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Du mythe à la vérité historique : un exemple.

Répondant à l'appel du Général de Gaulle, des milliers de combattants français se lèvent en Europe et en Afrique. Retrouvez ici la 1ère DFL, la 2ème DB, les FAFL, FNFL... Mais aussi celles et ceux qui ont résisté à l'occupant en entrant dans la clandestinité pour rejoindre le maquis ou les groupes de résistants.
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Du mythe à la vérité historique : un exemple.

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de Tom  Nouveau message 31 Mai 2009, 14:05

L'histoire de la Résistance française se dégage-t-elle enfin du mythe pour approcher de la vérité historique ?

Cf. la revue Esprit, n° 1, janvier 1994, « Que reste-t-il de la Résistance ? », notamment, page 19, « L'historisation de la Résistance » par J.-P. Azéma et F. Bédarida (« La production historique concernant la Résistance a longtemps été une hybridation entre la science et le mythe. ») ; page 36, « Historiens sous haute surveillance » par P. Laborie (« La Résistance est un champ d'étude historique où les relations entre chercheurs et témoins demeurent extrêmement délicates. » - p. 47 : « [...] le rôle de l'historien n'est pas seulement de distinguer la mémoire de l'histoire, de séparer le vrai du faux, mais de faire de cette mémoire un objet d'histoire, de s'interroger sur l'usage éventuel du faux comme vrai et sur le sens que les acteurs veulent ainsi donner à leur passé [...], de poser à ce passé toutes les questions du présent. »)…

Exemple de l’attaque allemande du 26 mars 1944 à Monthiévret sur le plateau des Glières (seulement des témoignages de maquisards ; pas de documents ni de témoignages allemands).

Voici comment un document daté du 4 avril 1944 (AHG 13 P 51) voit cette attaque allemande : [Le poste attaqué] fit face au premier choc et faucha littéralement les boches […][qui] continuèrent l’attaque au mépris des morts ; avançant coude à coude par trois et en groupes de cinquante, ils montaient sur leurs cadavres.

Bien sûr, dès cette époque, il existe des témoignages écrits plus vraisemblables, mais ni publiés ni versés aux archives publiques, comme celui de mon père, chef de groupe à Monthiévret, qui écrit dans son carnet de route rédigé en avril 1944 : Vers cinq heures du soir, des coups de feu éclatent derrière nous ; l'alerte est donnée ; on ne voit rien ; un copain part en éclaireur et nous prévient qu'un nombre imposant de Boches nous ont pris à revers. La situation est critique : sur le grand alpage de Monthiévret, on est seulement dix-huit éparpillés en petits groupes. Les Boches, dissimulés par les arbres, avancent sans bruit. Brusquement, ils font leur apparition : les armes automatiques crépitent et les grenades explosent partout... Plusieurs camarades sont touchés... Plus de nouvelles de la première sizaine qui est avancée... Les Boches projettent des grenades depuis la barre rocheuse située en arrière ; la position devient intenable... L'ordre de décrochage est donné. A six, on se replie dans les rochers ; une grotte nous sert d'abri.

Dans les livres « d’histoire », l’exagération (euphémisme !) perdure jusqu’à tout récemment :

- François Musard (Les Glières, Robert Laffont, 1965, p. 155 et suiv.) : Une marée humaine [d’Allemands] déferle inexorablement sans se soucier de ses propres pertes. […] [Les soldats allemands répondent] comme des automates aux commandements rauques de leurs officiers. […] [Beaucoup sont tués et] interrogent le ciel de leurs yeux vitreux.

- Brigitte Friang (« Les Glières », Histoire secrète des maquis, Crémille, 1975) : […] dix-huit maquisards gardent la passe dans un abri de rondins […]. […] un lieutenant allemand leur crie de se rendre, qu’il a deux bataillons derrière lui […].[…] Les maquisards tombent un à un, tués ou blessés. […] Baratier […] est le seul survivant. […] Il est pris à revers et tué. […] Il a tenu sa position tout seul une heure et demie durant. [NDLR : S’il n’y a pas de survivants, comment Brigitte Friang sait-elle tout cela ?] […] Toute la matinée, inexorablement, les soldats allemands émergent de toutes parts, par tous les sentiers, en masses compactes.

- Michel Germain (La liberté est au bout du chemin…, Le cercle d’or, 1985) : Les chasseurs alpins bavarois et autrichiens montent à l’assaut […] sans se soucier des hommes qui tombent à leurs côtés.

- Michel Germain (Glières, mars 1944 - « Vivre libre ou mourir ! » - L'épopée héroïque et sublime, La Fontaine de Siloé, 1994) : Lorsque les premiers soldats ennemis arrivent à portée des postes, Chocolat donne l'ordre d'attaquer. A ce moment, un feu nourri se déclenche sur l'assaillant. Les dix-huit gars font face à une très grosse compagnie, cent cinquante hommes environ. [...] Chocolat lance ses grenades à deux mains, en les dégoupillant avec les dents. La première vague d'assaut allemande se replie. […] Les autres gars de la section de Chocolat, quasiment encerclés, se battent comme des diables. La première sizaine est anéantie. [...] D'autres gars, anonymes, sont gravement atteints.

Voir ma nouvelle page pour un éclairage, je l'espère, plus proche de la vérité historique : http://alain.cerri.free.fr/index19.html

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Re: Du mythe à la vérité historique : un exemple.

Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de Paul G  Nouveau message 31 Mai 2009, 16:49

Pour chercher la vérité historique, tout témoignage doit systématiquement être mis en doute. Ca ne veut pas dire que le témoin est un menteur, ca veut dire qu'un témoignage est qq chose de fragile, brouillé par les émotions, la mémoire, la revisite de l'histoire après-coup, et parfois... un besoin (inconscient ?) de tourner le récit à son avantage.

Je suis allé voir ton lien, je trouve ton boulot intéressant. Le fait de mettre côte à côte des versions différentes sans chercher focément à trancher me parait un bon travail d'historien.

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Re: Du mythe à la vérité historique : un exemple.

Nouveau message Post Numéro: 3  Nouveau message de norodom  Nouveau message 31 Mai 2009, 21:37

Bonsoir,

Par cet exemple, Tom, et je salue ton courage!, tu soulèves le phénomène de la déformation de l'autenticité de l'histoire...
Ce n'est pas nouveau... les récits issus de témoignages tendant vers la gloriole et souvant vers l'affabulation, font légion et il faut bien reconnaître que les historiens ont dû avoir parfois du mal à distinguer le vrai du faux.
Mais je crois quand même que l'historien sérieux sait tirer profit des témoignages objectifs et sans prétention, dont je crois qu'ils sont les plus nombreux.... et c'est heureux!

Je ne m'attarde pas sur le profil des auteurs des récits que tu opposes à la version citée dans ton lien.

Ce dernier nous dévoile un récit effectivement très descriptif de la réalité.

J'ai eu quelques échos sur ce que furent, postérieurement au combat du 26 mars 1944, les opérations menées dans cette région des Glières entre la mi-juin 1944 et la fin août.
Deux résistants trés connus dans ma commune, car y ayant vécu, ont participé aux opérations au sein de la 1ère compagnie de l'AS du bataillon Leman.
Il s'agit des frères Guy et Jean de Pontevès. Guy fût tué à Thonon, au soir du 16 août 1944.

Je reviens donc à ce récit du combat de Monthiévret qui met en lumière la disproportion des moyens entre l'armement dont disposaient les combatants des Glières et l'équipement des troupes allemandes.
C'était d'ailleurs le même cas de figure pour la grande majorité des maquis...
De mémoire, j'ai peine à citer un exemple de maquis attaqué, qui, s'il a accepté courageusement le combat, s'en soit tiré sans gros dégats!
Pour beaucoup l'opération s'est terminée par leur extermination!... c'est le cas, dans ma proche région, du maquis de Meilhan dans le Gers, qui connut une fin tragique le 7 juillet 1944, par la mort de 75 maquisards!.

J'en viens maintenant à l'avis de Paul G que, veuille l'auteur m'en excuser, je ne partage pas du tout, essentiellement pour le passage que j'ai souligné...

Pour chercher la vérité historique, tout témoignage doit systématiquement être mis en doute. Ca ne veut pas dire que le témoin est un menteur, ca veut dire qu'un témoignage est qq chose de fragile, brouillé par les émotions, la mémoire, la revisite de l'histoire après-coup, et parfois... un besoin (inconscient ?) de tourner le récit à son avantage.

Non! rien ne doit-être mis en doute... la difficulté c'est de faire le tri...
Je l'ai dit précédemment, les témoignages objectifs et sans prétention, sont les plus nombreux.

Où bien alors je suis une exception!

Le 7 juillet 1944 avec un groupe de 7 autres maquisards, nous avons été capturés par deux dizaines de miliciens. Nous n'avons pas eu d'autre choix que de nous rendre car ce n'est pas avec les deux Sten en notre possession que nous aurions pû faire acte d'héroïsme!

Bien sûr! rien ne m'interdirait, de nos jours, de narrer une version plus à mon avantage...
Je crois bien que je ne resterais pas longtemps en paix avec ma conscience!

De septembre, au 20 octobre 1944, j'ai participé à des opérations dans les secteurs de la Saône-et-Loire, Haute-Loire et Vosges, j'ai connu quelques moments chauds, eh bien! non messieurs, je suis désolé, je n'ai pas d'acte personnel d'héroïsme à vous narrer!
Ceci, pour expliquer celà...

Pour le reste de la citation de Paul G, çà peut se discuter...

Il est un point sur lequel je me permets d'insister, et là j'en suis assez fier, c'est qu'à 81 ans (et 6 jours), ma mémoire n'est pas totalement atteinte par le phénomène de distorsion, je dis bien "pas totalement" car si je reste assez précis sur les faits, il m'arrive parfois, de "pêcher" très légèrement sur leur chronologie... 65 ans ont passé depuis l'époque de gloire et des peines!

Voilà, messieurs, ce sera tout pour ce soir... Bonne nuit!

Cordialement,

Norodom


 

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Re: Du mythe à la vérité historique : un exemple.

Nouveau message Post Numéro: 4  Nouveau message de Tom  Nouveau message 01 Juin 2009, 09:51

:D Merci à tous deux d'avoir lu et apprécié ma nouvelle page consacrée au combat de Monthiévret pour lequel on ne dispose que des témoignages des maquisards (j'ai bien obtenu récemment celui d'un ancien combattant allemand, mais ce soldat était, en fait, monté au plateau le lendemain par le col d'à côté et m'a affirmé n'avoir pas rencontré de maquisards et eu connaissance de ce combat...).

Quant à la valeur historique des témoignages, je pense qu'il était (et demeure) important de les recueillir, surtout concernant des événements pour lesquels on ne dispose pas de documents. Avant de poursuivre, je me permets de citer, à ce sujet, une remarque fondamentale des historiens Azéma et Bédarida tirée de la revue susmentionnée, pages 25 et 26 :

« Il s'agit surtout, dans le travail d'établissement du savoir, du déplacement de la recherche de l'oral vers l'écrit. Car, à l’époque des pionniers de l’histoire de la Résistance, un postulat bien établi voulait que, puisque les règles de la clandestinité imposaient de ne laisser aucune trace écrite, toute l’histoire était inscrite dans la mémoire des témoins. A quoi s’ajoutait la difficulté, voire l’impossibilité, d’accès aux documents écrits. Il s’en est suivi un remarquable travail de recueil systématique des souvenirs […].
Mais, du même coup, […] non seulement le témoignage a prévalu comme source quasi unique, mais le témoin a été érigé en garant et gardien de la vérité historique. […]
[…] si opportun que soit le mouvement de retour vers le document écrit et contemporain par rapport à l’histoire orale, cette dernière demeure doublement nécessaire : d’abord, par défaut, ensuite afin de pouvoir saisir l’évolution des enjeux de mémoire. Mais […] il est capital de bien opérer le partage entre mémoire et histoire.
»

Dans le cas du combat de Monthiévret qui m’occupe et qui est primordial, puisque ce combat a déterminé le chef des Glières à ordonner l’exfiltration du bataillon la nuit même et conditionne toujours l’opinion qu’on se fait de la « bataille », le recours aux témoignages est « nécessaire par défaut » de documents écrits (plans et rapports d’opérations, ordres et comptes rendus de mission écrits, journaux de marche, etc.).

Contrairement à beaucoup d’auteurs qui se contentent de nourrir la légende en faisant fi de la vraisemblance, en ne présentant que les témoignages les plus favorables, voire les plus héroïques, en occultant ou en grossissant les faits, en inventant même des éléments, en imaginant des exploits, en formulant des contrevérités, en ne reculant pas devant la contradiction…, un historien digne de ce nom cherchera à approcher de la vérité historique en s’attachant à examiner et à recouper les témoignages, à vérifier tout ce qu’il est possible de vérifier, à rester mesuré, réaliste et cohérent…

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Re: Du mythe à la vérité historique : un exemple.

Nouveau message Post Numéro: 5  Nouveau message de Daniel Laurent  Nouveau message 01 Juin 2009, 12:48

Bonjour,
Tom a écrit:L'histoire de la Résistance française se dégage-t-elle enfin du mythe pour approcher de la vérité historique ?

Tom, tes forts louables efforts au sujet de la demystification de l'Histoire de la Resistance necessiteraient d'y ajouter un element d'importance :
POURQUOI ces mythes, que je ne nie pas du tout, existent-t-ils ?
La France de 1944-45 etait dechiree par une guerre civile, fracturee entre 2 camps et il etait urgent, indispensable, essentiel, je manque de mots, de tourner la page le plus vite possible et de remettre une France pacifiee au travail, il y avait tant a faire, a reconstruire.

Charles de Gaulle n'a pas fait dans le detail, comme a son habitude, et a prestement stoppe les epurations "sauvages", n'a pas ete tres violent dans l'epuration legale, se contentant de faire rouler quelques tetes aux mains tres ensanglantees et a tres vite renvoye les maquisards dans leurs foyers ou dans l'armee reguliere. Il a, en parallelele, mis a la poubelle le mythe des 40 millions de petainistes et a bati avec son habituel talent politique et pour le remplacer, le mythe des 40 millions de resistants.
A l'epoque et dans le contexte, c'etait oeuvre fort utile.

S'il etait toujours la, il ne l'est plus et je le regrette, le General, lisant tes postes, emettrait probalement un commentaire du genre "Mais c'est evident ! Le tout est de le dire au bon moment et en 1944-45, ca ne l'etait pas ! Et qui est ce Tom qui avance en 2009 des choses que je sais depuis des decades ?"
:mrgreen:


 

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Re: Du mythe à la vérité historique : un exemple.

Nouveau message Post Numéro: 6  Nouveau message de Tom  Nouveau message 01 Juin 2009, 13:46

Daniel écrit :

POURQUOI ces mythes, que je ne nie pas du tout, existent-t-ils ?
La France de 1944-45 etait dechiree par une guerre civile, fracturee entre 2 camps et il etait urgent, indispensable, essentiel, je manque de mots, de tourner la page le plus vite possible et de remettre une France pacifiee au travail, il y avait tant a faire, a reconstruire.


D'accord avec toi, Daniel, sur la nécessité du mythe de la France résistante en 1944, non pas tant, à mon humble avis, parce que la France réelle était « déchirée par une guerre civile » (qui, comme celle de Troie, n'a pas eu lieu, la grande majorité de la population attendant sa délivrance dans la crainte des combats), mais parce qu'il fallait oublier l'humiliante défaite de 1940 et l'Etat français, la collaboration de certains et les compromissions de beaucoup, bref, recouvrer l'honneur et rebâtir l'identité nationale.

Comme l'écrit Eric Conan que j'ai déjà cité auparavant : La Résistance n'est pas seulement un épisode de l'histoire de France, mais avant tout un récit sacré, simplifié, enjolivé - un mythe fondateur et indispensable - à partir duquel a pu se reconstruire l'identité nationale après la tourmente des années 1940 - 1945.

Le mythe, parce qu'en réalité, comme le rappelle Philippe Burrin dans La France à l'heure allemande, 1940 - 1944 :

En 1944, en incluant les prisonniers de guerre et les requis du S.T.O., plus de quatre millions de Français travaillent directement pour (les Allemands), soit 37% de la population masculine française entre seize et soixante ans. Encore ne tient-on pas compte de toute la main-d’œuvre qui, en amont dans l'économie française, contribue indirectement à l'effort de guerre allemand. Cet apport massif, obtenu par la contrainte et l'intimidation, facilité par un intérêt évident des Français à se nourrir, l'action courageuse des résistants ne pouvait pas le contrebalancer objectivement, même s'ils apportaient une contribution notable sur le plan du renseignement, de l'action symbolique, du combat politique, de la lutte armée, en particulier dans les derniers temps.

Daniel poursuit :

Le tout est de le dire au bon moment et en 1944-45, ca ne l'etait pas ! Et qui est ce Tom qui avance en 2009 des choses que je sais depuis des decades ?


Mais, justement, parce qu’en 1944, le mythe paraissait nécessaire à la restauration de l’identité nationale, peut-être était-il inopportun de le dénoncer tandis qu’aujourd’hui, alors que l’on parle des progrès de « l’historisation » de la Résistance, on peut se demander pourquoi nombre d’auteurs, qui se disent historiens, s’évertuent à le perpétuer !

:cheers:

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Re: Du mythe à la vérité historique : un exemple.

Nouveau message Post Numéro: 7  Nouveau message de Daniel Laurent  Nouveau message 01 Juin 2009, 14:04

Bonsoir,
Tom a écrit:Mais, justement, parce qu’en 1944, le mythe paraissait nécessaire à la restauration de l’identité nationale, peut-être était-il inopportun de le dénoncer tandis qu’aujourd’hui, alors que l’on parle des progrès de « l’historisation » de la Résistance, on peut se demander pourquoi nombre d’auteurs, qui se disent historiens, s’évertuent à le perpétuer !

Tout simplement parceque les historiens ne forment pas une corporation unanime et que certains sont entaches de "militantisme" !
Les historiens "resistantialistes" en sont meme au point de critiquer acidement et avec une certaine mauvaise foi Francois Delpla car dans son "Qui a tue Georges Mandel" il a decouvert que son assassinat a ete premedite par la SS sur ordre d'Hitler et ces messieurs estiment que ce n'est pas beau d'avoir l'air de "dedouaner" la Milice, ce qui n'est absolument pas le cas pour quiconque a, comme moi, pris la peine de lire ce livre !
http://www.delpla.org/article.php3?id_article=409
http://www.delpla.org/article.php3?id_article=411


 

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Re: Du mythe à la vérité historique : un exemple.

Nouveau message Post Numéro: 8  Nouveau message de norodom  Nouveau message 01 Juin 2009, 16:45

Bonjour,

Franchement, messieurs, je commence à m'inquiéter, car j'éprouve vraiement beaucoup de difficultés à vous suivre... où alors, je suis encore normalement sain d'esprit, dans quel cas il est à prévoir que des lecteurs de ce forum, éprouveront le même malaise... sauf peut-être les intellectuels en manque!

Je retiens, seulement, de vos citations:

1/ La question initiale de Tom "L'histoire de la Résistance française se dégage-t-elle enfin du mythe pour approcher de la vérité historique ?"

Là est la vrai question, étayée par un exemple... et il y en aurait tellement d'autres à citer!...

2/ L'acquiescement de Daniel "POURQUOI ces mythes, que je ne nie pas du tout, existent-t-ils ?"

Comme dans beaucoup de cas sur ce forum, je suis désolé de l'écrire, on part d'une question simple et on s'embarque dans toute une cascade d'aiguillages qui vous conduisent insensiblement dans les méandres de l'élucubration.

Dans le cas présent, les données sont, on ne peut plus, simples...
Il n'y a, ici, à retenir du mythe que sa définition dans sa forme la plus explicite:
"Construction de l'esprit qui ne repose pas sur un fond de réalité"

Des rêveurs, des affabulateurs, il y en a toujours eu et ce n'est pas le seul contexte de la résistance qui les a forgés!
Quoique, certains au courage défaillant, se sont construit des "boucliers" pour masquer leur léthargie et parfois leur piètre rôle!

Alors pourquoi, l'autenticité de l'histoire de la résistance a t'elle été ternie par l'abondance de récits frisant parfois le rocambolesque?...Oui pourquoi?

Parce que la liesse se nourrit souvent des actes d'héroïsme, lesquels font aussi l'affaire des médias!
Je possède une collection d'exemples, par des articles de presse, qui prêtent à mourir de rire!..
moi pas!... dans ce contexte, l'humour me manque cruellement...

J'imagine bien les difficulté qu'ont rencontré les historiens, face aux témoignages tenaces de rapporteurs d'actes ou de situations imaginaires, dont, s'ils n'en sont pas eux-mêmes les auteurs, se sont auto-convaincus par la répétition de leurs récits.

Et puis, les héros se sont fatigués ou ont quitté la scène, les croyances ont fait place à la réflexion, çà et là le travail inlassable des historiens dégage la vérité et petit-à-petit la question de Tom trouvera sa réponse...

En conclusion il y aurait probablement, matière à prolonger le débat... mais peut-être celà serait-il superflu, dans le cas présent.

Quoi qu'il en soit, à vous de jouer...

Cordialement,

Norodom


 

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Re: Du mythe à la vérité historique : un exemple.

Nouveau message Post Numéro: 9  Nouveau message de Tom  Nouveau message 02 Juin 2009, 08:51

Norodom écrit :

Et puis, les héros se sont fatigués ou ont quitté la scène, les croyances ont fait place à la réflexion, çà et là le travail inlassable des historiens dégage la vérité et petit-à-petit la question de Tom trouvera sa réponse...
En conclusion il y aurait probablement, matière à prolonger le débat... mais peut-être celà serait-il superflu, dans le cas présent.


Oui, c'est vrai, cette question posée il y a quinze ans dans la revue à laquelle j'avais fait référence sur ce fil : "Que reste-t-il de la Résistance ?" intéresse moins et ne fait plus vraiment débat dans la mesure où, effectivement, le temps passe, les acteurs disparaissent, les historiens font leur travail, malgré quelques auteurs qui entretiennent les vieux mythes dont la République croit peut-être toujours avoir besoin pour garantir l'identité nationale...

Merci à vous deux de votre participation ! :D

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Re: Du mythe à la vérité historique : un exemple.

Nouveau message Post Numéro: 10  Nouveau message de Daniel Laurent  Nouveau message 02 Juin 2009, 08:52

norodom a écrit:Franchement, messieurs, je commence à m'inquiéter, car j'éprouve vraiement beaucoup de difficultés à vous suivre... où alors, je suis encore normalement sain d'esprit, dans quel cas il est à prévoir que des lecteurs de ce forum, éprouveront le même malaise... sauf peut-être les intellectuels en manque!
Je retiens, seulement, de vos citations:
1/ La question initiale de Tom "L'histoire de la Résistance française se dégage-t-elle enfin du mythe pour approcher de la vérité historique ?"
Là est la vrai question, étayée par un exemple... et il y en aurait tellement d'autres à citer!...
2/ L'acquiescement de Daniel "POURQUOI ces mythes, que je ne nie pas du tout, existent-t-ils ?"
Comme dans beaucoup de cas sur ce forum, je suis désolé de l'écrire, on part d'une question simple et on s'embarque dans toute une cascade d'aiguillages qui vous conduisent insensiblement dans les méandres de l'élucubration.

D'une part je n'ai rien compris a ce que tu essayes de nous dire, norodom, et d'autre part etait-il necessaire de le faire en me traitant "d'intellectuel en manque" qui sort des "elucubrations" ?
Sans autres commentaires...


 

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