire ce qui s'y dit)
Bien amicalement
Prosper ;) ;)
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Re: J'avais des camarades - le groupe Elie

Nouveau message Post Numéro: 6  Nouveau message de thucydide  Nouveau message 12 Fév 2017, 14:17

J'avais lu l'anecdote de l'hôtel continental dans un livre sur les bombardements alliés sur la France, de Florentin, je n'ai pas le souvenirs d'avoir lu une ligne sur une intervention de la résistance.
Merci pour cette analyse, dommage que le livre ne se retrouve pas.
D'ailleurs cela m'intéresse, surtout pour les débuts de la résistance, pour plusieurs raison.

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Re: J'avais des camarades - le groupe Elie

Nouveau message Post Numéro: 7  Nouveau message de EjS  Nouveau message 13 Fév 2017, 10:38

Simple pour ceux qui habitent à côté ! ::pipo::

Le livre de François Broc'h dit Florette "J'avais… des camarades" , 1949, est consultable en version livre, microfiche, et bientôt sur place en numérique à la BNF Paris :

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb341984856
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Re: J'avais des camarades - le groupe Elie

Nouveau message Post Numéro: 8  Nouveau message de thucydide  Nouveau message 14 Fév 2017, 00:49

Les livres numériques de la bnf sont consultables en ligne?

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Re: J'avais des camarades - le groupe Elie

Nouveau message Post Numéro: 9  Nouveau message de EjS  Nouveau message 16 Fév 2017, 13:04

Il est assez compliqué de connaître l’organigramme de la Résistance à Brest dans les années 1940-1941 comme à priori, et à ce jour, les fondateurs étant décédés durant ou après la guerre sans laisser d’archives, ni de dossiers d’homologation.

Mais divers dossiers, dont des individuels F.F.C. et F.F.I. évasion, etc., conservés au Service Historique de la Défense de Vincennes, permettent toutefois par recoupements, une tentative de reconstitution.

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Ainsi, le dossier GR 19 P 29-29 O.S. / F.T.P. : Groupe Élie de Brest est composé d’une chemise et de dix documents, dont seulement six pour le Groupe Élie.
Il mêle les deux groupes, et n’est pas très éloquent quant à l’organigramme et à la liste de ses membres du Groupe Élie.

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Nombreux sabotages à l’Arsenal de Brest.
Sabotage de la pyrotechnie de Saint-Nicolas.
Sabotage de la centrale électrique de Brest.
Sabotages de camions allemands.
Détention et transport d’armes.
Attaque et désarmement de soldats allemands.

Créé le 1er septembre 1940 à Brest et environs à octobre 1942, date à laquelle le groupe a été arrêté.

De 30 à 50 à l’origine, la presque totalité du groupe a été fusillée, soit morte en déportation ou déportée.

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Rennes, le 20.03.1952
PROCÈS-VERBAL DE LA COMMISSION DE RENNES


La Commission Régionale, dans sa séance du 20.3.1952, après avoir revu les dossiers des Ex-Membres du Groupe Élie de BREST et du Groupe 0.S. F.T.P. ayant eu une activité sur le territoire de la 3è Région, atteste :

1) Que le Groupe Élie a été constitué à Brest pour le 1.9.1940, qu’il réunissait une cinquantaine de membres dont quarante-cinq ont été fusillés, ou sont morts en déportation, qu’il a eu une activité indiscutable à l'arsenal de BREST ainsi que dans la région brestoise et qu'en aucun cas la qualité F.F.I. ne peut lui être contestée.

2) Que le Groupe 0.S. F.T.P avait son activité dans le Finistère, la Loire Inférieure et le Maine et Loire depuis le début de 1941, que la plupart de ses Membres sont morts du fait de l'ennemi et que leur qualité F.F.I. est également incontestable.
Il est à noter qu'en 1945-1946, la majorité des Membres de ces deux Groupes ont été homologués à 1'échelon national.
La Commission Régionale, unanime, demande instamment que le Certificat F.F.I. leur soit attribué.

Image

Rennes, le 5 juin 1952
La fiche de documentation n'a pu être jointe, Monsieur Élie fondateur et Chef du Groupe, a été fusillé au Mont-Valérien le 10.12.1941.


Image

LISTE NOMINATIVE DES MEMBRES
de la formation Groupe Élie de Brest du Département du Finistère.
Constituée le 01 septembre 1940 à octobre 1942, date à laquelle le groupe a été arrêté.
Mouvement de rattachement Défense de la France.

ABASQ Joseph
BONNIOU Auguste
BUSILLET Robert
CAROFF Jean
COATEVAL Jean
FEROC Yves
GOURVENNEC René
KERGUELEN Albert
KERVELLA PIRIOU Anne-Marie
MULLER Albert
OGOR Roger
PICART Yves
PIRIOU Ambroise
PRIGENT Joseph
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